Le Saviez-Vous ► La déshydratation ne fait pas que te rendre malade – elle te fait aussi grossir


L’eau, ce liquide indispensable à la vie. Boire est important pour s’hydrater, sauf que tous les liquides que l’on boit ne sont pas nécessairement hydratant. L’eau demeure, la meilleure boisson pour le corps et le maintenant dans de bonnes dispositions.
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La déshydratation ne fait pas que te rendre malade – elle te fait aussi grossir

 

 

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La déshydratation est un problème courant

Lorsqu’il est question de « déshydratation », la plupart des gens pensent à un athlète qui a fait trop d’exercice, à quelqu’un qui erre dans la nature sauvage perdue ou à une personne atteinte d’un virus qui plane au-dessus des toilettes. En réalité, la déshydratation est quelque chose qui peut nous affecter tous les jours.

Nos régimes alimentaires sont souvent en grande partie à blâmer. La personne moyenne consomme beaucoup de liquides chaque jour, mais le problème est que la plupart de ces liquides sont contre-productifs pour l’hydratation. Les boissons gazeuses, les jus, les cafés et les thés sont chargés de sucres, de caféine, de sel, de sirops et d’agents de conservation. Non seulement ces éléments n’hydratent pas, mais ils peuvent aussi te déshydrater en retirant de l’eau précieuse des cellules pour aider à les métaboliser et à les excréter.

Il y a aussi des aliments déshydratants, comme les aliments sucrés qui retirent l’eau du corps pour la métaboliser. Jillian Micheals a une excellente liste d’aliments courants qui déshydratent le corps.

Que fait la déshydratation à ton corps ?

Lorsque nous sommes déshydraté, nos organes cessent de fonctionner efficacement. Les neurones ne sont pas coordonnés et ne réagissent pas aussi rapidement et avec autant de précision qu’ils le devraient. Les cellules ne fonctionnent pas et ne se divisent pas comme elles le devraient. La digestion devient léthargique et la constipation, les ballonnements et les pets suivent. Même le sommeil est affecté par la déshydratation. Examinons de plus près comment la déshydratation peut rendre tout ton corps malade :

Le cerveau

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La déshydratation peut entraîner fatigue, stress et léthargie. Savais-tu que ton cerveau contient 75 % d’eau ? Sans eau, les activités enzymatiques ralentissent et provoquent une fatigue et un épuisement mental et physique. WebMD explique le cercle vicieux par lequel le stress peut causer la déshydratation et vice versa.

• Le cœur

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Une fois complètement hydraté, le sang contient environ 92 % d’eau. Le sang déshydraté est plus épais et donc plus difficile à pomper pour le cœur, ce qui peut causer de l’hypertension. La déshydratation stimule également la production de cholestérol qui à son tour contrecarre la perte d’eau dans les cellules.

Poumons et sinus

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Pour contrer la déshydratation, les voies respiratoires commencent à se rétrécir pour prévenir la perte d’eau. Cela peut provoquer des réactions asthmatiques et allergiques, en particulier chez les personnes souffrant de maladies respiratoires existantes. La déshydratation stimule également la production d’histamine, ce qui entraîne une hyperactivité.

Reins et vessie

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Sans assez d’eau pour filtrer à travers les vessies et les reins, les déchets acides et les toxines sont laissés à se multiplier et à stagner. Cela peut créer des infections, de l’inflammation, de l’inconfort ou de la douleur.

Intestin

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Ton estomac a besoin d’eau et de calcium, de magnésium et d’autres minéraux alcalins pour fonctionner correctement. Des ulcères et reflux acide à la gastrite, la déshydratation de l’intestin peut causer un certain nombre de problèmes gastriques douloureux et inflammatoires.

Ton côlon a besoin d’une quantité importante d’eau pour transporter les déchets hors du corps. La constipation, les blocages, les gaz et les ballonnements se produisent lorsque ces déchets se déplacent trop lentement ou pas du tout. La constipation chronique à son tour t’expose à toutes sortes de problèmes secondaires, y compris les hémorroïdes, les fissures anales et le prolapsus rectal.

Épiderme

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Tout comme tes reins, ta peau élimine les toxines de ton corps. Il est toutefois incapable de faire ce travail efficacement sans eau, ce qui te rends plus vulnérable aux infections. La déshydratation augmente également le risque de psoriasis, de dermatite et de vieillissement prématuré des cellules cutanées.

• Articulations

 

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Notre système squelettique est constitué d’environ un quart d’eau. Le rembourrage de tes articulations, appelé cartilage, est principalement composé d’eau. Lorsqu’il est déshydraté, il s’affaiblit et devient incapable d’amortir correctement tes articulations pour prévenir la friction et la douleur.

Le poids

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En somme, la teneur en eau de notre corps est de trois quarts, ou 75 %, ce qui signifie que les cellules de notre corps dépendent de l’eau comme principale source d’énergie. Lorsque les cellules ont soif, elles envoient des signaux à notre cerveau si elles ne disposent pas d’un approvisionnement suffisant en eau. Beaucoup de gens confondent ces signaux de soif avec ceux de la faim et mangent ou boivent d’autres liquides au lieu de boire de l’eau.

Pendant ce temps, les cellules ne sont toujours pas satisfaites et envoient à nouveau les signaux, ce qui nous fait manger ou boire un autre soda. Cela continue jusqu’à ce que nous donnions enfin à nos cellules l’eau dont elles ont besoin. Tout ce que tu lui as jusque là donné était chargé de calories inutiles ou que tu ne voulais pas.

Vieillissement prématuré

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La déshydratation ne fait pas que vieillir la peau. Tes organes luttent et vieillissent plus rapidement qu’ils ne le feraient autrement s’ils étaient bien hydratés.

Choisir l’eau présente des avantages pondérales

Des recherches ont montré quelques faits intéressants concernant avantages pondérales liés à la consommation d’eau :

– Boire 1/2 l d’eau à chaque repas t’aidera à contrôler tes portions et ta consommation de calories.

– Boire de l’eau froide au lieu de l’eau glacée ou à température ambiante peut accélérer ton métabolisme et t’aider à brûler des calories.

-Avec une canette de soda moyenne contenant 35 grammes de sucre et 140 calories ou plus, augmenter la consommation d’eau de seulement 1,5 litre par jour brûle presque 18 000 calories supplémentaires par an.

Peut-on boire trop d’eau ?

L’intoxication par l’eau se produit lorsqu’on boit une telle quantité d’eau que notre taux de sodium chute à des niveaux dangereux et que nos reins ne parviennent plus à excréter l’eau. Cependant, c’est rare et se produit principalement lorsqu’on boit des quantités excessives d’eau dans un court laps de temps.

Il est important de se rappeler qu’il n’existe pas de norme universelle sur la quantité d’eau à boire, car il faut tenir compte d’un certain nombre de facteurs comme l’âge, le climat, le poids, le niveau d’activité, etc. Bois quand tu as soif et choisis l’eau comme source d’hydratation.

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Transposer la pensée en parole, bientôt réalité?


Il y a du encore du travail à faire, mais ils semblent être sur la bonne voie pour utiliser l’intelligence artificielle au service de ceux qui n’ont plus la parole, ainsi rendre la pensée en mot.
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Transposer la pensée en parole, bientôt réalité?

 

Illustration d'une femme dont les idées sont transformées en parole.

C’est la première fois que des scientifiques réussissent à transposer des signaux du cerveau directement en parole. Photo: iStock

Alain Labelle

Un système qui permet de traduire la pensée en paroles intelligibles a été mis au point par des neuro-ingénieurs américains.

C’est la première fois que des scientifiques réussissent à transposer clairement des signaux du cerveau directement en parole.

En analysant l’activité cérébrale d’une personne, cette technologie basée sur des synthétiseurs de la parole et sur l’intelligence artificielle reconstruit les mots qu’une personne entend avec une clarté inégalée.

Selon Nima Mesgarani de l’Université Columbia et ses collègues, cette percée marque une étape déterminante vers la création d’interfaces cerveau/ordinateur permettant aux personnes dont la capacité de parler est limitée ou inexistante de s’exprimer, notamment celles qui vivent avec les séquelles d’un AVC ou avec la sclérose latérale amyotrophique.

En outre, cette avancée pourrait aussi mener à de nouvelles façons pour les ordinateurs de communiquer directement avec le cerveau.

La voix, instrument central

« Notre voix nous aide à communiquer avec nos amis, notre famille et le monde qui nous entoure, c’est pourquoi en perdre l’usage à la suite d’une blessure ou d’une maladie est si terrible », explique Nima Mesgarani de l’Université Columbia.

Notre étude représente un moyen de rétablir ce pouvoir. Nous montrons qu’avec la bonne technologie, les pensées peuvent être décodées et comprises par n’importe quel auditeur. Nima Mesgarani

Le cerveau en observation

Dans les dernières décennies, les travaux de neuroscientifiques ont montré que certains modèles particuliers d’activité apparaissent dans le cerveau lorsqu’une personne s’exprime par la parole (ou s’imagine le faire).

D’autres signaux particuliers apparaissent aussi dans le cerveau lorsqu’une personne en écoute une autre.

Ces deux observations ont mené des chercheurs à vouloir enregistrer et décoder ces schémas dans l’objectif de percevoir les pensées dans le cerveau et de les traduire en paroles.

Un exploit difficile à réaliser

De précédents efforts menés par la présente équipe, mais aussi d’autres groupes de recherche, se sont concentrés sur des modèles informatiques simples qui analysaient des spectrogrammes, qui sont des représentations visuelles des fréquences sonores.

Mais cette approche n’a pas été un succès puisqu’elle n’a pas réussi à reproduire des sons intelligibles semblables à la parole.

À la suite de cet échec, l’équipe de Nima Mesgarani a abandonné le spectrogramme et s’est tournée vers un vocodeur, un algorithme informatique qui peut synthétiser la parole après avoir été formé à l’écoute de conversations humaines.

« C’est la même technologie utilisée par Amazon Echo et Apple Siri qui répond verbalement à nos questions », explique le Dr Mesgarani.

Leur nouvel objectif était d’apprendre à ce vocodeur à interpréter l’activité cérébrale d’un individu.

Pour cette étape cruciale, le Dr Nima Mesgarani s’est associé avec le neurochirurgien Ashesh Dinesh Mehta, un expert de l’épilepsie qui pratique régulièrement des chirurgies au cerveau.

« Nous avons demandé à des patients épileptiques en cours d’opération au cerveau d’écouter des phrases prononcées par des personnes différentes, pendant que nous mesurions leurs schémas d’activité cérébrale », explique le Dr Nima Mesgarani.

Ce sont ces schémas neuronaux qui ont servi à l’entraînement du vocodeur.

Les chercheurs ont ensuite demandé à ces mêmes personnes d’écouter des chiffres de 0 à 9 audibles à partir de haut-parleurs, tout en enregistrant leurs signaux cérébraux qui étaient ensuite transmis par le vocodeur.

Puis le son produit par le vocodeur en réponse à ces signaux a été analysé et nettoyé par des réseaux neuronaux, un type d’intelligence artificielle qui imite la structure des neurones du cerveau.

Le résultat fut l’émission d’une voix robotique récitant une séquence de chiffres.

Pour en vérifier l’exactitude, le Dr Mesgarani et son équipe ont demandé à des personnes d’écouter l’enregistrement et de rapporter ce qu’elles avaient entendu.

Nous avons constaté que les gens pouvaient comprendre et répéter les sons dans 75 % du temps, ce qui est bien au-delà de toutes les tentatives précédentes. Nima Mesgarani

L’amélioration de la compréhension est particulièrement claire lorsque l’on compare les nouveaux enregistrements aux tentatives antérieures, basées sur des spectrogrammes.

Vers la création d’un implant

 

La prochaine étape sera de tester des mots et des phrases plus complexes.

L’objectif final escompté serait de voir leur système s’intégrer dans un implant semblable à ceux que portent certains patients épileptiques, qui traduirait directement les pensées du porteur en mots. Un individu pourrait alors penser « j’ai besoin d’un verre d’eau » et le système transformerait les signaux cérébraux générés par cette pensée en parole synthétisée.

Le détail de cette étude est publié dans le journal Scientific Reports(Nouvelle fenêtre) (en anglais).

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Cet ado a vendu un rein pour s’ache­ter un iPhone, aujourd’­hui il pour­rait rester alité à vie


Je crois en avoir parlé à l’époque d’un jeune Chinois qui a vendu en rein pour plus 6 000 dollars cad. Et avoir l’opportunité de s’acheter des produits d’Apple en 2011. Malheureusement, le trafic d’organe se fait de n’importe quelle manière. Lui, il s’est fait courtiser sur le web et aujourd’hui, il en paie le prix fort
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Cet ado a vendu un rein pour s’ache­ter un iPhone, aujourd’­hui il pour­rait rester alité à vie

 

par  Ulyces

En 2011, Wang Shang­kun, un adoles­cent chinois origi­naire de la province d’An­hui, avait vendu un de ses reins pour pouvoir s’ache­ter les dernière sorties d’Apple. Alors âgé de 17 ans, il était parvenu a vendre son rein au marché noir pour l’équi­valent de 4 000 euros envi­ron,(plus de $ 6 000 cad )avant d’uti­li­ser cet argent pour ache­ter un iPad 2 et un iPhone 4, rappor­tait The Epoch Timesle 18 janvier.

« Pourquoi ai-je besoin d’un deuxième rein ? » s’était-il demandé à l’époque. « Un seul suffit. »

Hélas non. Shang­kun, main­te­nant âgé de 25 ans, est relié à un appa­reil de dialyse et risque de rester cloué au lit toute sa vie après avoir souf­fert d’une insuf­fi­sance rénale. Wang a confié à la télé­vi­sion chinoise qu’il y a huit ans, il voulait ache­ter un iPad 2 mais n’avait pas assez d’argent. Il a fina­le­ment été appro­ché par un « préle­veur d’or­ganes » sur un forum de discus­sion en ligne.

« Il m’a envoyé un message en me disant que vendre un rein pouvait me rappor­ter 20 000 yuans (2 600 euros) », a-t-il déclaré.

Shang­kun aujourd’­hui
Crédits : AsiaWire

Peu de temps après, Wang a subi une opéra­tion chirur­gi­cale illé­gale dans la province du Hunan pour reti­rer son rein droit et le livrer à un rece­veur inconnu. Ce n’est qu’a­près son retour à la maison avec ses nouveaux appa­reils Apple que sa mère s’est doutée de quelque chose et l’a forcé à avouer. Neuf personnes impliquées dans l’opé­ra­tion ont été arrê­tées et cinq d’entre elles ont depuis été incul­pées pour bles­sure inten­tion­nelle et trafic d’or­ganes.

Quelques mois plus tard, Wang a déve­loppé une infec­tion dans le rein qui lui restait, causée par le lieu insa­lubre de l’opé­ra­tion et le manque de soins post­opé­ra­toires, menant à une insuf­fi­sance rénale. Aujourd’­hui, son état de santé est si grave qu’il est cloué au lit et néces­site une dialyse quoti­dienne pour élimi­ner le sang des toxines que son rein en vie ne peut plus gérer. La bonne ques­tion aurait été : « Pourquoi ai-je besoin d’un iPhone 4 ? »

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Notre surconsommation d’avocats a des conséquences dramatiques


La prochaine fois que vous manger des avocats provenant du Chili, pensez que des enfants de 10 ans n’ont jamais vue de l’eau dans le fleuve, car la plantation d’avocats demande beaucoup d’eau.. Au Mexique pour satisfaire la demande, on est prêt provoquer des incendies pour contourner la loi pour la plantation illégale d’avocats, ce qui a entraîner la déforestation de milliers d’hectares
Sans nécessairement ne plus manger d’avocat, nous serions mieux de diminuer la consommation surtout lors d’évènement spécial qui fait monter en flèche la consommation de ce fruit.
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Notre surconsommation d’avocats a des conséquences dramatiques

 

L’avocat a même été surnommé le nouveau «diamant de sang».

 

Sa couleur verte flashy est partout sur les réseaux sociaux, sa consistance crémeuse fait le bonheur des vegans, et ses propriétés nutritionnelles ne cessent d’être vantées: l’avocat est une star des exportations latino-américaines vers les États-Unis et l’Europe, au risque de conséquences néfastes sur l’environnement.

Car la demande croissante dans ces deux continents est de plus en plus montrée du doigt en raison des répercussions induites par la production en Amérique latine, en particulier au Mexique, au Chili, au Pérou et en Colombie.

Le chef irlandais JP McMahon, une étoile au Michelin, a été le premier à qualifier l’avocat de nouveau « diamant de sang », en référence aux diamants extraits en Afrique qui ont alimenté des conflits meurtriers sur ce continent.

Il a arrêté de proposer ce fruit dans son restaurant de Galway (ouest de l’Irlande). D’autres chefs lui ont emboîté le pas.

« Cela m’a frappé que l’avocat soit associé au changement climatique et à la déforestation parce que c’est un symbole de santé dans le monde occidental », a-t-il déclaré à l’AFP.

Voici la situation au Mexique et Chili.

L »or vert » du Mexique

Le Mexique est le premier producteur au monde d’avocats. La majorité des plantations se trouve dans l’État de Michoacan (centre) sur la côte Pacifique, qui jouit d’un sol volcanique adapté.

Mi-janvier, un camion chargé d’avocats sortait de l’État toutes les six minutes afin de répondre à la demande pour le Super Bowl, la grande finale de football américain aux États-Unis, qui aura lieu le 3 février.

En 2018, plus de 377 000 tonnes, soit 80% de la production, ont été envoyées vers le voisin du nord, soit une hausse de 13% par rapport à l’année précédente.

Plus de 57 000 tonnes sont exportées vers les autres marchés (+ 8%), selon les chiffres de l’Association des producteurs et exportateurs d’avocats du Mexique (APEAM).

Mais des plantations illégales de cet « or vert » ont entraîné la déforestation de milliers d’hectares dans cet État de près de 5 millions d’habitants, selon des chercheurs qui dénoncent des contournements de la loi. La législation locale autorise des plantations sur un terrain forestier quand les arbres ont été coupés ou ravagés par le feu.

« Il y a une pratique très commune chez les propriétaires forestiers qui consiste à semer des avocatiers sous les arbres, et peu à peu, ils coupent les arbres pour laisser les avocatiers à découvert », explique à l’AFP Luis Mario Tapia Vargas, chercheur à l’Institut national de recherches forestières, agricoles et d’élevage (Inifap).

Il y a aussi les incendies. Selon le chercheur, 95% d’entre eux sont intentionnels et peuvent ravager 10 000 hectares les années de sécheresse. Quant aux plantations illégales, elles ont atteint 15 000 hectares en 2018.

« De nouvelles plantations sont autorisées contre des pots-de-vin », souligne-t-il.

Le porte-parole de l’APEAM, Ramon Paz Vega, affirme à l’AFP que la déforestation massive a eu lieu dès 1997, avant que la production d’avocats n’explose.

« Cela ne veut pas dire que la production d’avocats n’a pas de conséquences sur l’environnement, elle en a », reconnaît-il.

Selon l’APEAM, cette production industrielle est une source importante d’emplois, 75 000 directs et 30 000 indirects.

« Sans cette culture, de nombreux petits agriculteurs et travailleurs agricoles seraient des émigrants ou membres de bandes criminelles », explique M. Paz Vega.

La guerre de l’eau au Chili

« Il y a des enfants de 10 ans qui n’ont jamais vu d’eau dans le fleuve », déplore Rodrigo Mundaca, fondateur de Modatima, une organisation pour l’accès à l’eau dans la province de Petorca, dans le centre du Chili.

Dans la localité du même nom, à 150 km au nord de Santiago, sont produits une grande partie des avocats chiliens destinés à l’exportation.

Pour la saison 2017-2018, le pays a produit près de 225 000 tonnes d’avocats, selon l’association des producteurs. Environ 30% étaient destinés à la consommation locale et le reste a été exporté vers les États-Unis, l’Europe, la Chine et l’Argentine.

Mais les habitants accusent la filière d’être à l’origine des graves sécheresses qui frappent la région depuis dix ans.

La culture de l’avocat a besoin d’importante quantités d’eau, environ 100 000 litres par jour et par hectare, selon Rodrigo Mundaca qui s’indigne que les 3 000 habitants de Petorca n’ont même pas d’eau « pour répondre à leurs besoins quotidiens ».

Selon les estimations, la localité compte 9 000 hectares de plantations d’avocatiers — contre 2 000 dans les années 1990 — dont 60% dans des zones qui n’étaient pas initialement dédiées à l’agriculture.

Pour s’assurer l’eau suffisante, l’industrie draine les fleuves et creuse des puits pour capter l’eau souterraine, explique Rodrigo Mundaca. Selon lui, les grandes entreprises productrices reçoivent des certificats de qualité qui leur permettent d’exporter à l’étranger, mais les règles sont « facilement contournables », explique-t-il.

Il en appelle désormais à l’éthique des consommateurs, tout comme JP McMahon.

« Avons-nous réellement besoin d’avocats toute l’année ? Nous devons commencer à réfléchir à la provenance des aliments », estime le chef irlandais.

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Quand le spray nasal devient une drogue


On ne parle pas ici des sprays d’eau salée, mais des sprays qui sont conçu comme décongestionnant. Adolescente, je l’ai utilisée avec succès, mais après en avoir parlé à mon père, lui, il a exagéré a du arrêter et a connu une petite période de désagrément. Comme tout médicament, il est important de lire les indications.
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Quand le spray nasal devient une drogue

 

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Charlotte Costenoble

Une réalité pour de nombreuses personnes.

Avoir le nez bouché est si désagréable qu’on s’oriente rapidement vers un spray (ou gouttes) décongestionnant. Une pulvérisation et déjà la sensation de confort s’installe, on respire enfin! Il suffit que le rhume persiste un peu plus longtemps que d’habitude et, sans s’en rendre vraiment compte, on dépasse la limite. On continue à employer ce spray miraculeux qui ne fait, finalement, que soulager un symptôme. L’usage de ces sprays décongestionnants est limité dans le temps. Classiquement, la posologie est de 2 à 3 pulvérisations par jour, maximum une semaine d’utilisation.

Rhinite médicamenteuse

La dépendance aux sprays décongestionnants pour le nez porte un nom: la rhinite médicamenteuse. Le mécanisme de cette pathologie est simple. En cas d’usage prolongé des sprays décongestionnants, la muqueuse nasale s’altère. L’inflammation, le gonflement de la muqueuse et la diminution des fonctions essentielles (mouvements ciliaires et sécrétion de mucus) s’installent rapidement. Le nez se bouche à cause de l’usage excessif du produit. Si on arrête le traitement d’un coup, après une utilisation prolongée, un effet « rebond » apparaît. Les vaisseaux sanguins se dilatent donnant la sensation d’un nez bouché… le nez « en redemande ».

Enfin, un effet de « tolérance » s’installe: il est nécessaire d’augmenter les doses du produit pour obtenir un effet équivalent, c’est l’accoutumance. Un cercle vicieux se crée et il est très difficile d’en sortir! Mieux vaut donc prévenir que guérir. Respecter scrupuleusement la limite d’utilisation de ces produits est donc une recommandation à suivre à la lettre.

L’accoutumance n’est pas le seul effet secondaire

En plus de cet effet néfaste, l’usage prolongé des décongestionnants peut avoir d’importants retentissements sur la santé: hypertension, troubles du rythme cardiaque, convulsions, agitation,… Ces médicaments, bien qu’ayant un effet plutôt local, passent inévitablement dans le sang (via les vaisseaux sanguins de la muqueuse nasale). Une raison de plus de bien observer la posologie de ces médicaments.

Comment venir à bout de la dépendance?

Tout dépend de quand date la dépendance. Si vous avez exagéré avec les gouttes ou le spray et que ça dure depuis quelques semaines, arrêtez tout de suite d’employer ces médicaments. Il faudra sans doute deux à trois jours d’adaptation pendant lesquels votre nez sera bouché mais la situation redeviendra rapidement normale. Les sprays d’eau de mer peuvent vous aider à passer le cap et à débarrasser vos narines des mucosités résiduelles. Si par contre, votre dépendance dure depuis quelques années, parlez-en à votre médecin traitant. Il établira avec vous un « plan d’attaque » pour vous permettre de tenir le coup et de vous en débarrasser définitivement.

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Greffe de matières fécales : toutes les selles ne se valent pas


Il y a des traitements qui ne sont vraiment pas ragoûtants, mais ils semblent efficaces. C’est le cas d’une greffe de matière fécale. Cette technique permet un succès sur certaines maladies de l’intestin et du système digestif. Des études plus poussées, montre que toutes matières fécales ne se valent pas. Il y a des super donneurs et qui dans un avenir rapproché, on croit qu’un traitement plus personnalisé pourrait soigner d’autres problèmes de santé.
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Greffe de matières fécales : toutes les selles ne se valent pas

 

Une micrographie d'une bactérie

La greffe de matière fécale est notamment utilisée pour traiter les infections à la bactérie « C. difficile », représentée sur cette photo. Photo: La Presse canadienne / AP Photo/Centers For Disease Control And Prevention, Lois S. Wiggs, Janice Carr

Renaud Manuguerra-Gagné

La greffe de matière fécale est une technique permettant de transférer des bactéries intestinales d’une personne en santé vers une personne malade. Bien que ce procédé soit prometteur pour traiter de nombreux problèmes liés à l’intestin, des chercheurs se rendent maintenant compte que tous les donneurs ne sont pas égaux, et que les selles de certains ont une valeur beaucoup plus grande que d’autres.

L’augmentation des connaissances sur le microbiote, ces milliards de bactéries qui colonisent notre système digestif et qui jouent un grand rôle dans notre santé, a mené à l’apparition d’une technique pour le moins surprenante : la transplantation de matière fécale.

Cette « greffe » permet de transférer les bactéries présentes dans le système digestif d’une personne en santé à une autre souffrant de certaines maladies digestives, dans le but de restaurer sa flore intestinale.

Or, en passant en revue les études parues sur le sujet dans les dernières années, un groupe de chercheurs néo-zélandais a découvert que tous les dons de matière fécale ne sont pas égaux(Nouvelle fenêtre) et que certaines personnes pourraient même être qualifiées de super-donneurs.

À la suite de leur analyse, ils proposent une liste de critères qui pourraient aider à concevoir de nouveaux traitements beaucoup plus ciblés, qui augmenteraient ainsi l’efficacité de cette technique.

Une migration microscopique

Décrite pour la première fois en 1958, la transplantation de matière fécale a beaucoup progressé au cours des trois dernières décennies. L’un des plus grands succès de la transplantation fécale est le traitement d’infections récurrentes à la bactérie C. difficile.

Ces bactéries sont généralement éliminées à l’aide d’antibiotiques, mais dans les cas d’infections récurrentes, la transplantation fécale est envisagée pour restaurer une flore intestinale normale.

Notre intestin abrite des centaines de milliards de bactéries de plusieurs dizaines de milliers d’espèces différentes. La composition de ces espèces est influencée par l’endroit où l’on se trouve dans le monde, par notre culture, notre alimentation et notre mode de vie.

Ces bonnes bactéries sont donc obtenues à partir d’échantillons de selles provenant de donneurs. Après avoir obtenu confirmation qu’elles ne contenaient pas de source potentielle d’infections, les selles sont suspendues dans des solutions liquides, puis implantées dans l’intestin de la personne malade, par colonoscopie, par endoscopie ou par ingestion de gélules.

On voit une bouteille transparente remplie au quart d'une solution brune, posée sur une surface. En arrière-plan, des contenants gradués de laboratoire.

Une bouteille contenant une solution de matière fécale, dans les laboratoires de OpenBiome, une banque de matière fécale située à Medford, au Massachusetts. Photo : La Presse canadienne / AP/Steven Senne

Dans le cas des infections à C. difficile, le taux de succès de ce type de traitement dépasse les 90 %. Des études ont montré que cette technique peut aussi traiter d’autres affections, telles que la colite ulcéreuse ou la maladie de Crohn, deux graves maladies inflammatoires de l’intestin qui entraînent aussi une baisse de la diversité de la flore intestinale.

Un super-donneur personnalisé

Contrairement au traitement contre C. difficile, le taux de succès des transplantations de matière fécale dans le cas de ces maladies inflammatoires était beaucoup plus bas.

Or, en analysant les données de plusieurs études, les chercheurs ont remarqué que le taux de rémission de patients atteints de colite ulcéreuse était deux fois plus élevé lorsqu’ils recevaient une transplantation d’un donneur bien précis, ce qui a donné naissance au terme « super-donneur ».

Selon les chercheurs, plusieurs facteurs permettent d’identifier un super-donneur, le plus important étant une plus grande diversité bactérienne que la moyenne.

Toutefois, cette diversité doit être combinée à la présence de bactéries spécifiques qui pourraient jouer des rôles dans le traitement de la maladie ciblée, comme la production de certaines molécules. À cela s’ajoutent d’autres facteurs, comme la diète du donneur et la compatibilité immunitaire entre le donneur et le receveur.

D’autres études ont aussi montré que les bactéries n’étaient pas les seuls éléments importants dans un transfert : certains virus ou molécules flottant librement dans l’intestin peuvent aussi avoir une influence majeure sur la rémission de certains patients, en assurant la survie ou le bon développement des bactéries transférées.

En somme, les travaux des chercheurs montrent qu’une approche personnalisée pourrait permettre une plus grande efficacité de ce traitement, et pourrait même étendre son utilisation au traitement de l’obésité, de cancers ou de maladies neurodégénératives.

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Le Savez-Vous ►Science décalée : 704 traumatismes crâniens… dans les albums d’Astérix


Les scientifiques ne font pas toujours des recherches sérieuses, ils peuvent aussi s’amuser. C’est le cas ici avec les aventures d’Astérix le Gaulois. Ils ont tenu compte des ethnies, des blessures, des situations et de la potion magique pour dénombrer les traumatismes crâniens. Malgré les conflits, un fait qui est rare, est qu’il n’y a eu aucun mort et que la guérison était généralement rapide. Pourtant, la médecine était loin d’être aussi efficace qu’aujourd’hui.
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Science décalée : 704 traumatismes crâniens… dans les albums d’Astérix

 

Par Janlou Chaput, Futura

Des neurologues ont passé en revue les 34 albums des aventures d’Astérix le Gaulois. Ils ont relevé en tout 704 cas de traumatismes crâniens, mais aucun d’eux ne s’est révélé irréversible ou mortel. Leur conclusion : s’il vaut mieux ne pas être Romain, surtout face à un Gaulois qui vient d’avaler de la potion magique, il ne faut pas non plus oublier de bien attacher son casque !

L’image de la science n’est pas toujours des plus drôle. On associe souvent les chercheurs à des rats de laboratoires, perdus dans leurs pensées irrationnelles et déconnectés complètement de la réalité. Certains correspondent au portrait. Mais la recherche se compose avant tout d’hommes et de femmes, dont certains ne sont pas dénués d’humour. La preuve avec ces neurologues germains qui ont consacré du temps et un article scientifique aux traumatismes crâniens qui se sont produits au fil des albums d’Astérix le Gaulois…

Le contexte : Astérix, témoin d’une époque ravagée par les guerres

« Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ ; toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur. Et la vie n’est pas facile pour les garnisons de légionnaires romains des camps retranchés de Babaorum, Aquarium, Laudanum et Petibonum… »

C’est en ces mots que commencent toutes les aventures d’Astérix, compagnon d’Obélix et de Panoramix, habitants d’un modeste village breton dirigé par le chef Abraracourcix.

L’époque est difficile pour la Gaule. Les légions romaines, réputées pour leur discipline, ont vaincu les troupes celtes de Vercingétorix à Alésia deux ans plus tôt. Jules César, dictateur à vie, a pris le contrôle de la plus grande partie de l’Europe occidentale et du monde méditerranéen au terme de guerres violentes causant des milliers de victimes.

Les techniques de médecine sont beaucoup moins performantes que celles dont on dispose aujourd’hui. Impossible, à l’époque, de regarder les dégâts causés au cerveau par exemple. Heureusement, un témoin de ces temps lointains a laissé des traces dans nos BD pour que scientifiques et historiens reconstituent les conditions de vie de la période gallo-romaine. Des neurologues de la Heinrich Heine Universität de Düsseldorf (Allemagne) en ont profité pour étudier l’ampleur des traumatismes crâniens. Leurs résultats ont été décrits en 2011 dans la revue Acta Neurochirurgica.

Les légionnaires romains ont conquis presque toute la Gaule. Un seul village leur résiste... et leur cause bien des difficultés. Le centurion, à droite, en garde les séquelles au niveau de son œil gauche. Son compagnon prend des risques en n'attachant pas mieux son casque... © webast, Fotopédia, cc by nc nd 2.0

Les légionnaires romains ont conquis presque toute la Gaule. Un seul village leur résiste… et leur cause bien des difficultés. Le centurion, à droite, en garde les séquelles au niveau de son œil gauche. Son compagnon prend des risques en n’attachant pas mieux son casque… © webast, Fotopédia, cc by nc nd 2.0

L’étude : les traumatismes crâniens passés à la loupe

Les scientifiques ont étudié dans le détail les 34 albums de la série des aventures d’Astérix. Ont été relevés : les indices attestant d’une ecchymose périorbitale (œil au beurre noir), les signes d’une parésie du nerf hypoglosse (la langue pendante), l’importance des troubles neurologiques (confusions, aphasies, etc.), mais aussi l’appartenance ethnique des victimes et des coupables, l’absorption ou non de potion magique et la présence ou non d’un casque sur la tête au moment du choc. Il faut être précis pour une analyse statistique fine !

Le constat est sans appel. Parmi les 704 cas de traumatismes crâniens retrouvés, 698 apparaissent chez des hommes. Dans les deux tiers des cas, les victimes sont romaines. Malgré tout, 120 Gaulois, 59 bandits ou pirates, 20 Goths, 14 Normands, 8 Vikings, 5 Britanniques et 4 extraterrestres comptent parmi les blessés.

Les coupables sont, dans 87 % des situations, des Gaulois. Astérix et Obélix contribuent à eux deux à 57,6 % des lésions crâniennes. Les légionnaires romains ont causé 32 des blessures et ne sont pas uniquement des victimes. Parmi les traumatisés du cerveau, 70,5 % portaient malgré tout un casque. Mais la violence du choc (puisque dans 98,8 % des cas, il s’agissait d’un coup porté, et seuls 8 cas d’étranglements ont été relevés) et la lanière mal attachée ont fait s’envoler la protection dans 87,7 % des situations.

Autre fait marquant : la majorité des traumatismes (83 %) sont intervenus consécutivement à l’absorption par le responsable d’une boisson décrite ainsi par les auteurs :

« Cette substance contient du gui et est supposée conférer une force surhumaine. En réalité, les personnages qui avalent cette potion magique avant de frapper causent des lésions cérébrales plus sévères. »

Cette image obtenue par scanner montre un traumatisme crânien. Le crâne a été déformé suite à un choc qui lèse certaines régions du cerveau. Il n'est pas toujours mortel mais peut entraîner de lourdes conséquences neurologiques. © Rehman et al., Wikipédia, cc by 2.0

Cette image obtenue par scanner montre un traumatisme crânien. Le crâne a été déformé suite à un choc qui lèse certaines régions du cerveau. Il n’est pas toujours mortel mais peut entraîner de lourdes conséquences neurologiques. © Rehman et al., Wikipédia, cc by 2.0

Justement, la gravité des traumatismes a été jugée grâce à l’échelle de Glasgow, établie dans les années 1970 par des scientifiques écossais. En tout, 390 d’entre eux sont sévères, contre 89 modérés et 225 cas bénins. Heureusement, aucun mort ni aucun dommage permanent n’est à signaler. Si la quasi-totalité des individus s’est remis en quelques minutes ou quelques heures, le druide Panoramix a montré des signes inquiétants d’aphasie et de désorientations qui se sont étalés sur plusieurs semaines. Tout a fini par rentrer dans l’ordre.

Ces données étonnent les scientifiques. Eux qui pensaient que les violences de l’Antiquité entraînaient des lésions cérébrales irréversibles ont été surpris, du fait également des méthodes diagnostiques et thérapeutiques nettement inférieures aux nôtres. Ils reconnaissent qu’il faut peut-être creuser davantage la piste de la potion magique pour comprendre les raisons d’une telle résistance. En effet, dans le gui, on retrouve de la lectine, dont on connaît les vertus pour soigner les tumeurs cérébrales. Peut-elle aussi réparer des traumatismes crâniens ?

Cela « nécessite d’être clarifié dans des études ultérieures ».

L’œil extérieur : les scientifiques ne manquent pas d’humour

Bien évidemment, cette étude menée avec tout le sérieux qui caractérise les scientifiques tend à rappeler qu’il faut aussi s’amuser. Au milieu de publications qui traitent toutes des différents problèmes et solutions rencontrés en neurochirurgie, un brin d’humour n’a jamais fait de mal.

L’article a d’ailleurs été bien accueilli dans le monde scientifique. Karl Schaller, un de leurs collègues de l’université de Genève, note tout particulièrement l’intérêt porté sur la lanière du casque bien trop rarement fixée, limitant l’efficacité des protections. Et de conclure que la prochaine étape serait de comparer avec d’autres bandes dessinées, pour voir par exemple si la Panthère rose fait preuve d’autant de violence…

https://www.futura-sciences.com/

Le cinéaste écologiste Jean-Michel Cousteau veut mieux protéger les océans


Avant on croyait que rien ne pouvait affaiblir les océans, aujourd’hui, nous le savons et nous devons changer notre comportement, car nous dépendons des océans. La mer est un joyau terrestre inestimable, qu’il est vraiment dommage que notre cupidité, notre insolence finie par tout détruire.
Nuage

 

Le cinéaste écologiste Jean-Michel Cousteau veut mieux protéger les océans

Le nouveau film de Jean-Michel Cousteau, Wonders of the... (Capture d'écran tirée de YouTube)

Le nouveau film de Jean-Michel Cousteau, Wonders of the Sea, est diffusé alors que plusieurs pays, comme le Canada, peinent à diminuer les déchets qui détruisent les océans, particulièrement le plastique à usage unique, dont les bouteilles de soda, les sacs de plastique, et les emballages alimentaires.

CAPTURE D’ÉCRAN TIRÉE DE YOUTUBE

 

MIA RABSON
La Presse Canadienne
Ottawa

Même une famille qui s’est rendue célèbre pour sa quête de protéger les océans croyait qu’on pouvait jeter des déchets par-dessus bord sans problème.

Jean-Michel Cousteau, un cinéaste écologiste et le fils du célèbre commandant Jacques Cousteau, a raconté que lorsqu’il était jeune et que son père l’avait amené faire de la plongée, ils croyaient aussi que « l’océan était un réceptacle sans fond, pour n’importe quel déchet qu’on ne voulait pas au sol ».

Dans un nouveau documentaire en trois dimensions, Wonders of the Sea, qui sera sur les écrans canadiens le 1er février, Jean-Michel Cousteau espère démontrer au reste du monde que cette perception est complètement fausse.

Ce nouveau film est diffusé alors que plusieurs pays, comme le Canada, peinent à diminuer les déchets qui détruisent les océans, particulièrement le plastique à usage unique, dont les bouteilles de soda, les sacs de plastique, et les emballages alimentaires.

L’an dernier, le Canada avait tenté d’amener les autres pays du G7 à signer une charte du plastique afin que d’ici 2030, tous les plastiques soient recyclables, réutilisés ou brûlés pour produire de l’énergie. Cinq pays se sont joints à lui ; le Japon et les États-Unis ont refusé.

M. Cousteau souligne que le plastique est un problème, mais les produits chimiques aussi, dont les médicaments. Il a aussi montré du doigt les gaz à effet de serre, que les océans absorbent et qui peuvent réchauffer l’eau et l’acidifier. Les barrières de corail, et les créatures marines, qui dépendent de l’eau, en pâtissent.

Beaucoup de travail à faire

En entrevue avec La Presse canadienne, M. Cousteau a reconnu que les gouvernements dans le monde, dont le Canada, faisaient des efforts pour s’attaquer au problème, mais selon lui, beaucoup de travail reste à faire.

« Nous faisons quelque chose, mais nous n’en faisons pas assez, a-t-il affirmé. Nous devons en faire beaucoup plus. Tout le monde doit comprendre. » 

M. Cousteau ne veut pas critiquer les gens pour leurs gestes, il préfère les éduquer sur leurs impacts, comme il a dû lui-même l’apprendre.

« Quand j’étais enfant, je le faisais aussi, a-t-il admis. Je n’avais aucune connaissance, je n’avais aucune indication. Je jetais les choses dans l’océan comme tout le monde le ferait. » 

Il en a pris conscience dans son propre terrain de jeu, le port de Sanary-Sur-Mer, dans le sud de la France, qui est devenu plus sale et qui s’est vidé de ses pieuvres et de ses poissons.

« J’étais dévasté de voir que le lieu de mon enfance était détruit », a-t-il confié. 

Une question de survie

Les océans font toute la différence entre la survie et l’extinction des humains, a-t-il soutenu. Le phytoplancton, des organismes unicellulaires qui vivent sur la surface des océans, produisent la moitié de l’inventaire d’oxygène sur la Terre.

« Cela signifie que la moitié de nos respirations sont un cadeau de l’océan », a-t-il illustré.

De plus, les océans font partie du cycle de l’eau, qui fournit d’autres éléments fondamentaux à la survie de l’être humain. 

« Nous dépendons des océans, nous dépendons de ce qui est dans l’océan pour la qualité de vie de toutes les espèces, au sol ou dans l’océan – et c’est l’eau. Pas d’eau, pas de vie », a-t-il expliqué.

M. Cousteau a salué les politiques de protection des océans au Canada, dont celle pour protéger les épaulards résidents du sud. Ces baleines, dont deux sont nommées en l’honneur du père de M. Cousteau et de son navire, le Calypso, se meurent. Aucun nouveau-né n’a survécu dans les trois dernières années.

Un nouveau-né aperçu en janvier a 50 % de chances de survivre. 

Le gouvernement libéral a été critiqué par plusieurs écologistes pour avoir défendu le projet d’expansion de l’oléoduc de Trans Mountain, malgré son impact potentiel sur les baleines. L’an dernier, la cour d’appel fédérale a invalidé l’approbation du gouvernement fédéral pour le projet, notamment parce qu’il n’avait pas considéré les conséquences sur les baleines. Le Canada tente maintenant de refaire les consultations pour prouver qu’il prend des mesures pour protéger les mammifères marins. 

M. Cousteau n’a pas voulu s’impliquer directement dans ce débat, mais il a affirmé que le pétrole était un problème pour la vie marine, tout comme les milliers de bateaux qui traversent leur habitat chaque jour.

« Je ne veux pas que l’industrie du pétrole soit ruinée. Je veux qu’ils investissent tous leurs immenses profits dans de nouvelles sources d’énergie », a-t-il conclu.

https://www.lapresse.ca/

La technologie va-t-elle trop vite pour l’humanité?


Pour le commun des mortels, il y a probablement une sensation que tout va trop vite. Bien que nous apprécions certains avantages, l’intelligence artificielle, la robotisation donne l’impression que le travailleur perd du terrain et qu’il n’y a pas de solution de rechange. Sans compter cette impression de surveillance un peu partout. Devons-nous être inquiet, être alarmiste devant cette rapidité que tout change en moins temps que prévu ?
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La technologie va-t-elle trop vite pour l’humanité?

 

CAIAIMAGE/RANA DIAS VIA GETTY IMAGES

La quatrième révolution industrielle est en marche. Doit-on la craindre?

La technologie va-t-elle trop vite pour l’humanité? Explosion des données en circulation, emplois menacés par les robots, fiscalité incertaine et intelligence artificielle menaçante ont occupé les esprits toute la semaine à Davos.

Preuve de cette forte préoccupation, 75 pays ont eu recours à Davos au multilatéralisme et à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), pourtant mal en point depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, et promis d’engager des discussions afin de réguler de manière « plus efficace le commerce en ligne ».

À cette occasion, les États-Unis et la Chine ont enterré un instant la hache de guerre pour se joindre à ce groupe, même si Pékin ne s’est engagé qu’en dernière minute vendredi matin, a indiqué le directeur général de l’OMC, Roberto Azevêdo, lors d’une conférence de presse.

Le discours le plus alarmiste a certainement été tenu jeudi soir par le milliardaire-philanthrope George Soros, lors du dîner qu’il donne traditionnellement en marge du Forum économique mondial.

Je veux attirer l’attention sur le danger mortel que font courir aux société ouvertes les instruments de contrôle que le « machine learning » et l’intelligence artificielle mettent dans les mains de régimes répressifs.George Soros

Autre préoccupation: la menace que fait peser sur les emplois la robotisation, dans un monde où les inégalités se creusent et où la peur du déclassement alimente le populisme.

« Toute ces entreprises tech et non tech ont une très grande responsabilité », a dit Jean-Philippe Courtois, vice-président exécutif de Microsoft, à l’AFP.

Les fruits de l’économie numérique doivent être redistribués « à une plus grande masse de personnes », selon lui, ce qui implique de faire des efforts « dans l’éducation ».

Les entreprises « sous-estiment l’accélération du rythme de la digitalisation, les changements de comportement et de technologie qui dictent ce rythme et, surtout, l’ampleur de la +disruption+ qui les attend », a noté la société de conseil McKinsey dans une récente étude.

Pour prendre l’exemple du secteur financier, « il a été conçu pour servir des gens qui travaillent de 9h à 17h, pour un seul employeur, souvent pendant toute leur carrière », constate Bill Ready, directeur opérationnel de la société de paiement par Paypal.

« Quand la façon de gagner de l’argent change, la manière dont l’argent est versé et géré doit changer aussi », a-t-il dit.

Microsoft, de son côté, a choisi de se tourner vers l’informatique dématérialisée, le « cloud », après avoir constaté que sa vache à lait traditionnelle, le système d’exploitation Windows, perdait du terrain.

Dans un local installé dans la rue principale de Davos, le géant américain montre des vidéos censées représenter les petites révolutions promises par l’intelligence artificielle.

Par exemple le « supermarché du futur », avec des capteurs qui permettent d’alerter immédiatement le service de nettoyage si une brique de lait s’écrase par terre.

Mais les entreprises « doivent être super claires sur ce qu’elles veulent faire », alors que les innovations technologiques suscitent leur lot de tensions, autour des VTC par exemple, ou de l’impact d’AirBnB sur le marché immobilier et hôtelier.

4e révolution industrielle

Cette « quatrième révolution industrielle » va « plus vite que quiconque l’attendait », explique Murat Sonmez, expert du Forum économique modial, l’organisation qui gère la réunion de Davos mais produit aussi un grand nombre de rapports ou expertises.

« Les entreprises et les gouvernements prennent du retard, et restent coincés en arrière », selon lui.

L’influence des réseaux sociaux sur les processus politiques, la confidentialité des données personnelles mais aussi la fiscalité des géants de la tech sont autant de défis pour les Etats.

La numéro deux de Facebook, Sheryl Sandberg, a elle profité de sa venue à Davos pour tâcher de redorer l’image du groupe, ternie par le scandale Cambridge Analytica.

« Nous n’avons pas anticipé tous les risques liés au fait de relier autant de gens entre eux », a-t-elle dit lors d’une rencontre organisée par l’hebdomadaire allemand Die Zeit. « Nous avons besoin de regagner la confiance », a-t-elle ajouté.

https://quebec.huffingtonpost.ca