Destinée


On ne fait pas toujours ce que l’on veut, et on n’a pas nécessairement tout ce que l’on veut, il se peut que cela soit mieux ainsi.
Nuage

 

Destinée

 

“On rencontre sa destinée souvent par les chemins qu’on prend pour l’éviter.”

Jean de La Fontaine

5 réponses à “Destinée

  1. Dans l’hypothèse matérialiste, l’humain n’étant qu’un composé de molécules matérielles, n’a d’autre destinée que la dissolution et la mort.
    Dès qu’il cesse de vivre, il cesse d’être et tout est fini pour lui. Ses atomes corporels subsistent, mais rien ne les retient plus; ils se décomposent, se désagrègent et se séparent pour aller former de nouveaux composés.
    Comme d’ailleurs, dans cette hypothèse, le monde entier et la vie humaine ne sont que les résultats des forces brutes inséparables de la matière, on ne saurait assigner à la vie un but quelconque. Il n’y a nulle part de causes finales, la vie humaine ne saurait en avoir une.
    L’humanité ne sert à aucun dessein supérieur. Si donc notre vie a une fin, ce n’est que parce que nous lui en assignons une. C’est, en effet, une manière de penser nous est naturelle que de proposer des buts à notre activité. Sans doute, au point de vue purement matérialiste, ce n’est là qu’une illusion, mais c’est une illusion universelle à laquelle le mécaniste le plus convaincu ne saurait échapper, et, par conséquent, tout humain qui réfléchit arrive à proposer à sa vie un but général vers lequel il oriente ou croit orienter ses actions.
    La maxime générale d’action, qui devient ainsi la règle de sa conduite, n’a certainement aucun résultat sur ses actions mêmes, puisque tout le détail de sa vie est réglé par le jeu des lois mécaniques, puisqu’il n’est qu’ « un théorème qui marche », ou peut cependant apprécier différemment cette maxime, et par conséquent la destinée de chaque vie, selon la quantité de bien et de mal qu’elle apportera dans le monde.
    Ce bien et ce mal devront être mesurés d’après le plaisir et la douleur, car, aux yeux de la science pure, tous les mouvements, tous les phénomènes ont une égale valeur ; seule, la sensibilité établit des différences et déclare bons les phénomènes qui lui agréent, mauvais ceux qui lui déplaisent. Ainsi le plaisir et la douleur sensibles, dans un système matérialiste, sont les seules règles de la bonté des choses, de la bonté, par conséquent, des règles d’action, des maximes de vie. Si maintenant on considère les vies humaines, on verra que beaucoup d’entre elles, que la plupart ne se proposent comme but que leur bonheur propre et individuel; la destinée qu’elles se proposent est égoïste; quelques natures se proposent le bonheur d’autrui; elles visent moins à satisfaire leur sensibilité propre que la sensibilité de leurs semblables ; leur destinée est donc altruiste.
    Il est incontestable que cette seconde destinée, s’adressant à tous et non plus à un seul, procure des plaisirs plus nombreux, et par suite doit être déclarée supérieure à la première. L’altruisme est donc supérieur à l’égoïsme .
    C’est ce qu’Auguste Comte avait parfaitement vu. Le matérialisme doit donc dire : La vie humaine se termine naturellement à la mort et, en réalité, n’a point de destinée véritable. Au point de vue humain, chaque vie paraît orientée vers un but et on peut distinguer deux sortes de buts : le bonheur individuel, l’égoïsme; le bonheur universel, l’altruisme. Il y a donc deux destinées apparentes de la vie humaine, toutes deux également nécessaires, également légitimes, mais dont la seconde paraît à notre sensibilité supérieure à la première.

    …………………
    F.

  2. Faisant suite à cette citation, si je me retourne sur mon existence passée, c’est ce que j’appelle « les chemins de traverse », soit les choix que j’ai faits et qui ont fait que j’ai suivi un chemin plutôt qu’un autre.
    Je ne culpabilise pas, je regrette.
    Le destin pour moi le seul, c’est la mort. Nous sommes tous logés à la même enseigne. Après, j’ignore et je ne puis pas répondre. Je reste en questionnement et au-delà, je ne sais plus.
    Pour l’instant, à la maison, lorsque je suis chez mon mari, lui parle souvent d’une conscience qui resterait au-delà de l’enveloppe charnelle qui elle se détériore ou est donnée à la science ou brûlée.
    Quant à mon destin, je pense la même chose que lui quant à la mort. Comme je n’ai plus de réponses actuelles, je profite du moment présent qui est mon destin dans le présent. C’est tout ce que je puis faire pour moi-même pour l’instant. Notre être se dégrade avec la vieillesse, d’une belle manière pour certaine personne qui ont la santé, pour d’autres d’une manière tellement moche, comme mon voisin à Blaye qui est dans un cancer et je te passe les détails. Il est vivant, mais…. ????
    Les philosophes peuvent parler de la destinée soit. J’accepte, je lis, j’écoute. De toute manière, ils ont disparu eux aussi, ou sont encore en vie.
    Merci pour cette pensée Rachel. Il s’agit de vie et de mort tout simplement.

  3. Je suis proche de toi Geneviève en ce qui concerne le destin …..Mon passé : Il n’a pas été drôle du tout : Mon épilepsie bien sur , mais aussi l’ambiance qui régnait chez moi /mes parents avec un père alcoolique ….Ceci ajouté à beaucoup d’autres choses m’ont amené à ne pas croire en un dieu quelconque ….la vie n’est qu’un chemin vers la mort , c’est la SEULE égalité pour tous les hommes . De ce fait, je ne vis pour les petits bonheurs ( mon fils, les papotages et sourires de ma petite fille ) , quelques rares ami(e) s réels et ici sur le net……

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