La vie, une route


Prendre sa vie en main, ou laisser les autres nous tracer le chemin, c’est un choix que nous faisons.
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La vie, une route

 

La vie est une route. Tu peux choisir de trainer les pieds, de marcher sur le bas côté, tu peux choisir de suivre le troupeau sans lever le front,  ou bien tu peux chercher ton propre chemin sans te soucier de celui qu’on veut t’obliger à prendre. Décider que nul autre ne peut marcher à ta place

Henri Loevenbruck

Le Saviez-Vous ► Du berceau à la tombe Gate­way Drug : une histoire du Happy Meal


Lors du 14 janvier dernier à cause du Shutdown, Donald Trump a servi à la Maison Blanche du Mcdonald à des joueurs de football.. De quoi faire frémir Michelle Obama !!! C’est une des raisons de revenir sur l’histoire des Happy Meal, ce que nous appelons en français les Joyeux festin pour enfants. En passant, l’origine de ces Joyeux festin n’est pas tout à fait américain, mais l’idée viens du Guatémala. C’est toute une stratégie pour habituer très jeune les enfants a aimer la malbouffe. Malgré les scandales, les oppositions sur les jouets, les calories, les Joyeux festin sont difficile à détrôner.
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Du berceau à la tombe Gate­way Drug : une histoire du Happy Meal

 

 

Pour les enfants, le menu iconique de Ronald est le premier d’une longue série de repas à McDonald’s. Il façonne ainsi leur dépendance à la marque.

 

par Ulyces

Du drive à la Maison-Blanche

Dans la luxueuse salle de récep­­tion de la Maison-Blanche, un major­­dome s’attèle à allu­­mer chaque bougie des chan­­de­­liers rococo qui ont été dispo­­sés sur une impo­­sante table laquée. Les rideaux lourds, les tapis épais et le portrait d’Abra­­ham Lincoln accro­­ché au mur contri­­buent à créer une atmo­­sphère feutrée et solen­­nelle, malgré la dizaine de jour­­na­­listes présents pour l’évé­­ne­­ment. Anachro­­nisme un brin gros­­sier, des boîtes colo­­rées estam­­pillées McDo­­nald’s jurent avec les plats en argent sur lesquelles elles ont été amon­­ce­­lées.

 

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Donald Trump s’ap­­prête ce lundi 14 janvier 2019 à rece­­voir les cham­­pions des Clem­­son Tigers, une équipe univer­­si­­taire de foot­­ball améri­­cain origi­­naire de Caro­­line du Sud.

« Ce ne sont que des bonnes choses, de la bonne nour­­ri­­ture améri­­caine. Si c’est améri­­cain, j’aime ça ! » clame-t-il aux jour­­na­­listes qui lui demandent s’il préfère le Filet-O-Fish ou le Big Mac. 300 burgers, des frites par milliers, et quelques pizzas : ce jour-là, le président améri­­cain sert sa « nour­­ri­­ture favo­­rite », qu’il a d’ailleurs payée de sa poche. Plus tard, les joueurs défi­­le­­ront devant les sauces Deluxe et les couverts en argent dans leurs élégants costumes, les plateaux en plas­­tique du DoMac ayant été rempla­­cés par des assiettes en porce­­laine.

Donald Trump explique avoir fait ce choix de menu à cause du manque d’em­­ployés dispo­­nibles à la Maison-Blanche, suite au shut­­down du gouver­­ne­­ment qui a débuté le 22 décembre. En refu­­sant de signer une loi budgé­­taire qui n’in­­clue pas les crédits néces­­saires à l’érec­­tion d’un mur à la fron­­tière mexi­­caine, le milliar­­daire a imposé la ferme­­ture de certaines admi­­nis­­tra­­tions en atten­­dant qu’un accord soit trouvé. La passion du Président pour McDo­­nald’s était déjà connue. Comme nombre d’Amé­­ri­­cains, Donald Trump a été nourri par la chaîne de fast-food dès l’en­­fance.

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Les accros au McDo d’aujourd’­­hui seraient-ils donc les initiés au Happy Meal d’hier ?

Une étude publiée en 2009 souligne le fait que, « contrai­­re­­ment aux substances telles que l’al­­cool et la nico­­tine, où la consom­­ma­­tion initiale débute souvent à l’ado­­les­­cence, les aliments riches en matières grasses et en sucre sont initia­­le­­ment ingé­­rés pour la plupart des gens pendant l’en­­fance ou petite enfance ».

Un condi­­tion­­ne­­ment précoce à la malbouffe qui empê­­che­­rait l’édu­­ca­­tion du palais et le lais­­se­­rait à son état primaire.

« Nous forgeons notre goût en grande partie dans l’en­­fance. Son éduca­­tion commence in utero, puis elle se fait par l’ex­­pé­­rience », confirme la diété­­ti­­cienne nutri­­tion­­niste Magali Walko­­wicz.

« Les enfants ne doivent pas manger tels ou tels aliments parce qu’ils les aiment, mais apprendre à les aimer parce qu’ils les mangent. S’ils consomment trop souvent des aliments au goût stan­­dar­­disé, cette éduca­­tion sera compro­­mise », explique-t-elle, assu­­rant qu’il est « très facile d’en­­tre­­te­­nir l’ap­­pé­­tence des enfants pour de tels aliments ».

Les jeunes sont donc la cible parfaite des Happy Meal, conçus d’après Magali Walko­­wicz par « des entre­­prises agro-alimen­­taires qui dépensent des millions pour créer des aliments qui enchantent les papilles gusta­­tives des enfants, qui les confortent dans leur gour­­man­­dise primaire et déclenchent des sensa­­tions addic­­tives ».

Steven Witherly, scien­­ti­­fique en alimen­­ta­­tion, a ainsi publié en 2007 une étude dans laquelle il détaille ce qui rend certains aliments – telles que les frites – plus addic­­tifs que d’autres.

Il explique que l’in­­dus­­trie agro-alimen­­taire inves­­tit avant tout dans « l’oro­­sen­­sa­­tion mémo­­rable, qui corres­­pond au ressenti lorsque vous mangez un aliment conçu pour créer une sensa­­tion en bouche mémo­­rable pour votre cerveau et géné­­rer une envie de reviens-y », résume Magali Walko­­wicz.

Si l’on ajoute à ces recettes savam­­ment étudiées un marke­­ting d’une redou­­table effi­­ca­­cité, il est envi­­sa­­geable que le Happy Meal laisse une trace indé­­lé­­bile dans la vie des consom­­ma­­teurs.

« Avoir régu­­liè­­re­­ment en bouche des aliments étudiés pour leurs plaire condi­­tionne les enfants à en consom­­mer. Ce qui entre ensuite en jeu, c’est le souve­­nir des expé­­riences alimen­­taires, et c’est ici que la psycho­­bio­­lo­­gie de la malbouffe joue vrai­­ment contre les enfants, car leur cerveau enre­­gistre ces sensa­­tions », explique Magali Walko­­wicz.

Confron­­tés à une publi­­cité McDo­­nald’s, « leur cerveau déclen­­chera les souve­­nirs du moment où ils en ont mangé, et cela peut provoquer des réponses physiques, comme la sali­­va­­tion et la faim de cet aliment ».

Le menu de Ronald sera alors vu à tout jamais comme une comfort food aussi déli­­cieuse et rassu­­rante que la made­­leine de Proust ou les coquillettes au jambon.

Cajita feliz

 

Pour atti­­rer les familles dans ses restau­­rants, McDo­­nald’s a d’abord cher­­ché à se donner une image de tonton sympa. Mais le Happy Meal n’est pas né chez l’Oncle Sam. Tout a commencé dans les années 1970, au Guate­­mala, sur les banquettes de la fran­­chise tenue par Yolanda Fernán­­dez de Cofiño.

En 1974, son époux achète les droits pour ouvrir le tout premier restau­­rant McDo­­nald’s du pays. Pour l’ai­­der, madame Fernán­­dez de Cofiño décide d’aban­­don­­ner son rôle de mère au foyer, et les ventes finissent enfin par décol­­ler. Alors qu’elle tient la seule et unique caisse de son restau­­rant, Yolanda Fernán­­dez de Cofiño assiste au ballet des mères de famille, obli­­gées d’ache­­ter en grande quan­­tité pour combler leurs enfants.

 « Elles gaspillaient beau­­coup d’argent. Moi qui ai cinq enfants, j’ai pensé : “Il faut créer un menu spécial pour les petits, avec un hambur­­ger, des pommes de terre, un petit Sundae, et un bonbon ou un petit cadeau, pour que la mère n’ait plus l’im­­pres­­sion d’avoir dila­­pidé son argent” », raconte-t-elle.

Yolanda Fernán­­dez de Cofiño

Elle invente alors l’an­­cêtre du Happy Meal, « le menu de Ronald », et finit par le présen­­ter lors d’une conven­­tion, devant des respon­­sables améri­­cains du marke­­ting. L’idée de Yolanda Fernán­­dez de Cofiño remonte jusqu’au siège de McDo­­nald’s à Chicago, et inspire les respon­­sables de la marque, qui font alors appel à Bob Bern­­stein et à son agence de pub, Bern­­stein-Rein.

 « Ils se sont occu­­pés d’ajou­­ter une boîte, des jouets de première classe, et c’est comme ça qu’est née la Cajita Feliz [le nom du Happy Meal en Amérique latine] », résume la femme d’af­­faires.

En 1977, Bob Bern­­stein colla­­bore ainsi avec des illus­­tra­­teurs pour concoc­­ter le packa­­ging idéal. Une première version du Happy Meal est testée la même année à Kansas City où elle remporte un franc succès. La jolie boîte contient alors un burger, une portion de frites, un soda et des cookies.

Le premier Happy Meal vendu à grande échelle appa­­raît fina­­le­­ment en 1979. Il décline le thème du cirque. En plus de leur menu, les enfants découvrent dans la boîte un pochoir, un porte-monnaie et une gomme. La même année, McDo­­nald’s trouve le parte­­naire d’une vie pour sa nouvelle inven­­tion : le cinéma. Le Happy Meal revêt alors les couleurs du film Star Trek, offrant aux enfants des images et des puzzles à l’ef­­fi­­gie de Spock. Un emblème de la culture pop améri­­caine est né.

« C’est simple, je ne me suis pas rendue compte que j’avais inventé quelque chose de si impor­­tant », déclare aujourd’­­hui Yolanda Fernán­­dez de Cofiño.

En 1987, McDo­­nald’s trouve un nouvel allié et s’as­­so­­cie à Disney pour placer dans ses Happy Meal des figu­­rines Cendrillon, mais le plus gros succès arrive en 1997. Le fast-food place alors les Teenie Beanie, ces peluches à l’ef­­fi­­gie d’ani­­maux irré­­sis­­tibles, dans ses boîtes en carton. McDo­­nald’s en vend 100 millions en un an. Certains maga­­sins, à court de peluches, assistent à des scènes d’émeute, de bagarres et d’in­­ter­­ven­­tions poli­­cières.

Tama­­got­­chi, Furby, Barbie, Hot Wheels, et autres figu­­rines Space Jam : Ronald est ensuite toujours là où les enfants l’at­­tendent, et sait exac­­te­­ment quels jouets sont au cœur de leurs caprices. Au fil du temps, les collec­­tions deviennent cultes, s’im­­posent comme des emblèmes qui se vendent encore aujourd’­­hui à prix d’or sur eBay.

Mais après l’ex­­ci­­ta­­tion des années 1990 vient fina­­le­­ment la prise de conscience, lors de la décen­­nie suivante. L’obé­­sité infan­­tile est au cœur du débat, chaque calo­­rie est comp­­tée, et le gras saturé, le sel et le sucre conte­­nus dans le Happy Meal deviennent le mal incarné. En 2002, dix adoles­­cents déposent plainte contre McDo­­nald’s, esti­­mant que la chaîne et son redou­­table marke­­ting sont respon­­sables de leurs problèmes de santé. Premier géant alimen­­taire accusé d’un tel fait, la firme, empê­­trée dans une mauvaise campagne de presse, doit prendre des mesures.

Le siège du palais

Des mesures forcées, mais elles aussi très bien marke­­tées. En 2004, McDo­­nald’s vante ainsi un choix de menu plus large et plus sain pour son Happy Meal, qui comprend des pommes, des portions de frites plus petites, ou encore une brique de lait à 1 % de matière grasse. De la poudre aux yeux, si l’on en croit les diété­­ti­­ciens :

« McDo­­nald’s met en avant le nombre de calo­­ries idéal de ses menus et ses efforts nutri­­tion­­nels sur le choix des viandes, pois­­sons, et blé, mais le Happy Meal n’est abso­­lu­­ment pas un menu adapté aux besoins nutri­­tion­­nels d’un enfant », estime ainsi Magali Walko­­wicz. « Lorsqu’on se penche sur la qualité des calo­­ries du Happy Meal, c’est plutôt inquié­­tant. Le menu tel qu’il est composé par les enfants est très riche en glucides à fort impact sur la glycé­­mie », souligne-t-elle.

Les critiques ne faiblissent donc pas. Et de plus en plus de respon­­sables dénoncent le marke­­ting agres­­sif de la marque.

 « On est révolté par les marchands de tabac qui font de la publi­­cité auprès des jeunes, mais nous restons les bras croi­­sés lorsque les firmes alimen­­taires font de même. Pour­­tant, nous pour­­rions affir­­mer que les effets néfastes d’une mauvaise alimen­­ta­­tion sur la santé publique sont compa­­rables à ceux du tabac », souli­­gnait en 2013 Kelly Brow­­nell, profes­­seur de psycho­­lo­­gie et santé publique à Yale.

Le youtu­­beur le plus regardé au monde aime aussi le Happy Meal
Crédits : Ryan’s Toys Review/YouTube

Présent dans les écoles améri­­caines, à la télé­­vi­­sion, à travers les dessins animés et les jouets, McDo­­nald’s est omni­­pré­sent dans la vie des enfants, afin de pouvoir se rappe­­ler à leur bon souve­­nir lorsqu’ils seront adultes. Dans l’étude McDo­­nald’s and Chil­­dren’s Health: The Produc­­tion of New Custo­­mers menée en 2007, un scien­­ti­­fique montrait que les enfants de trois à cinq ans issus d’une famille à faibles reve­­nus préfé­­raient ainsi le goût des hambur­­gers, du poulet, des frites, des carottes ou du lait s’ils pensaient que les produits prove­­naient de McDo­­nald’s, que cela soit avéré ou non.

Une tendance qui prouve que les enfants « asso­­cient la marque aux aliments qu’ils aiment, tandis qu’elle crée un poten­­tiel à vie d’obé­­sité et de surcon­­som­­ma­­tion de produits riches en graisses et peu nutri­­tifs », expliquait Corpo­­ra­­tions and Health Watch dans son rapport.

L’or­­ga­­ni­­sa­­tion souli­­gnait égale­­ment que plus de la moitié des enfants de 9 à 10 ans inter­­­ro­­gés pensaient que « Ronald McDo­­nald savait très bien ce qu’il y avait de mieux à manger pour eux ».

« Le déve­­lop­­pe­­ment de la publi­­cité adres­­sée aux enfants a été motivé par des efforts pour augmen­­ter non seule­­ment la consom­­ma­­tion actuelle, mais aussi celle du futur. En misant sur le fait que les souve­­nirs nostal­­giques d’une marque conduisent à toute une vie d’achats, les entre­­prises prévoient désor­­mais des stra­­té­­gies de campagnes “du berceau à la tombe” », explique le jour­­na­­liste d’in­­ves­­ti­­ga­­tion Eric Schlos­­ser dans son livre Fast Food Nation: The Dark Side of the All-Ameri­­can Meal.

Pour certains, la solu­­tion passe notam­­ment par le retrait des jouets des Happy Meal, qui motivent souvent les enfants plus que la nour­­ri­­ture.

« Il existe de nombreuses preuves en science sociale sur les effets des jouets gratuits. Cette nour­­ri­­ture est faite pour promou­­voir une consom­­ma­­tion addic­­tive et compul­­sive chez les enfants et les adultes », estime ainsi le profes­­seur de droit Joel Bakan dans son livre Child­­hood Under Siege.

La solu­­tion est-elle donc de bannir carré­­ment les Happy Meal de la vie des enfants ? Pas néces­­sai­­re­­ment, assure Magali Walko­­wicz.

« Trop frus­­trés, ils pour­­raient adop­­ter un compor­­te­­ment alimen­­taire anar­­chique dès qu’ils seront sans surveillance », explique la diété­­ti­­cienne. « Il faut leur apprendre que le McDo­­nald’s n’est pas là pour nour­­rir leur orga­­nisme mais pour leur faire plai­­sir, qu’il doit être occa­­sion­­nel. S’ils ont une vraie éduca­­tion nutri­­tion­­nelle, ils s’en détour­­ne­­ront d’eux mêmes tôt ou tard, car lorsque l’on a un palais éduqué à la vraie nour­­ri­­ture, au véri­­table goût des aliments, le McDo­­nald’s n’est tout simple­­ment pas possible ! » affirme-t-elle.

Quant à la passion du président améri­­cain pour la marque, peut-être vient-elle fina­­le­­ment d’ailleurs que d’une boîte Happy Meal.

 « Trump et l’in­­dus­­trie de la fast-food sont moti­­vés exac­­te­­ment par la même chose : la cupi­­dité pure », explique Eric Schlos­­ser. « Peut-être que son amour pour la junk food aidera à persua­­der les enfants à ne jamais s’en appro­­cher… » espère-t-il avec ironie.


Couver­­ture : Gate­­way drug.

 

https://www.ulyces.co/

Devez-vous enlever vos chaussures à l’intérieur ? Des microbiologistes répondent


Enlever ses chaussures en rentrant à la maison ? Il semblerait qu’il y a tout un monde sous nos semelles. Certaines bactéries seraient celles qui nous donnent des misères. Cependant, en générale, cela n’est pas dangereux du moins pour les gens en bonne santé. Mais pour les jeunes enfants, c’est peut-être un peu différent ainsi que les personnes ayant une santé plus fragile.
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Devez-vous enlever vos chaussures à l’intérieur ? Des microbiologistes répondent

 

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Faites-vous partie de ces personnes qui enlèvent leurs chaussures dans la maison ou l’appartement ? Peut-être même demandez-vous gentiment à vos invités de faire pareil ? Vous partez du principe que c’est plus propre. Mais est-ce vraiment le cas, ou est-ce beaucoup de bruit pour pas grand-chose ?

On ne va pas se mentir, nos chaussures abritent « des centaines de milliers de bactéries par centimètre carré, explique Jonathan Sexton, microbiologiste à l’Université d’Arizona. Et à chaque pas que nous faisons, dit-il, nous recrutons de nouveaux préposés ».

Qu’il y ait des millions de bactéries, d’accord. Après tout, ce sont elles qui dominent le monde (et nos intestins). Mais quels types de bactéries retrouve-t-on sous nos chaussures ? Et sont-elles pour autant dangereuses pour la santé humaine ?

Du monde sous les chaussures

Des études ont déjà suggéré que près de 96 % de toutes les chaussures (du moins celles analysées) étaient recouvertes de bactéries fécales. Parmi elles, vous retrouverez notamment Escherichia coli (E. coli). Et bien que nombre de ces bactéries soient inoffensives pour l’Homme, certaines souches peuvent en revanche provoquer des diarrhées graves, des infections des voies urinaires et même une méningite.

D’autres études ont également mis en évidence la présence de Staphylococcus aureus, connue pour provoquer de nombreuses infections cutanées et, dans certains cas extrêmes, des infections potentiellement mortelles chez les patients immunodéprimés ou souffrant de problèmes cardiaques. Une étude publiée en 2014 a également révélé la présence de Clostridium difficile, qui de son côté peut entraîner l’apparition de problèmes intestinaux, comme la diarrhée.

bactéries

Staphylococcus aureus, résistante à la méthicilline. Crédits : Pixnio

Ne pas surestimer les risques

Sur le papier, nous aurions donc tout intérêt à retirer nos chaussures chaque fois que nous rentrons à la maison. Mais en réalité, la quantité de ces bactéries potentiellement nocives n’est généralement pas assez élevée pour vous rendre malade.

« Pour un individu en bonne santé, les bactéries sur les chaussures ne posent probablement aucun risque ou un risque minime », explique en effet Kevin Garey, de l’Université de Houston.

Les chercheurs notent tout de même quelques précautions à prendre, notamment en présence de nourrissons rampant au sol, ou encore de personnes immunodéprimées.

« Chez une personne à risque d’infection – généralement une personne récemment hospitalisée – il peut être important de veiller à un bon nettoyage du logement, confirme le chercheur. En résumé, si vous êtes à risque d’infection ou si vous avez un enfant en bas âge, c’est une bonne idée de retirer vos chaussures d’extérieur lorsque vous entrez chez vous, dit-il. Pour la plupart des personnes en bonne santé, toutefois, vous pouvez prendre une décision en vous basant autant sur vos préférences et vos habitudes que sur vos préoccupations potentielles pour la santé ».

Source

https://www.livescience.com/

S’ennuyer, c’est bon pour l’esprit


Ça vous arrive encore de vous ennuyer ? L’ennui avant les tablettes, les téléphones portables, était probablement plus fréquent. Pourtant, l’ennui aurait certains avantages qui sont positifs sur la productivité et la créativité.
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S’ennuyer, c’est bon pour l’esprit

 

Quand l'ennuyeux devient innovant.| Niklas Hamann via Unsplash CC License by

Quand l’ennuyeux devient innovant.| Niklas Hamann via Unsplash CC License by

Repéré par Jasmine Parvine

Vous ne verrez peut-être plus vos moments de paresse de la même manière.

— Repéré sur Time

La prochaine fois que vous trouverez le temps long dans le train ou la salle d’attente de votre médecin, dites-vous que ces longues minutes d’ennui vous font du bien.D’après une étude, publiée dans le magazine Academy of Management Discoveries, l’ennui pourrait stimuler votre productivité et votre créativité. Ce sont les résultats d’une étude pour laquelle des scientifiques ont constitué deux groupes de personnes: le premier devait effectuer une tâche ennuyeuse, comme trier des haricots par couleurs, le deuxième une activité artisanale intéressante et stimulante. Ils ont ensuite été soumis à un test: trouver des réponses à des questions du genre «Quelles excuses utiliser lorsque vous êtes en retard, sans passer pour une mauvaise personne?». Résultats: celles et ceux qui se sont ennuyés ont triomphé en termes de quantité et de qualité d’idées.

«L’ennui repose sur la recherche d’une simulation neuronale qui n’est pas satisfaite», a déclaré au Time Sandi Mann, maître de conférence en psychologie à l’Université de Central Lancashire au Royaume-Uni et autrice de The Upside of Downtime: Why Boredom Is Good.

Elle explique que si nous ne trouvons pas de stimulus, notre esprit en créera un. Cette créativité spontanée, en laissant vagabonder son esprit, permettrait également de trouver des solutions à nos problèmes. Les moments aptes à la rêverie peuvent être difficiles à trouver dans notre quotidien: écrans, travail et autres facteurs de stress nous empêcheraient de nous ennuyer vraiment. Il faudrait s’éloigner suffisamment longtemps de la vie moderne pour que ça marche, souligne Mann. Prendre une pause pourrait donc être une occasion précieuse de se ressourcer.

S’ennuyer de la bonne manière

Attention à ne pas confondre relaxation et ennui. Une activité délibérément tranquille, telle que le yoga ou la méditation, ne correspondrait pas à la définition de «ne pas trouver de stimulation». Marcher, nager, ou être assis les yeux fermés, sans rien pour nous guider, permettrait en revanche de profiter de ce spleen créatif. Pour que ça marche, il est crucial de se déconnecter. Sandi Mann explique que nos smartphones détruisent notre capacité à nous ennuyer et empêchent un vrai divertissement:

«Nous essayons de balayer et de faire défiler l’ennui, mais en faisant cela, nous nous rendons plus enclins à l’ennui, car chaque fois que nous sortons notre téléphone, nous ne laissons pas notre esprit vagabonder et résoudre notre problème».

Ne reste peut-être plus qu’à créer une appli pour s’ennuyer…

http://www.slate.fr/

Un homme hospitalisé après s’être injecté son propre sperme Il voulait traiter ainsi son mal de dos.


Quelle idée a passé par la tête de ce gars de s’injecter par intraveineuse son propre sperme pour des douleurs aux dos chronique ? Cela ne lui a pas fait grand bien, au contraire, il a dû se faire soigner par une thérapie antimicrobienne.
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Un homme hospitalisé après s’être injecté son propre sperme

Il voulait traiter ainsi son mal de dos.

IRISH MEDICAL JOURNAL

Par David Lohr, HuffPost US

Une nouvelle étude publiée dans l’Irish Medical Journal raconte le cas d’un homme de 33 ans qui a été hospitalisé après s’être injecté de façon répétitive son propre sperme pour soulager ses maux de dos chroniques.

«Il s’agit du premier cas rapporté d’injection de sperme pour traitement médical», ont écrit des docteurs de Dublin dans l’étude de cas intitulée «« Semenly » harmless back pain: an unusual presentation of a subcutaneous abscess».

Le remède maison de l’homme a été découvert lorsqu’il s’est présenté au cabinet d’un médecin se plaignant de douleurs au dos. Tout en examinant le patient, un médecin a remarqué que son bras droit semblait enflé.

Le médecin n’avait pas vu venir l’explication qu’a donnée l’homme.

«Le patient a expliqué qu’il s’était injecté à l’intraveineuse son propre sperme comme une méthode innovante pour traiter des maux de dos», ont relaté les docteurs dans l’étude. «Il a créé cette « cure » indépendamment de tout conseil médical.»

L’homme a indiqué avoir acheté une aiguille hypodermique en ligne et s’était injecté une fois par mois pendant les 18 mois précédents sa visite chez le docteur. Tout juste avant cette visite, il a informé s’être blessé le bas du dos en levant un objet lourd et s’est donné trois doses, selon l’étude.

IRISH MEDICAL JOURNALCellulite et œdème de l’avant-bras droit de l’homme.

Le sperme est entré dans ses vaisseaux sanguins et ses muscles. Une radiographie a révélé que de l’air était emprisonné sous sa peau, et il a été immédiatement hospitalisé.

Les docteurs l’ont traité à l’aide d’une thérapie antimicrobienne intraveineuse. Sa douleur au dos aurait diminué et il est parti de l’hôpital par lui-même sans que la zone infectée ne soit drainée.

Les docteurs responsables du rapport ont effectué une «revue de fond» de la littérature médicale et ont été incapables de trouver d’autres cas d’injection de sperme.

L’étude conclut avec un avertissement que l’expérimentation médicale est dangereuse et qu’il est risqué pour des individus non formés de s’injecter des substances qui ne sont pas prévues pour un usage intraveineux.

Traduction: ne vous injectez rien sans approbation d’un docteur, incluant du sperme.

Ce texte initialement publié sur le HuffPost États-Unis a été traduit de l’anglais.

https://quebec.huffingtonpost.ca

Non, Facebook ne limite pas votre fil d’actualités à 25 amis


Ce qui serait bien avant de mettre des messages qu’on demande de copier coller est de faire une petite recherche sur un moteur de recherche ou encore sur des sites comme celui de https://www.francoischarron.com/ très connu au Québec. Il émet souvent des mises en garde contre les canulars qui circulent sur Facebook. Cela éviterait de polluer le réseau social et arrêterait les gens qui propagent les canulars en se disant au cas où que c’est vrai.
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Non, Facebook ne limite pas votre fil d’actualités à 25 amis

 

Logo de l'application mobile de Facebook.

Ce message a été démenti par Facebook il y a déjà près d’un an. Photo: The Associated Press / Matt Rourke

Une publication virale qui prétend que le fil d’actualités Facebook ne montre que les activités de 25 amis est un canular.

L’histoire provient d’une publication écrite reprise sous différentes formes, mais qui semble toujours indiquer que vous n’avez accès qu’au contenu de 25 ou 26 amis. Ces messages circulent abondamment depuis de nombreux mois sur le réseau social.

Voici l’un de ces messages :

« Merci pour les conseils pour contourner FB … ça marche !! J’ai un tout nouveau flux de nouvelles. Je vois des messages de personnes que je n’ai pas vues depuis des années. Voici comment contourner le système que FB a maintenant mis en place pour limiter les publications sur votre fil de nouvelles. Leur nouvel algorithme choisit les mêmes personnes – environ 25 – qui liront vos messages. Par conséquent, maintenez votre doigt n’importe où dans ce message et « copie » apparaîtra. Cliquez sur « copier ». Ensuite, allez sur votre page, commencez une nouvelle publication et placez votre doigt n’importe où dans le champ vide. « Coller » va apparaître et cliquer coller. Cela contournera le système. Salut nouveaux et anciens amis! Bonne année à tous! »

Ce message et tous ceux du même genre sont toutefois complètement faux, comme l’avait confirmé Facebook au Washington Post en février 2018.

« Ce n’est tout simplement pas vrai, avait indiqué un porte-parole de Facebook. Nous classons le fil d’actualités selon la pertinence pour vous, et bien que nous ayons fait des mises à jour qui pourraient affecter le nombre de publications de vos amis qui y apparaissent, votre fil d’actualités n’est pas limité à 25 d’entre eux. »

L’origine de ce canular remonterait à la fin de l’année 2017, mais il a connu ses heures de gloire lorsque Facebook a annoncé des changements à l’algorithme du fil d’actualités, en janvier 2018.

L’entreprise souhaitait alors faire apparaître davantage de publications des amis et de la famille de ses utilisateurs, au détriment de celles des marques et des entreprises.

Avec les informations de Business Insideret The Washington Post

https://ici.radio-canada.ca/

21 janvier, dernière éclipse totale de la Lune avant 2022


Je ne suis pas certaine que je vais veiller pour voir cette éclipse totale de la lune. Pourtant, c’est un spectacle qui mérite d’être admiré.
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21 janvier, dernière éclipse totale de la Lune avant 2022

 

Agence France-Presse
Washington

Les habitants des Amériques, d’une grande partie de l’Europe et d’Afrique de l’Ouest pourront observer une éclipse totale de Lune dans la nuit du 20 au 21 janvier, la dernière avant 2022.

Pour les Européens et les Africains, l’éclipse totale se produira à la fin de la nuit, peu avant le lever du Soleil. L’est de ces continents en verra moins en raison du lever du jour.

Pour les Américains du Nord et du Sud, ce sera au début ou au milieu de la nuit.

La pleine Lune sera dans l’ombre de la Terre de 3h34 à 6h51 GMT (22h34 à 1h51, heure de Montréal). Pendant la première heure, elle sera doucement « mangée » par la gauche. L’éclipse sera totale pendant une heure à partir de 4h41 GMT (23h41, heure de Montréal), selon les tableaux horaires fournis par la NASA.

La phase totale de l’éclipse sera environ trois quarts d’heure plus courte que celle de la grande éclipse de juillet 2018, qui restera la plus longue du XXIe siècle.

Pendant l’éclipse totale, la Lune ne sera pas invisible : elle sera rouge, comme lors de toutes les éclipses totales.

Cette teinte sera due au fait que les rayons du Soleil ne l’atteindront plus directement. A la place, une petite partie des rayons rouges seront filtrés par l’atmosphère terrestre et réfractés vers la Lune (les rayons bleus, eux, divergeront vers l’extérieur).

C’est le même phénomène qui colore en rouge les levers et couchers du Soleil vus depuis la Terre.

« C’est la dernière chance avant un long moment de voir une éclipse totale de Lune », dit à l’AFP Bruce Betts, scientifique en chef de la Planetary Society, une organisation astronomique américaine.

La prochaine éclipse totale visible depuis l’Europe aura lieu le 16 mai 2022, mais des éclipses partielles auront lieu dans l’intervalle.

Des éclipses totales de Lune peuvent arriver deux voire trois fois par an.

Elles correspondent à un concours de circonstances rare : il faut que la Terre se situe exactement entre le Soleil et la Lune.

Encore faut-il que le ciel soit dégagé pour en profiter. Les nuages gâchent souvent le spectacle. 

Les passionnés d’astronomie pourront comparer les infimes variations de la teinte rouge de la Lune cette fois-ci.

« Tout dépend de ce qu’il y a dans l’atmosphère », explique Bruce Betts. « Tout comme les couchers de Soleil changent de couleur d’un jour à l’autre, les éclipses varient en fonction des particules dans l’atmosphère, ou s’il y a une éruption volcanique, par exemple ».

Aucun télescope n’est nécessaire pour observer l’éclipse. Pour voir les cratères de la Lune, le planétologue rappelle que de simples jumelles peuvent faire l’affaire.

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