Raison ou tort


De toute manière, il est impossible que tout le monde soit du même avis, certains acceptent les idées des autres, alors que d’autres restent sur leur position. Est-ce que cela vaut vraiment la peine de se disputer pour savoir qui a raison et qui a tort ?
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Raison ou tort

 

On a toujours tort d’essayer d’avoir raison devant des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu’ils n’ont pas tort !
 
Raymond Devos

Le Saviez-Vous ► Il y a cinq siècles avait lieu le premier voyage esclavagiste entre l’Afrique et l’Amérique.


L’esclavage a commencé bien avant 1518, mais cette année-là, les esclaves noirs, et même arabes on traverser les mers pour se rendre aux Amérique. Avec le Nouveau-Monde, il eut un manque de main-d’oeuvres. Pendant toutes ces années de ce commerce, plus de 10 millions d’Africains ont été transporter entre l’Europe et en Amérique dont près de millions d’esclaves sont mort avant d’arriver à leur destination.Malheureusement, malgré ces horreurs, l’esclavage, la traite humaine existe encore sous diverses formes.
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Il y a cinq siècles avait lieu le premier voyage esclavagiste entre l’Afrique et l’Amérique.

 

Cap 110 - Mémorial à l'esclavage | Gaël Chardon via Flickr CC License by

Cap 110 – Mémorial à l’esclavage | Gaël Chardon via Flickr CC License by

Repéré par Christophe-Cécil Garnier

Jusqu’en 1518, les esclaves africains étaient amenés jusqu’en Espagne ou au Portugal, avant d’être envoyés dans les Caraïbes.

 

Repéré sur The Independent

C’était il y a exactement 500 ans. Le 18 août 1518, ou 28 août s’ils avaient utilisé notre calendrier grégorien, le roi d’Espagne Charles I publiait une charte autorisant directement le transport d’esclaves de l’Afrique aux Amériques. Jusqu’à ce moment, ils étaient d’abord amenés en Europe méridionale.

Dans cette charte, le roi d’Espagne donne à Lorenzo de Gorrevod, un de ses principaux conseillers, la permission de transporter «quatre mille esclaves nègres, hommes comme femmes», sur les différents territoires découverts du continent américain. Cette décision de créer une ligne directe et «économiquement plus viable» a fondamentalement changé la nature et l’ampleur de cette terrible industrie, estime le quotidien anglais The Independent. Sur les 350 années suivantes, plus de dix millions d’Africains furent transportés entre les deux continents. Au moins 1,8 million moururent en route.

«Les découvertes que nous avons faites transforment notre compréhension des débuts de la traite négrière transatlantique. Remarquablement, jusqu’à présent, il s’agissait d’un domaine peu étudié», a déclaré le professeur David Wheat, de l’Université du Michigan, un historien qui a été étroitement impliqué dans les récentes recherches.

«La plupart des historiens et autres n’ont pas vraiment compris l’importance de l’avènement du commerce transatlantique des esclaves en août 1518», a renchérit le professeur David Richardson, de l’Institut Wilberforce de l’Université de Hull.

La traite négrière a pourtant été une catastrophe pour l’Afrique, note l’Independent.

«La traite des esclaves arabes avait déjà eu un impact terrible sur le continent – mais la demande européenne de cette main-d’œuvre dans leurs empires embryonnaires du Nouveau Monde a considérablement aggravé la situation», indique le quotidien. Les Européens, comme les Espagnols ou les Portugais, ont massivement augmenté la demande et ont finalement déclenché toute une série «de terribles guerres tribales intra-africaines».

The Independent conclut que «les gouvernements et les organisations du monde entier ont eu tendance à favoriser la commémoration des révoltes d’esclaves et des mouvements abolitionnistes, qui ont contribué à mettre fin à la traite des esclaves, plutôt que l’histoire plus lointaine et politiquement moins confortable de la façon dont cela a commencé».

http://www.slate.fr/

Un poulain de 40.000 ans incroyablement conservé découvert en Sibérie


40 000 ans, c’est vieux pour un poulain qui a resurgit du passé en Russie. Pris dans le permafrost, il a été très bien conservé ainsi que le sol qui a fait parti de son environnement. Ce coin de la Russie est une mine d’or pour des recherches de fossiles pour les paléontologues, mais aussi malheureusement pour le trafic d’ivoire de mammouths.
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Un poulain de 40.000 ans incroyablement conservé découvert en Sibérie

 

Poulain en Sibérie

Les restes d’un poulain vieux de 40.000 ans ont été trouvés en Sibérie (photo d’illustration)

© MICHAEL PROBST/AP/SIPA

Par Anne-Sophie Tassart

Des chercheurs russes et japonais ont mis la main sur un poulain ayant vécu il y a plus de 40.000 ans qui a été conservé par le permafrost sibérien.

Une équipe de chercheurs de l’université Fédérale du Nord-est (Russie) et de l’université Kindai (Japon) a découvert un spécimen animal incroyablement conservé dans le permafrost sibérien, dans le cratère de Batagaï. Selon un article du Siberian Times paru en août 2018, il s’agit d’un poulain que le gel a étonnamment préservé. L’animal serait mort à l’âge de 3 mois durant le Paléolithique, il y a de cela plus de 40.000 ans.

« Le poulain a des poils brun foncé, une queue et une crinière ainsi que des organes internes complètement préservés », a déclaré au média local Semyon Grigoryev, le directeur du Mammoth Museum, situé en Sibérie à Iakoutsk.

Aucune trace de blessure n’aurait pour le moment été relevé. En plus de l’animal, des éléments du sol ont également été piégés par le permafrost. Leur analyse devrait permettre de découvrir dans quel environnement évoluait le mammifère.

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Les falaises de permafrost du cratère de Batagaï cachent de nombreux fossiles et font ainsi le bonheur des paléontologues mais aussi des trafiquants d’ivoires. Ces derniers récupèrent les défenses de mammouths qui apparaissent lors des éboulements. Ce site à la forme de têtard serait dû à un effondrement à la fin des années 90 suite aux activités minières.

Cratère de Batagaï © Google Maps

https://www.sciencesetavenir.fr

À l’Aquarium de Paris, un refuge pour poissons rouges abandonnés


Je ne sais pas si cela existe au Canada, enfin, je ne crois pas, mais je trouve l’idée géniale de l’aquarium à Paris d’être un refuge pour les poissons d’ornements abandonnés. Le jeter dans les égouts n’est vraiment pas la chose à faire, ils sont une espèce envahissante pour l’environnement, car ils viennent d’Asie.
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À l’Aquarium de Paris, un refuge pour poissons rouges abandonnés

 

Du petit bocal au grand bain: l’Aquarium de Paris accueille les poissons rouges abandonnés, parfois à regrets, par leurs propriétaires pendant l’été, transformant le site aux 10.000 spécimens en refuge aquatique.

« Il était dans un petit bocal, je pense qu’il sera mieux ici »: Alexandre, 32 ans, est venu déposer Némo, le poisson rouge d’une amie qui allait partir en vacances. « C’est mieux que de le jeter dans l’évier », glisse-t-il.

Qu’ils ne veuillent plus s’en occuper, déménagent ou souhaitent faire changer d’air à leur animal à nageoires, ils sont une cinquantaine chaque mois à franchir les portes de l’Aquarium de Paris, situé au Trocadéro, pour venir déposer leur petit poisson. Certains avec la larme à l’œil, signe du rude choix, longuement soupesé en famille ou entre amis, de se séparer de Bubulle.

Des rouges, mais aussi des jaunes, tigrés ou noirs ; cadeaux d’anniversaire ou gagnés en kermesse… Depuis que l’établissement a commencé à jouer ce rôle de refuge il y a deux ans, 600 poissons sont venus grossir les 7.500 spécimens qu’abrite l’Aquarium qui héberge également 2.500 méduses.

Placés en quarantaine pendant plus d’un mois à l’aquarium, les petits « carassius auratus » reçoivent par précaution un traitement antibiotique et antiparasites.

« Certains arrivent faibles. Le transport et le changement de vie, ça augmente leur stress », explique Céline Bezault, soigneur aquariologiste à l’Aquarium.

Fragile, une petite partie des animaux ne survit pas à leur déménagement. Mais ceux qui passent l’étape de la quarantaine seront transférés dans des bassins où ils sont présentés au public et leur existence va radicalement changer.

Nouvelle vie

Nouvel espace pour une nouvelle vie: fini le temps passé à errer contre la vitre du petit bocal. Les poissons rouges, espèce grégaire, peuvent nager en groupe dans de bien plus grands bassins. Et reprendre leur croissance, stoppée nette lorsqu’ils sont confinés dans un bocal.

« Certains peuvent mesurer jusqu’à 20 ou 30 centimètres », note Céline Bezault.

Derrière cet accueil de petits poissons en souffrance pointe donc la question du bien-être animal.

 « Je pense qu’il y a une prise de conscience générale que la maltraitance animale est un vrai problème », explique le directeur de l’Aquarium, Alexis Powilewicz, considérant qu’avoir un poisson d’ornement dans de mauvaises conditions est une forme de mauvais traitement.

La législation de certains pays européens interdit d’ailleurs de faire vivre son poisson rouge dans un petit bocal, assure l’équipe de l’Aquarium.

« Pour qu’un poisson vive dans de bonnes conditions, il faut quatre choses: au moins 100 litres d’eau, qu’il ne soit pas tout seul, un système de filtre et des décors dans l’aquarium », ajoute Morgan Percher, un salarié de l’établissement.

Domestiqués depuis des millénaires, notamment en Chine, sélectionnés pour leur beauté au fil des siècles, les poissons rouges devraient connaître à l’Aquarium de Paris un meilleur sort que leurs congénères dont l’existence se termine souvent dans un éclat de chasse d’eau ou dans un évier.

Et le lien avec leur ancien propriétaire n’est pas forcément rompu: plusieurs mois après, certains reviennent voir leur animal à l’Aquarium. Même s’il est difficile de savoir avec certitude où se trouve, parmi les dizaines de pensionnaires, leur petit Bubulle.

https://www.ladepeche.fr

Une maladie mortelle du 18e siècle fait son grand retour dans les villes


La scorbut est une maladie qui existe encore dans des camps de réfugiés et des pays sous-développés. Cependant, en Amérique elle avait disparut et semble revenir faute de vitamine C dans un régime alimentaire causé surtout par la pauvreté. Avec budget serré, on a tendance a choisir des aliments qui sont plus nourrissant sans être nécessairement être plus santé. Alors qu’en Australie, on remarque que les gens ont tendance à trop cuire leurs légumes.
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Une maladie mortelle du 18e siècle fait son grand retour dans les villes

 

sang dent

Crédits : iStock

par Brice Louvet

Une maladie mortelle du 18e siècle causée par l’absence d’une seule vitamine refait son apparition dans un pays qui gaspille chaque année un quart de sa nourriture : les États-Unis.

Le scorbut est une maladie souvent associée aux marins, causée par le simple manque de vitamine C. Nous avons l’habitude de considérer le scorbut comme une maladie historique. Pendant le temps des grandes découvertes, des centaines de marins ont en effet succombé aux symptômes dévastateurs avant qu’un remède ne soit finalement trouvé. Mais le scorbut n’a pas disparu de la planète. Il fait notamment son grand retour aux États-Unis, et plus particulièrement dans les villes.

Saignements de gencives, dents en décomposition, cheveux clairsemés et fatigue écrasante, tels sont les symptômes qui ont conduit Sonny Lopez, originaire de Springfield dans le Massachusetts, au cabinet de son médecin Eric Churchill. Celui-ci lui a diagnostiqué le scorbut. Le problème, c’est ce n’était même pas le premier patient à souffrir de cette carence en vitamine C.

« Nous avons diagnostiqué notre premier cas il y a cinq ou six ans, explique le médecin à ScienceAlert. La première personne à s’être présentée à l’hôpital ne mangeait que du pain et du fromage. Entre ce moment et maintenant nous avons diagnostiqué quelque 20 à 30 cas de scorbut ».

Churchill et son équipe du centre de santé de Baystate High Street se sont alors penchés sur les régimes alimentaires de leurs patients, et dirigent actuellement un projet de recherche sur le scorbut en milieu urbain. Il en ressort que, si le problème est effectivement sanitaire, il est avant tout social. Sonny Lopez, présenté ci-dessus, vit en dessous du seuil pauvreté et a passé des années à ne manger qu’un seul repas par jour.

« De nombreuses personnes qui ont des difficultés à se nourrir ont tendance à choisir des aliments riches en matières grasses, en calories et très nourrissants », explique le médecin. « Si vous avez un budget alimentaire limité, ce sont les repas qui vous combleront et vous satisferont davantage que la consommation de fruits et de légumes ».

Ainsi, les besoins nutritionnels de base ne sont pas comblés.

Les États-Unis ne sont pas les seuls. En 2016, un rapport australien indiquait également une incidence choquante du scorbut – cette fois-ci chez un groupe de patients diabétiques.

« Si plupart consommait une quantité raisonnable de légumes, note la chercheuse Jenny Gunton à l’origine de l’étude, ils les cuisaient simplement trop, ce qui détruisait la vitamine C ».

Ainsi le scorbut et les carences similaires ne sont plus seulement un problème rare qui ne se manifeste que dans les pays moins développés et les camps de réfugiés. Si la pauvreté dans le monde expose à la violence et freine l’accès de beaucoup aux soins de santé, elle entraîne également une malnutrition qui peut parfois s’avérer mortelle.

Source

https://sciencepost.fr/

Le plus vieux fromage jamais trouvé aurait été déterré en Égypte


Un fromage vieux de 3 200 ans trouvé en Égypte fait d’un mélange de lait de vache et de mouton ou chèvre serait le plus vieux fromage connu. On s’entend qu’il n’est plus comestible, surtout qu’il pourrait contenir une bactérie responsable de la brucellose à cause du lait non pasteurisé.
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Le plus vieux fromage jamais trouvé aurait été déterré en Égypte

 

La fabrication de fromage a été représentée sur... (Photo Khaled Desouki, AFP)

La fabrication de fromage a été représentée sur des peintures murales d’anciennes tombes égyptiennes à partir de 2000 av. J.-C.

PHOTO KHALED DESOUKI, AFP

Agence France-Presse
Le Caire

Pendant des millénaires, sous les sables du désert égyptien, une substance blanchâtre solidifiée reposait dans un pot cassé. L

Les scientifiques croient maintenant que c’est « probablement le plus ancien résidu archéologique solide de fromage jamais trouvé ».

Les archéologues ont fait cette découverte en nettoyant les sables autour d’une tombe de la 19e dynastie dans la vaste nécropole de Saqqara de l’ancienne ville de Memphis. La tombe de Ptahmes, le maire de l’ancienne ville de Memphis, a été découverte en 1885, mais a été avalée par le désert jusqu’à sa redécouverte en 2010.

La masse solidifiée blanchâtre a été découverte lors des travaux d’excavation entre 2013 et 2014, avec un tissu de toile qui aurait pu être utilisé pour recouvrir le pot, peut-être pour préserver son contenu, selon une étude publiée cette semaine dans Analytical Chemistry. Le fromage âgé de 3200 ans était composé d’un mélange de lait de vache et de mouton ou de chèvre.

« En raison des pluies et des crues du Nil, l’échantillon a subi des milliers de cycles d’hydratation et de déshydratation. L’environnement alcalin très prononcé a transformé toutes les graisses et il n’a pas été possible d’utiliser des techniques conventionnelles », a expliqué l’auteur principal de l’étude, Enrico Greco.

La fabrication de fromage a été représentée sur des peintures murales d’anciennes tombes égyptiennes à partir de 2000 av. J.-C. En outre, une étude publiée en 2012 dans la revue scientifique Nature retrace les premières preuves de l’industrie jusqu’au 6e millénaire avant Jésus-Christ. en Europe du Nord, il y a quelque 7000 ans.

Les résidus de fromage plus anciens découverts étaient généralement attribués au lait fermenté naturel comme le yaourt ou le kéfir, mais la découverte de Saqqara n’a révélé aucune trace de protéines provenant de la fermentation du lait naturel, a déclaré M. Greco.

« Pour cette raison, nous pouvons dire que c’est le plus vieux fromage solide jamais trouvé à ce jour. »

Il y a peu d’informations sur le processus de fabrication de fromage en particulier, mais « il était nécessaire de développer une technologie et des procédures spécifiques qui n’existaient pas auparavant, a dit M. Greco. C’est un moment très important dans l’histoire des produits laitiers ».

Parmi les résultats significatifs de l’étude, on peut citer les signes de bactéries potentiellement responsables d’une maladie mortelle, la brucellose, due à la consommation de produits laitiers non pasteurisés.

Selon l’étude, si elle est confirmée, ce sera « la première preuve biomoléculaire directe » de l’existence de la maladie au cours de la période pharaonique.

« La brucellose dans l’Égypte ancienne a été identifiée par les effets ostéoarticulaires sur les os des momies », a expliqué M. Greco. La conclusion peut suggérer que « les Égyptiens mangeaient du fromage ou du lait contaminé ».

 

http://www.lapresse.ca/