La plus vieille plainte d’un client remonte à 4.000 ans


La plus vieille plainte connu face à un marchand date de 3 800 ans en Mésopotamie. Cette tablette a été trouver dans de Londres, au British Museum
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La plus vieille plainte d’un client remonte à 4.000 ans

 

Une réalisation haute de 11,6 cm et épaisse de 2,6 cm | BRITISH MUSEUM CC BY-NC-SA 4.0

Une réalisation haute de 11,6 cm et épaisse de 2,6 cm | BRITISH MUSEUM CC BY-NC-SA 4.0

Repéré par Victor Métais

Repéré sur Quartz

Une histoire de lingots qui ne correspondaient pas à la commande.

 

C’est à Londres, au British Museum, que l’on trouve trace de la première plainte d’un client de l’histoire. Étiqueté «artefact 131236», cette ancienne tablette babylonienne est le message d’une personne prénommée Nanni, à une autre du nom d’Ea-nasir, écrit il y a environ 3.800 ans dans la ville d’Ur au sud de la Mésopotamie, aujourd’hui Tell al-Muqayyar, dans le sud de l’Irak.

Une tablette qui dit bien des choses

Le site web Reddit a dévoilé une traduction de cette tablette écrite en akkadien, dialecte de la famille des langues sémitiques et en écriture cunéiforme, en s’appuyant sur l’expertise de Adolf Leo Oppenheim dans son ouvrage de 1967, Letters From Mesopotamia: Official, Business, and Private Letters on Clay Tablets from Two Millennia. On comprend ainsi qu’il s’agit d’une plainte:

«Quand vous êtes venu, vous m’avez dit la chose suivante: “Je donnerai à Gimil-Sin (à son arrivée) des lingots de cuivre de bonne qualité”. Vous êtes parti mais vous n’avez pas fait ce que vous aviez promis.

Vous avez proposé des lingots qui n’étaient pas de bonne qualité à mon représentant en lui disant: »Si vous les voulez, prenez-les; si vous n’en voulez pas, partez! »

Pour qui me prenez-vous, pour me traiter avec un tel mépris? […] Y a-t-il quelqu’un parmi les marchands qui commercent avec Telmun qui m’a traité de cette façon?»

On ne sait pas si Nanni a finalement bénéficié d’un geste commercial.

http://www.slate.fr/story/

L’alerte par notification mobile sauve des vies en Syrie


Chez moi, si nous avons une alerte qui émet sur les téléphones mobiles, radio, télévision, c’est surtout pour les alertes Amber, mais aussi pour des catastrophes naturelles. En Syrie, c’est une application qui a pour but d’alerter les civils d’un raid aérien à un endroit assez précis, grâce à des capteurs, des réseaux humains et sociaux. Cela sauve des vies, mais ils aimeraient que ce soit aussi accessible sans Internet, ce qui pourrait rejoindre encore plus de gens qui ont cette application.
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L’alerte par notification mobile sauve des vies en Syrie

 

 

© afp.

Khaled et son frère ont tout juste eu le temps d’enfourcher leur moto et de filer à toute allure. Grâce à système d’alerte, ils ont échappé à un raid aérien qui a détruit la maison des voisins dans la province syrienne d’Idleb.

Ce journaliste citoyen de 23 ans et son frère auraient bien pu être tués si, quelques minutes plus tôt chez eux, ils n’avaient pas été avertis via une notification sur leur téléphone portable d’une frappe imminente sur leur quartier de Maaret al-Chourine, dans la province d’Idleb, ultime bastion insurgé menacé d’une vaste offensive du régime et de son allié russe.

Système Sentry

Ils ont été sauvés par le système Sentry, lancé il y a deux ans par deux Américains et un programmeur syrien. Dans la province du nord-ouest du pays en guerre, ce système pourrait jouer un rôle crucial en cas d’assaut. Quand les avions de combat syriens ou russes décollent, Sentry calcule et localise la cible potentielle de frappes à venir, en analysant les trajectoires de vols, à partir de données fournies par des observateurs humains sur le terrain mais aussi un réseau de capteurs. Le système déclenche des alertes près de la zone concernée, et les utilisateurs reçoivent l’avertissement via des applications gratuites sur leur téléphone portable, notamment via Telegram, ce qui leur donne quelques minutes pour se mettre à l’abri.

« Alerte sur Telegram »

Le jour de la frappe, Khaled était chez lui pour récupérer des affaires abandonnées après avoir fui un premier raid.

« J’ai reçu une alerte sur Telegram, me disant qu’un nouvel avion avait décollé et se dirigeait vers le même secteur », raconte-t-il à l’AFP.

Avec son frère, ils ont vite pris la fuite à bord d’une moto.

« Seuls trois enfants ont été blessés ce jour-là » dans le raid.

Lancé en août 2016

Selon les concepteurs, le dispositif d’alerte lancé en août 2016, profite actuellement à quelque deux millions de personnes en Syrie, la plupart d’entre elles à Idleb. L’initiative a prouvé son efficacité, assurent les créateurs, y compris lors de la vaste offensive menée plus tôt cette année contre le fief rebelle de la Ghouta orientale, où des bombardements, principalement aériens, ont fait plus de 1.700 morts, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Développeur

John Jaeger est le co-fondateur de la société Hala Systems qui a développé Sentry. Ce geek et ancien diplomate cherchait à développer de nouveaux moyens d’empêcher des morts de civils en Syrie. Il a créé le système épaulé par un entrepreneur américain, Dave Levin, et un codeur syrien dont l’identité est gardée secrète. Si des statistiques fiables sont difficiles à obtenir, l’analyse des données montre que l’utilisation de Sentry réduit de 27% le nombre de personnes tuées dans les raids, affirme M. Jaeger.

Réseau humain sur le terrain

Le système, financé par le Royaume-Uni, le Canada, les Pays-Bas et le Danemark selon lui, nécessite un réseau humain sur le terrain, pour surveiller les zones couvertes et installer les capteurs. En recevant l’avertissement via les réseaux sociaux, les radios locales ou les sirènes d’alerte déclenchées à distance par Hala Systems, les résidents ont en moyenne huit minutes pour trouver un refuge, selon le co-fondateur de la société. Le système est très utilisé par les secouristes en zones rebelles, les Casques blancs, impliqués dans le développement du système.

Et sans Internet?

« Les techniciens de la défense civile tentent de rendre le service accessible aux civils dépourvus d’Internet », a affirmé à l’AFP le coordinateur du système d’alerte dans le nord syrien, Ibrahim Abou Laith.

Selon lui, près de 200 sessions de sensibilisation ont eu lieu ces dernières semaines dans le nord du pays pour apprendre à la population disposant d’Internet à se servir du système. Selon l’OSDH, parmi les plus de 350.000 personnes tuées depuis le début de la guerre en 2011, 33.000 civils ont péri dans des raids syriens ou russes. Reste que le système Sentry peut parfois ne pas avoir les résultats escomptés, admet M. Jaeger.

« Nous cherchons à prévenir le maximum de morts possible ».

 

https://www.7sur7.be/

Des centaines de tortues trouvées mortes dans le Pacifique


Encore une fois une hécatombe chez les tortues au Mexique. Cette fois-ci, c’est causé par des filet de pêche illégaux. Ils sont mort noyés et en décomposition. Même si cela peut encourir des peines de 9 ans de prison, rien n’arrête ce massacre
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Des centaines de tortues trouvées mortes dans le Pacifique

 

© ap.

  Source: Belga

Les autorités environnementales mexicaines ont trouvé 300 tortues de l’espèce golfina menacée d’extinction, flottant mortes dans les eaux mexicaines du Pacifique, a rapporté le parquet fédéral chargé de la protection de l’Environnement.

« Elles sont mortes noyées il y a environ huit jours car elles étaient immobilisées dans des filets de pêche interdits d’environ 120 mètres de long », a ajouté le parquet.

Les cadavres « étaient dans un état avancé de décomposition », a-t-il précisé. Pour éviter tout risque de contamination, « les tortues marines ont été enterrées dans deux fosses ».

Ce n’est pas la première fois qu’un tel incident se produit. Le 17 août, le gouvernement mexicain a signalé que 122 tortues avaient été trouvées mortes sur des plages de l’Etat de Chiapas. Environ 10% des cadavres portaient des signes de coups à la tête et sur la carapace.

Les peines pour le trafic de produits émanant de tortues marines peuvent aller jusqu’à neuf ans de prison. Néanmoins, un commerce illégal d’oeufs persiste, certains leur attribuant des propriétés aphrodisiaques

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https://www.7sur7.be/

Les chèvres n’aiment pas les humains qui font la gueule, d’après ces chercheurs


Les chèvres sont capables de se reconnaitre entre eux, mais aussi elles ont la capacité de comprendre les expressions du visage humain et y sont sensible.
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Les chèvres n’aiment pas les humains qui font la gueule, d’après ces chercheurs

par  Malaurie Chokoualé

De précédentes études avaient déjà mis en lumière le fait que les chèvres possèdent des capacités cognitives impressionnantes ; elles peuvent par exemple reconnaître leurs ami·e·s.

Une nouvelle étude va plus loin : les chèvres sont capables de distinguer les expressions humaines et elles préfèrent mille fois un visage souriant à des sourcils froncés. L’étude a été publiée ce 29 août dans la revue scientifique Royal Society Open Science.

« Nous savions déjà que les chèvres étaient très sensibles au langage du corps humain, mais nous ne savions pas comment elles réagissaient aux différentes expressions émotionnelles humaines telles que la colère ou la joie », explique l’un des auteurs Christian Nawroth, un scientifique de l’université Queen Mary de Londres qui étudie le comportement des chèvres.

Crédits : Christian Nawroth

Les chercheurs ont travaillé avec 35 chèvres du sanctuaire pour chèvres Buttercups, au Royaume-Uni. Après leur avoir donné des friandises, les chèvres étaient amenées une par une devant un panneau d’affichage montrant deux photos. L’une avec un visage humain souriant, l’autre grimaçant. Les chercheurs changeaient parfois les visages, accrochant aussi bien des hommes que des femmes. L’idée était de laisser la chèvre, même si elle était tenue en laisse, s’avancer vers l’image qui l’attirait le plus. Les chercheurs ont observé que, indépendamment du genre, la chèvre se dirigeait systématiquement vers le visage le plus positif.

« C’est la première preuve que les chèvres sont capables de distinguer visuellement les expressions faciales d’une espèce très différente de la leur, les êtres humains, qui expriment leurs émotions de manière très différente », a déclaré Natalia Albuquerque, auteure et éthologue à l’université de Sao Paolo. « Cela signifie que les chèvres sont des animaux plus complexes que nous le pensions. »

Les chercheurs prévoient de continuer à étudier la perception émotionnelle chez les chèvres afin de comprendre d’autant mieux comment les animaux de la ferme gère leurs émotions.

Source : Royal Society Open Science

http://www.ulyces.co/

Un monde en feu : la Nasa dévoile une carte mondiale des incendies


Partout sur terre, il y a des incendies, certains sont volontaire pour dégager la végétation pour de nouvelles cultures, élevages, et extension urbaine. Alors, que d’autres c’est la catastrophe et de grande pertes en suivent
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Un monde en feu : la Nasa dévoile une carte mondiale des incendies

 

La mission Worldview montre les incendies dans le monde en temps réel. © Nasa, EOSDIS

La mission Worldview montre les incendies dans le monde en temps réel. © Nasa, EOSDIS

Céline Deluzarche

Journaliste

 

Les milliers de points rouges affichés sur cette carte représentent chacun un incendie en cours. Cette image, captée le 22 août 2018 par les satellites de la mission Worldview, Earth Observing System Data and Information System (EOSDIS) se base sur la température du sol enregistrée grâce au rayonnement infrarouge.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la plupart de ces impressionnants incendies sont volontaires. En Afrique, qui apparaît clairement en rouge sur la carte, les fermiers les allument délibérément pour se débarrasser de la végétation afin de dégager le terrain pour de nouvelles cultures ou des pâturages. Hélas, si les incendies favorisent en effet la fertilisation du sol, ils dégradent gravement la qualité de l’air. 

Au Brésil, des milliers d’hectares de forêt amazonienne partent ainsi chaque année en fumée pour laisser place à l’élevage de bovins et à l’extraction minière. Des incendies qui tournent souvent au désastre par manque de contrôle et qui sont responsables d’un tiers de 4,5 millions d’hectares de forêt amazonienne partis en fumée en 2017 au Brésil, d’après le Global Forest Watch. Cette pratique s’additionne à celle des feux de décharge, dans un pays où la gestion de déchets est défaillante.

Sécheresse, chaleur, mauvaise gestion des forêts, étalement urbain : le cocktail explosif

Dans les autres régions du globe, les zones en rouge sont principalement dues aux incendies de forêt. Le Chili, qui connaît depuis plusieurs années une sécheresse persistante et des températures élevées est particulièrement touché. Les incendies sont aggravés par le fait que de nombreuses espèces natives ont été remplacées par des eucalyptus et des pins pour la production de bois et de papier. Or, leurs feuilles et épines contiennent des résines hautement inflammables, qui propagent les flammes une fois tombées au sol, comme l’a révélé une étude publiée dans PLoS One, le 22 août dernier. L’Australie est elle aussi victime de graves incendies, favorisés par l’extension urbaine, et ce alors que nous sommes là-bas en plein hiver.

https://www.futura-sciences.com/

Le grand pas


Cette peur d’avancer pour un vrai changement, je crois que nous l’avons probablement tous ressenti un jour ou l’autre. Cela me fait penser à mon petit frère. Après un voyage à Halifax, revenu au Québec, il a décidé de tout laisser, un emploi, un logement agréable, ses amis pour une nouvelle vie à 54 ans sans savoir s’il se trouverait un emploi. Moi, je ne le ferais pas sans assurance de survivre. Il a eu des encouragements, car là-bas, en plus, il pouvait avoir plus de possibilités en opéra. Il s’est trouvé du travail pour quelques mois, une chambre et il semble beaucoup plus heureux, car il a osé faire le grand pas.
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Le grand pas

 

«N’ayez pas peur de faire un grand pas si on vous l’indique. Vous ne pouvez pas traverser un gouffre en deux petits sauts»
 
David Lloyd George

Le Saviez-Vous ► Pourquoi l’Australie a-t-elle été découverte si tard par les Européens?


Je me demande, si les indigènes d’Australie ont regretté comme les Amérindiens, tout le changement qu’à apporter l’Europe sur leur environnement. ? Si l’Australie n’a pas été découvert avant c’est avant tout une question d’argent et de commerce. En plus, ce que connaissaient les navigateurs de ce pays était terne.
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Pourquoi l’Australie a-t-elle été découverte si tard par les Européens?

 

 

La côte nord-ouest de l'Australie prise depuis la station spatiale internationale. Photo NASA/EarthKAM.org

La côte nord-ouest de l’Australie prise depuis la station spatiale internationale. Photo NASA/EarthKAM.org

Quora — Traduit par Iris Engintalay

L’Australie n’a vu son premier Européen qu’un siècle après l’Amérique.

 

Réplique du Duyfken, en 2006. Photo Rupert Gerritsen CC BY-SA via wikicommons

Pourquoi l’Australie a-t-elle été découverte si tard par les Européens alors que le tour du monde avait été fait en 1522 et que l’Asie du Sud-Est a été une plaque tournante du commerce pendant des siècles?

La réponse de Bernard Doyle, Australien de cinquième génération et fasciné par le reste du monde.

L’explorateur néerlandais Willem Janzoon est le premier Européen à avoir mis le pied en Australie à bord du Duyfken en 1606, soit un peu plus d’un siècle après la découverte du continent américain (si l’on ne tient pas compte de possibles voyages antérieurs de Vikings en Amérique du Nord). Ce délai peut sembler étonnamment long, mais si l’on pense aux dangers que représentait la traversée de l’océan au XVIe siècle et au sous-développement de la navigation à cette époque, ce n’est pas si surprenant. Bien que la péninsule malaise ait été marquée par une forte activité commerciale des Portugais à partir de 1511 et des Néerlandais à Java autour de 1600, ce n’est que lorsque Willem Janzoon débarque dans la région du cap York que les Européens apprennent l’existence de l’Australie. Et jusqu’à la première expédition de James Cook 160 ans plus tard (1768-1770), ils n’auront pas d’idée précise de sa forme ni de ses dimensions.

La première colonie européenne en Australie n’apparaît qu’en 1788, soit 182 ans après sa découverte. Comment l’expliquer?

Des voyages à visée uniquement commerciale

La première et principale raison est que les voyages d’exploration étaient alors uniquement à visée commerciale. Pendant des milliers d’années, le commerce lucratif entre l’Europe et l’Asie s’est effectué par voie terrestre, via la route de la soie ou au travers du golfe Persique. En 1453, Constantinople tombe aux mains des Ottomans, qui commencent à percevoir de lourds impôts sur les marchandises qui passent par leurs territoires. C’est la recherche d’autres routes vers l’Asie qui donne son élan à ce que l’on appelle «l’Âge des découvertes». À l’origine, ces découvertes sont essentiellement axées sur le commerce. Armer des navires est coûteux et les voyages en haute mer sont dangereux. Une fois que les routes maritimes vers l’Inde et les Indes orientales ont été cartographiées, l’accent se porte sur le commerce et la conquête. Les commerçants ne sont guère disposés à envoyer de coûteux navires dans de nouveaux voyages exploratoires alors qu’ils peuvent tirer de vastes profits des terres déjà découvertes. À cette époque, les épices valent littéralement leur pesant d’or.

C’est le commerce qui mène à la cartographie des côtes ouest, sud et nord de l’Australie.

Au début du XVIIe siècle, les Néerlandais commencent à s’impliquer activement dans le commerce en Asie, principalement autour de Java et de la péninsule malaise.

Hendrik Brouwer. | Domaine public via Wikimedia.

Voici Hendrik Brouwer, un navigateur néerlandais qui deviendra plus tard gouverneur des Indes orientales. En 1610, il découvre qu’en naviguant à des latitudes situées entre les 40e et 50e parallèles dans l’hémisphère Sud, la traversée de l’océan Indien est beaucoup plus rapide, passant d’un an à six mois. Cet itinéraire est alors baptisé la route de Brouwer, avant de devenir les Quarantièmes Rugissants.

Un problème de longitude

S’il était facile de connaître sa latitude (position au nord ou au sud de l’Équateur), il était beaucoup plus difficile de déterminer sa longitude (position à l’est ou à l’ouest du méridien de Greenwich) et ce n’est que dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle que le problème est finalement résolu. C’est pourquoi de nombreux navires néerlandais dérivent trop à l’est, se retrouvant sur la côte ouest, nord ou sud de l’Australie, un pays désolé, à la population primitive et sans opportunité de faire du commerce.

Les Néerlandais effectuent quelques voyages d’exploration. On retient surtout le navigateur Abel Tasman, à qui l’on doit la découverte de régions de la Tasmanie et de la Nouvelle-Zélande lors d’une expédition en 1644. Après 1644, la Compagnie néerlandaise des Indes orientales décourage activement la poursuite de l’exploration du continent australien, considérée comme trop coûteuse et peu susceptible de générer des profits. La carte de l’Australie de 1644 restera donc la même jusqu’au premier voyage de James Cook, 126 ans plus tard.

Un lieu idéal pour déporter des criminels

Les autres nations européennes sont occupées ailleurs. À cette époque, l’Espagne et le Portugal sont en déclin et font du commerce dans des régions d’Asie très éloignées de l’Australie; il n’y a donc aucune chance qu’ils explorent le pays, et encore moins qu’ils s’y installent. La France, quant à elle, est occupée à commercer et explorer en Amérique du Nord et en Inde, et n’a donc aucun intérêt à partir à la découverte de l’Australie.

Melchisedech Thevenot (1620?-1692): Hollandia Nova detecta 1644; Terre Australe decouverte l’an 1644, basé sur la carte du cartographe néerlandais Joan Blaeu. Domaine public via Wikimedia commons.

Du débarquement de Willem Janzoon en 1606 jusqu’à l’exploration de la côte est de l’Australie par James Cook, l’Australie (alors connue sous le nom de Nouvelle-Hollande) est perçue comme un endroit désolé au bout du monde, sans perspectives de commerce ou d’implantation. La visée des voyages de Cook est explicitement scientifique et exploratoire.

Photo DR.

Cook a publié un récit très lu de ses trois voyages, et dans sa description de la côte est de l’Australie, il explique avec enthousiasme comment elle peut être transformée pour l’agriculture. Après la perte des colonies américaines en 1776, l’Angleterre a besoin d’un endroit où envoyer ses prisonniers. À la lecture de la glorieuse description de Cook de la côte est de l’Australie (baptisée Nouvelle-Galles-du-Sud par l’explorateur) et étant donné son isolement, le gouvernement britannique y verra le lieu idéal où déporter ses criminels.

http://www.slate.fr/

Chirurgie plastique : Youtube, source de… désinformation ?


À moins d’accidents ou une nécessité médicale, je ne suis pas très favorable à la chirurgie esthétique en générale. Enfin, ceux qui veulent y recourir, ce serait une mauvaise idée d’aller voir sur YouTube, car d’après les spécialistes beaucoup de vidéos sont truffés d’erreur et fait par des gens non qualifiés alors que les plus sérieuses fait par des professionnels sont tout autant une question de marketing
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Chirurgie plastique : Youtube, source de… désinformation ?

 

 

hugo_34/shutterstock.com

Certaines vidéos publiées sur Youtube sur la chirurgie esthétique faciale seraient truffées d’erreurs. A l’origine ? Un contenu créé par des professionnels du marketing plus que du médical.

Selon des chercheurs du New Jersey (Etats Unis), beaucoup de vidéos mises en ligne sur Youtube à propos de la chirurgie esthétique faciale seraient un puits de désinformation. Pour le prouver, l’équipe du Pr Boris Paskhover, spécialisé dans la chirurgie plastique réparatrice de la face, a passé en revue les 240 vidéos les plus vues sur le sujet. Au total, ces publications ont fait 160 millions de vues sur la plateforme internet.

L’accès à ces supports est on ne peut plus simple, si l’on souhaite s’informer sur cette chirurgie. Les mots-clés à taper pour tomber sur ces vidéos ne sont autres que « augmentation des lèvres », « rhinoplastie », « chirurgie de l’oreille », « lifting »…

Pour évaluer la fiabilité de ces supports, les scientifiques ont utilisé l’échelle DISCERN, spécifique au contenu médical publié sur Youtube ou par d’autres médias.

94 vidéos non médicales

Résultats, « la plupart sont intégrées à des campagnes de marketing menées par des professionnels non qualifiés sur le plan médical », détaillent les scientifiques. Dans le détail, « 94 vidéos ont été élaborées hors secteur médical. Sources d’informations solides, 72 autres vidéos réalisées par des médecins certifiés obtiennent un score relativement élevé sur l’échelle DISCERN ».

« Cependant, même des vidéos mises en lignes par du personnel médical compétent peuvent faire l’objet d’une campagne marketing », rappelle le Pr Paskhover. « Les patients et médecins utilisant Youtube pour sa visée pédagogique doivent se servir de ce média avec précaution, et rester conscients du risque potentiel de désinformation. La majorité des personnes qui postent sur Youtube ont quelque chose à vendre, il ne faut pas l’oublier. »

  • Source : JAMA Facial Plastic Surgery, le 16 août 2018
  • Ecrit par : Laura Bourgault – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

https://destinationsante.com/

Rides du front : elles en disent long sur votre santé cardiovasculaire


Les rides profondes seraient un indice pour des maladies cardiovasculaires..Mais bon, même si l’étude s’est étalé presque pendant 20 ans,, il y aussi d’autres paramètres qu’il faut tenir compte
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Rides du front : elles en disent long sur votre santé cardiovasculaire

 

Marie-Céline Ray

Journaliste

 

Les rides du visage ne sont pas que le signe du vieillissement. D’après une nouvelle étude française, plus les rides de votre front sont importantes, plus vous risquez de mourir d’un problème cardiovasculaire.

On savait déjà que certains caractères physiques, comme la calvitie masculine ou les plis du lobe de l’oreille, semblent liés à la santé cardiovasculaire. Au point qu’ils pourraient aider au diagnostic… Cette fois-ci, une étude de l’université du CHU et de l’Inserm de Toulouse, présentée au congrès de la société européenne de cardiologie réunie à Munich pointe du doigt les rides de votre front.

3.221 volontaires âgés de 32, 42, 52 et 62 ans ont participé à cette étude. Les chercheurs ont noté le nombre de rides sur leur front et leur profondeur, en utilisant une échelle allant de 0 (pas de ride) à 3 (nombreuses rides profondes). Au cours du suivi qui a duré 19 ans 1/2, 233 personnes sont décédées : 2,1 % de ceux qui avaient un score de 0 ; 6,6 % de ceux qui avaient un score de 1 et 15,2 % chez ceux qui avaient un score de 2 ou 3. Ceux qui avaient un score de 2 ou 3 avaient donc six fois plus de risque de mourir que ceux qui avaient un score de 0 et deux fois plus de risque que ceux qui avaient un score de 1.

Un lien possible entre les rides du front et l’athérosclérose des vaisseaux

En ajustant les résultats en fonction de différents paramètres, les différences n’étaient pas significatives, sauf pour les décès qui étaient dus à des problèmes cardiovasculaires : indépendamment de l’âge, il y avait une association significative entre les rides du front et le risque de mourir pour une cause cardiovasculaire.

Comment expliquer ce phénomène ? La formation des rides pourrait être un signe de stress oxydatif et d’altération du collagène, deux facteurs qui influencent aussi l’athérosclérose. Une autre explication est que les vaisseaux du front sont plus sensibles à l’athérosclérose : les rides seraient donc un signe de l’atteinte des vaisseaux !

https://www.futura-sciences.com/

L’amputation de la queue causerait des douleurs au chien sur le long terme


La caudectomie est une barbarie extrême. L’amputation de queue de certains animaux. Quelques chiens de race subissent cette amputation pour être dans les critères de l’espèce souvent recommandé dès leur très jeune âge. Il serait prouvé que couper la queue d’un chien aurait des effets secondaires un peu comme une douleur fantôme chez l’humain.
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L’amputation de la queue causerait des douleurs au chien sur le long terme

 

La caudectomie, ou coupe de queue, fait partie des pratiques ancestrales des éleveurs de chiens, en particulier pour certaines races, où c’était systématique

Or, des études sur différentes espèces tendent à montrer que cette pratique a des effets secondaires neurologiques importants. Voici un petit rappel de ce qu’est réellement la caudectomie, ses origines, ses conséquences, et les aspects légaux !

La caudectomie, ou coupe de queue, fait partie des pratiques ancestrales des éleveurs de chiens, en particulier pour certaines races, où c’était systématique. Or, des études sur différentes espèces tendent à montrer que cette pratique a des effets secondaires neurologiques importants. Voici un petit rappel de ce qu’est réellement la caudectomie, ses origines, ses conséquences, et les aspects légaux !

La caudectomie, une histoire de pratiques ancestrales

A l’origine, cette pratique était issue d’un certain nombre de croyances : couper la queue rendrait les reins plus forts, ou encore éviterait les blessures dans des fourrés épais au cours de la chasse. Au XVIIème siècle déjà, on recommendait déjà de couper la queue des chiots âgés de 6 semaines à deux mois.

De nombreuses mutilations de ce type sont pratiquées, depuis longtemps : en premier, la caudectomie et l’otectomie (coupe des oreilles), mais on citera aussi l’ablation des cordes vocales, ou le dégriffage chez le chat. En général, il s’agit d’adapter l’animal à nos besoins, ou même simplement notre confort.

Ce n’est que depuis peu que la sensibilité et le bien-être animal sont pris en compte dans ces pratiques, et malgré ces nouveaux paramètres, elles persistent encore année après année !

La caudectomie a des effets secondaires neurologiques

Cette pratique ne concerne d’ailleurs pas que le chien : des espèces de rente peuvent la subir, notamment les porcs et les ruminants. Chez le porc, la coupe de queue est même couramment utilisée en élevage intensif, car on observe beaucoup de comportements stéréotypés, et la coupe de queue réduit les automutilation et les morsures de queue.

Une étude parue en 2016, et présentée par le Dr Sandercock à la rencontre organisé par l’UFAW (Universities Federation for Animal Welfare), s’attarde sur les effets secondaires d’une amputation de la queue. Elle montre que la sensibilité dans le moignon de queue est supérieure à la norme 4 mois après l’opération, ce qui est courant dans les cas d’amputation.

En effet, un névrome se forme après cicatrisation, c’est-à-dire que le nerf qui court normalement dans la queue se développe sous la peau, dans le tissu cicatriciel. Cela augmente très fortement la sensibilité dans cette zone. Chez l’homme, cela explique aussi les douleurs fantômes (qu’on ne peut pas vraiment vérifier chez l’animal).

Le Dr Sandercock affirme pouvoir étendre ces résultats à d’autres espèces sans les avoir étudiées, mais il invite à réaliser d’autres études. Or, une publication similaire est parue en 2018, cette fois-ci sur les vaches, et en analysant la sensibilité tactile et à la température. Naturellement, des résultats similaires ont été observés.

Les chercheurs invitent donc fortement à abandonner ces pratiques coercitives, et à modifier la législation pour les rendre illégales.

https://wamiz.com/chiens/