Face au vent


Il y a des jours que rien ne va plus, que tout semble nous isoler et pourtant, il faut continuer à avancer pour affronter les jours gris.
Nuage

 

Face au vent

 

Lorsque tout semble aller contre vous, souvenez-vous que les avions décollent toujours face au vent

Henry Ford.

Le Saviez-Vous ► Pourquoi le football s’appelle «soccer» aux USA


Non pas que j’aime le sport professionnel, en fait, je déteste, mais si vous demandez pourquoi en Europe (aussi l’Afrique, je crois) et en Amérique du Sud, on parle de football ce qu’on appelle le soccer aux États-Unis, Australie, Canada, et Japon, alors que le football est appelé rugby ailleurs. C’est assez compliqué, mais c’est ce qui arrive quand on fait des règles et donne un nom différent de chaque côté de l’océan.
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Pourquoi le football s’appelle «soccer» aux USA

 

Dans le stade de Cincinnati | Jamie Smed via Flickr CC License by

Dans le stade de Cincinnati | Jamie Smed via Flickr CC License by

Repéré par Thomas Messias

C’est aussi le cas dans d’autres pays, comme le Canada, l’Australie ou le Japon.

 

Le site Mental Floss vient de relayer un article publié par le professeur Stefan Szymanski, du département de kinésiologie de l’université du Michigan. Également connu comme co-auteur de l’ouvrage Soccernomics, il y explique en détail pourquoi ce que l’on appelle football en Europe ou en Amérique du Sud est connu sous le nom de soccer dans des pays comme les États-Unis, le Japon ou le Canada.

Tout commence dans l’Angleterre du début du XIXème siècle, lorsque le football d’alors, sport pratiqué au sein des classes les plus défavorisées, finit par s’immiscer dans les écoles les plus prestigieuses du pays. Des compétitions commençant à être mises en place entre les équipes issues de ces écoles et les quelques clubs de l’époque, des étudiants de l’université de Cambridge décident de donner de l’uniformité à ce sport en planchant sur des règles officielles. Rédigées en 1848, elles seront reprises sans grand changement au moment de la création de la première fédération de football en 1863. Son nom: Football Association.

Un peu plus tard, en 1871, la première fédération de rugby est créée, fixant les règles de ce sport sur les bases de celles écrites lors des années 1830 dans les écoles de rugby. Elle s’appelle Rugby Football Union, l’utilisation du pied ayant été directement inspirée par le football.

C’est compliqué

C’est ici que les choses se compliquent et se précisent: le rugby football finit par être surnommé rugger, tandis que l’association football hérite du sobriquet d’assoccer, qui finit par devenir soccer. Stefan Szymanski précise qu’à cette époque, le suffixe -er était très en vogue, d’où son ajout dans ces différents mots.

En 1869, lorsque les Américains se sont mis à jouer au football, ils édictèrent leurs propres règles, quelque part entre le rugby football et l’association football. Ce que nous appelons le football américain était né, sauf que les États-Unis ont juste appelé ça football.

Un peu plus tard, du côté de l’Angleterre, le rugby football est devenu rugby, et l’association football est devenu football. Le mal était fait: des deux côtés de l’Atlantique, un sport s’appelait football, mais les règles en étaient très différentes. Chaque camp a alors trouvé un autre nom pour désigner le football de l’autre: c’est ainsi que le football anglais est devenu soccer pour les Américains, et que le football américain est resté football américain pour les Anglais.

Stefan Szymanski raconte que le terme soccer a bien failli l’emporter au cours du vingtième siècle, puisqu’il n’a cessé de gagner en popularité après la Seconde Guerre mondiale, avant d’être finalement délaissé vers les années 70-80. De nos jours, si le terme continue à être un peu employé dans des pays comme l’Angleterre, c’est principalement pour désigner «notre» football lorsqu’il est pratiqué aux États-Unis, notamment dans le cadre de la Major League Soccer (le cousin ricain de notre Ligue 1).

Pour résumer, explique Szymanski, les pays qui emploient le terme soccer à propos du sport pratiqué par Marinette Pichon et Ryan Giggs sont ceux qui possèdent leur propre version du football. Outre les USA, on compte notamment le Canada et l’Australie, mais aussi le Japon, dont le choix n’est pas explicité par l’auteur de la publication.

http://www.slate.fr/

Retrouvés sains et saufs après neuf jours dans une grotte en Thaïlande


C’est une très bonne nouvelle pour les familles des 12 enfants et l’entraineur de football qui se sont perdus dans une grotte en Thaïlande après 9 jours de recherche. Ils sont très affaiblis et devront attendre de reprendre des forces pour faire les 3 km vers la sortie.
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Retrouvés sains et saufs après neuf jours dans une grotte en Thaïlande

 

Les opérations de sauvetage pour retrouver les 13... (Tham Luang Rescue Operation Center via AP)

Les opérations de sauvetage pour retrouver les 13 personnes manquant à l’appel ont duré plusieurs jours.

THAM LUANG RESCUE OPERATION CENTER VIA AP

 

Agence France-Presse
MAE SAI

Les 12 enfants et leur entraîneur de foot pris au piège depuis neuf jours dans une grotte inondée en Thaïlande ont été retrouvés « sains et saufs », a annoncé lundi soir le gouverneur de la province.

« Nous les avons retrouvés tous les 13 sains et saufs », a annoncé le gouverneur de la province de Chiang Rai, Narongsak Osottanakorn, au milieu des cris d’enthousiasme des secouristes et des journalistes.

Mais l’évacuation ne sera pas immédiate, a précisé le gouverneur, qui dirige aussi la cellule de secours.

Des secouristes resteront dans l’intervalle dans la grotte avec eux, le temps qu’ils soient assez en forme pour parcourir les plus de trois kilomètres les séparant de la sortie, en partie inondés.

« Nous allons leur apporter de la nourriture, mais nous ne sommes pas certains qu’ils puissent se nourrir vu qu’ils n’ont pas mangé depuis longtemps. Nous allons aussi acheminer un médecin sachant faire de la plongée », a-t-il ajouté.

http://www.lapresse.ca/

Une biodiversité riche et menacée en France


Surprenant ! La France a  »près de 10 % des deux millions d’espèces connues dans le monde présentes sur son territoire » Un pays qui rentre 3 fois dans le Québec. Sa biodiversité est en grand danger d’abord par l’humain, les pesticides, les changements climatiques …
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Une biodiversité riche et menacée en France

 

En France, 26 % de ces espèces sont menacées... (Photo de Pierre Dalous, tirée de Wikipédia)

En France, 26 % de ces espèces sont menacées sur le territoire (sans l’être nécessairement au niveau mondial), dont la bécassine des marais.

PHOTO DE PIERRE DALOUS, TIRÉE DE WIKIPÉDIA

 

AMÉLIE BOTTOLLIER-DEPOIS
Agence France-Presse
Paris

La France abrite une riche biodiversité, avec près de 10 % des deux millions d’espèces connues dans le monde présentes sur son territoire. Mais nombre d’entre elles sont menacées, par la perte de leur habitat, les pesticides ou les espèces invasives.

Une grande richesse

Quelque 95 000 espèces d’oiseaux, d’insectes, de poissons, de mammifères, de plantes à fleurs ou de champignons, sont présentes en France métropolitaine, et plus de 80 000 en Outre-mer, selon les chiffres 2018 de l’Observatoire national de la biodiversité (ONB).

Environ 80 % de ces 180 000 espèces sont terrestres ou d’eau douce, reflet d’une réalité, mais aussi des connaissances moins étendues sur les espèces marines.

Près de 18 000 de ces espèces sont endémiques, dont 83 % en outre-mer. La France a ainsi la responsabilité de conservation pour ces végétaux et animaux dont elle abrite l’ensemble de la population.

Pour mettre en valeur et protéger cette biodiversité, la France compte diverses aires protégées, notamment dix parcs nationaux, et un onzième en cours de création.

Plus de 1500 espèces menacées

Sur les 180 000 espèces recensées en France, plus de 1500 sont considérées comme menacées au niveau mondial et figurent sur la liste rouge de l’Union internationale de la conservation de la nature (UICN).

La liste rouge élaborée au niveau national, qui a évalué 6500 espèces depuis 2007, estime de son côté que 26 % de ces espèces sont menacées sur le territoire (sans l’être nécessairement au niveau mondial). Parmi elles, des mammifères, comme le vison d’Europe, le lapin de garenne, le lynx, le loup ou l’ours, mais aussi des oiseaux comme la bécassine des marais ou le martin-pêcheur d’Europe, des amphibiens comme la grenouille des champs ou des poissons comme la raie bouclée.

Les dernières années ont, d’autre part, vu une chute « vertigineuse » de la population d’oiseaux des campagnes (-60 % de moineaux friquets depuis dix ans, un tiers d’alouettes des champs disparues en quinze ans…), selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) et du Muséum d’histoire naturelle de Paris, publiée en mars.

Les indicateurs 2018 de l’ONB, qui agrègent les données sur le vivant récoltées par des dizaines d’organismes, concluent de leur côté à une baisse globale de 30 % de ces oiseaux des champs entre 1989 et 2017. Et le déclin touche aussi les oiseaux des villes, comme les moineaux parisiens, et même depuis 2005 les oiseaux « généralistes », qui vivent dans tous types de milieux et qui contrebalançaient auparavant la disparition des autres.

Autre classe particulièrement touchée : les chauves-souris. Leur nombre a diminué de près de 40 % en métropole en dix ans.

Ce déclin général est particulièrement inquiétant pour l’humanité, à laquelle cette nature rend de multiples services vitaux, de l’eau à l’alimentation (notamment l’agriculture, menacée par la chute des pollinisateurs), en passant par les médicaments ou l’absorption du carbone.

Les pressions sur la nature

La perte de cette biodiversité est liée à divers facteurs, qui peuvent être cumulatifs.

Parmi les principaux, les pesticides. Selon l’ONB, l’usage de produits phytosanitaires a ainsi augmenté de 18 % entre la période 2009-2011 et la période 2013-2015.

Autre menace, le rythme élevé de l’artificialisation des sols. Entre 2006 et 2015, la métropole a perdu près de 600 000 hectares de terres agricoles et d’espaces naturels, soit l’équivalent d’un département comme la Seine-et-Marne (région parisienne), remplacés principalement par des surfaces goudronnées.

Les cours d’eau sont aussi de plus en plus fragmentés par des ouvrages (16 obstacles à l’écoulement pour 100 km de cours d’eau en 2018).

Les espèces exotiques envahissantes menacent également les écosystèmes et les espèces indigènes, avec lesquelles elles entrent en compétition. La France compte 509 de ces espèces introduites par l’homme, volontairement ou non, en dehors de leur habitat naturel, comme le frelon asiatique, l’ambroisie ou la grenouille-taureau.

Autres facteurs importants également pris en compte par l’ONB, qui travaille sur des cartes mettant en lumière les pressions cumulées sur la biodiversité : le changement climatique ou la pression touristique.

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Déménagements du 1er juillet: solidarité caniculaire


Le 1 er juillet était la fête du Canada, alors qu’au Québec, la plupart des baux se renouvellent le 1 er juillet. Nombre de personnes profitent de ce long congé pour déménager. Hier, ce fut une journée des plus lourde et chaude. Malgré cette chaleur intense, de sueur à grosses gouttes, plusieurs ont eu de l’aide. Malheureusement, certains logements ne veulent pas d’animaux alors, plusieurs sont abandonnés
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Déménagements du 1er juillet: solidarité caniculaire

 

Amies d'enfance, Clara Séguin et Sarah Bissonnette, toutes... (Robert Skinner, La Presse)

Amies d’enfance, Clara Séguin et Sarah Bissonnette, toutes deux âgées de 21 ans, déménagent ensemble dans un logement du quartier Côte-des-Neiges.

ROBERT SKINNER, LA PRESSE

CAROLINE TOUZIN
La Presse

Sans eux, la tâche aurait été insurmontable. Par une chaleur accablante, ils ont sacrifié leur journée de congé pour donner un coup de main à un proche. Ils ont transporté des dizaines de boîtes qui pèsent une tonne et des électroménagers qui passent à peine à travers les portes. Hommage aux « anges du déménagement ».

Les anges du déménagement de Clara et de Sarah sont Marie-Pier Lamarre (soeur de Clara), Laura Normandin (cousine de Clara), Christian-Zaak Dubois (ami), Marie-Catherine Bissonnette (soeur de Sarah), Guylaine Duplessis (mère de Clara) et Pierre Lange (beau-père de Clara).

ROBERT SKINNER, LA PRESSE

AMIES D’ENFANCE

Lorsque Clara Séguin et Sarah Bissonnette ont découvert l’état du petit quatre et demie dans lequel elles s’apprêtaient à s’installer, dimanche, elles étaient soulagées d’être bien entourées.

L’une de leurs amies s’est lancée dans le ménage de la salle de bains laissée dans un état douteux par les anciens locataires. « 

On a beaucoup, beaucoup de ménage à faire », résume Clara, 21 ans. « Disons que je vais me rappeler longtemps mon premier déménagement, ajoute son amie d’enfance Sarah. C’est du sport. »

Guylaine Duplessis – la mère de Clara – et son conjoint auraient pu rester au frais sur le bord du lac Memphrémagog, où ils résident, plutôt que de venir s’éreinter sous un soleil cuisant à Montréal.

« On aurait pu, mais en même temps, ma fille aurait déménagé sur un autre continent que je serais allée l’aider, affirme Mme Duplessis. C’est ma fille ! »

200 000

Nombre de ménages locataires qui changeront d’adresse cet été, selon le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ).

L’ange de déménagement de Julien Audette est son père, Denis.

ROBERT SKINNER, LA PRESSE

 

DÉMÉNAGEMENTS À RÉPÉTITION

Denis Audette est descendu de Rouyn-Noranda pour venir aider son fils Julien, 27 ans, à déménager de son logement de Rosemont à son nouvel appartement dans Villeray. Il y a quatre ans, alors qu’il pensait que son fils en était à son dernier déménagement, le père de famille a troqué sa minifourgonnette pour un petit véhicule utilitaire sport (VUS).

« Finalement, depuis quatre ans, je l’ai déménagé trois autres fois. Je n’aurais peut-être pas dû la vendre », raconte le père, le front perlé de sueur. « Et ce n’est pas fini : ma fille rentre à l’École de technologie supérieure en septembre », poursuit-il avant d’éclater de rire.

1600

Nombre d’animaux abandonnés entre les mois de juin et d’août chaque année à Montréal, selon la Société protectrice des animaux (SPA), alors qu’en moyenne, 600 animaux sont abandonnés chaque mois dans la métropole.

Franck Ngartola (à gauche), 18 ans, a emménagé hier dans son premier appartemetn dans le quartier Côte-des-Neiges. C’est son grand frère Jonathan qui est son ange du déménagement.

ROBERT SKINNER, LA PRESSE

LA FAMILLE AVANT TOUT

Assis dans son unique fauteuil posé sur le trottoir du chemin Queen-Mary, Franck Ngartola était plongé dans ses pensées lorsque La Presse l’a croisé dimanche.

Le jeune homme de 18 ans s’apprête à voler de ses propres ailes après avoir vécu quelque temps avec son frère et sa soeur aînés dans un logement de la métropole alors que leurs parents sont restés dans leur Tchad natal.

« Un moment donné, il faut que je devienne responsable », dit-il.

Son déménagement a débuté sur une bien mauvaise note. Il s’est fait dérober son ventilateur laissé sur le trottoir sans surveillance quelques instants avec le reste de ses maigres avoirs alors qu’il s’affairait à rentrer des boîtes dans son trois et demie.

« Une chance que mon frère est là pour m’aider », a-t-il lancé, déterminé à ne pas se laisser abattre.

La veille, son frère Jonathan a déménagé leur soeur. Puis dimanche, il a donné un coup de main à Franck. Et toi, Jonathan, tu déménages aussi ? lui demande-t-on.

« Oui, tout est dans ma voiture, répond-il. Mais je peux attendre. C’est la famille d’abord. »

24,39 %

Proportion de propriétaires qui ont dit avoir retrouvé un logement dans un état qui donne mal au coeur en entrant, dans lequel ils ne voulaient rien toucher, révèle un sondage en ligne mené auprès des membres de l’Association des propriétaires du Québec. Cette association, qui représente 17 000 propriétaires dans la province, demande au gouvernement québécois de leur permettre de demander un dépôt de garantie à leurs locataires.

 

L’ange du déménagement de Mathieu Bastien-St-Jean (à l’avant-plan) est son frère jumeau William.

ROBERT SKINNER, LA PRESSE

ENFIN RÉUNIS

Originaire de l’Abitibi, Mathieu Bastien-St-Jean a vécu avec de nombreux colocataires depuis son arrivée à Montréal il y a quatre ans, dont son frère jumeau William.

Puis, les deux frères sont allés vivre « chacun de leur côté ». Ils ont tenté de vivre l’un sans l’autre (William est parti étudier dans une université mexicaine). Sans succès.

Dimanche, les jumeaux de « 25 ans – dans trois jours » avaient l’air de deux gamins qui s’apprêtent à faire un mauvais coup. C’est qu’ils déménagent à nouveau sous le même toit.

« On n’est pas capables de couper le cordon », dit William en lançant un regard complice à son frère.

BONNE HUMEUR À TOUTE ÉPREUVE

Sur le balcon du logement que Laurence Mélançon, 23 ans, partageait jusqu’à dimanche avec un cousin et une cousine dans le quartier Villeray, on se serait cru à Noël.

Ses parents, son frère, ses cousins, son oncle et sa tante se croisaient dans l’escalier extérieur en colimaçon les bras chargés de boîtes (à défaut des cadeaux) dans une bonne humeur à toute épreuve. Ils ont multiplié les allers-retours entre le logement situé au deuxième étage et les camions de déménagement sans jamais perdre le sourire. Leurs vêtements trempés par la sueur en disaient toutefois long sur la difficulté de l’exercice en pleine canicule.

« Maman un jour, maman toujours », lance la mère de Laurence, Chantal Lambert.

Quant au jeune frère de Laurence, William, 19 ans, il avait une motivation bien personnelle à aider sa grande soeur :

« Je n’ai pas le choix, si je veux qu’elle vienne m’aider quand ce sera mon tour. » 

Souhaitons-leur qu’il fasse moins chaud ce jour-là.

***

LES LOCATAIRES REVENDIQUENT UN CONTRÔLE DES LOYERS

Les hausses de loyer seront marquées pour les 200 000 ménages locataires qui changeront d’adresse cet été, soutient le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ), puisque le Québec n’a ni contrôle obligatoire des loyers ni registre des loyers. Ainsi, de nombreux propriétaires en profitent pour augmenter abusivement le prix de leurs logements lors des déménagements, selon le RCLALQ.

« Sans contrôle obligatoire des loyers [comme en Ontario, par un pourcentage s’appliquant à l’ensemble des loyers], les locataires doivent tenir tête à leur propriétaire alors qu’ils n’ont pas les renseignements nécessaires pour juger si la hausse demandée est légitime ou non », a expliqué le porte-parole du RCLALQ, Maxime Roy-Allard, dans un communiqué.

Les nouveaux locataires ont la possibilité de faire fixer leur loyer s’ils jugent que la hausse est trop élevée, mais leurs recours sont faibles puisqu’ils n’ont que rarement accès à l’ancien prix payé pour le logement, toujours selon le RCLALQ. Avec un registre des loyers, les locataires pourraient faire fixer leur loyer en toute connaissance de cause, conclut l’organisme de défense des droits des locataires.

 

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Abeilles tueuses : on sait ce qui les rend si agressives


Je savais que les abeilles tueuses sont le fruit entre le croisement des abeilles européennes et africaines. Mais le reste non. D’abord pourquoi, ils ont voulu un hybride et la fuite d’une que ces abeilles tueuses se sont propager du Brésil jusqu’aux États-Unis. Au Brésil, ils ont découvert ce qui s’est passé et ils espèrent trouver le moyen pour protéger les insectes et les êtres humains.
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Abeilles tueuses : on sait ce qui les rend si agressives

 

Abeille vue de face.

Abeille vue de face.

CC0 CREATIVE COMMONS

Par Jimmy Leyes

Une équipe de chercheurs brésiliens vient de mettre en évidence la molécule qui rend les abeilles tueuses américaines si agressives par rapport à leurs cousines européennes.

Des centaines d’abeilles qui poursuivent leurs victimes sur des kilomètres : ce n’est pas la scène d’ouverture d’un film d’horreur mais bel et bien une stratégie mise en oeuvre lorsque ces « abeilles tueuses« , se décident à attaquer. Pour le plus grand malheur des américains. Et pour cause ! Ces hyménoptères munis d’un dard se sont déjà rués sur des humains de l’autre côté de l’Atlantique.

Pourtant, de prime abord, il est impossible de les différencier de leurs gentilles cousines européennes. Elles se ressemblent comme deux gouttes d’eau et leurs piqûres sont aussi douloureuses ou toxiques l’une que l’autre. Ce qui sépare une abeille tueuse d’une abeille européenne et qui lui vaut sa réputation sulfureuse, c’est son incroyable agressivité. 

Une espèce hybride redoutable

Les killer bees sont issues d’un croisement entre les abeilles européennes (Apis mellifera ligustica et Apis mellifera iberiensis) et les abeilles africaines (Apis mellifera scutellata), d’où leur autre nom d’abeilles « africanisées ».

Mais comment des reines du Vieux Continent ont pu rencontrer des cousines africaines et immigrer aux Etats-Unis ? L’histoire remonte à 1956. Cette année là, le gouvernement brésilien importe 49 reines d’abeilles africaines afin d’améliorer la résistance de ses abeilles à miel (des abeilles européennes) qui sont victimes de maladies et souffrent du climat. Aussitôt, ces nouvelles arrivantes s’accouplent avec les autochtones et créent une espèce hybride. Sans le savoir, ils viennent de créer un monstre. Tout était sous contrôle jusqu’à ce qu’un an plus tard, 26 essaims s’échappent du centre et commencent à coloniser l’Amérique du Sud. Très vite, les fugitives remontent vers le Nord et atteignent les Etats-Unis dans les années 90.

Comment le croisement entre une paisible butineuse européenne et sa cousine africaine un peu agitée a-t-elle enfanté de terribles abelha assassina(abeilles assassines en brésilien) ? C’est la question que s’est posée l’équipe de Mario Palma, biochimiste à l’Université de São Paulo.

Les chercheurs ont comparé, au sein d’une colonie d’abeilles africanisées, le cerveau des individus les plus féroces et celui des sujets dociles. Pour les différencier, ils ont lancé une balle en cuir devant une ruche. Ils ont ensuite récupéré des abeilles dont le dard était coincé dedans, soit les plus agressives, et des abeilles « sages » qui étaient restées dans le nid. Ils ont gelé leurs deux groupes, ont découpé leurs cerveaux en rondelles et ont analysé les protéines en présence. Et ils ont trouvé ce qui rendait les abeilles si féroces…

Mieux comprendre le comportement des insectes

Leurs résultats, parus dans le Journal of Proteome Research, mettent en évidence la présence de deux protéines : l’allatostatine et la tachykinine dans le cerveau de tous les insectes. Mais chez les « tueuses » ces protéines interagissent et forment des neuropeptides (AmASTs A et AmTRPs). C’est à dire des molécules qui jouent le rôle de modulateurs dans le cerveau. Et ces derniers seraient les déclencheurs de ce comportement d’hyper agressivité. En effet, dans le cerveau des abeilles restées tranquillement au nid, aucune trace d’une telle réaction et aucune formation de neuropeptides. En revanche, lorsque l’équipe de Mario Palma a constaté qu’en injectant ces fameux peptides dans le cerveau de jeunes abeilles non-agressives, celles-ci devenaient alors aussi féroces que leurs aînées qui avaient attaqué la balle.

Ces mêmes neuropeptides se retrouvent chez d’autres insectes mais ils n’ont pas la même incidence. Ils servent notamment à réguler le comportement alimentaire et la digestion. En revanche, ils sont aussi liés à l’agressivité chez les mouches des fruits ou même chez d’autres espèces comme les souris.

L’équipe espère que ces recherches permettront de développer une technique pour protéger les humains de ces redoutables insectes. Ces résultats pourraient aussi permettre de comprendre un peu mieux la façon dont les signaux moléculaires agissent sur les circuits neuronaux pour réguler le comportement. Et pas seulement chez les insectes mais aussi chez les humains.

https://www.sciencesetavenir.fr/