Changer


De toute manière vouloir changer le monde serait utopique, cependant si nous apprenons à nous améliorer, nous transmettons quelque chose de positif aux autres qui aura un effet domino.
Nuage

 

Changer

 

Changer le monde n’est pas ta mission. Te changer toi-même est ton devoir. T’éveiller à ta vraie nature est ton opportunité.

Mooji

Des sculptures très détaillées avec des morceaux de poupées accumulés


Ce doit prendre énormément de poupée pour faire ces sculptures. Je trouve cela quand même un peu sordide.
Nuage

 

Des sculptures très détaillées avec des morceaux de poupées accumulés

 

Freya Jobbins est une artiste australienne dont le travail est basé sur le collage par assemblage, l’installation et l’impression.

Elle précise que son travail est basé sur l’appropriation, le réassemblage et la subversion d’objets préexistants, où elle continue d’explorer les notions d’identité, de motifs et de sa propre dissimulation ».

L’aspect cumulatif de la couleur dite « chair » avec le rythme des petits éléments donne un résultat très fouillé et juste, qui exprime à la fois l’apparence des groupes anatomiques de muscles et le mouvement du vivant.

Freya Jobbins_Cassiopeia, 2015

Freya Jobbins_Cassiopeia, 2015BatmanZeus,Ganymede,Hera

http://www.laboiteverte.fr/

Le Saviez-Vous ► Nez bouché, nez qui coule… comment en venir à bout?


Le rhume est très contraignant, malheureusement qu’on se soigne ou non, cela n’a pas de différence sur la durée du coryza. Nous pouvons seulement atténuer les symptômes avec quelques gestes très simples.
Nuage

 

Nez bouché, nez qui coule… comment en venir à bout?

 

© getty.

Charlotte Costenoble

Quelques astuces pour arriver à bout d’un vilain rhume.

En hiver, il est très courant d’avoir le nez qui coule, le nez bouché ou même les 2 en même temps. Ces désagréments sont les manifestations classiques du rhume. Appelé aussi « coryza », le rhume est une affection bénigne, le plus souvent virale (près de 200 virus peuvent être à l’origine d’un rhume) et très fréquente. En moyenne, un adulte souffre de 2 à 3 rhumes par an tandis qu’un enfant, plus fragile, peut en souffrir jusqu’à 8 fois par an!

Mécanisme de défense

Le rhume est une inflammation de la muqueuse nasale suite au contact avec un ou plusieurs virus. Le mécanisme est simple: les virus pénètrent dans la cavité nasale et vont se fixer sur la muqueuse. En réaction, les vaisseaux sanguins présents dans le nez se dilatent afin d’amener des cellules de défense. La muqueuse nasale gonfle (le nez se bouche) et sécrète du mucus afin d’évacuer les virus incriminés (le nez coule). Les symptômes de nez bouché ou de nez qui coule sont, en fait, des mécanismes de défense de l’organisme.

Soulager les symptômes

La prise en charge d’un rhume est uniquement symptomatique. On ne peut, malheureusement, pas en diminuer la durée. L’adage « un rhume, c’est 7 jours sans médicaments et une semaine avec » s’avère être assez réaliste. Aucun médicament ne raccourcit la durée d’un rhume. Par contre, il est possible de diminuer l’intensité des symptômes et d’améliorer le confort de vie du malade par quelques moyens simples et produits disponibles en pharmacie:

– Les astuces non médicamenteuses

La base quand un nez se bouche ou coule? Le mouchage! Bien souvent, ce geste santé est oublié. Pourtant, c’est la première chose à faire pour évacuer les virus présents sur la muqueuse nasale. D’autres conseils peuvent aussi être suivis: se reposer, aérer son intérieur (au moins 15 à 20 minutes par jour), éviter de surchauffer sa chambre à coucher (idéal = 16-18°C), éviter l’inhalation d’air froid, de fumée de cigarette,…

– Le sérum physiologique et les sprays d’eau salée

Ce sont les atouts de choc pour un mouchage efficace et une hygiène nasale au top. Le sérum physiologique ou les sprays d’eau salée vont humidifier la muqueuse et permettre l’évacuation plus active du mucus rempli de virus. Ils peuvent être utilisés autant de fois que nécessaire et sur le long terme. Les sprays dits « hypertoniques » sont un peu plus salés que les sprays classiques. Ils exercent un effet décongestionnant en désengorgeant les cellules de la muqueuse nasale. Plus irritants, ils ne doivent pas être utilisés à trop long terme.

– Les sprays et comprimés décongestionnants/anti écoulements

De nombreux sprays et comprimés décongestionnants et/ou anti écoulements existent. Ils sont efficaces et soulagent vite le malade. Par contre, il est primordial de bien respecter leur posologie car ils possèdent des effets indésirables. Demandez toujours conseil à votre pharmacien.

Limiter la contagion

Le rhume est une affection très contagieuse. Afin de limiter la contamination de l’entourage, il est recommandé de se couvrir la bouche lors d’une toux ou d’un éternuement, d’utiliser des mouchoirs en papier jetables et de se laver les mains au savon et à l’eau le plus régulièrement possible.

Quand consulter?

Bien que dans la grande majorité, les symptômes du rhume soient bénins, certains signaux d’alarme doivent nous pousser à aller consulter: des sécrétions vertes ou jaunes depuis plus de 5 jours, des douleurs au niveau des sinus, une forte fièvre, une douleur à l’oreille,…

https://www.7sur7.be/

Patient hors norme : elle n’entend plus les voix masculines


 

Un cas sur 12 000 souffre de ce mal étrange. En Chine, ils ont une patiente qui souffre d’une perte d’audition, mais des basses fréquences. . Étrangement, elle entend les voix féminine, mais pas masculine. Cela peut être dû a la fatigue et au stress, mais il peut aussi avoir d’autres facteurs de cette rare perte d’audition.
Nuage

 

Patient hors norme : elle n’entend plus les voix masculines


Marie-Céline Ray
Journaliste

Une patiente chinoise s’est réveillée un matin en ayant perdu une partie de son audition : elle ne comprenait plus ce que lui disait son petit ami mais entendait toujours les voix féminines. Elle avait perdu l’audition sur les basses fréquences – un trouble rare connu sous le terme de « perte auditive en pente inversée ».

Généralement, en vieillissant, nous perdons l’audition dans les aigus. Mais ici, c’est l’inverse qui est arrivé à Mme Chen, une patiente chinoise dont le cas surprenant est rapporté par le Daily Mail.  Mme Chen vit dans la ville de Xiamen, sur la côte sud-est de la Chine. Un soir, elle est allée se coucher avec des sifflements d’oreille et la nausée, et le lendemain, elle n’entendait plus la voix de son petit ami.

Pour comprendre ce qui lui arrivait, Mme Chen est allée à l’hôpital où les médecins ont constaté qu’elle avait perdu l’audition dans les fréquences graves. Le médecin ORL qui l’a examinée a diagnostiqué une affection plutôt rare, une perte auditive en pente inversée, ou perte auditive de basse fréquence.

Le Dr Lin Xiaoqing a expliqué dans la presse que la patiente comprenait ce que disait une voix féminine mais pas celle d’un homme : « Elle a pu m’entendre quand je lui ai parlé, mais lorsqu’un jeune patient est entré, elle ne pouvait plus l’entendre. ».

Les voix graves émettent des sons de fréquence plus basse que les voix aiguës. © peterschreiber.media, Fotolia

Les voix graves émettent des sons de fréquence plus basse que les voix aiguës. © peterschreiber.media, Fotolia

    Une perte d’audition rare, peut-être liée au stress

    Généralement, quand on effectue un audiogramme, on observe chez les personnes qui perdent des capacités auditives une pente descendante, « en piste de ski », avec une perte d’audition dans les hautes fréquences. Mais dans les cas de perte auditive de basse fréquence, l’audiogramme présente une courbe montante : la pente est inversée. D’après un centre d’audition américain, seulement une personne sur 12.000, ayant un problème d’audition, serait concernée par cette perte auditive en pente inversée.

    Le saviez-vous ?

    La presbyacousie est une perte auditive liée à l’âge qui se manifeste par une perte de sensibilité pour les sons les plus aigus, c’est-à-dire aux hautes fréquences. Elle est traitée par la mise en place d’une prothèse auditive.

    La patiente avait travaillé tard dans la période précédant l’apparition de ses symptômes ; elle avait manqué de sommeil. L’accumulation de fatigue et de stress sur plusieurs jours a pu contribuer à ce qu’elle développe ce trouble rare. Cependant, il existe d’autres causes à la perte auditive de basse fréquence. En 2012, une étudiante de l’université de Lorraine a fait un rapport sur cette maladie.  Elle explique que les principales causes connues de la perte auditive en pente inversée sont la maladie de Menière et des mutations génétiques.

    La maladie de Meunière touche l’oreille interne ; elle se traduit par des acouphènes, des vertiges et des troubles de l’audition. Les mutations de deux gènes peuvent aussi favoriser la perte auditive en pente inversée : DIAPH1 et WFS1, ce dernier gène étant impliqué dans le syndrome de Wolfram. Ce syndrome, aussi appelé DIDMOAD, est une maladie neurodégénérative caractérisée par un diabète, une surdité dans les hautes ou les basses fréquences, et une atrophie du nerf optique.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Mme Chen s’est réveillée un matin en n’entendant plus les voix masculines.

  • Elle comprenait cependant la voix féminine du médecin.

  • C’est un cas de perte auditive en pente inversée, une affection rare où le patient perd l’audition dans les fréquences graves.

https://www.futura-sciences.com

Ces athlètes ont couru 40 km par –52°C lors du mara­thon le plus froid du monde


Non, merci ! Déjà, la semaine dernière, il faisait très froid dans mon coin du monde, mais rien a comparer à Oïmiakon, marcher 30 minutes fut suffisant pour moi ! Alors, faire un marathon à -52, faut vraiment être en forme et vouloir dépasser les limites
Nuage

 

Ces athlètes ont couru 40 km par –52°C lors du mara­thon le plus froid du monde

 

Crédits : The Sibe­rian Times

par  Ulyces

 

Seize coureuses et coureurs, âgé·es de 21 à 71 ans, se sont donné rendez-vous en Yakou­tie, dans le nord est de la Sibé­rie, pour un mara­thon de l’ex­trême.

Le 5 janvier 2019, ils se sont retrou­vés dans le village le plus froid du monde, Oïmia­kon, pour courir plusieurs dizaines de kilo­mètres par –52°C, rapporte le Sibe­rian Times. Le record de la distance parcou­rue a été battu par Ilya Peste­rev, avec 39 km, en seule­ment 3 h 53. À son arri­vée, tous et toutes avaient les cils et sour­cils gelés, alors que la tempé­ra­ture avait légè­re­ment augmenté, pour atteindre –45°C.

« Nous voulions rendre la course par –50°C popu­laire, et montrer que les athlètes peuvent s’adap­ter à des tempé­ra­tures extrê­me­ment basses », a expliqué le cham­pion russe Yegor Abra­mov.

À 71 ans, il a pour sa part réussi à parcou­rir 15 km en 2 h 30. 

« Nous pouvions voir la fasci­na­tion dans les yeux des touristes, qui avaient voyagé depuis l’Aus­tra­lie, Taïwan, le Japon ou l’Inde pour assis­ter à la course la plus froide du monde », s’est féli­cité le doyen de l’évé­ne­ment.

Crédits : The Sibe­rian Times

Ce footing glacial devrait être le premier d’une longue série, puisque Yegor Abra­mov a déjà annoncé qu’une édition 2020 serait orga­ni­sée.

« Tous les athlètes du monde entier sont les bien­ve­nus ! » a-t-il assuré.

À bon enten­deur…

Source : The Sibe­rian Times

https://www.ulyces.co

Le mystère des bateaux qui se liquéfient


En 10 ans, plus de 50 navires ont disparu en mer. Le point commun, c’est des vraquier qui transportant un des trois minerais : le fer, le nichel ou le bauxite. Ces minerais peuvent ce liquéfier brutalement dans la cale et causé un débalancement du navire. Des solutions doivent être prise au sérieux pour éviter des pertes humaines et matériels.
Nuage

 

Le mystère des bateaux qui se liquéfient

 

Plus de 50 vraquiers ont sombré en mer entre 2008 et 2017. Un vraquier est un navire navire transportant des marchandises solides en vrac. © Bernard Spragg, Flickr

Plus de 50 vraquiers ont sombré en mer entre 2008 et 2017. Un vraquier est un navire navire transportant des marchandises solides en vrac. © Bernard Spragg, Flickr

Céline Deluzarche
Journaliste

Plus de cinquante navires, transportant du minerai de fer ou de bauxite, ont soudainement disparu en mer ces dix dernières années. Ces vraquiers auraient été victimes de liquéfaction, un étrange phénomène qui menace les transporteurs maritimes.

Le temps est apparemment calme dans l’Atlantique Sud en ce 31 mars 2017. Le Stellar Daisychemine tranquillement en direction de la Chine, où il doit décharger ses 260.000 tonnes de minerai de fer en provenance du Brésil. À 2h20 GMT, soit 11 h 20 heure locale, l’énorme cargo se met soudain à tanguer dangereusement. José Cabrahan entend un bruit sourd ; il attrape en vitesse un gilet de sauvetage avant qu’une vague ne submerge le pont. Lorsqu’il refait surface, le bateau de 320 mètres a complètement disparu. Avec son collègue qui a pu, lui aussi, s’emparer d’un gilet de survie, il rejoint un canot de sauvetage. Il est 11 h 53. Les deux rescapés errent en pleine mer durant 24 heures avant d’être récupérés par un navire de commerce passant à proximité. Sur les 24 membres d’équipage, les deux hommes seront les seuls survivants.

Plus de 200 victimes en 10 ans

Le Black Rose en 2009, le Nasco Diamond en 2010, le Harita Bauxite en 2013, le Stella Daisy en 2017… Entre 2008 et 2017, 53 vraquiers de plus de 10.000 tonnes ont ainsi disparu en mer sans raison apparente selon Intercargo, l’association internationale des transporteurs de matière sèche ; soit une moyenne de cinq bateaux par an. Quelque 202 personnes ont laissé leur vie dans ces naufrages aussi soudains qu’inattendus.

Plus d’un an après, l’enquête sur les causes du naufrage du Stellar Daisy n’a toujours pas abouti. Mais une explication commence à émerger sur ces disparitions. La plupart de ces vraquiers avaient un point commun. Ils transportaient l’un de ces trois minerais : du nickel, du fer ou de la bauxite. Des minerais constitués de fines poussières et transportés en vrac dans des soutes, qui sont susceptibles de subir une brutale liquéfaction. Ce phénomène se produit lorsqu’une cargaison, apparemment sèche, est humidifiée, comme par exemple, lorsque le minerai reste à l’air libre sur le port en attente du chargement, ou lorsqu’il est tamisé pour séparer les particules fines des grosses particules.

L’humidité modifie alors les caractéristiques physiques du minerai et lorsque le navire subit un fort roulis ou d’excessives vibrations, l’eau infiltrée entre les grains de bauxite est soumise à une pression de plus en plus forte. Quand cette pression excède celle du minerai, la matière sèche se comporte alors comme une énorme masse liquide se déplaçant d’un coup d’un côté de la cale avant de se solidifier à nouveau. Le bateau, déstabilisé, peut alors chavirer brusquement.

Une très lente prise de conscience

La liquéfaction est pourtant un risque identifié depuis les années 1970. Mais il est difficile à prévoir. Il est avéré, par exemple, que le minerai de mauvaise qualité contenant beaucoup d’impuretés est plus susceptible d’être concerné. Mais, jusqu’ici, le problème n’avait pas été pris véritablement à bras-le-corps. La situation a commencé à évoluer en 2015, suite au drame du Bulk Jupiter. Ce vraquier transportant 56.000 tonnes de bauxite avait sombré au large du Vietnam, causant la mort de 18 marins, parmi les 19 membres d’équipage.

L’OMI (Organisation maritime internationale) avait alors lancé une mise en garde aux capitaines de navires et instauré un groupe de travail ayant pour objectif d’amender et d’actualiser le code maritime international sur le transport de marchandises, notamment celui de matières solides en vrac (IMSBC, International Maritime Solid Bulk Cargoes). Un seuil de 10 % d’humidité et une granulométrie minimum ont ainsi été fixés en 2015. Les navires ne répondant pas aux critères doivent à présent être catégorisés en catégorie A (matière dangereuse susceptible de se liquéfier).

Lorsque l’humidité du minerai dépasse un certain seuil, il est susceptible de subir un phénomène de liquéfaction. © FotoKieltyka.pl, Fotolia

Lorsque l’humidité du minerai dépasse un certain seuil, il est susceptible de subir un phénomène de liquéfaction. © FotoKieltyka.pl, Fotolia

    En réalité, les contrôles, à la charge de l’expéditeur, sont quasi inexistants et même lorsqu’ils se produisent, ils ne sont pas efficaces, alerte l’assureur maritime Gard.

    « Comment voulez-vous estimer la taille de chaque particule dans un chargement de 50.000 tonnes de fer », s’interroge-t-il.

    De plus, le risque de liquéfaction ne dépend pas seulement du taux d’humidité, mais aussi d’autres facteurs comme la répartition de la granulométrie, la composition du minerai, ou la façon de le charger et de l’entreposer dans la cale. Certains pays, comme les Philippines ou la Malaisie, sont également épinglés pour leurs mauvaises pratiques de transport et de stockage.  

    Les solutions pour limiter le risque de liquéfaction

    Les experts préconisent des mesures alternatives.

    « Des bateaux plus petits seront moins sensibles à l’instabilité provoquée par la liquéfaction de masse », suggère Dennis Bryant, consultant indépendant pour l’industrie maritime.

     Plutôt que de réduire la taille du bateau, il serait aussi possible de diviser la cale avec une cloison longitudinale, ce qui aurait pour effet de réduire la masse liquéfiée afin qu’elle ne balance pas d’un bord à l’autre du bateau. Des capteurs pourraient également surveiller la pression à l’intérieur de la cale.

    « Cela aura nécessairement un coût supplémentaire et pourrait allonger le temps de chargement et déchargement, reconnait l’expert. Mais on a bien réussi à imposer des doubles coques chez les pétroliers pour lutter contre les marées noires ».

    Et si cela permet de sauver des vies…

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Le minerai de bauxite, de fer ou de nickel, est susceptible de se liquéfier soudainement dans la cale des navires.

  • Plus de 50 vraquiers ont ainsi disparu en mer ces 10 dernières années.

  • Les mesures prises par l’Organisation maritime internationale ne semblent pas pouvoir répondre à ce risque.

https://www.futura-sciences.com

Aînés : les signes de troubles mentaux sous-estimés


Des suicides chez les personnes âgées sont des risques réels. J’ai eu connaissance une fois d’un homme âgé qui s’est suicidé quand il a su que la famille le placerait sa femme et lui dans une maison pour aînés. Des évènements comme la perte d’autonomie, la mort d’un conjoint, perte du permis de conduire peut amener ces personnes à un isolement, une dépression, pire à en finir avec la vie. Il y a des signes qu’il faut être attentif.
Nuage

 

Aînés : les signes de troubles mentaux sous-estimés

 

Les deux personnes auraient décidé d'avaler une forte... (PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

Les deux personnes auraient décidé d’avaler une forte quantité de médicaments.

PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE

 

La Presse Canadienne
Montréal

Les indices de troubles de santé mentale chez les aînés ont tendance à être sous-estimés, souligne l’Association québécoise de prévention du suicide (AQPS), dans la foulée de la tentative de suicide de deux personnes âgées au Saguenay.

Deux aînés qui seraient en couple depuis plus de 60 ans ont tenté de se suicider en fin de semaine dernière dans une résidence pour personnes âgées de l’arrondissement Chicoutimi, à Saguenay.

L’homme et la femme, âgés respectivement de 85 et de 81 ans, auraient décidé d’avaler une grande quantité de médicaments. Ils se seraient évanouis.

L’homme aurait repris connaissance plus tard et il semble qu’il ait lui-même appelé les secours, tout en admettant qu’il s’agissait d’un pacte de suicide. Sa conjointe et lui ont été transportés à l’hôpital où ils se portaient mieux mardi matin, semble-t-il.

Le Service de police de Saguenay a ouvert une enquête sur cette triste affaire, notamment pour savoir si des gestes criminels ont été posés. Les enquêteurs attendent que les deux aînés se rétablissent pour les questionner.

Reconnaître les signes

En entrevue, le directeur général de l’Association québécoise de prévention du suicide, Jérôme Gaudreault, a fait valoir qu’il y avait souvent «sous-diagnostic ou sous-interprétation des troubles de santé mentale» chez les aînés.

«On a tendance à penser qu’il est plus normal d’être déprimé, par exemple, quand on est une personne aînée, alors que non, dans les faits, les personnes aînées ont aussi droit à leur bien-être physique et mental, et la dépression va se traiter aussi bien si on est une personne aînée que si on est une personne plus jeune. Ce qui est très important, c’est d’être attentif aux signes de détresse particuliers aux personnes aînées, et de leur apporter l’aide et le soutien dont elles ont besoin», a-t-il affirmé.

M. Gaudreault a évoqué comme facteurs de risque l’isolement, les conflits familiaux, la perte du permis de conduire et la perte du conjoint.

«Il faut reconnaître les signes, qu’ils soient directs on indirects, par exemple lorsque la personne va en parler, va utiliser des phrases comme « Bientôt, vous n’aurez plus à vous préoccuper de moi », ou « Je ne serai plus un fardeau »». Des comportements aussi, si la personne a tendance à s’isoler, à abuser de l’alcool ou de médicaments. Et des émotions; si la personne vit de la tristesse, du découragement, de l’agressivité», a-t-il souligné.

Dans ces cas, M. Gaudreault suggère de s’adresser aux ressources compétentes, plus particulièrement au Centre de prévention du suicide (1-866-APPELLE), «qui offre un service à la fois auprès des personnes suicidaires, mais aussi auprès des proches, qui accompagnent une personne qui va moins bien».

M. Gaudreault indique tout de même qu’au Québec, avec environ 12 décès par suicide chez les aînés par tranche de 100 000 habitants, les taux de suicide sont «particulièrement bas» si on se compare aux autres provinces.

Concernant le drame récent au Saguenay, le porte-parole du Service de police de Saguenay, Bruno Cormier, a affirmé qu’une enquête avait été ouverte.

«À la suite de certains propos que l’homme impliqué dans l’événement a tenus, on a ouvert une enquête pour connaître les circonstances», a indiqué M. Cormier.

«On va leur laisser le temps de se rétablir, et on va s’asseoir avec ces gens-là pour tenter de voir exactement ce qui s’est passé», a-t-il ajouté.

https://www.lapresse.ca/