Le Saviez-Vous ► Inversion des pôles Nord et Sud : quelles conséquences pour la Terre ?


L’inversion des pôles est difficile à prévoir, mais cela à déjà arriver que le Nord magnétique, c’est retrouver au Sud. Les géologues ne croient que cela a provoqué la disparition des espèces. En fait, le plus gros problème sera peut-être les satellites.
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Inversion des pôles Nord et Sud : quelles conséquences pour la Terre ?

 

La Terre qui perdrait le Nord (magnétique)... Faut-il s'en inquiéter ? Image d'illustration.

La Terre qui perdrait le Nord (magnétique)… Faut-il s’en inquiéter ? Image d’illustration. ELECTROOPTICSYSTEMS/AFP

Par Dominique Leglu

Quelles seraient les conséquences de l’inversion des pôles magnétiques terrestres ? Pas si graves, et surtout pas nouveau, cette inversion ayant déjà eu lieu dans le passé.

INVERSION. La Terre pourrait-elle perdre le nord et entraîner ainsi la disparition de l’humanité ? Précisons d’abord que par « nord », on entend le pôle magnétique et non géographique, c’est-à-dire la direction pointée par une boussole. Eh bien oui, l’aiguille de la boussole pourrait soudainement se mettre à indiquer le sud !

Pourtant, pas de quoi paniquer… Cette inversion s’est souvent produite par le passé. La dernière remonte à il y a environ 800.000 ans.

IRRÉGULARITÉ. Et pendant les quatre à cinq derniers millions d’années, il y en a eu une poignée d’autres. Le phénomène n’est pas périodique. Ces irrégularités proviennent de la source même du champ magnétique terrestre.

Au cœur de la Terre, le fer fondu, conducteur électrique et magnétique, est agité de mouvements de convection turbulents. Cette sorte de « dynamo » complètement fondue et instable crée un champ magnétique aussi imprévisible que la météo. Rien ne permet de dire que la décroissance du champ magnétique observée depuis trois mille ans se finira par une inversion dans mille à deux mille ans

CORRÉLATION. Par le passé, notre champ a connu bien des rebonds qui ont évité l’inversion. De toute façon, les géologues n’ont jamais observé de corrélations entre une inversion de champ et une extinction d’espèces.

Seule conséquence possible : l’affaiblissement de la protection naturelle contre les particules solaires qu’offre ce champ, sans que cela cause des dégâts importants. Sauf peut-être sur les systèmes de communication des satellites.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Un SDF payé 100 euros pour se faire tatouer le nom du futur marié sur le front


 

Pour 100 euros (153 $ cad) des jeunes on amener un sans-abri chez le tatoueur,pour tatouer le nom et l’adresse sur le front du futur mari.. L’histoire ne doit pas s’il a eu l’argent vue l’inscription est incomplète pour cause de douleur. C’est ignoble et insensé de faire de tel chose à une personne surtout si elle est vulnérable
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Un SDF payé 100 euros pour se faire tatouer le nom du futur marié sur le front

© Facebook.

Source: The Sun /HLN

Un enterrement de vie de garçon a complètement dérapé à Benidorm, en Espagne. Une bande d’amis britanniques ont donné 100 euros à un sans-abri pour qu’il se fasse tatouer le nom du futur marié sur le front.

La photo publiée sur les réseaux sociaux par le tatoueur et relayée par de nombreux médias britanniques fait scandale au Royaume-Uni. On y aperçoit Tomek, un SDF originaire de Pologne allongé sur une table. Aiguille pointée sur le front, il esquisse un signe de paix.

Un message recouvre déjà une partie de son visage. Jamie Blake est le nom d’un futur marié qui est venu enterré sa vie de garçon en Espagne. Avec ses amis, il a proposé à Tomek, un sans-abri rencontré par hasard, de se faire tatouer son patronyme et son adresse sur le front contre la somme de 100 euros. Seule une partie de l’inscription souhaitée est finalement encrée, le tatouage s’avérant trop douloureux pour Tomek.

« Inhumain »

« Ce qu’ils ont fait à cet homme est juste inhumain », commente, indignée, la présidente de la British Business Association de Benidorm. « Je suis consternée. Comment des adultes peuvent-ils profiter de la vulnérabilité d’un individu? Cet homme est désormais marqué à vie. » 

Selon Karen Kowles, des commerçants locaux sont prêts à se mobiliser pour permettre au sans-abri d’enlever le tatouage.

https://www.7sur7.be/

Des fœtus d’agneaux se développent dans des sacs en plastique !


J’ai l’impression de voir le film « L’ile » sauf que eux c’était pour remplacer des organes défaillants de ceux qui ont payé. Enfin bref, l’idée n’est pas mauvaises pour aider les bébés prématurés, mais le contact de la mère est aussi très importante pour le développment du bébé en gestation. Mais cela m’agace de voir ce petit agnelet dans son sac
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Des fœtus d’agneaux se développent dans des sacs en plastique !

 

DR

par Yohan Demeure

Il y a maintenant un an, une équipe de chercheurs américains a mis au point une sorte d’utérus artificiel en plastique recréant les conditions idéales au développement de la vie. Ainsi, cette solution ayant permis à des fœtus d’agneaux de grandir pourrait être un jour adaptée pour les enfants humains prématurés.

Une naissance est considérée comme prématurée lorsque celle-ci survient avant la 37e semaine de grossesse. Outre le décès, les complications peuvent être nombreuses : syndrome de détresse respiratoire, anomalie dans le développement des poumons, arrêt temporaire de la respiration, irrégularité du rythme cardiaque, reflux gastro-œsophagien, jaunisse ou encore anémie, surdité, rétinopathie etc.

Les docteurs de l’hôpital pour enfants de Philadelphie (États-Unis) ont élaboré une solution qui un jour peut-être, pourrait sauver les enfants nés prématurément. Dans l’étude publiée le 23 mai 2017 dans la revue Nature Communications, il est question d’un « support de vie extra-utérin » reproduisant fidèlement les conditions présentes à l’intérieur d’un utérus.

agneaux bébé schéma prématuré

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Crédits : The Children’s Hospital of Philadelphia

Pour l’instant, la technique a permis de développer des fœtus d’agneaux ex utero pendant quatre semaines. Le dispositif se présente sous la forme d’un sac fermé dans lequel se trouve le prématuré. Son cordon ombilical est relié à un circuit d’oxygénation du sang, permettant également de surveiller la teneur en oxygène présente dans l’organisme. Citons également le liquide amniotique nutritif, faisant sans cesse l’objet d’un renouvellement.

Si les propriétés physiques des agneaux après 4 semaines passées dans l’utérus artificiel sont visiblement bonnes, nous ne savons que peu de choses en ce qui concerne d’éventuels effets à long terme – cognitifs entre autres – de ce développement ex utero. En effet, il n’existe aucun moyen de mesurer l’intelligence de ces animaux.

Sources : Le MondeEngadjet

https://sciencepost.fr/

Mousson en Inde: des poissons nagent dans les couloirs à l’hôpital


C’est sérieux en Inde avec les inondations dans plusieurs endroits au pays. Même un hôpital est prise avec de l’eau et des poissons y circule dans le couloir, et même dans les soins intensifs. Avec tout ce qui fonctionne à l’électricité .. Espérons que l’eau ne montra pas plus haut.
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Mousson en Inde: des poissons nagent dans les couloirs à l’hôpital

 

Mousson en Inde: des poissons nagent dans les couloirs à l'hôpital

Mousson en Inde: des poissons nagent dans les couloirs à l’hôpital ©AFP / –

La mousson en Inde, qui a fait 545 morts depuis mai, a provoqué une inondation dans un hôpital de l’Etat du Bihar (nord-est) où des poissons se sont retrouvés à nager dans les couloirs, a-t-on appris lundi auprès des autorités.

Alors que l’eau sale dévalait dans l’unité des soins intensifs à l’hôpital universitaire Nalanda de Patna, les patients ont bien mérité leur nom: ils se sont tassés comme ils ont pu sur leurs lits en attendant que le flot passe. Le proche d’un patient a même attrapé un poisson.

« Une partie du rez-de-chaussée a été inondée hier (dimanche) après l’engorgement d’un tuyau en raison des fortes pluies », a expliqué à l’AFP le responsable de l’hôpital, Sitaram Prasad.

La mésaventure illustre les problèmes posés aux infrastructures du pays par la mousson qui sème chaque année mort et destruction. De juin à septembre, des dizaines de milliers d’immeubles et d’habitations sont régulièrement inondés.

Depuis mai, 545 personnes sont mortes à cause des pluies qui ont affecté d’une manière ou d’une autre plus d’un million de personnes.

Dans le seul Etat d’Uttar Pradesh situé à l’ouest du Bihar, des effondrements de maisons ou de murs ont tué près de 80 personnes depuis jeudi, selon le responsable local des situations d’urgence Sanjay Kumar.

Les autres Etats alentour étaient également en alerte et les autorités ont évacué 3.000 habitants des zones proches de la Yamuna, affluent du Gange, qui a dépassé sa cote d’alerte à New Delhi.

Dans l’Etat de Haryana, beaucoup de cours d’eau atteignaient également leur cote d’alerte, selon les autorités. Le Gujarat (ouest) et l’Assam (nord-est) étaient également touchés. Plus de 200.000 personnes vivent dans des camps de secours dans l’Assam.

Bombay, la capitale de l’Etat de Maharashtra (ouest), a subi des journées entières de pluies torrentielles qui ont entravé les transports et provoqué d’importantes inondations.

       New Delhi (AFP) –      

http://www.lepoint.fr/

Les plantes à la rescousse des villes polluées


Je crois aussi que nous avons intérêt a utilisé les plantes partout en ville avec les chaleurs que nous connaissons.  Les saules semble très efficaces pour le traitement des eaux et les murs anti-bruit.
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Les plantes à la rescousse des villes polluées

 

Le reportage d’Anne-Louise Despatie

Les plantes sont appelées à résoudre un grand nombre de problèmes environnementaux. Avec les excès de chaleur, de pluie ou de pollution, les municipalités et les citoyens vont davantage chercher à en utiliser les propriétés naturelles pour apporter des solutions simples ou plus complexes.

Un texte d’Anne-Louise Despatie

Juste à côté de l’usine de traitement des eaux usées de Saint-Roch-de-l’Achigan, dans Lanaudière, se trouve la station de filtration de l’avenir. Un marais filtrant planté de saules y reçoit une partie des eaux souillées de la municipalité, et les traite.

« Depuis deux ans, on a atteint un niveau d’efficacité tout à fait correct, donc l’eau qui sort des filtres répond aux normes gouvernementales », explique Xavier Lachapelle-Trouillard, responsable de la recherche d’Agro Énergie, une entreprise qui développe une technologie de traitement des eaux pour les petites municipalités.

Les saules sont de véritables éponges qui collaborent avec les micro-organismes présents dans le sol. Ces bactéries transforment les contaminants et laissent des éléments comme l’azote ou le phosphore, qui deviennent des fertilisants pour les saules.

Ceux qui reçoivent les eaux usées poussent donc plus vite et sont également en meilleure santé que les autres.

Un mur antibruit végétal.

Outre leur utilité comme filtres naturels, les saules peuvent aussi servir de matériau pour des murs antibruit. Photo : Radio-Canada/Anne-Louise Despatie

Un « nettoyage » naturel

On s’attaque aussi aux eaux provenant d’un site d’enfouissement en cherchant la meilleure recette pour les traiter.

« [Il s’agit] de faire une application contrôlée d’eau contaminée sur différents types de sol où des saules sont plantés. Pour trouver la juste mesure, pas trop de contaminants pour les plantes ou le sol », explique Xavier Lachapelle-Trouillard.

Les résultats sont visibles : l’eau noirâtre et malodorante en ressort claire et débarrassée de sa forte odeur.

En plus de traiter les eaux usées de petites municipalités, les saules pourront être récoltés et servir à fabriquer des écrans antibruit. Rien ne se perd dans cette économie circulaire; les restes de saule sont aussi transformés en paillis.

Un parcours explicatif au Jardin botanique

D’ici cinq ans, le Jardin botanique de Montréal va initier le grand public aux phytotechnologies – l’utilisation des plantes pour résoudre des problèmes environnementaux – au moyen d’un parcours explicatif. La célèbre institution en profitera pour régler certains problèmes environnementaux qui l’affligent.

« Dans notre parcours, on va trouver des toits verts, des bassins de rétention pour les stationnements pour récupérer les eaux de pluie, que l’on peut très bien utiliser pour arroser les plantes ornementales. Par ailleurs, [il y aura] des marais filtrants derrière pour traiter les eaux usées qui vont sortir des bassins de nos collections de plantes aquatiques », décrit Andrée Hallé, responsable des programmes éducatifs et chef de section pour les programmes publics au Jardin botanique.

La première des sept stations devrait être prête cet automne, dans la section des plantes aquatiques.

https://ici.radio-canada.ca/

Néophobie alimentaire: terrorisés de goûter


Parmi les troubles alimentaires, la néophobie alimentaire, cette phobie est très peu connu et ceux qui en souffre sont souvent mal jugé pour le refus de manger certains aliments. Il semble que les aliments les plus redoutés soient les fruits, légumes et viandes. Imaginez le stress dans des restaurants ou à un repas de famille. Il y a plusieurs thérapies qui peuvent aider à élargir leur choix d’aliments.
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Néophobie alimentaire: terrorisés de goûter

Notre alimentation n'a jamais été aussi variée. Les médias ne cessent de nous... (PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE)

MARIE-EVE FOURNIER
La Presse

Notre alimentation n’a jamais été aussi variée. Les médias ne cessent de nous faire découvrir de nouveaux ingrédients. Les foodies courent les restaurants pour tester leur menu. À l’opposé, des personnes ne mangent que deux ou trois fruits, car elles ont peur de goûter aux autres. D’autres évitent des catégories entières d’aliments. Incursion dans le monde intime et méconnu des adultes souffrant du trouble de l’alimentation sélective et évitante.

Plus que des caprices

Des pommes et des bananes. Des petits pois, du brocoli et des pommes de terre. Du poulet et du boeuf. Deux fromages. Des féculents. Aucun condiment. Aucune sauce. Aucun fruit de mer. Des oeufs, seulement s’ils sont cuits d’une certaine manière. Voilà de quoi se compose essentiellement l’alimentation de Julie Dawson. Qui, pourtant, n’est pas difficile. Ni capricieuse.

Pourquoi ne mange-t-elle pas de fraises, de bacon, de sauce BBQ? Elle n’y a jamais goûté. Et l’idée de le faire l’effraie, comme d’autres ont peur des araignées, des foules ou de l’avion. Sa phobie porte un nom: néophobie alimentaire, un trouble qui touche une bonne proportion d’enfants d’âge préscolaire et certains adultes. Une réalité méconnue, taboue, peu documentée.

«Ce n’est pas juste « je n’aime pas ça, ça me lève le coeur ». Ça va beaucoup plus loin que ça. […] Ce n’est pas que tu ne veux pas goûter. C’est que tu n’es pas capable de le faire. Il se passe quelque chose dans ton corps», explique la psychologue Chantal Bournival, directrice de la Clinique des troubles de l’alimentation. La personne peut paniquer, recracher, vomir…

Malgré les préjugés et l’incompréhension, Julie Dawson a accepté de témoigner pour venir en aide à d’autres néophobes en démystifiant ce trouble. Car s’il existe de nombreux écrits sur les enfants qui refusent de goûter les légumes, la science n’a rien à dire ou presque sur les plus grands.

En fait, la recherche sur le sujet est tellement embryonnaire que le taux de prévalence chez l’adulte, même approximatif, est inconnu, rapporte la Dre Mimi Israël, spécialiste de la question à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas. Le trouble de la restriction ou évitement de l’ingestion d’aliments (une nomenclature qui regroupe divers troubles, dont la néophobie) n’est entré dans la bible des troubles mentaux, le fameux DSM-5, qu’en 2013.

Incompréhension de l’entourage

«Les amis que j’ai depuis longtemps et ma famille comprennent, confie Julie Dawson. Mais si je rencontre quelqu’un de nouveau, c’est dur d’expliquer pourquoi je ne mange pas quelque chose. Ça me fait toujours angoisser.»

Ainsi, au lieu d’admettre qu’elle n’a jamais goûté à un aliment, elle dit qu’elle ne l’aime pas, pour simplifier.

Malgré tout, on lui pose parfois des questions aux réponses évidentes.

«Mon père me demande encore si je veux du ketchup! Je ne sais pas s’il oublie ou s’il a espoir», raconte la femme de 40 ans qui a déjà goûté au condiment une fois «par accident dans un hamburger».

La psychologue Chantal Bournival constate qu’il y a «beaucoup d’incompréhension chez l’adulte», et précise que la néophobie peut engendrer des tensions dans les couples – lorsque vient le temps d’aller souper dans la belle-famille, par exemple – ainsi qu’à l’arrivée d’un enfant. Les néophobes pourront se faire accuser d’être responsables de la néophobie de leur progéniture pourtant normale dans leur développement. Ils vont aussi se mettre beaucoup de pression pour que leur enfant mange de tout.

«C’est très complexe, plus chez l’adulte que chez l’enfant. Et ça provoque de l’isolement social. La personne se sent jugée, ce qui crée de l’anxiété à manger avec d’autres personnes.»

«C’est pire de manger chez des gens qu’au restaurant, où on peut faire un choix», poursuit la psychologue, en ajoutant que le trouble provoque aussi des carences nutritionnelles.

Hypersensibilité aux odeurs et aux textures

Louise Nadeau n’est pas très attirée par les fruits, elle non plus. Elle mange des fraises, des framboises, des pêches. Pas de porc, d’agneau, de veau, de gibier, d’abats, de fruits de mer. Le boeuf ne doit présenter aucun gras, aucun os, idem pour le blanc de poulet.

«Tout le monde est pâmé sur les sushis. Moi, vous ne réussirez jamais à me faire manger ça. Je ferais une syncope. Pourquoi ? Je ne le sais pas», explique la femme de 60 ans qui n’a pris conscience de son trouble que l’an dernier, et qui rêve de «retrouver sa liberté alimentaire».

Louise Nadeau refuse divers aliments en raison de leur texture ou de leur température, ce qu’on appelle le trouble de l’alimentation sélective (TAS).

«Je ne peux pas manger de pain avec des graines. Je ne peux pas mélanger le mou et le dur.» La crème glacée, c’est non. «Je n’aime pas le froid.» La variété d’une seule marque de yogourt passe le test. «Du grec, ce serait impossible: c’est granuleux!»

«Le pire, c’est la pomme»

Robin Belley est encore plus sensible à l’acidité des fruits. Il n’en a jamais mangé un seul. Même bébé, sa mère ne réussissait pas à lui en faire manger en purée.

«Je criais, je pleurais, je vomissais, je ne voulais rien savoir», relate-t-il.

Adulte, il a réussi à intégrer le jus d’orange à son alimentation. Mais c’est tout.

Quel fruit le rebute le plus?

«Le pire, c’est la pomme. Je ne suis pas capable. Mais je ne sais pas pourquoi, je n’ai pas investigué.»

 Il n’est pas dégoûté, mais les fruits lui font faire «des faces». C’est comme si sa langue était trop sensible, le goût trop intense pour être supportable, décrit-il.

Les odeurs (poissons, fromages, oeufs) et des aversions provoquées par un événement anxiogène sont également à l’origine de certains TAS, explique Chantal Bournival, qui précise que deux troubles – néophobie et TAS – se confondent facilement et que plusieurs personnes souffrent des deux à la fois.

«Moi, je me considère comme quelqu’un de joyeux, qui aime la vie et qui est ouvert d’esprit. Et je me retrouve avec un secret comme celui-là… Ça clashe!», lance Louise Nadeau.

L’angoisse au menu

À l’université où Julie Dawson travaille, ses collègues sont des foodies qui se précipitent chaque jour de paie dans un resto à la recherche d’expériences culinaires excitantes. Julie les accompagne «pour parler», pour faire partie du groupe. Mais chaque fois, «c’est difficile».

«Mes amis ne me jugent pas. Mais ils me poussent un peu. L’autre jour, j’ai pris un taco. Seulement la coquille et le boeuf dedans.»

Lorsque nous lui avons parlé, ses collègues venaient de lui apprendre que leur prochaine destination était le LOV, un resto végétarien à la mode à Montréal.

«Je vais prendre des frites et manger autre chose en revenant au bureau», prévoyait-elle.

Car évidemment, elle regarde toujours les menus d’avance pour voir si elle pourra commander quelque chose (en demandant un changement, généralement) ou si elle devra s’organiser en mangeant avant ou après. Un comportement que la psychologue Chantal Bournival voit chez tous ses patients néophobes ou souffrant d’un TAS.

«En regardant d’avance le menu, je sais ce que je vais manger. J’ai l’air relaxe et personne ne se doute de rien», explique Louise Nadeau, atteinte de néophobie alimentaire.

La Dre Israël, qui a traité depuis cinq ans une cinquantaine de cas extrêmes (des personnes présentant un important sous-poids et des carences nutritionnelles), dit que ses patients «ne vont jamais au restaurant» tant cela les angoisse.

Le confort italien

Comme bien d’autres néophobes, Julie Dawson ne fréquenterait dans un monde idéal que les restaurants italiens.

«La vie serait plus simple s’il y avait juste des restaurants italiens et du blanc de poulet», concède Louise Nadeau, qui se limite généralement à manger de la soupe ou des salades au resto.

Évidemment, pour un néophobe, les repas chez les connaissances ou la famille éloignée, ainsi que les cocktails dînatoires avec de petites bouchées composées de plusieurs ingrédients (fruits de mer, poisson, fromages, sauces) et les buffets gastronomiques sont de véritables sources de stress. Et de mise en place de stratégies: manger avant ou après, prétendre ne pas avoir faim, se bourrer de pain en cachette, s’inventer des allergies, etc.

«On a un problème si l’anxiété est assez présente pour être en anticipation», note la Dre Israël.

Et les voyages?

Tandis que Mme Nadeau s’empêche de voyager à certains endroits comme le Mexique et l’Asie parce qu’elle sait qu’elle n’aimera pas la nourriture, Julie Dawson, elle, ne s’en priverait pas même si son niveau d’angoisse «serait très élevé».

«En France, il y a des Subway et des McDo partout. Je ne suis pas foodie, alors je me fiche de ce que je mange. Je veux juste trouver quelque chose pour survivre.»

La question des voyages lui rappelle une anecdote survenue en Australie.

«Je mange des Cheerios ordinaire tous les matins. Mais en Australie, ça goûtait un peu différent, un peu plus le miel. Je ne pouvais pas en manger.»

Louise Nadeau est encore marquée par un repas en France.

«À Lyon, quand j’ai vu la carte d’un restaurant gastronomique avec du cerveau, de la langue et des rognons, je ne pouvais pas croire que des humains mangeaient ça!»

Qu’est-ce qu’un bon resto?

«Un resto qui sert quelque chose que j’aime», répond Julie Dawson.

Merci à Anderson Cooper

Le journaliste vedette de CNN Anderson Cooper a beaucoup contribué à faire connaître la néophobie alimentaire chez l’adulte en abordant le sujet sur diverses tribunes. Il a déjà dit à un magazine qu’en voyage, il commande sa nourriture dans le menu pour enfants des hôtels puisqu’il a «le palais d’un jeune de 7 ans». Il a aussi révélé à Jerry Seinfeld qu’il n’avait jamais goûté à une gaufre, même s’il aime les crêpes.

Des féculents du matin au soir

Certains blogues tenus par des néophobes et des études menées sur des enfants rapportent que ce sont les fruits qui provoquent le plus d’angoisse. Viendraient ensuite les légumes et les viandes. Ainsi, certaines personnes racontent n’avoir mangé que des féculents toute leur vie.

La Dre Mimi Israël, de l’Institut universitaire en santé mentale Douglas, ne peut dire si ce palmarès est véridique ou pas, faute d’études sérieuses sur le sujet. De son côté, la psychologue Chantal Bournival a déjà effectivement rencontré des patients qui ne mangent que des féculents et constate dans sa pratique que les fruits, les légumes et la viande sont les trois catégories d’aliments les plus souvent rejetées par ses patients. C’est le cas de l’auteure du site phobie-alimentaire.fr, Marie Perchey, une jeune femme de 29 ans qui travaille à Paris. Pendant 20 ans, raconte-t-elle, elle n’a mangé pratiquement que des frites, du riz, des pâtes au beurre, des pommes de terre, du pain et des bananes. Elle a réussi à varier son alimentation au moyen de diverses stratégies qu’elle détaille et explique sur son site rempli de références intéressantes.

Les caractéristiques du trouble de la restriction ou évitement de l’ingestion d’aliments selon le DSM-5

– Perte de poids importante

– Carences nutritionnelles importantes

– Dépendance envers les suppléments nutritionnels

– Perturbation du fonctionnement psychosocial (incapacité à manger avec d’autres, anxiété à aller au restaurant ou chez des amis)

– Aucune volonté de perdre du poids, aucun lien avec l’image corporelle

Les problèmes nutritionnels ne s’expliquent pas par un accès insuffisant aux aliments ou une pratique culturelle (tel le jeûne religieux)

Il n’est pas nécessaire d’avoir tous les symptômes pour avoir un diagnostic. La perturbation du fonctionnement psychosocial, par exemple, suffit, note la Dre Mimi Israël.

Source: Programme canadien de surveillance pédiatrique

Les solutions

Il y a de l’espoir pour les adultes qui rêvent de varier leur alimentation et d’être capables de manger n’importe quels entrée et plat principal au restaurant.

La thérapie cognitivo-comportementale

Cette thérapie expose graduellement la personne à ce qui lui fait peur. Ce traitement permet d’obtenir «de bons résultats», dit la psychologue Chantal Bournival. On commence par faire la pyramide des aliments angoissants en plaçant les plus phobiques au sommet. Et on apprivoise d’abord ceux à la base.

«Certaines personnes ne peuvent même pas s’imaginer ouvrir un pot de yogourt, alors on ne leur en donnera pas une bouchée!», dit Mme Bournival.

L’exposition progressive peut commencer par le fait de regarder une image de l’aliment, l’entrer dans la pièce, le toucher, le couper et finalement y goûter. Souvent, le thérapeute mange l’aliment avec le patient.

L’enchaînement alimentaire

Cette méthode consiste à essayer de nouveaux aliments similaires à ceux qui sont déjà aimés. Par exemple, une personne qui mange des pâtes et des pommes de terre bouillies pourrait tester les gnocchis. Les pépites de poulet pourraient mener aux poitrines de poulet, la trempette au yogourt. Le rapprochement avec les aliments jugés sûrs peut se faire en se basant sur la couleur, la texture, la forme ou l’odeur. Pensez aussi à piger dans le même groupe alimentaire. Il peut être astucieux de tester l’aliment sous différentes formes et textures : râpé, en tranches, en cubes, bouilli, grillé.

Le pairage des aliments

Cette technique consiste à s’habituer à un aliment non toléré en l’associant à un autre qui est aimé. Par exemple, une personne qui n’aime pas le fromage pourrait en mettre un peu sur du pain.

«Il faut éviter l’évitement, explique la Dre Mimi Israël, de l’Institut Douglas. Il faut réentraîner le cerveau à ne pas avoir peur en lui montrant qu’il n’y aura pas les conséquences désagréables auxquelles il croit.»

http://www.lapresse.ca/

Évènement malheureux


C’est encore une fois, la façon qu’on voit les choses, a un impact sur notre vie en générale.
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Évènement malheureux

 

Lorsqu’un évènement malheureux survient, nous avons trois choix :
Le laisser définir notre vie
Le laisser nous détruire
Ou s’en servir pour devenir plus fort !

Inconnu

Le Saviez-Vous ► Malaise vagal : définition, symptômes, traitement


Un malaise vagal ou choc vagal n’est pas très intéressant à vivre. Les symptômes avant ce malaise sont quand même assez faciles à reconnaître. Il y a des choses à faire si jamais nous en sommes témoin. Généralement, le malaise vagal n’est pas dangereux, mais cela arrive souvent mieux vaut en parler à son médecin.
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Malaise vagal : définition, symptômes, traitement

 

Malaise vagal

Victime d’un malaise, une femme est aidée par des passants qui lui relèvent les jambes pour favoriser la circulation du sang.

©GOGO LOBATO / AFP

Par Lise Loumé

S’il peut inquiéter, le malaise vagal n’est généralement pas grave. Il est surtout très fréquent puisqu’il concerne près de deux tiers des pertes de conscience brève. Mais à quoi est-il dû et quels sont les gestes à adopter ?

Qu’est-ce qu’un malaise vagal ?

Un malaise vagal désigne le fait de perdre connaissance à la suite d’une chute brutale de la tension artérielle. Il se produit lors d’une stimulation excessive du nerf vague, un nerf très long puisqu’il parcourt l’estomac et arrive jusqu’au cerveau, en passant par le cœur (voir schéma ci-dessous).

Le nerf vague est le plus important du système nerveux parasympathique. Ce système, avec son antagoniste appelé système nerveux sympathique (ou orthosympathique), constitue le système nerveux autonome, responsable des fonctions automatiques de l’organisme (sans dépendre d’un ordre particulier du cerveau). Le système nerveux autonome commande toutes les fonctions vitales : la respiration, les battements du cœur mais aussi tous les organes de la digestion.

Le système nerveux parasympathique est chargé de ralentir les fonctions de l’organisme : par exemple, il abaisse le rythme cardiaque et la tension artérielle. A l’inverse, le système nerveux sympathique augmente le rythme cardiaque et la tension artérielle. Ces deux systèmes sont donc essentiels pour que notre cœur ne batte ni trop vite, ni trop lentement, en fonction de l’activité du corps.

Quelles sont les causes du malaise vagal ?

Certains facteurs physiques (douleur violente, chaleur incommodante, effort intense, station debout prolongé) et/ou psychologiques (stress important, émotion forte) vont perturber cet équilibre : la fréquence cardiaque diminue, la tension artérielle chute. Le transport du sang et de l’oxygène au cerveau et aux autres organes vitaux s’en trouvent perturbés, entrainant potentiellement des nausées, des vertiges, des sueurs, une pâleur, une perte de tonus et, dans certains cas, l’évanouissement (très souvent bref). En cas de perte de connaissance plus longue, on ne parle plus de malaise vagal mais de « syncope ».

Comment réagir ?

Une personne qui fait un malaise vagal voit son visage devenir rapidement pâle (il n’est plus assez irrigué) et sa vue se trouble (voile noir devant les yeux). En cas de malaise vagal, il est important – en plus d’appeler les secours – d’inciter la personne à s’allonger et à surélever les jambes pendant au moins dix minutes, afin de faire remonter le sang et d’éviter la perte de connaissance. Si vous assistez à un malaise avec perte de connaissance, appelez immédiatement les secours. Même s’il est impressionnant, le malaise vagal n’est pas dangereux pour la santé. En revanche, si les malaises deviennent fréquents (plus d’une fois par mois), mieux vaut consulter un médecin.

https://www.sciencesetavenir.fr

Ces deux momies incas ont été enterrées vêtues de robes empoisonnées


Deux momies au Chili qui date d’environs 500 à 600 ans. Deux jeunes filles incas, qui auraient été sacrifiées. Les archéologues avaient remarqué une poudre, qui fut plus tard identifier comme un poison mortel. Elle provient d’une espèce de piment qui contient du mercure, ce qui est plutôt rare d’utiliser du poison pour un sacrifice.
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Ces deux momies incas ont été enterrées vêtues de robes empoisonnées

 

Crédits : Museo Regional de Iquique

par  Mehdi Karam

 

En 1976, sur la montagne Cerro Esmeralda au Chili, les sépultures de deux jeunes filles âgées de 9 et 18 ans ont été retrouvées. Celles-ci avaient, il y a supposément entre 500 et 600 ans, fait l’objet d’un capacocha, rite sacrificiel inca qui impliquait des enfants.

Au sein de leur sarcophage se trouvaient de précieux biens funéraires, tandis que les deux jeunes filles portaient une robe d’un rouge profond. Toutefois, un élément a intrigué les scientifiques pendant près de 40 ans : un saupoudrage, d’apparence toxique, recouvrant l’intégralité des corps. Le 25 mai dans la revue Archaometry, les chercheurs de l’université de Tarapacá affirment avoir trouvé la nature de cette poudre : il s’agirait de cinabre, pigment rouge sang composé de sulfure de mercure, redoutable poison qui n’a rien à envier à l’arsenic.

C’est la première fois qu’une sépulture retrouvée dans la région contient un tel minéral. Si nous sommes au fait de la signification exacte du capacocha, pratiqué pour commémorer les événements importants de la vie de l’empereur inca, mettre fin à la sécheresse ou encore implorer les dieux, rien ne justifie la présence de cinabre.

Surtout que, comme l’écrivent les chercheurs, l’hématite est une espèce minérale plus courante au Chili, tandis que « le cinabre est une offrande funéraire spéciale et d’origine étrangère ».

Selon les chercheurs, la présence du minéral varie en fonction d’une question : les Incas étaient-ils au fait de sa toxicité ?

Si oui, il se pourrait qu’il ait été saupoudré comme « dissuasion ou punition pour des pilleurs de tombe ». 

Car le cinabre, c’est du sérieux. À peine inhalée, sa poussière provoque l’empoisonnement au mercure. Quoi qu’il en soit, en attendant de déterminer l’histoire exacte derrière l’utilisation du cinabre, cela permet d’alerter les archéologues opérant dans la région : toujours prendre ses précautions avant d’ouvrir un sarcophage inca.

Source : Archaometry

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