Le mérite


Le mérite

Ce sont nos actes qui font ce que nous sommes, ce qui peut être jugé que l’ont soit homme, femme, couleur, religion différents.
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Le mérite

 

Le mérite d’un homme réside dans sa connaissance et dans ses actes et non point dans la couleur de sa peau ou de sa religion.

Khalil Gibran

Le Saviez-Vous ► Qui était l’homme au masque de fer ?


Le masque de fer à déjà exister, mais avait-il tout le temps le masque et est-il en fer ? Des légendes ont été véhiculées par Molière, Fouquet et Voltaire. D’ailleurs dans les 4 mousquetaires, on parle du frère jumeau du roi Louis XIV. La réalité est tout autre, on croit savoir qui était ce prisonnier, si particulier.
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Qui était l’homme au masque de fer ?

 

masque fer

Personnage à la fois fascinant et mystérieux de la France de l’Ancien Régime, l’homme au masque de fer a fait l’objet de nombreuses théories passionnées depuis des siècles. Même si sa destinée peut sembler légendaire, l’individu a bel et bien existé. Son histoire, par contre, ne concorde pas tout à fait avec la version romanesque que conte la chronique.

Bien que teinté d’une aura presque mystique, l’homme au masque de fer a réellement existé. Le registre d’écrou du lieutenant du roi à la Bastille (aujourd’hui consultable à la Bibliothèque nationale de France) confirme en effet le séjour de ce détenu anonyme, dont l’incarcération s’est effectuée de 1698 à 1703, année de son décès. Première précision, néanmoins, son masque semble avoir été fait de velours et n’était porté que durant les phases de transfert entre bâtiments, afin de préserver son anonymat.

Comme souvent, c’est à des écrivains que nous devons les parts de romance qui font la renommée d’une histoire. Voltaire, en l’occurrence, a longuement décrit l’apparence du détenu, popularisant ainsi des éléments pourtant erronés. C’est également lui qui a émis l’hypothèse la plus fascinante concernant l’identité du prisonnier : sa gémellité avec le roi. Selon Voltaire, Louis XIV aurait ainsi emprisonné son frère jumeau, afin d’éviter toute rivalité sur le trône. Toutefois, les accouchements de la reine étant effectués en public, une telle hypothèse semble farfelue.

D’autres personnages célèbres ont été imaginés sous le masque de fer. Molière (critiqué par les Jésuites pour Tartuffe) et Fouquet (disgracié par le roi) sont les plus connus, mais ni l’un ni l’autre ne semblent crédibles dans cette posture, tous deux étant morts bien avant le déroulement des faits.

Aujourd’hui, une piste bien plus concrète semble faire l’unanimité. Selon Jean-Christian Petitfils (auteur [du] Masque de fer – Entre histoire et légende, publié en 2004), le détenu serait très probablement le valet de la cour Eustache Danger.

Très proche du roi, celui-ci aurait eu accès à des secrets d’État, parmi lesquels des conversations confidentielles entre Louis XIV et Charles II, alors roi d’Angleterre.

Afin d’éviter tout risque de trahison, le souverain français aurait alors fait enfermer son valet dans les geôles de la Bastille.

Une aubaine pour les adversaires du roi, lesquels se sont empressés de propager des rumeurs farfelues quant à l’identité du détenu, donnant ainsi naissance à la légende que tout le monde connaît.

https://www.chosesasavoir.com/et

Un hôtel japonais congédie la moitié des robots à son service


Les robots n’ont qu’à bien se tenir, l’humain est encore très utile. Un hôtel au Japon ou le personnel était presque tous des robots a finalement licencié une bonne partie de son personnel robotisé.
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Un hôtel japonais congédie la moitié des robots à son service

 

Un robot à l'apparence de vélociraptor se tient derrière un comptoir de réception à l'hôtel Henn-na.

La réception de l’hôtel Henn-na, tenue par des robots à l’apparence de vélociraptors en août 2018 Photo: AFP/Getty Images / Kazuhiro Nogi

Le premier hôtel robotisé au monde, reconnu comme tel par le Livre Guinness des records en 2015, a depuis mis à pied la moitié des robots de son personnel, a rapporté le Wall Street Journal cette semaine.

Les 243 robots qui travaillent pour l’hôtel Henn-na (« étrange », en japonais) causaient apparemment plus de problèmes qu’ils n’en réglaient, selon des collègues humains.

« C’est plus facile maintenant que nous ne sommes pas fréquemment contactés par des clients qui veulent de l’aide pour régler des problèmes avec les robots », a déclaré un employé de l’hôtel au quotidien américain(Nouvelle fenêtre).

Un client affirme, par exemple, avoir été réveillé à de multiples reprises par l’assistant personnel robotisé de sa suite. En plein milieu de la nuit, la machine lui demandait de « répéter sa requête », répondant apparemment à ses bruits de ronflement.

D’autres visiteurs se sont plaints de la désuétude des appareils, comme les assistants personnels fournis dans les chambres, qui peinent à rivaliser avec Alexa ou Siri pour fournir des réponses à des demandes plus complexes que d’éteindre les lumières.

À la réception, les robots à l’apparence de vélociraptors qui accueillent les clients ne pouvaient accomplir toutes leurs tâches seuls, notamment lorsque les passeports des visiteurs étrangers devaient être numérisés.

« Quand vous utilisez des robots, vous réalisez qu’il y a des endroits où ils ne sont pas nécessaires ou ne font qu’embêter les gens », a affirmé au Wall Street Journal le président de la compagnie propriétaire de l’hôtel, Hideo Sawada.

Ce dernier n’a pas abandonné l’idée d’un hôtel au personnel entièrement composé de robots, mais il dit qu’actuellement, les humains sont plus efficaces pour beaucoup de tâches.

https://ici.radio-canada.ca/

L’ado blanc face au vieil Amérindien, le vrai visage du trumpisme


Vous avez sans doute vu, ce jeune blanc américain dévisageant sans bouger, le ricanant devant un vieil amérindien. Juste cette image est dérangeante. On apprend que cet amérindien est un vétéran qui a combattu au Viet Nam et qui a chaque année organise une cérémonie pour les vétérans amérindiens. Le jeune homme, provient d’une école privé catholique venue pour la Marche pour la vie. Et oui pour la vie, alors ces jeunes ont méprisé le vétéran qui combattu au nom des États-Unis. Eux, ils crient construisons le mur !!! Les années avancent et c’est toujours la même histoire. Rien ne change vraiment.
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L’ado blanc face au vieil Amérindien, le vrai visage du trumpisme

 

Ruth Graham— Traduit par Bérengère Viennot

C’est celui d’un adolescent blanc qui se moque d’un vieil Indien, sous les lazzis de ses camarades.

La vidéo d’un adolescent blanc en train de provoquer un vieux monsieur amérindien est devenue en un éclair l’une des images les plus viscéralement révoltantes d’une époque qui n’en manque pourtant pas.

Dans cette vidéo, réalisée pendant la Marche des peuples indigènes à Washington le vendredi 18 janvier, on voit un vieil Amérindien jouer du tambour en chantant tranquillement et derrière lui, dans la foule, un petit groupe d’activistes et de soutiens.

Planté à moins de cinquante centimètres de son visage, un ado blanc coiffé d’une casquette «Make America Great Again» (MAGA) le regarde droit dans les yeux, un ricanement aux lèvres. Un groupe d’ados bien plus nombreux –majoritairement des garçons, la plupart blancs, dont beaucoup portent des casquettes MAGA– accompagnent la confrontation muette d’exclamations de joie.

La rencontre a été immortalisée sous plusieurs angles et a largement circulé sur YouTube et sur les réseaux sociaux, provoquant une réaction de dégoût généralisée.

Venu à la Marche pour la vie

Le site Indian Country Today a expliqué le lendemain que le vieux monsieur s’appelait Nathan Phillips et que c’était un vétéran de la guerre du Vietnam qui organise chaque année une cérémonie en l’honneur des vétérans amérindiens au cimetière national d’Arlington.

Le jeune homme n’est pas encore identifié, mais il était venu à Washington avec un groupe du Covington Catholic High School, un lycée privé pour garçons du nord du Kentucky.

Ces jeunes s’étaient rendus à Washington pour participer à la Marche pour la vie, marche annuelle anti-avortement qui attire des dizaines de milliers de manifestantes et manifestants, notamment de nombreux groupes de jeunes membres d’églises ou d’écoles privées. L’idéal déclaré de ce mouvement est «un monde où la beauté et la dignité de chaque vie humaine sont valorisées et protégées».

Le diocèse de Covington et le lycée Covington Catholic High School ont publié une déclaration le samedi 19 janvier dans laquelle ils présentent leurs excuses à Nathan Phillips en particulier et aux peuples amérindiens en général, et où ils affirment qu’ils étudient les sanctions à envisager, qui pourraient aller jusqu’à l’exclusion.

Bêtise historique crasse

La rencontre entre l’adolescent et le vieux monsieur n’a pas eu d’issue violente. Ils n’ont apparemment même pas échangé un mot. Qu’est-ce qui explique, alors, que ce moment explosif mais contenu ait été interprété comme si fondamentalement dérangeant et se soit répandu comme une traînée de poudre?

Il y a la manifestation d’une bêtise historique crasse, incarnée par le fait de porter une casquette Make America Great Again tout en harcelant un vétéran, évidemment. Il y a le contraste physique entre le jeune voyou blanc et le vieil Indien, et entre la cruauté de l’ado et le calme de Nathan Phillips.

Et il y a la foule hurlante de gamins aux casquettes MAGA, qui entourent le conflit central et sautent au son du tambour avec un mélange d’étourderie et de mépris –dans une vidéo publiée sur Instagram, Nathan Phillips, en larmes, explique qu’il les a entendus chanter «Build that wall!» [«Construisez ce mur!»].

Il y a des caméras partout dans la foule. Les gamins savent qu’ils sont filmés –on en voit même certains le faire eux-mêmes–, mais soit leur allégresse confraternelle est trop orgiaque pour se laisser refroidir par leur instinct d’autoprotection, soit ils pensent que personne de leur entourage n’en aura rien à faire (et d’ailleurs: où sont les adultes?).

Le contexte est également un facteur crucial pour expliquer la viralité de la confrontation. L’événement s’est déroulé quelques jours après que le président Trump a évoqué par-dessus la jambe le massacre de Wounded Knee, en 1890, pour se moquer de la sénatrice Elizabeth Warren, qu’il affuble régulièrement du surnom raciste «Pocahontas». Plus largement, il se déroule à une époque où scander le nom du président est devenu un mode d’intimidation raciste.

Assurance et suffisance

Mais je pense que la vraie raison pour laquelle cette vidéo s’est diffusée à une telle échelle est plus simple: c’est à cause du visage de ce jeune garçon. C’est le visage de l’autosatisfaction et de la certitude, de l’audace cruelle. Ce visage reste presque complètement figé pendant que ses pairs beuglent de joie, impressionnés par sa bravade. Ce visage est à la fois une tête à claques et intouchable. De nombreux  observateurs l’ont vu tout de suite.

«L’une des raisons pour laquelle cette vidéo fait si mal aujourd’hui: à cause de ce sourire suffisant, figé, glaçant. Ce n’est pas un ado déchaîné. C’est la lueur familière du fanatique. Jamais dans l’histoire de ce pays ce regard n’a auguré autre chose que de mauvaises nouvelles.»

«Je suis prête à parier que d’ici cinquante ans, l’un des symboles de notre époque politique sera l’image de cet ado blanc MAGA suffisant en train de manquer de respect à un ancien, Amérindien et vétéran. C’est tellement parlant.»

«Honnêtement, je n’ai pas arrêté de penser à ce gamin MAGA de la journée, en partie parce que tant d’entre nous avons été les destinataires de l’expression qu’il adoptait: un “je t’emmerde” arrogant, intouchable et convaincu de son bon droit.»

On retrouve ce visage dans cette photo d’une bande de jeunes hommes blancs regroupés autour d’un homme noir seul lors d’un sit-in dans un restaurant de Virginie dans les années 1960, à l’époque de la lutte pour les droits civiques –et dans beaucoup d’autres images d’hommes blancs railleurs de cette époque.

Voir l'image sur Twitter

Ce visage, ce sont ces rangées de lycéens du Wisconsin qui font le salut nazi sur une photo de classe, en 2018. Ce visage, c’est Brett Kavanaugh, à l’époque lycéen dans une école catholique de garçons, «ivre et mort de rire», qui aurait physiquement contraint Christine Blasey Ford.

Toutes celles et ceux qui ont côtoyé des ados blancs populaires au lycée l’ont reconnu: ce regard plein d’assurance, ces yeux luisants de menace, ce sourire suffisant. C’est le visage d’un jeune homme qui n’est pas aussi malin qu’il le croit, mais qui est en revanche parfaitement conscient de sa puissance. C’est le visage qui ricane: «Quoi? Je ne fais rien, je suis juste debout devant toi» quand vous reculez, que vous criez ou que vous vous défendez.

C’est ce visage qui sait que quelle que soit votre réaction, c’est lui qui a gagné.

http://www.slate.fr/

Comment Hitler continue d’influencer l’éducation des enfants aujourd’hui


Peut-on transmettre le non-attachement à ses enfants envers eux ? On a relaté des femmes allemande étant incapable d’aimer leurs enfants. Il semble que l’enseignement du temps qu’Adolf Hitler, on préconisait de laisser les bébés seuls saufs pour les nourrir et les laver. C’est une femme médecin pneumologue du temps qui avait donner ces conseils. Malheureusement, des parents et enfants d’aujourd’hui, peuvent être en manque émotionnel à cause de cette éducation.
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Comment Hitler continue d’influencer l’éducation des enfants aujourd’hui

 

Les directives nazies sévères sur la parentalité peuvent toujours affecter les enfants allemands d'aujourd'hui

Une famille allemande pose pour un portrait, 1937. Crédit: Getty Images

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Les enseignements de Johanna Haarer – dont les livres ont été écrits pendant la période nazie dans le but d’élever des enfants pour servir Hitler – semblent encore avoir des répercussions aujourd’hui. Mais ce détachement envers ses enfants peut-il réellement se transmettre à travers les générations ?

Il y a quelques jours, Scientific American relatait l’histoire de Renate Flens, une mère allemande d’une soixantaine d’années qui, encore aujourd’hui, peine à aimer ses enfants. Elle voudrait, mais n’y arrive pas. Comment l’expliquer ? Après de multiples rendez-vous chez plusieurs thérapeutes, il est ressorti que Renate Flens, même si elle est née après la Seconde Guerre mondiale, pouvait en réalité être victime – encore aujourd’hui – de la politique éducative menée à l’époque par Adolf Hitler.

La mère allemande et son premier enfant

En 1934, la médecin Johanna Haarer publia en effet pour son compte La mère allemande et son premier enfant, un recueil illustré visant à guider l’éducation des enfants allemands, que le Troisième Reich voulait durs et sans empathie. Des millions de ménages – dont les parents de Renate Flens – possédaient à l’époque ce livre, également présent sur les étagères des bibliothèques et dans les garderies. Ces “conseils”, contre-intuitifs, semblaient attirer particulièrement les parents qui s’identifiaient fortement au régime nazi, et les jeunes femmes qui venaient elles-mêmes de familles émotionnellement affectées.

L’histoire de cette mère “sans attaches” pour ses enfants n’est pas la première. En Allemagne, de nombreux experts en santé mentale s’intéressent d’ailleurs de près au sujet, se posant la question suivante : les idées de Haarer peuvent-elles encore nuire aujourd’hui à la santé émotionnelle des enfants allemands ? Une génération élevée pour éviter de créer des liens peut-elle transmettre cet “enseignement” aux générations suivantes ?

enfants Allemagne guerre

Enfants jouant dans les ruines de Berlin (1948). Crédits : Wikipédia

« Ne le bercez pas, ne le caressez pas »

Haarer n’avait à l’époque aucune formation en pédiatrie (elle était pneumologue), mais restait présentée comme une experte en éducation des enfants par les nazis. Si nous savons aujourd’hui que les nourrissons ont besoin de contacts physiques et émotionnels avec leur mère, le recueil de Johanna Haarer recommandait dans les années 30 complètement l’inverse. Les bébés étaient ici considérés comme des nuisances dont il ne fallait satisfaire que les besoins les plus primaires.

« L’enfant doit être nourri, lavé et séché ; à part ça, il faut le laisser complètement seul », pouvait-on notamment lire.

Les mères, autre exemple, étaient vivement encouragées à parler à leur enfant dans un allemand raisonnable, plutôt que d’employer un « langage enfantin déformé et insipide ».

Quant aux pleurs des enfants, il était demandé de les ignorer.

« Ne retirez pas l’enfant de son lit (…), ne le bercez pas, ne le caressez pas, ne le retenez pas sur vos genoux et ne le soignez même pas. Sinon l’enfant comprendra vite qu’il ne lui reste plus qu’à pleurer afin d’attirer une âme sympathique et devenir un objet de sollicitude. Dans peu de temps, pouvait-on encore lire, il demandera ce service comme un droit, ne vous laissera pas tranquille jusqu’à ce qu’il soit transporté, bercé ou caressé ».

Traumatisme transmissible ?

Si ce livre n’est évidemment plus présent dans les librairies, certains chercheurs pensent aujourd’hui que l’influence de Haarer continue de se faire ressentir, affectant encore aujourd’hui la santé émotionnelle, ou encore le taux de natalité (faible) enregistré en Allemagne. De nombreuses autres raisons pourraient également expliquer ces constats, mais la piste de la transmission de ce “non-attachement” reste encore à considérer.

La façon exacte dont ces expériences éducatives se transmettent reste donc encore un sujet à débat. La véritable question sera de savoir si oui ou non des processus biologiques pourraient être impliqués. Quant à Johanna Haarer, elle fut emprisonnée après 1945, et n’eut plus jamais le droit de pratiquer la médecine. Selon deux de ses filles (elle en a eu cinq), elle conserva néanmoins ses convictions nazies tout au long de sa vie. Elle est morte en 1988.

Source

https://sciencepost.fr/

La platitude comme art de vivre


La tendance beige semble prendre plus d’ampleur. Le but est que ce soit plate, que rien ne se passe. Que ce soit dans des activités, dans des films .. Peu importe. C’est comme déconnecter de tout pour se remettre à zéro. Bon, un jour ou 2 cela peut aller, mais plus ouf non !!
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La platitude comme art de vivre

 

Voyager «plate». Manger «plate». Se divertir «plate». Après... (Photo Getty Images)

 

Voyager «plate». Manger «plate». Se divertir «plate». Après avoir carburé aux expériences trépidantes, on voit se profiler un nouveau contre-courant.

PHOTO GETTY IMAGES

 

JULIE CHAMPAGNE

Collaboration spéciale

La Presse

Voyager «plate». Manger «plate». Se divertir «plate». Après avoir carburé aux expériences trépidantes, on voit se profiler un nouveau contre-courant. Décryptage de la tendance beige.

Besoin d’une pause de séries haletantes sur Netflix? En Australie, la chaîne SBS propose un nouveau genre télévisuel où il ne se passe… strictement rien! Des images d’un voyage en train, une sortie de pêche, une croisière le long de la côte norvégienne… Pas de dialogue ni de personnage, pas de trame sonore ni de chute spectaculaire. Un vrai divertissement sous sédatif, pendant de nombreuses heures.

Surnommée l’émission la plus ennuyeuse de la télévision, cette série documentaire a pourtant fasciné bon nombre de téléspectateurs – le plus grand succès de la chaîne en 2018! SBS récidive d’ailleurs ce mois-ci avec quatre marathons de platitude, diffusés durant les périodes de grande écoute.

La tendance beige inspire aussi les voyageurs en surdose de stimulation. Dans un véritable contrepied aux destinations exotiques, l’industrie du tourisme agite maintenant la promesse du vide, du calme plat.

Vous sortez en amoureux ou entre amis? Certains restaurants organisent des soirées en silence ou offrent des rabais si vous laissez vos téléphones à l’entrée. On est loin des nids grouillants où les influenceurs grimpent sur leur chaise pour immortaliser leur plat!

Même le milieu du dating tomberait sous le charme de la platitude.

Le printemps dernier, Tinder a dévoilé ses 30 profils les plus populaires du Royaume-Uni. Avaient-ils des bios hilarantes, des accroches hallucinantes? Tout le contraire. Même si ces candidats étaient tous d’apparence agréable (pas de surprise ici), leur présentation et leurs interactions étaient qualifiées de très… ordinaires. L’explication? Alors que les mauvaises surprises sont courantes sur le web, la banalité devient un gage de sécurité.

Beige is the new black

La platitude serait-elle un bon argument de vente? Possible…

«Les tendances entraînent souvent des courses où toutes les marques se précipitent, explique Stéphane Mailhiot, vice-président stratégie chez Havas, agence de publicité, marketing et communication intégrée. Ce qui mène souvent à un ras-le-bol et un contre-courant. Dans le cas de la tendance du refus de stimulation, c’est plus que ça… On observe une véritable fatigue, un rejet de la sursollicitation, du always on.»

Dans cette quête du «toujours plus», les marques se distinguent en offrant «moins». «Pour l’instant, c’est un bon différenciateur, indique Stéphane Mailhiot. Ça fonctionnera un certain temps, puis il y aura surenchère… On peut anticiper une certaine exagération des expériences de déconnexion et de consommation sans artifice.»

Question de génération?

Les études indiquent que les milléniaux boivent moins que leurs parents au même âge et qu’ils attendent plus longtemps avant leur première relation sexuelle. La génération montante serait-elle le porte-étendard de la tendance beige?

«On observe beaucoup les contre-tendances chez les jeunes, confirme Stéphane Mailhiot. Ce sont les nouvelles générations qui changent le cadre de préférences, qui remettent en cause les diktats.»

«Dans le cas de la tendance beige, je dirais même que ce sont les jeunes milléniaux qui en sont le moteur.»

Préoccupation grandissante pour l’environnement, contexte d’insécurité économique, penchant pour l’épargne… De nombreux facteurs expliquent la naissance de ce contre-courant aux antipodes de la quête de sensations.

«La nouvelle génération a cimenté sa relation à la consommation dans la foulée de la dernière crise financière, ce qui explique son penchant pour les biens sans artifice et les expériences ennuyeuses», rappelle Stéphane Mailhiot.

Les vertus de la monotonie

Dans notre société hyperactive, la monotonie devient donc un luxe aux bienfaits parfois insoupçonnés… même sur le plan neurologique!

«Lors d’une activité forte en stimulation, le cerveau est en alerte, il doit sans cesse s’adapter pour être efficace, explique le Dr Dave Ellemberg, neuropsychologue et professeur à l’Université de Montréal. Les régions frontales multiplient les décisions rapides.»

Le circuit de la récompense, qui est notamment impliqué lors des jeux vidéo et des sports de compétition, est également activé.

«On ressent un sentiment euphorisant, on en veut toujours plus», poursuit le Dr Ellemberg.

Le tableau est totalement différent lors d’une expérience dont le niveau de stimulation oscille entre mince et nul.

 «La réactivité n’est plus nécessaire, explique le professeur Ellemberg. Alors que les régions sous-corticales prennent le dessus, on entre en mode automatique, comme les tricoteuses qui font des mailles complexes sans même y réfléchir.»

Verdict: les activités ennuyeuses nous rendent zen, même sur le plan cérébral. Un petit tricot pour entreprendre le week-end?

 

POUR APAISER VOTRE ESPRIT

Escapade

Aux États-Unis, le promoteur Getaway se vante d’offrir des cabines ennuyeuses à mourir. Situés en marge de New York, Boston, Washington et Los Angeles, ces refuges ultraprisés ont pour mission de nous faire redécouvrir les joies de la langueur. La localisation exacte de notre cabine nous est transmise quelques jours avant notre séjour – pas question d’organiser des activités ! – et notre kit d’accueil contient un coffret de sécurité pour appareils électroniques et un guide nous invitant… à l’ennui!

Cinéma: Nothing Happens

Il fait un froid mordant dans les faubourgs de la ville, et pourtant des gens se regroupent. Nous attendons que quelque chose se passe, mais rien ne vient… Plusieurs oeuvres de réalité virtuelle prennent le pari d’en mettre plein la vue. Pas Nothing Happens, de Michelle et Uri Kranot. Maintes fois primé et toujours en tournée dans les festivals, ce court métrage d’animation VR est magnifique de calme et de poésie.

https://www.lapresse.ca/

Les chiens de traîneaux sont-ils maltraités ?


Les chiens au travail ou pour le sport, sont-ils maltraités ? Que penser des chiens de traîneau lors des courses ? Ce n’est pas tous les chiens qui peuvent avoir la force et l’endurance de tirer un traineaux avec d’autres chiens. Ceux qui le peuvent sont généralement choyés et ils ont un bon rapport avec leur maitre.
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Les chiens de traîneaux sont-ils maltraités ?

 

grande odyssée chiens

Régulièrement sous le feu des projecteurs, les chiens de traîneaux fascinent autant qu’ils intriguent. Mais la question que tout le monde se pose est de savoir si oui ou non ces toutous sont heureux de leur quotidien ou s’ils se contentent d’obéir à des ordres.

Depuis très longtemps – sans doute 6000 ans av. J.-C – les chiens sont utilisés pour les attelages. C’est ensuite en 1908 que la première édition de la course All Alaska Sweepstakes a été lancée avec succès et a démocratisé les courses de traîneaux. Au fil des années, ces courses sont devenues de plus en plus populaires en Amérique du Nord et en Europe. C’est ainsi que depuis 2005, dans les Alpes franco-suisses, se déroule la Grande Odyssée, une des plus grandes courses de chiens de traineau au monde.

Quelles races de chiens pour les courses de traîneaux ?

Evidemment, tous les chiens ne sont pas en mesure de participer à de tels événements sportifs qui demandent un état de santé irréprochable et des capacités physiques certaines. Lors des courses de traîneaux, ce sont principalement des chiens des races suivantes qui courent :

Malamute de l’Alaska,
Chien du Groenland,
Husky sibérien,
Samoyède

Ces chiens doivent aussi avoir de fortes capacités d’endurance et de vitesse. Ce n’est donc pas un sport à la portée de tous.

Les chiens de traîneaux sont-ils bien traités ?

Voilà une question qui fait régulièrement l’actualité : les chiens de traîneaux sont-ils bien traités ou non ? On se souvient par exemple de la polémique autour des chiens de Nicolas Vanier qui avait fait beaucoup de bruit à l’époque.

S’il est impossible de répondre de façon générale à cette question, il est possible d’y répondre en ce qui concerne la course de la Grande Odyssée lors de laquelle les chiens sont considérés comme des sportifs à part entière et son bichonnés afin d’être le mieux dans leurs pattes possible.

Pour cela, ce sont huit vétérinaires qui sont présents 24 heures / 24 pour répondre aux besoins des chiens et des mushers. Ainsi, les toutous ont tous les jours un suivi ostéopathique afin de vérifier qu’ils sont bel et bien aptes à se lancer dans la course ou non.

Il y a un pool de 14 chiens afin de pouvoir faire tourner les chiens qui participent pour que les autres puissent se reposer.

La priorité est évidemment aussi de prendre soin des pattes des chiens qui sont bottinées (afin d’être protégées du froid), et reçoivent régulièrement de la crème. Enfin, les toutous ont aussi le droit à des massages après la course pour détendre les muscles et se remettre de cet effort intense qui a été produit.

Mais la santé n’est pas le seul point essentiel au bonheur de ces chiens de traîneaux qui partagent aussi une grande complicité avec leurs mushers. Ce sont des membres de la famille au même titre que les enfants. Pour qu’un véritable lien de confiance s’instaure entre un musher et ses chiens, il faut qu’ils passent tout leur temps ensemble et qu’ils partagent tout : aussi bien l’entraînement que d’autres moments.

Il ne s’agit pas d’une relation de maître à chien, mais bien d’une belle amitié. Et ça fait toute la différence.

Bien-être animal et chien de travail ?

Il existe des cas de maltraitance avérés dans de nombreuses situations d’exploitation du chien (que ce soit la chasse, le sport canin, le chien d’assistance ou les expositions…). Cependant, dans la majorité des relations avec des chiens de travail, le chien éprouve un réel plaisir à coopérer avec l’humain. En respectant les besoins fondamentaux du chien, lui proposer des tâches variées pour stimuler sa cognition et son besoin d’activité sont un excellent moyen d’obtenir une relation épanouie avec son chien.
Il est donc important de surveiller dans quel contexte le chien de travail est exploité : quelle est sa charge de travail, quelles sont ses conditions de vie en dehors des exercices ? Il s’avère que le chien de traineau est un sport canin que les chiens ont tendance à adorer : difficile de le retenir au moment du départ tant il est excité et joyeux !

Mais il faut rester vigilant : l’équipe encadrant cet évènement, consitué au niveau santé de 8 vétérinaires, s’assure également que le chien ne pousse pas l’effort au point de se blesser. Comme pour les sportifs, l’adrénaline et le plaisir procuré par l’exercice peuvent masquer la souffrance du corps dans l’intensité. Ainsi, les chiens ont l’assurance de ne pas dépasser leur limites, au détriment de leur santé ou de leur bien-être.

Dr Stéphane Tardif
Docteur vétérinaire et rédacteur pour Wamiz

https://wamiz.com/