La capacité de choisir


On a choisi nos actes des bons et des moins bons. On est responsable des choix que nous faisons qu’ils soient bons ou mauvais. Nous pouvons donc nous enchaîner par nos propres actes.
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La capacité de choisir

 

 

 

La liberté des hommes commence par leur capacité à choisir chacun de leurs actes. Elle se termine par l’impossibilité de les défaire.

Henri Loevenbruck

Une femme qui nourrit un raton-laveur aveugle a toute une surprise un bon matin


 

Une femme a pris l’habitude de nourrir un raton-laveur aveugle. Cette bête a peur du vent, des oiseaux et des herbes hautes Quasi tous les jours, le raton-laveur fait face a ses peurs pour trouver à manger près de la propriétaire de la maison. Une lèvre était abîmée et peinait a manger. Alors cette dame lui fit des aliments mous. Un bon matin, le raton-laveur est venu avec deux garde du corps, des chats noirs qui sont venu et reparti avec lui
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Une femme qui nourrit un raton-laveur aveugle a toute une surprise un bon matin

 

Le Saviez-Vous ► Combien de personnes sont tuées par des volcans?


Les Britanniques se sont basés des médias, archives publiques et documents historiques pour évaluer le nombre de victimes des éruptions volcaniques depuis l’an 1500. Malgré le nombre de volcans actifs dans plus de 80 pays, il n’y a pas eu beaucoup de morts depuis tous ces siècles. Même le volcan Kilauea à Hawaï n’a pas encore fait de victime, malgré la force  de l’éruption.
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Combien de personnes sont tuées par des volcans?

 

Le volcan Kilauea à Hawaï, le 23 mai 2018. | RONIT FAHL / AFP

Le volcan Kilauea à Hawaï, le 23 mai 2018. | RONIT FAHL / AFP

 

Repéré par Camille Jourdan

Repéré sur BBCvol

Le Kilauea, à Hawaï, est en éruption depuis plusieurs semaines. Heureusement, il n’a fait aucune victime.

Tous les ans, une soixantaine de volcans entrent en éruption. En ce moment, les Hawaïens voient la lave s’écouler du Kilauea. Si la situation semble à peu près sous contrôle, ce n’est pas toujours le cas; certaines éruptions ont fait de très nombreuses victimes. Combien environ? La BBC s’est penchée sur la question.

Grâce à des reportages dans les médias, à des archives publiques ou encore à des documents historiques, le site britannique a estimé que depuis l’an 1500, les volcans avaient tué environ 280.000 personnes. Seulement six éruptions auraient été fatales à plus de 60% de ces victimes, a calculé la BBC. Beaucoup de volcans en éveil sont donc restés inoffensifs, du moins pour l’homme.

Parmi les éruptions les plus meutrières, on peut citer celle du lac Nyos, au Cameroun; en 1986, ce lac de cratère volcanique a fait plus de 1.500 morts, intoxiqués pour la plupart au gaz carbonique. Car, contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce n’est pas souvent la lave brûlante qui se révèle fatale, car elle progresse lentement, détaille la BBC. À l’inverse, les «lahars» peuvent s’avérer extrêmement dangereux: ces coulées de boues, mêlées à des débris d’arbres ou même de maisons, ont notamment fait des ravages en Colombie, en 1985. De la même manière, c’est aux «écoulements pyroclastiques», et non à la lave, que l’on doit la disparition de Pompéi; ce sont des avalanches brûlantes qui mélangent de la vapeur d’eau, des gaz, mais aussi des pierres et des cendres… Ils s’écoulent à toute allure, pouvant tout dévaster sur leur passage.

Dans le monde, environ 1.500 volcans sont toujours actifs, étalés dans 81 pays.

800 millions de personnes vivent dans un rayon de moins de 100 kilomètres de ces cratères, soit «à portée de main des risques mortels en cas d’éruption», signale la BBC.

Heureusement, la quasi totalité des volcans sont aujourd’hui surveillés, au moins par satellite, ce qui permet de détecter les activités anormales.

Néanmoins, «tous les deux ans environ, un volcan qui ne s’était jamais réveillé entre en éruption», constate la BBC.

http://www.slate.fr/

"La sécurité alimentaire est impossible sans pollinisateurs", rappellent l’ONU et l’Europe


Le 20 mai dernier, était statué la Journée mondiale des abeilles. Pourquoi ? Parce qu’elles sont en danger d’extinction et cela affecte dangereusement la sécurité alimentaire de toute la planète. Le syndrome d’effondrement des colonies serait imputable aux pesticides. Alors quel choix nous avons : continuer des pesticides et éliminer les insectes pollinisateurs dont les abeilles à elles seules assurent 90 % des cultures dans le monde. Où essayer de trouver des moyens bio pour protéger les abeilles ?
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« La sécurité alimentaire est impossible sans pollinisateurs », rappellent l’ONU et l’Europe

 

Abeille

Les abeilles sont grandement menacées par les pesticides.

© ARDEA/MARY EVANS/SIPA

Par Sciences et Avenir avec AFP l

La FAO et l’UE ont rappelé que les abeilles et les autres insectes pollinisateurs jouent un rôle clé dans les récoltes et donc dans l’alimentation de l’humanité.

L’Organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Union européenne (UE) ont appelé le 19 mai 2018 à une action mondiale pour protéger les pollinisateurs, en particulier les abeilles, indispensables pour assurer la sécurité alimentaire.

« Il n’est pas possible d’avoir une sécurité alimentaire si nous n’avons pas de pollinisateurs », a expliqué Jose Graziano da Silva, directeur général de la FAO lors d’une conférence en Slovénie juste avant la première journée mondiale des abeilles.

En effet, afin de souligner l’importance de la préservation des abeilles et autres pollinisateurs, les Nations Unies ont, sur proposition slovène, proclamé le 20 mai Journée mondiale des abeilles. Ce jour correspond à l’anniversaire d’Anton Jansa (1734-1773), pionnier slovène de l’apiculture moderne.

40% des pollinisateurs invertébrés sont menacés d’extinction à l’échelle mondiale

« Les pollinisateurs sont responsables de la plupart des récoltes et de la nourriture que nous mangeons », a ajouté Jose Graziano da Silva. Pour lutter contre l’impact des pesticides, la réduction des zones forestières et de la faune, le monde doit trouver « des moyens pour étendre et préserver la biodiversité et parmi les pollinisateurs, les abeilles sont les plus affectées » selon lui.

Les abeilles contribuent à la pollinisation de 90% des principales cultures dans le monde, mais ces dernières années, beaucoup d’entre elles ont disparu, victimes du « syndrome d’effondrement des colonies », un fléau mystérieux imputé en partie aux pesticides. Selon l’ONU, 40% des pollinisateurs invertébrés – abeilles et papillons en particulier- sont menacés d’extinction à l’échelle mondiale. Le Commissaire à l’environnement de l’Union européenne, Karmenu Vella, qui participait également à cette conférence, a annoncé que la Commission s’apprêter à présenter un plan d’action pour la protection des pollinisateurs 1er juin 2018.

La restriction de l’usage de 3 néonicotinoïdes confirmée par le tribunal de l’Union européenne

En mai 2018, le tribunal de l’Union européenne a confirmé les restrictions d’utilisation imposées en 2013 à trois néonicotinoïdes (clothianidine, thiaméthoxame et imidaclopride), des insecticides considérés comme nocifs pour les abeilles, qui étaient contestées par les fabricants Bayer et Syngenta. Le Tribunal a rejeté « dans leur intégralité » les recours des deux entreprises. Il s’est fondé sur un certain nombre d’études qui suscitaient des « préoccupations » sur les conditions d’approbation des néonicotinoïdes, tandis que l’UE s’était dotée de règles de protection des abeilles afin de sauvegarder leur rôle de pollinisateurs pour la flore et les cultures arables.

https://www.sciencesetavenir.fr/

L’Australie a construit la plus grande barrière du monde anti-chats


À l’origine, il n’y avait pas de chat en Australie, ils ont été apportés par les colons. Comme on le sait, les chats sont des prédateurs et au nombre de chats errants dans ce pays, des animaux qu’on ne voit pas ailleurs sont en danger. D’ailleurs, les chats sont responsables de la disparition de 20 espèces animal et d’autres sont en danger d’extinction. Il est donc important de trouver les bonnes solutions pour protéger les espèces du pays.
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L’Australie a construit la plus grande barrière du monde anti-chats

 

chat australie prédateur

Introduit sur son territoire par les colons, le chat cause en Australie un problème environnemental : 20 espèces se seraient éteintes à cause de sa présence. L’Etat a donc dû trouver une solution.

L’Australie a construit un enclos géant en plein cœur de la réserve de Newhaven. Cet enclos mesure 94 km², soit presque la taille de Paris. L’objectif : protéger les espèces menacées par les chats en liberté, comme le montre cette vidéo :

Bilbi, Numbat, ou encore chat marsupial de Geoffroy : autant de noms qui ne vous disent sûrement rien, et qui pourtant, désignent des espèces australiennes. Plus précisément, des espèces menacées d’extinction. Ces petits animaux sont en effet des proies pour les chats errants qui peuplent le pays. En raison de la présence de ces prédateurs, ils pourraient bien disparaître. Et quand on sait que les chats tuent un million d’oiseaux indigènes par nuit, on peut craindre pour leur avenir…

Pour pallier ce problème, certains Etats ne s’encombrent pas bien longtemps : la Nouvelle-Zélande, par exemple, mène une politique d’extermination des chats errants. Espérons donc que l’effort produit par l’Australie soit une solution durable. 

https://wamiz.com/

Pourrait-on avoir des bébés sur Mars ?


Encore une preuve, l’être humain n’est pas fait pour vivre dans l’espace encore moins de coloniser une planète telle que Mars. Encore moins pour procréer. Il y a trop d’obstacle qui agit sur le corps humain et si un foetus réussit à être conçu. Les chercheurs envisagent de changer l’ADN pour en faire un nouveau type d’humain avec le ciseau CRISPR, ce qui à mon avis est immoral.
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Pourrait-on avoir des bébés sur Mars ?

 

embryon humain foetus

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Crédits : iStock

par Brice Louvet

Avoir un bébé sur Terre est normal, même si ce n’est pas toujours facile. Et sur Mars ? C’est complètement impossible – à moins que nous ne soyons disposés à retravailler notre ADN – selon une nouvelle étude publiée dans Futures par des chercheurs polonais.

Si une mission habitée sur Mars et l’établissement de la première colonie humaine dans l’espace relevait autrefois de la science-fiction, elle est en revanche aujourd’hui planifiée et devrait avoir lieu dans les vingt prochains années. Une telle entreprise s’accompagne de défis titanesques, de la technologie du voyage spatial aux défis médicaux, biologiques, sociaux et éthiques. La question de la procréation se pose ainsi inévitablement. Se rendre sur la planète rouge est un voyage sans retour, du moins pour l’instant. Ainsi, si vous souhaitez faire grandir une colonie de ce type, il est essentiel de comprendre la procréation « extraterrestre ». Nous avons en effet évolué pour donner la vie en milieu terrestre. Mais qu’en est-il sur d’autres mondes ? Passons en revue les deux principaux problèmes de procréation sur la planète rouge.

D’une part, la radiation. L’atmosphère de Mars est en effet très mince et n’a rien à voir avec celle de notre planète. Le rayonnement cosmique constitue donc une menace pour tous les humains à sa surface – foetus inclus. Les futurs colons connaîtront également une exposition accrue aux rayonnements cosmiques pendant leur voyage vers Mars, ce qui pourrait affecter leur capacité à procréer.

«On sait que les radiations sont néfastes pour les adultes et en particulier pour les cellules reproductrices, les embryons en développement et les fœtus, et sont déjà considérées comme un danger majeur pour la santé des astronautes», notent les chercheurs.

Vient également l’exposition à la microgravité, à la fois pendant le voyage et une fois sur la planète rouge, qui constitue une autre préoccupation majeure. Nous savons déjà qu’elle peut provoquer une perte de masse osseuse et affecter les niveaux de fluides dans les yeux et les moelles épinières des astronautes, conduisant à une perte de la vision. Ajoutez à cela un certain nombre d’autres problèmes de santé potentiels associés à un long voyage dans l’espace – comme l’immunosuppression, les changements du système nerveux, la perte d’audition – et le corps humain n’est plus en état de pouvoir « créer la vie » une fois sur place.

Alors comment faire pour fonder une famille sur Mars ? Modifier son ADN pour être un peu moins « humain », nous dit l’étude. Dans leur article, les chercheurs notent en effet la possibilité d’utiliser l’outil d’édition CRISPR pour manipuler génétiquement les humains afin de surmonter ces obstacles à la reproduction. Cela se traduirait par « la spéciation de l’Homo Sapiens », soit la création d’un nouveau type d’humain, ce qui ouvre un nouvel ensemble de questions éthiques auxquelles le monde devra faire face.

La reproduction « hors monde » n’est donc pas encore pour demain, mais elle reste l’une des nombreuses questions que nous devrons traiter avant que la colonisation de Mars ne soit à notre portée.

Source

http://sciencepost.fr/

Intolérance au gluten et maladie coeliaque: le vrai du faux


On parle beaucoup de l’intolérance au gluten alors qu’il y aurait beaucoup moins de personnes atteintes en réalité. Ceux qui en souffrent vraiment ont des maux de ventre, diarrhées, constipations,… Leur vie n’est pas en danger. Contrairement ceux atteint d’une maladie rare la maladie coeliaque qui eux c’est un régime à vie. Ceux qui décident de suivre un régime sans gluten pour maigrir, risque plus d’aggraver leur cas et prendre du poids
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Intolérance au gluten et maladie coeliaque: le vrai du faux

 

À ce jour, il n'y a pas de... (Photo Mike Stewart, archives La Presse canadienne)

À ce jour, il n’y a pas de médicaments contre la maladie coeliaque et le seul traitement disponible consiste à éliminer les grains contenant du gluten (seigle, avoine, blé, orge, triticale) de l’alimentation, ainsi que les produits alimentaires qui en contiennent (soupes, sauces, charcuteries, plats cuisinés, etc.).

PHOTO MIKE STEWART, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE

 

ÈVE BEAUDIN
Agence Science Presse

L’intolérance au gluten fait beaucoup parler d’elle, mais la maladie coeliaque, beaucoup moins. Pourtant, cette dernière est une affection médicale grave, susceptible d’entraîner des dommages irréversibles et contre laquelle l’élimination du gluten est le seul traitement connu.

À l’occasion du Mois de la sensibilisation à la maladie coeliaque, le Détecteur de rumeursdépartage le vrai du faux.

La maladie coeliaque, une maladie grave et rare : VRAI

Selon les estimations, environ 1 % de la population canadienne serait coeliaque. Cette affection génétique auto-immune et non réversible est déclenchée par la consommation de grains contenant du gluten. En bref, le système immunitaire d’une personne atteinte réagit négativement à la présence de gluten dans l’alimentation et attaque la paroi intérieure de l’intestin grêle, diminuant ainsi l’absorption de certains nutriments, dont le fer, l’acide folique, le calcium, la vitamine D, les protéines et les graisses. Sans traitement, cette maladie augmente notamment le risque de développer de l’ostéoporose, de l’anémie, des problèmes neurologiques et un retard de croissance chez les enfants.

Le seul traitement de la maladie coeliaque est un régime sans gluten : VRAI

À ce jour, il n’y a pas de médicaments contre la maladie coeliaque et le seul traitement disponible consiste à éliminer les grains contenant du gluten (seigle, avoine, blé, orge, triticale) de l’alimentation, ainsi que les produits alimentaires qui en contiennent (soupes, sauces, charcuteries, plats cuisinés, etc.). Ce régime restrictif doit être suivi à vie afin de prévenir les symptômes et les complications à long terme. Ce n’est pas un traitement à prendre à la légère, puisque la consommation d’à peine 20 parties par millions de gluten – soit l’équivalent de la pointe d’un stylo – est suffisante pour entraîner des dommages irréversibles à l’intestin chez les personnes coeliaques.

Intolérance au gluten et maladie coeliaque ne sont pas la même chose : VRAI

Selon différentes estimations, entre 1 et 6% de la population souffrirait d’intolérance au gluten. Comme la maladie coeliaque, cette intolérance est une réaction au gluten qui peut entraîner des symptômes gastro-intestinaux (maux de ventre, diarrhées, constipation, etc.). Toutefois, l’intolérance au gluten – appelée dans la littérature scientifique sensibilité au gluten – n’entraîne pas de dommages irréversibles à l’intestin ni de complications médicales à long terme. À l’heure actuelle, il s’agit d’une condition encore mal définie et des études seront nécessaires pour mieux cerner ses causes et ses traitements.

Le régime sans gluten est bon pour tout le monde : FAUX

Le Collège des médecins et l’Ordre professionnel des diététistes du Québec ne recommandent pas l’adoption d’un régime sans gluten à ceux qui ne souffrent pas de la maladie coeliaque ou de sensibilité au gluten. Ce régime très restrictif, suivi sans la supervision d’un spécialiste, pourrait entraîner de graves carences alimentaires. C’est pourquoi il devrait être adopté uniquement par ceux dont la condition médicale nécessite l’élimination complète du gluten, ce qui s’avère complexe. Qui plus est, les personnes qui pensent souffrir de maladie coeliaque et qui adoptent un régime sans gluten avant de recevoir un diagnostic risquent de rendre le dépistage de la maladie encore plus difficile. En effet, la première étape du diagnostic consiste à faire un test sanguin qui établit la présence d’anticorps réagissant au gluten dans le sang. Sans consommation de gluten, le test sanguin se révélera négatif.

L’alimentation sans gluten fait maigrir : FAUX

Plusieurs personnes qui ne sont ni coeliaques ni sensibles au gluten bannissent le gluten de leur alimentation dans l’espoir de perdre du poids. Or, les aliments sans gluten ne sont pas nécessairement moins caloriques que leur équivalent conventionnel. En fait, de nombreuses études – comme ces deux études récentes – ont démontré que les aliments sans gluten sont souvent plus gras, sucrés et salés que les aliments conventionnels, en plus d’être plus coûteux. C’est plutôt en éliminant des produits alimentaires ultra-transformés qu’on perd du poids.

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À la recherche de l’origine des Incas, grâce à la génétique


Ce que j’aimerais savoir grâce à l’ADN d’ou viennent le plus loin possible mes ancêtres. Des peuples tels que le Pérou, Bolivie, Inca, Brésil, Équateur découvrir l’origine de la civilisation Inca. Les scientifiques ont pu relier deux légendes qui auraient la même lignée. Ils auraient même trouvé 18 personnes, réparties entre le Pérou et la Bolivie,qui ont un patrimoine génétique étroitement lié. Il reste encore d’autres tests génétiques, mais pour cela, il faut trouver des momies Incas
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À la recherche de l’origine des Incas, grâce à la génétique

 

«Notre travail, c'est comme faire un test de... (Photo Cris Bouroncle, Agence France-Presse)

«Notre travail, c’est comme faire un test de paternité. Pas entre père et fils, mais entre des peuples», souligne Ricardo Fujita.

PHOTO CRIS BOURONCLE, AGENCE FRANCE-PRESSE

 

ROBERTO CORTIJO
Agence France-Presse
Lima

Quelque 200 Péruviens et Boliviens détiennent en eux la clé des origines des Incas: c’est l’intuition de chercheurs du Pérou, du Brésil et de Bolivie qui veulent retracer l’histoire de ce peuple grâce à la génétique.

L’objectif de cette première «étude génétique sur la famille impériale inca» ? Vérifier s’il existe ou non un seul patriarche commun à l’origine de cette civilisation, expliquent à l’AFP les chercheurs péruviens Ricardo Fujita et José Sandoval, de l’Université San Martin de Porres.

«Notre travail, c’est comme faire un test de paternité. Pas entre père et fils, mais entre des peuples», souligne Ricardo Fujita.

Pour cela, les chercheurs ont effectué des prélèvements ADN sur 12 familles de la région de Cuzco «car il y a un contexte historique de généalogie, il existe des documents indiquant que depuis 1570 ces familles sont de la lignée des Incas», précise-t-il.

L’idée est notamment de démêler les deux légendes souvent rapportées pour expliquer la naissance du peuple inca: l’une l’attribue au couple formé par Manco Capac et Mama Ocllo, sorti du lac Titicaca, dans la région de Puno, où l’on parle l’aymara; l’autre identifie comme premiers Incas les frères Ayar, descendus de la montagne de Pacaritambo dans la région de Cuzco, où l’on parle le quechua.

Des prélèvements ADN ont donc aussi été réalisés chez des habitants du lac Titicaca et du mont Pacaritambo.

«Nous les avons comparés avec notre base généalogique de plus de 3000 personnes pour reconstruire l’arbre généalogique de tous les individus», indique M. Fujita. «Au final, nous avons réduit cette base à près de 200 personnes partageant des similitudes génétiques proches de la noblesse inca».

À partir de la capitale Cuzco, l’Inca (qui signifie roi en quechua) contrôlait un empire de 2 millions de km2, Tahuantinsuyo, qui s’étendait de l’ouest de l’Argentine, jusqu’au sud de l’actuelle Colombie. Il a régné pendant deux siècles, jusqu’à l’invasion espagnole en 1532.

Deux lignées

Après avoir fasciné par sa culture, son organisation ou encore sa maîtrise de l’ingénierie, c’est désormais par le profil génétique de ses descendants que ce peuple intéresse les scientifiques.

L’étude, démarrée il y a trois ans, a donné ses premiers résultats en avril, publiés par la revue spécialisée Molecular Genetics and Genomics: en comparant l’ADN de plus de 3000 habitants du Pérou, de Bolivie et d’Équateur, ils ont déjà réussi à prouver que les deux légendes autour de la naissance du peuple inca sont sans doute liées.

«La conclusion à laquelle nous sommes parvenus est que la noblesse du Tahuantinsuyo descend de deux lignées, l’une dans la région du lac Titicaca, l’autre vers la montagne de Pacaritambo. Cela confirme les légendes fondatrices, qui pourraient n’être qu’une», explique José Sandoval.

Car, «probablement, de la région de Puno est partie une première migration, qui s’est établie à Pacaritambo pour quelques décennies avant de se diriger à Cuzco et de fonder le Tahuantinsuyo».

Sur les 200 habitants identifiés comme descendants de la noblesse inca, 18 personnes, réparties entre le sud de la région de Cuzco, celle de Puno et le nord de la Bolivie, affichent un patrimoine génétique étroitement lié.

«Cela nous montre que les ancêtres des Incas sont venus du lac Titicaca et ont fait escale à Pacaritambo», souligne M. Fujita.

Mais le travail des chercheurs ne s’arrête pas là: désormais, il s’agit de déterminer avec exactitude l’origine de ce peuple.

«Pour cela, il est nécessaire de prendre de l’ADN de vestiges comme des momies, répertoriées dans des récits ou des documents officiels comme fils ou petits-fils d’incas, pour former le panorama le plus complet de l’origine de la civilisation préhispanique la plus importante», indique M. Fujita.

La tâche promet d’être compliquée, car les conquistadors espagnols, à leur arrivée en 1532, ont imposé la destruction de nombreuses momies incas. Les scientifiques cherchent donc où ont été enterrés leurs descendants les plus directs, pour remonter le fil de l’histoire.

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