Avec le temps


Le jour qu’on comprend que vouloir accélérer le futur ne donne pas nécessairement l’effet escompté. Et que le moment immédiat est plus important à vivre, là, on peut commencer à vivre pleinement
Nuage

 

 

Avec le temps

 

 

Si avec le temps nous apprenons qu’il ne faut rien forcer pour qu’un futur arrive plus vite, mais que c’est le moment que l’on vit présentement est
Avec le temps … On comprend que forcer ou accélérer les échecs ne donne pas les résultats que l’on attendait … Avec le temps … On comprend que le meilleur n’est pas le futur, mais plutôt le moment que l’on est juste en train de vivre

Inconnu

La Maladie d’amour des Enfants


L’hôpital Sainte-Justine pour enfant de Montréal reconnu partout au Québec a fait une vidéo assez émouvante pour leur campagne de financement.
Nuage

La Maladie d’amour des Enfants

La dure réalité à laquelle font face les enfants malades, leurs parents ainsi que le personnel de l’hôpital Saint-Justine est exposée dans une vidéo crève-cœur diffusée aujourd’hui par la Fondation du CHU Sainte-Justine. Sortez les mouchoirs!

Sur fond de la chanson «La Maladie d’amour» de Michel Sardou, reprise par Ariane Moffatt, Martha Wainwright et trois enfants, on voit de vrais patients et soignants de l’institution : Des petits gravement malades, parfois en chemin vers la salle d’opération ou en larmes, des parents visiblement inquiets, d’autres enlaçant tendrement leur progéniture ou s’écroulant après une annonce qu’on devine malheureuse, nous pinçant le cœur par la bande.

La touchante vidéo s’inscrit dans une nouvelle campagne de la Fondation du CHU Sainte-Justine intitulée «La Maladie d’amour» des enfants, dont Guy A. Lepage est le nouveau porte-parole.

« La Maladie d’amour, pour moi, c’est celle qui s’anime quand je vois mes enfants, qui me prend au cœur quand ils sont malades, mais aussi, qui est partout à Sainte-Justine», témoigne l’animateur dont le fils, Thomas, a eu recours à Sainte-Justine à deux reprises en 2016 et 2017 alors qu’il était âgé de seulement 2 ans. Il a survécu chaque fois grâce au personnel médical.

Guy A. Lepage

«La Maladie d’amour, c’est celle qui pousse à donner le meilleur de soi pour offrir le meilleur des soins aux enfants. Elle nous prend au cœur, tout en le faisant grandir. Elle nous transforme et fait du bien, tant à soi que ceux autour de nous. Elle est devenue essentielle et vitale pour tous les enfants du Québec», résume de son côté la Fondation.

«Nous sommes nombreux à être atteints de la maladie d’amour, mais nous pouvons l’être encore plus, pour continuer de faire de Sainte-Justine ce qu’il est : un centre hospitalier de haut calibre, à échelle humaine», complète Maud Cohen, présidente et directrice générale de la Fondation.

De passage à l’émission Tout le monde en parle ce dimanche, l’auteure-compositrice-interprète Ariane Moffatt était visiblement émue après la diffusion de la vidéo de campagne dans laquelle on peut l’entendre.

Celle qui a donné naissance à petit garçon en juillet 2017 s’est notamment dite choyée de se lever tous les jours avec trois enfants en santé.

«Il n’y a pas un jour qui passe sans que je remercie qui que ce soit de plus fort que moi pour cette chance-là. […] Où je suis rendu en tant que femme, en tant qu’artiste, je ne vois plus vraiment le sens de chanter que pour moi. Je pense que le sens s’est trouvé dans le fait d’appuyer ce qui me tient à coeur. Et s’il y a quelque chose qui me tient à cœur, c’est la santé des enfants.»

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Qu’est-ce qui empêche la réanimation après cryogénie ?


 

C’est tout un processus de congeler un corps sans le détruire le cerveau et qui coûte une petite fortune. Le hic, c’est que décryogéniser une personne sans danger n’a pas encore été résolue. C’est un canadien qui est le 1 er cryogénisé en 1967. Imaginez revenir à la vie après plus de 50 ans. Le choc pour un homme de 73 ans de voir comment nous avons évolué depuis. Personnellement, je ne suis pas en faveur de cette méthode, on ne peut pas défier la mort de cette manière.
Nuage

Qu’est-ce qui empêche la réanimation après cryogénie ?

Qu'est-ce qui empêche la réanimation après cryogénie ?

Eh oui, pour ceux qui l’ignoraient, la congélation des corps dans l’espoir que les avancées technologiques futures permettent de les ressusciter, n’est pas réservée à la science-fiction. Et ce n’est pas non plus une idée récente.

Le premier volontaire à avoir tenté ce pari un peu fou est James Bedford, un psychologue canadien, congelé en 1967 à sa mort (à l’âge de 73 ans). Depuis, près de 300 personnes ont suivi cette même démarche, selon les statistiques fournies par les organismes de cryogénisation (précisons que la pratique est illégale en France, très chère aux États-Unis).

Concrètement, voici comment cela se passe : une fois le décès prononcé légalement par un médecin, le corps est préparé le plus rapidement possible pour le transport jusqu’à un centre de cryogénisation (idéalement, le corps devrait être transféré dans les six heures après la mort clinique, afin de limiter la dégradation de l’organisme). La circulation sanguine et la ventilation des poumons sont maintenues pour que le cerveau garde sa viabilité. Le corps est refroidi petit à petit pour atteindre les 10 °C et une solution est injectée dans le sang pour éviter sa coagulation. Arrivé à destination, le défunt est installé sur un lit de glace. Les chirurgiens ouvrent la cage thoracique, posent des canules (petits tubes en plastique) dans l’aorte (l’artère qui alimente le corps en sang oxygéné) et remplacent le sang par une sorte d’antigel.Cette substance est utilisée depuis une dizaine d’années pour mieux conserver les structures biologiques.

« Lorsque l’on congèle des tissus, des cristaux de glace peuvent se former entre les cellules et les endommager, explique à Sciences et Avenir Thierry Jaffredo, spécialiste des cellules souches du Laboratoire de Biologie du Développement de l’Institut de Biologie Paris Seine (UPMC/CNRS/Inserm). L’antigel prend la place de l’eau, ce qui minimise les dégâts. »

Puis le corps est progressivement refroidi pendant 36 heures dans un bain de glace et de silicone, jusqu’à atteindre la température de -79 °C. Il baigne ensuite dans de l’azote liquide sur une période de 7 à 10 jours, pour atteindre la température de… -196 °C !

« À cette température, il n’y a plus d’agitation moléculaire, les cellules ne devraient pas vieillir… en théorie, souligne Thierry Jaffredo. En théorie puisque les tissus cryogénisés pendant 10 ans peuvent quand même subir quelques altérations, si la technique de préservation avant la procédure n’a pas été parfaitement réalisée… »

À ce stade, il ne reste plus qu’à déplacer le plus délicatement possible le corps (qui a pris la consistance du verre) et de le plonger la tête en bas dans un conteneur en acier de 3 mètres de haut, remplis d’azote à -196 °C, dans lequel sont présents d’autres « colocataires ».

 Une technique de conservation qui devrait être efficace pendant des siècles, assurent les organismes spécialisés, jusqu’à ce que la science ait suffisamment évolué pour « décryogéniser » les individus et éventuellement soigner leur maladie, incurable à l’époque de leur mort.

À ce jour, les obstacles restent nombreux.

« Des bactéries, levures et des cellules d’animaux ont déjà été congelées puis « ramenées à la vie », mais pour les animaux entiers, cela devient tout de suite plus compliqué, à cause des organes vitaux, précise le spécialiste.

L’on est capable de refroidir des cœurs de rats à -10 °C et de les faire repartir, mais pour le cerveau, il est difficile d’assurer sa bonne fonctionnalité au moment de la décongélation : la moindre lésion des connexions neuronales peut prendre des proportions imprévisibles et dramatiques sur l’individu.

Selon ce dernier, il faudrait réaliser de nombreux tests sur les animaux, sur des durées différentes, afin d’arriver à une « preuve de concept », avant d’expérimenter ce processus sur de plus en plus d’humains… Comme la recherche clinique se fait habituellement, en somme

.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Cannabis au volant: dangereux longtemps après la consommation


Mercredi, le 17 octobre, la marijuana à des fins récréatives sera légale au Canada. Bien, des gens sont contents alors que d’autres sont inquiets. Une étude a été faite pour la conduite au volant après avoir consommé du cannabis. Même après 5 heures, il semble que l’effet est toujours présente. Que ce soit le téléphone, l’alcool ou la drogue, c’est incompatible avec un volant dans les mains
Nuage

 

Cannabis au volant: dangereux longtemps après la consommation

 

L'usage du cannabis à des fins récréatives deviendra... (Photo DARRYL DYCK, PC)

L’usage du cannabis à des fins récréatives deviendra légal mercredi, au Canada.

PHOTO DARRYL DYCK, PC

 

CAROLINE ST-PIERRE
La Presse Canadienne

Prendre le volant sous l’effet du cannabis est un comportement qui demeure dangereux longtemps après la consommation de la substance.

À deux jours de la légalisation du cannabis à des fins récréatives au Canada, une étude de l’Université McGill et de l’Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM), financée par l’Association canadienne des automobilistes (CAA), révèle qu’un conducteur est plus à risque d’être impliqué dans un accident de la route, même cinq heures après avoir consommé du cannabis.

Les chercheurs ont recruté des jeunes conducteurs de 18 à 24 ans qui étaient déjà des consommateurs récréationnels de cannabis. Ils ont ensuite subi une série de tests sur des simulateurs de conduite automobile à quatre moments distincts : une fois alors qu’ils n’avaient pas consommé de cannabis, puis une heure, trois heures et cinq heures après leur consommation.

Sous l’effet du cannabis, les participants ont démontré une certaine capacité à maintenir le cap, mais se sont montrés moins doués pour réaliser certaines manoeuvres courantes.

«Et (ce n’était) pas des manoeuvres complexes là, on parlait de s’insérer entre deux véhicules, pareil comme si on stationnait dans la cour du centre d’achats. On parlait de traverser une intersection, donc de s’immobiliser, de s’assurer que la voie est libre, de traverser l’intersection et de continuer sa route, d’éviter les piétons, d’éviter les cyclistes… Et il y a eu beaucoup de conducteurs […] qui ont participé au test et qui n’ont pas réussi ces manoeuvres-là, qui sont quand même très simples», note le directeur de la Fondation CAA-Québec, Marco Harrison.

La majorité des participants à l’étude ont indiqué qu’ils ne se feraient pas confiance pour prendre le volant dans les cinq heures suivant leur consommation de cannabis.

M. Harrison souligne que la quantité de marijuana consommée par les participants était moins élevée que celle que l’on retrouve généralement dans un «joint» ordinaire.

L’une des chercheuses de l’étude confirme par ailleurs qu’on ne remarquait pas nécessairement une différence entre les habiletés des conducteurs une heure après la consommation et cinq heures plus tard.

«À tous les niveaux, on ne voyait pas nécessairement une différence marquée, même après cinq heures. Les capacités étaient quand même assez altérées, nous faisant dire qu’on ne peut pas prendre le volant, même après cinq heures», affirme la Dre Isabelle Gélinas, professeure à l’École de physiothérapie et d’ergothérapie de l’Université McGill, spécialisée en recherches associées à la conduite automobile.

Elle précise également que le cadre de l’étude n’allait pas au-delà des cinq heures, de sorte qu’on ne peut conclure qu’une personne serait nécessairement apte à conduire une fois ce laps de temps écoulé.

Un profil différent

Par ailleurs, une deuxième étude soutenue par la Fondation CAA-Québec et pilotée par le Dr Jacques Bergeron, de l’Université de Montréal, a dressé un portrait type des conducteurs consommateurs de cannabis en faisant remplir des questionnaires aux participants.

Les chercheurs ont demandé aux participants s’ils avaient déjà pris le volant après avoir consommé. Ceux qui ont admis avoir conduit sous l’effet du cannabis ont présenté un profil différent de ceux qui avaient déjà fumé, sans toutefois avoir conduit avec les capacités affaiblies, souligne l’étude.

Ainsi, ceux qui reconnaissent avoir conduit sous l’effet du cannabis avaient généralement une consommation plus importante, et ce, depuis un plus jeune âge, des habitudes de conduite plus téméraires, dangereuses et risquées, une tendance à être très influencés par leurs pairs en ce qui a trait aux comportements dangereux, des amis qui, eux aussi, conduisent sous l’effet du cannabis, plus d’émotions et de comportements associés à la conduite dangereuse et une plus faible perception du risque lié au cannabis.

«Malgré le fait que (ça deviendra) légal à des fins récréatives, il ne faudra pas banaliser les effets surtout sur la capacité de conduire et (il faudra) éviter de prendre le volant après avoir consommé, tout comme on le fait pour l’alcool», fait remarquer Marco Harrison.

«Conduire avec les capacités affaiblies par le pot, ça, ce n’est pas légal, c’est criminel même.»

https://www.lapresse.ca/

Trump refuse toujours de reconnaître l’origine humaine du changement climatique


Donald Trump semble admettre que quelque chose se passe avec le climat, faut dire que les États-Unis y gouter cette année. Mais pas question de dépenser des milliards de dollars pour quelque chose que l’homme ne serait pas responsable, selon lui. Alors lui qui ne connaît pas grand chose au climat va contredire une multitude de scientifiques de l’environnement, du climat et autres sciences qui eux ont des preuves à l’appui et ont prédit depuis des années des conséquences de notre inaction ?
Nuage

 

Trump refuse toujours de reconnaître l’origine humaine du changement climatique

 

Donald Trump, président des États-Unis. © photo news.

 

Le président américain Donald Trump a semblé reconnaitre la véracité du changement climatique tout en mettant en doute qu’il soit la conséquence de l’activité humaine, lors d’une interview diffusée dimanche.

« Je pense que quelque chose est en train d’arriver. Quelque chose change et changera encore. Je ne pense pas que ce soit un canular, je pense qu’il y a probablement une différence », a indiqué M. Trump sur la chaine américaine CBS.

« Mais je ne pense pas que ce soit à cause de l’homme », a ajouté le président américain. « Je ne veux pas donner des milliards et des milliards de dollars. Je ne veux pas perdre des millions et des millions d’emplois. Je ne veux pas être désavantagé ».

Le président a témoigné de peu de confiance dans les experts qui insistent que le changement climatique est une réalité. M. Trump a suggéré que beaucoup de scientifiques « ont un grand agenda politique ».

M. Trump a régulièrement mis en doute le changement climatique, il a même choisi de soustraire son pays de l’Accord de Paris pour le climat.

https://www.7sur7.be/

Les Romains utilisaient la magie pour empêcher le retour à la vie d’enfants « vampires »


Dans un cimetière dont les occupants sont des enfants, les scientifiques ont déterré les ossements d’un enfant de 10 ans, qui avait reçu une préparation particulière. Un enterrement de vampire pour probablement éviter qu’ils reviennent en mort-vivant. Dans d’autres excavations, des enfants ont été subis aussi des pratiques étranges d’enterrements qui sont reliés à la sorcellerie.
Nuage

 

Les Romains utilisaient la magie pour empêcher le retour à la vie d’enfants « vampires »

 

Crédits : David Pickel/Université Stanford

par  Laura Boudoux

Le corps retrouvé par les archéologues sur ce site romain est celui d’un enfant de 10 ans, atteint de la malaria, rapporte Forbes. Mais il ne s’agit pas de n’importe quel enfant, puisqu’il a bénéficié d’un « enterrement de vampire », annoncent les scientifiques, qui ont analysé sa dépouille durant l’été 2018. 

« Je n’ai jamais rien vu de pareil. C’est extrêmement étrange et mystérieux », confie l’archéologue David Soren, de l’université d’Arizona.

L’enfant a en effet été enterré avec une pierre dans la bouche, ce que les chercheurs interprètent comme un moyen d’empêcher le corps de revenir à la vie et d’infecter les vivants.

Les ossements ont été découverts dans un cimetière romain réservé aux enfants, dans la commune de Lugnano in Teverina, en Ombrie. Il est connu pour avoir accueilli les corps de nombreux bébés et jeunes Romains, morts de la malaria au Ve siècle.

« L’âge de cet enfant et sa disposition unique, avec la pierre dans la bouche, en font une anomalie au sein d’un cimetière déjà hors du commun. Cela ne fait que souligner à quel point le cimetière pour enfant de Lugnano est unique », estime David Pickel, le directeur des fouilles.

D’autres excavations ont en effet mis en relief des pratiques mystérieuses, liées à la sorcellerie. Les archéologues ont ainsi retrouvé des enfants enterrés avec des serres de corbeaux, des os de crapauds, des cendres placées dans des chaudrons en bronze, ou même des chiots sacrificiels.

Des usages censés éloigner le mal, et éviter que les malades ne reviennent hanter les vivants sous la forme de morts-vivants.

 « Nous savons que les Romains étaient très préoccupés par cela et étaient prêts à utiliser la magie pour empêcher le mal, et tout ce qui contamine le corps, de s’échapper », explique David Soren.

En 2009, une femme atteinte de la peste avait ainsi été retrouvée à Venise avec une brique dans la bouche. Finalement, il suffit de pas grand-chose pour empêcher une attaque zombie.

Sources : The Independent / Forbes

https://www.ulyces.co/

Réchauffement climatique: un scénario pour s’en tirer


Un scénario qui pourrait peut-être diminuer l’impact rapide du réchauffement climatique. C’est beaucoup ! Sauf que si nous avions agi quand les premiers scientifiques ont sonné l’alarme, il y a des années, nous ne serions pas rendus là aujourd’hui.
Nuage

 

Réchauffement climatique: un scénario pour s’en tirer

 

 

PHILIPPE MERCURE
La Presse

Limiter la hausse des températures à 1,5 °C exigera de modifier « rapidement, radicalement et de manière inédite tous les aspects de la société », a déclaré le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Pour  parvenir, il faudra diminuer de 45 % nos émissions par rapport au niveau de 2010 d’ici 2030 (c’est dans 12 ans !) et atteindre la carboneutralité sur Terre d’ici 2050. Le GIEC a détaillé un grand nombre de scénarios permettant d’atteindre cet objectif. En voici un, qui donne l’ampleur des changements à apporter.

On ne s’en sort pas : l’atteinte de la cible de 1,5 °C passe par la disparition quasi complète du charbon sur la planète.

Le scénario du GIEC prévoit de réduire de 37 % la consommation de pétrole d’ici 12 ans par rapport au niveau de 2010.

SE METTRE AU RÉGIME ÉNERGÉTIQUE

Malgré la croissance économique et démographique, la planète devrait réduire sa consommation totale d’énergie de 15 % d’ici 2030 (par rapport au niveau de 2010) et de 32 % d’ici 2050. D’ici 12 ans, cela veut dire que la planète devrait réduire sa consommation d’énergie d’environ 90 fois la consommation d’hydroélectricité du Québec.

(Détails du calcul : La planète consommait environ 8,68 milliards de tonnes d’équivalent pétrole (tep) en 2010. Il faut donc retirer 1,3 milliard de tonnes. La consommation totale d’énergie au Québec est d’environ 40 millions de tep, dont environ 36 % proviennent de l’hydroélectricité.)

ÉLIMINER LE CHARBON

On ne s’en sort pas : l’atteinte de la cible de 1,5 °C passe par la disparition quasi complète de la combustion du charbon sur la planète. La production d’électricité à partir de charbon devrait chuter de 78 % d’ici 12 ans et de 97 % d’ici 2050.

RETIRER LA MOITIÉ DES VOITURES DES ROUTES

Le scénario prévoit de réduire de 37 % la consommation de pétrole d’ici 12 ans par rapport Au niveau de 2010. Pour donner une idée, cela équivaut à retirer environ la moitié du milliard de voitures et de camions qui roulent sur les routes du globe actuellement. Notons qu’il y a évidemment d’autres façons de réduire la consommation de pétrole.

(Détails du calcul : Nous avons considéré qu’une voiture consomme 22 barils de pétrole par année. En 2010, la planète a consommé 32,12 milliards de barils. Il faut donc réduire de 11,88 milliards de barils, donc l’équivalent d’environ 540 millions de voitures. Comme il y a un peu plus d’un milliard de véhicules à moteur dans le monde, c’est, grosso modo, la moitié.)

CONSTRUIRE 38 RÉACTEURS NUCLÉAIRES

Le scénario du GIEC exige l’augmentation de la capacité nucléaire de 60 % d’ici 2030 (et de 150 % d’ici 2050). C’est l’équivalent de construire, d’ici 12 ans, 38 centrales nucléaires comme celle de Bruce, en Ontario, qui est la deuxième en importance au monde.

(Détails du calcul : La production nucléaire mondiale a atteint 400 GW en 2010. Il faut donc ajouter 240 GW. La centrale de Bruce a une puissance de 6300 MW.)

INSTALLER 1,5 MILLION D’ÉOLIENNES

Le scénario du GIEC prévoit multiplier par quatre la production d’énergie renouvelable d’ici 2030, et par huit d’ici 2050. Si on ne misait que sur l’éolien, c’est l’équivalent de 1,5 million d’éoliennes qu’il faudrait installer sur la planète d’ici 12 ans.

(Détails du calcul : La capacité de production d’énergie renouvelable a atteint 1320 GW en 2010. Il faut donc ajouter 4300 GW. Une éolienne terrestre génère de 2,5 à 3 MW.)

RETIRER LE TIERS DES VACHES DE LA PLANÈTE

Le chiffre donne l’ampleur du défi lancé par le GIEC, qui est de réduire du quart les émissions de méthane du secteur agricole d’ici 2030. Les vaches, dont les pets de méthane ont un énorme pouvoir de réchauffement, sont une cible facile. Mais empêcher la dégradation de la matière organique dans les champs par de meilleures pratiques serait aussi crucial pour atteindre l’objectif.

(Détails du calcul : La planète a émis l’équivalent de 33,6 milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère en 2010, dont 16 % provenaient du méthane agricole. C’est donc 1,29 milliard de tonnes de moins par année que ce secteur agricole doit émettre. Considérant qu’une vache émet l’équivalent de 2,3 tonnes de CO2 par année (soit 100 kg de méthane), il faut retirer environ 560 millions de vaches, soit environ un tiers du cheptel total mondial.)

https://www.lapresse.ca/