Responsabilité


Je ne sais pas si serait une bonne chose si nous pouvions avoir ce que l’on veut. Je crois qu’il y aurait encore plus de personnes lésées et quelques fois avoir ce que l’on veut n’est pas nécessairement bon pour nous. De toute manière, notre responsabilité est ce que nous sommes malgré tout cela.
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Responsabilité

 

Dans la vie on ne fait pas ce que l’on veut mais on est responsable de ce que l’on est.

Jean-Paul Sartre

Le dard monstrueux de cette nouvelle espèce de guêpe


Des chercheurs finlandais ont fait une découverte dans la forêt amazonienne qui donne des frissons. Une nouvelle espèce de guêpe minuscule avec est 1 centimètre de long, mais un dard affreusement longue par rapport à sa grosseur avec ses 4 mm et plus large des autres espèces de guêpes. Ce dard peut déposer ses oeufs dans des cocons d’araignée de préférence ou injecter du poison en cas de danger. On ne sait pas par contre, les effets sur l’être humain. Personnellement, je ne veux même pas être un cobaye, surtout qu’une piqûre de guêpe normale fait très mal, je n’ose pas imaginer la douleur de cette guêpe.
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Le dard monstrueux de cette nouvelle espèce de guêpe

 

Le Saviez-Vous ► 7 nouvelles passées sous le radar


    On fait un peu du coq à l’âne. 7 faits dans différents domaines, allant de l’archéologie du cacao chez les Mayas à la canicule en Australie.
    Nuage

     

    7 nouvelles passées sous le radar

      Les Mayas mangeaient-ils leurs économies? Quelle musique donne la chair de poule aux festivaliers? Et pourquoi une autoroute fond en Australie?

      Voici des nouvelles qui sont passées sous le radar dans l’actualité de la semaine.

      Un texte d’Alain Labelle

      Quoi? Du chocolat

      Du chocolat présentant un glyphe Maya.

      Les fèves de cacao servaient de monnaie chez les Mayas. Photo : iStock/Arina Habich

      Une barre de chocolat valait son pesant d’or au temps des Mayas. Des archéologues américains affirment que le cacao était utilisé comme monnaie dans cette civilisation d’Amérique centrale dominante à l’époque précolombienne, un peu à la façon des pièces d’argent actuelles. Les Mayas n’auraient jamais utilisé de réelles pièces d’argent, pense Joanne Baron, du Bard Early College de New York.

      Selon la scientifique, les Mayas échangeaient plutôt des fèves de cacao contre des biens et services, au même titre que le tabac, le maïs et le tissu. Cette forme de troc permettait de traverser les barrières ethniques et linguistiques.

      L’archéologue va même jusqu’à avancer qu’une pénurie de chocolat aurait pu contribuer à la chute de cette civilisation.

      Qui? Les amateurs de concerts de musique

      Des dizaines de personnes dansent.

      Des festivaliers lors de l’édition 2017 d’Osheaga  Photo : Osheaga

      Des chercheurs américains ont établi ce qui donne la chair de poule aux amateurs de concerts de musique. Le chercheur Matthew Sachs et ses collègues de l’université Harvard affirment que la signification des paroles et le volume du son sont en grande partie responsables du phénomène cutané.

      Pour arriver à l’établir, l’équipe a suivi la fréquence cardiaque et l’activité électrodermale de sujets qui écoutaient en direct trois de leurs morceaux de musique préférés.

      D’autres facteurs clés pour donner la chair de poule : la présence d’amis, une foule en délire qui chante en chœur et l’admiration portée à un artiste.

      Quel est le genre de musique dont l’écoute est le plus susceptible de hérisser vos follicules pileux? Le rock arrive en tête (31 %), suivi de la musique pop (29 %), de l’indie (7 %) du house (6 %) et des symphonies de musique classique (5 %).

      Combien? 44 %

      Carte mondiale montrant les rivières.

      Seulement deux autres études avaient tenté de quantifier la surface totale des rivières.  Photo : UNC-Chapel Hill

      Les rivières de la Terre couvrent pas moins de 44 % plus de territoire que les précédentes études le laissaient penser. Une estimation basée sur l’analyse d’images satellites réalisée par les géologues George Allen et Tamlin Pavelsky de l’Université de la Caroline du Nord à Chapel Hill montre que l’ensemble des rivières du globe coulent sur environ 773 000 kilomètres carrés, soit un peu plus que 0,5 % de la surface terrestre non glaciaire. À titre comparatif, toutes les rivières couvrent une plus grande superficie que l’État américain du Texas.

      À ce jour, seulement deux autres études avaient tenté de quantifier la surface totale des rivières, mais elles se fondaient sur des données limitées.

      Ces informations détaillées permettront de mieux comprendre le rôle des rivières sur le climat mondial. En effet, une plus grande surface de rivières signifie un plus grand contact entre l’eau et l’air, de sorte que ces cours d’eau échangent probablement plus de dioxyde de carbone avec l’atmosphère qu’on ne l’estimait actuellement.

      Comment? Avec de la fibre optique

      Un câble de communication à fibre optique permet d'évaluer l'activité sismique.

      Un câble de communication à fibre optique permet d’évaluer l’activité sismique.  Photo : P. Jousset/GFZ

      Des sismologues allemands affirment avoir mis au point une méthode révolutionnaire, mais plutôt simple, de détecter les tremblements de terre. Philippe Jousset et Thomas Reinsch du Centre allemand de recherche en géosciences ont envoyé des impulsions de lumière dans un câble de communication à fibre optique existant pour évaluer l’activité sismique dans une région d’Islande. Ce type de câble est présent sous terre partout dans le monde et est utilisé pour fournir des services Internet et de télévision.

      La technique a permis de confirmer la présence de failles documentées, mais aussi d’autres qui étaient inconnues à ce jour. De petits séismes régionaux, des vagues provenant d’importants séismes lointains et des microséismes survenus dans le fond de l’océan ont également été enregistrés grâce aux câbles à fibres optiques. Des coups de marteau et le passage de voitures ont même été détectés.

      Quand? Il y a 13 millions d’années

      Représentation artistique des espèces Theosodon arozquetai et Llullataruca shockeyi.

      Les espèces « Theosodon arozquetai » (à gauche) et « Llullataruca shockeyi »  Photo : Velizar Simeonovski.

      Une équipe internationale de paléontologues a mis au jour les restes fossilisés de deux espèces de mammifères ongulés, des animaux à sabots, qui vivaient il y a 13 millions d’années sur le territoire de l’actuelle Bolivie.

      Ces espèces, Theosodon arozquetai et Llullataruca shockeyi, étaient des bêtes litopternes, c’est-à-dire que l’extrémité de leurs membres se terminait par trois doigts. Elles étaient des brouteuses de feuilles et d’herbe.

      Comme l’Amérique du Sud a été géographiquement isolée pendant la majeure partie des 66 derniers millions d’années, la richesse de ses fossiles en fait l’endroit idéal pour étudier des sujets tels que l’adaptation des mammifères à l’environnement et peut aider à comprendre comment ils ont évolué ailleurs sur la planète.

      Pourquoi? À cause de la canicule

      Des pneus endommagés par une route australienne.

      La surface de la route fondait et détruisait littéralement les pneus des véhicules qui la parcouraient.  Photo : Facebook/Tablelander/David Anthony

      Vous avez eu chaud la semaine dernière, mais ce n’est rien par rapport à ce qu’ont eu à endurer les pneus des voitures et camions qui ont emprunté la route Millaa Millaa-Malanda, en Australie. Les autorités ont dû la fermer parce que sa surface fondait et détruisait littéralement les pneus des véhicules qui la parcouraient. Le journal Tablelancer explique que la route avait été réaménagée quelques jours auparavant, mais que les chaleurs intenses avoisinant les 40 degrés Celsius observées dans le Queensland cette semaine ont empêché le gravier présent dans l’asphalte de s’y agréger correctement.

      Où? Au Royaume-Uni

      Une archiviste observe avec une loupe le parchemin de la Déclaration d'indépendance des États-Unis découvert au Royaume-Uni.

      Une archiviste observe le parchemin de la Déclaration d’indépendance des États-Unis découvert au Royaume-Uni. Photo : Reuters/Hannah Mckay

      Une découverte bien particulière a été faite dans les archives du comté du Sussex, dans le sud du Royaume-Uni : un parchemin de la Déclaration d’indépendance des États-Unis. Si le document datant des années 1780 a été retrouvé l’an dernier par deux professeurs de l’Université de Harvard, ce n’est que cette semaine qu’une équipe de scientifiques a confirmé l’authenticité de ce manuscrit. Il n’existe qu’une autre copie parchemin de ce texte politique par lequel les treize colonies britanniques d’Amérique du Nord ont fait sécession le 4 juillet 1776. Elle est conservée dans les Archives nationales américaines à Washington.

      Le parchemin aurait appartenu à Charles Lennox, le troisième duc de Richmond, connu pour son soutien aux révolutionnaires américains. Les chercheurs veulent maintenant établir comment le document s’est retrouvé en Angleterre.

      https://ici.radio-canada.ca/

      Un film sur le sauvetage des enfants de la grotte en Thaïlande? Des producteurs américains sont déjà sur place


      Même tous les enfants et entraineur sont sortis en indemne, cette semaine, on a l’impression que des rapaces volent autour pour avoir quelque chose de payant en retour. Comme des producteurs qui veulent l’exclusivité des témoignages dans le but de faire un film. Ok, bien, des films ont pour sources des faits vécus, mais laissons le temps passé un peu, pour que la population et surtout les familles puissent se remettre de leurs émotions.
      Nuage

       

      Un film sur le sauvetage des enfants de la grotte en Thaïlande? Des producteurs américains sont déjà sur place

       

      Repéré par Victor Métais

      Repéré sur news.com.eu

      Une équipe est arrivée en Thaïlande afin de débuter la préparation d’un film sur les douze enfants emprisonnés avec leur entraîneur dans une grotte

      «Un jour, ce sera un super film!» Une équipe de producteurs américains est arrivée au pied de la Grotte de Tham Luang dans la Province de Chiang Ra, où douze enfants et leur entraîneur de foot étaient coincés dans une grotte en Thaïlande.

      Après deux semaines d’angoisse, l’équipe a été secourue et extraite des boyaux inondés. Une victime est à déplorer, un plongeur, mort alors qu’il tentait de se frayer un chemin dans les nombreuses caves de la grotte de Tham Luang. Les enfants rescapés ont été immédiatement transportés à l’hôpital.

      Un happy end qui a attiré les producteurs de Pure Flix films. Michael Scott, le directeur général «voit ce film comme un blockbuster hollywoodien avec de grands acteurs».

      Pure Flix est une société basée à Los Angeles et à Scottsdale dans l’Arizona. Son plus grand succès: le film Dieu n’est pas mort, sorti en 2014 et qui a rapporté plus de soixante-dix millions de dollars pour un budget de deux millions.

      Scott et le co-producteur Adam Smith ont mené différentes interviews préparatoires à propos de l’histoire de la grotte de Tham Luang et envisagent d’engager un scénariste afin qu’il s’entretienne avec les acteurs majeurs de ce sauvetage, l’équipe d’intervention étrangère, les Navy SEAL thaïlandais, les victimes et leurs familles. Le but de la manoeuvre étant d’obtenir les droits exclusifs de leur témoignages.

      Des pratiques immorales ?

      Interrogés sur le caractère indélicat de leur démarche dans un tel contexte, Smith répond:

      «D’autres grosses productions vont arriver, nous devons donc agir rapidement».

      Michael Scott assure qu’il ne force personne à s’entretenir avec lui: «Laissons la situation s’apaiser, asseyons-nous tranquillement afin de nous entretenir sur ce qui se passe en ce moment», a-t-il déclaré.

      Le producteur est convaincu que le récit de ce sauvetage, dont les personnages centraux seront les deux plongeurs britanniques qui ont découvert les enfants thaïlandais, est un projet parfait pour Pure Flix:

      «Cette histoire exaltante correspond totalement à notre ADN»

      http://www.slate.fr/

      Aux États-Unis, un bébé d’un an sans ses parents devant le juge de l’immigration


      En plus d’être un tribunal froid et effrayant sans adaptations aux différents âges des enfants d’immigrants clandestins aux États-Unis, il arrive des situations vraiment grotesque presque une idiotie sans nom. Je peux comprendre qu’il y a des procédures, mais un bébé d’un an qui se fait demander s’il comprend les procédures juridiques, il y a de quoi à être gêné.
      Nuage

       

      Aux États-Unis, un bébé d’un an sans ses parents devant le juge de l’immigration

       

      JOHN MOORE VIA GETTY IMAGES

      Des enfants jouant dans un centre de jour pour migrants au Texas, en février 2018

      Le juge s’est dit « gêné » de lui demander s’il comprenait les procédures juridiques.

      ÉTATS-UNIS – Surréaliste. Alors que la justice américaine tente désormais de réunir les familles d’immigrés qu’elle a séparées sous le décret anti-immigration « tolérance Zéro » de Donald Trump, des témoignages circulent sur des enfants présentés seuls face au juge afin d’être renvoyés dans leur pays d’origine. Dernière situation invraisemblable en date: celle d’un enfant d’un an, présenté face à la cour d’Arizona, en pleurs et sans ses parents.

      A la cour, le bébé appelé Johan et originaire d’Honduras a « bu une bouteille de lait », « joué avec une petite balle » mais aussi « pleuré de façon hystérique, relate l‘Associated Press ce dimanche 8 juillet.

      Face au juge, le bébé était accompagné d’un avocat -ce qui en fait l’un des enfants les plus « chanceux », parmi les centaines de cas similaires, car il est rare que ces derniers puissent bénéficier d’une aide juridique. Il a tout de même reçu un « ordre de départ volontaire » afin que le gouvernement le ramène au Honduras où son père avait déjà été renvoyé. Il avait été séparé de son père à la frontière américaine en vertu de la politique d’immigration de Donald Trump.

      Le juge en charge de l’audition a avoué avoir été « gêné » de demander à Johan s’il comprenait les procédures juridiques dont il faisait l’objet.

      « Je ne sais pas à qui vous pourriez les expliquer, à moins que vous pensiez qu’un enfant d’un an pourrait apprendre la loi sur l’immigration » a simplement rétorqué l’avocat du bébé.

      Les défenseurs de l’immigration se sont plaints de l’ambiance des tribunaux vis à vis des enfants, les qualifiant de stressants et effrayants. Il n’y a aucun logement pour les enfants, dont beaucoup ne peuvent même pas voir au-dessus des tables de défense sans réhausseur.

      « Il n’y a pas de siège d’appoint … pas d’ours en peluche. C’est un tribunal d’immigration froid, et ces enfants sont assis sur des chaises qui sont trop grandes pour eux; leurs pieds ne touchent même pas le sol », a expliqué l’avocat de l’immigration Lindsay Toczlowski sur CNN.

      Plus de 2300 enfants séparés de leur famille

      Plus de 2300 enfants, dont environ 100 de moins de cinq ans, avaient été séparés de leur famille en quelques semaines et hébergés dans des centres d’accueil gérés par le ministère de la Santé (HHS). Plusieurs centaines d’entre eux ont déjà retrouvé leurs parents mais le gouvernement peine à tenir le rythme. Le HHS a admis jeudi devoir recourir à des tests ADN et à des procédures accélérées pour identifier les enfants et leurs parents.

      « Le juge a dit clairement qu’il n’allait pas laisser l’administration Trump traîner des pieds pour réunir les enfants avec leurs parents », s’est félicité Lee Gelernt, directeur adjoint du projet sur les droits des migrants d’ACLU, l’organisation de défense des droits civiques à l’origine de l’injonction contre la police de l’immigration (ICE).

      D’après un responsable gouvernemental, le juge n’a toutefois pas formellement exclu de rallonger un peu ce délai, et une autre audience aura lieu ce lundi.

      LOREN ELLIOTT / REUTERS

      Au total, quelque 11.800 mineurs migrants sont actuellement retenus par les autorités américaines après avoir franchi illégalement la frontière, mais 80% d’entre eux sont des adolescents arrivés seuls.

      Dans sa requête à la cour de San Diego, le ministère de la Justice (DOJ) assurait que le HHS « travaille d’arrache-pied pour réduire le fardeau de la confirmation de parenté et accélérer les vérifications par ADN ». « Dans certains cas, toutefois », affirme le DOJ, « cette procédure n’est pas concluante pour établir une parenté et l’étude de documents disponibles peut être nécessaire ».

      Cette procédure peut aussi prendre du temps si les parents ont été libérés des centres de rétention.

      « Dans ces cas-là, il pourrait être plus difficile de réunir certaines familles dans les délais de la cour », arguait le ministère.

      Le ministère de la Justice demandait également à la cour de supprimer un paragraphe de la décision du 26 juin, qui interdit la détention de migrants sans leurs enfants car il pourrait être interprété comme une demande de libération des parents qui n’auraient pas retrouvé leurs enfants passé le délai.

      Face au tollé créé par les images de jeunes enfants en pleurs, le président Donald Trump avait mis fin par décret le 20 juin aux séparations. Il appelle maintenant le Congrès à réformer les lois sur l’immigration.

      https://www.huffingtonpost.fr/

      Le béton mange les côtes de la Méditerranée


      L’argent, toujours l’argent au détriment de l’environnement. Pour plaire aux touristes, quoi de plus beau que de faire des hôtels sur le bord de la mer. Bétonnons encore et encore tant pis pour la Méditerranée pourvu que les touristes peuvent séjourner dans les hôtels.
      Nuage

       

      Le béton mange les côtes de la Méditerranée

       

      Des édifices à Benidorm, commune d'Espagne caractérisée par... (JOSE JORDAN, archives AFP)

      Des édifices à Benidorm, commune d’Espagne caractérisée par un urbanisme où domine le béton.

      JOSE JORDAN, ARCHIVES AFP

       

      ISABELLE WESSELINGH AVEC LES BUREAUX DE AJACCIO, BEYROUTH, MADRID
      Agence France-Presse
      PEGEIA

      Hôtel géant illégalement construit dans un parc naturel espagnol, complexe touristique menaçant des salines historiques au Liban, constructions trop proches du rivage en France : l’urbanisation et l’explosion du tourisme en Méditerranée mettent en danger sites naturels et activités traditionnelles.

      Avec ses 46 000 kilomètres de littoral répartis entre 21 pays, la Méditerranée concentre environ un tiers du tourisme mondial. Le nombre de visiteurs internationaux pourrait passer de 58 millions en 1970 à 500 millions en 2030, selon Plan Bleu, un organisme travaillant au sein du Programme de l’ONU pour l’environnement.

      « Mais le modèle du tourisme actuel n’est pas vraiment durable et la forte croissance du secteur conduira à une aggravation des pressions environnementales », relève-t-il.

      La population côtière ne cesse aussi de croître. Elle a plus que doublé entre 1970 et 2000 sur les rives sud et orientale, de 32 à 75 millions, selon Plan bleu.

      Même si le renforcement des lois dans certains pays et la Convention de Barcelone ont amélioré la protection des côtes, des abus demeurent.

      Espagne, 21 étages de bétonnage sauvage

      Les 8000 kilomètres de côtes de la très touristique Espagne ont été soumis à de multiples pressions depuis le premier boom de la construction des années 1970 jusqu’à l’éclatement de la bulle immobilière en 2008.

      Le littoral est déjà bétonné sur une profondeur de 500 mètres à l’intérieur des terres dans plusieurs provinces, notamment « à 81 % dans celle de Malaga (sud) », relevait en 2016 un organisme indépendant, l’Observatoire de la durabilité.

      Bâti à Algarrobico, dans un parc naturel protégé d’Andalousie il y a 15 ans, un hôtel, monstre blanc de 21 étages, symbolise la construction anarchique et illégale au début du XXIe siècle.

      Voué à la démolition -la Cour suprême ayant définitivement conclu à son illégalité-, « il reste debout parce que de multiples procès sont en cours pour savoir s’il faut indemniser le propriétaire et par manque d’action politique », indique à l’AFP Pilar Marcos, une responsable de Greenpeace Espagne.

      Liban, littoral privatisé

      Au Liban, quasi impossible d’aller à la mer sans payer.

      « Il n’y a plus que 20 % de la côte actuellement en libre d’accès. Le reste a été privatisé » principalement pour des complexes touristiques, indique à l’AFP Jad Tabet, président de l’Ordre des ingénieurs et des architectes.

      En 2012, un rapport du ministère des Transports montrait qu’environ cinq millions de mètres carrés du littoral sont construits illégalement.

      « Il y a une démission totale de l’État face aux intérêts des privés bien introduits », regrette-t-il.

      Un nouveau projet de complexe touristique dans la région d’Anfeh (nord) suscite la crainte des défenseurs de l’environnement et du patrimoine.

      Il menace une des plus anciennes salines de Méditerranée située dans une zone riche archéologiquement et ayant « l’eau la plus propre du littoral libanais », selon la biologiste Sammyjoe Lycha.

      Hafez Jreij, paludier depuis son enfance et opposant au projet, raconte à l’AFP que le promoteur lui a lancé :

      « La production traditionnelle de sel est sans valeur. Laissez-nous cette zone côtière ».

      France, protection, mais pressions

      Depuis 1986, la France s’est dotée d’une « loi littoral » qui a permis, selon le ministre de l’Environnement, de « préserver de l’urbanisation » les quelque 15 000 kilomètres de côte « malgré la pression foncière ».

      Mais récemment, des députés de la majorité ont voulu la remettre en cause. Face au tollé, ils ont reculé. Mais les abus n’ont pas disparu. Dans l’île de Corse, l’association de défense de l’environnement U Levante a obtenu après 20 ans de procédure une décision judiciaire de démolition pour une villa construite par un riche investisseur suisse soutenu par la mairie de Bonifacio, sur le site classé de Paraguan (sud).

      Malgré une décision de justice d’expulsion, une paillote occupant illégalement le domaine public maritime à Calvi et réalisant un chiffre d’affaires annuel de 700 000 euros, est toujours là et devra payer une astreinte de 1000 euros par jour à compter du 15 juin en cas de maintien.

      Le Conservatoire du littoral, un organisme public, a toutefois réussi à protéger 200 000 hectares en métropole, sur le littoral et autour des grands lacs. Il y encourage tourisme et activités durables. Un modèle envié par beaucoup en Espagne ou à Chypre.

      http://www.lapresse.ca/

      Yémen: plus de 800 enfants soldats recrutés en 2017


      Comment peut-on prendre des enfants pour faire la guerre. La pauvreté, le choléra, les conflits dans un pays déjà dévasté, ce sont les jeunes qui sont obligés de participer une guerre qui n’est pas la leur.
      Nuage

       

       

      Yémen: plus de 800 enfants soldats recrutés en 2017

       

      L'ONU a également recensé en 2017 la mort... (Photo Archives AFP)

      L’ONU a également recensé en 2017 la mort ou la mutilation de 1316 enfants, dont un peu plus de la moitié dans les raids aériens attribués à la coalition militaire antirebelles menée par l’Arabie saoudite, qui intervient au Yémen depuis 2015.

      PHOTO ARCHIVES AFP

       

      Agence France-Presse
      Dubaï

      Les Nations unies ont indiqué mardi que 842 enfants soldats, dont certains à peine âgés de 11 ans, avaient été recrutés en 2017 au Yémen, pays dévasté par une guerre entre rebelles et forces progouvernementales.

      Dans un communiqué citant un rapport du chef de l’ONU sur les enfants dans les conflits armés, le bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations unies au Yémen a précisé que 76 de ces enfants avaient combattu.

      Les autres ont été chargés de « surveiller des postes de contrôle et les bâtiments publics, patrouiller et apporter de l’eau, de la nourriture et de l’équipement aux positions militaires », selon ce texte.

      D’après ce même communiqué, l’ONU a également recensé en 2017 la mort ou la mutilation de 1316 enfants, dont un peu plus de la moitié dans les raids aériens attribués à la coalition militaire antirebelles menée par l’Arabie saoudite, qui intervient au Yémen depuis 2015.

      L’ONU avait récemment dénoncé l’impact dévastateur de ce conflit sur les enfants, dont 2200 ont été tués et 3400 blessés.

      Beaucoup d’autres souffrent de la famine, sont contraints de se battre ou meurent de maladies pouvant être évitées, comme le choléra.

      Les enfants représentent la moitié des quelque 22 millions d’habitants au Yémen qui comptent sur l’aide humanitaire pour survivre.

      « Le conflit continuel au Yémen a poussé un pays déjà au bord du gouffre vers les profondeurs de l’abîme », a averti Henrietta Fore, directrice générale du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef).

      Selon l’ONU, près de 10 000 personnes ont péri depuis le début en 2015 de l’intervention de la coalition menée par Ryad contre les rebelles Houthis, soutenus par l’Iran.

      http://www.lapresse.ca/