«J’ai donné la vie contre mon gré»: une ado de 13 ans enceinte de son beau-père agresseur


À 14 ans, elle a accouché d’un bébé issue agression sexuelle de son beau-père. Juste le fait de mettre du sperme sur un doigt dans les parties génitales a été suffisant pour faire un bébé. Le comble, c’est qu’il a écopé d’une peine de 5 et demi, parce qu’il n’a pas d’antécédent judiciaire. Je trouve que c’est une justice bonbon qui laissera une marque cette jeune fille pour le reste de sa vie. Pourquoi une peine si basse ? Les conséquences sont énormes !
Nuage

 

«J’ai donné la vie contre mon gré»: une ado de 13 ans enceinte de son beau-père agresseur

 

«Ce n'est pas normal de devoir décider de donner son enfant en adoption et même... (PHOTO D'ARCHIVES)

PHOTO D’ARCHIVES

LOUIS-SAMUEL PERRON
La Presse

«Ce n’est pas normal de devoir décider de donner son enfant en adoption et même d’avoir un enfant à 14 ans.»

À un si jeune âge, cette adolescente a dû trancher un dilemme cornélien: garder ou donner en adoption sa fille, née d’une agression de son beau-père. Ce «monstre» a écopé hier d’une peine de cinq ans et demi de pénitencier.

«Il s’agit d’un crime sexuel commis par une personne de confiance qui était une figure paternelle pour une jeune fille de 13 ans», a conclu la juge Suzanne Costom.

Le Montréalais de 31 ans, qu’on ne peut identifier pour protéger la victime, a plaidé coupable en janvier dernier à une accusation de contacts sexuels sur une adolescente.

L’accusé était le beau-père de la victime depuis six ans au moment des crimes, en janvier 2017. À deux occasions, il s’est livré à des attouchements sexuels sur sa belle-fille dans son lit conjugal, parce qu’il «manquait de sexe». Il a admis avoir inséré son doigt enduit de sperme dans les parties génitales de sa belle-fille et lui avoir touché la poitrine pendant une vingtaine de minutes. Comme elle dormait, la victime garde un souvenir très vague des évènements.

Ces attouchements ont suffi à faire tomber enceinte l’ado de 13 ans. Or, même si ses règles étaient en retard, elle ne s’est doutée de rien jusqu’à l’approche du septième mois de grossesse. Il était alors trop tard pour subir un avortement. Selon la juge Costom, l’accusé aurait pu intervenir plus tôt pendant la grossesse, «mais il n’a rien fait».

«Submergée» par la nouvelle, l’adolescente a dû alors décider de garder ou non l’enfant. Elle s’est terrée chez elle tout l’été. Sa mère – et conjointe de l’accusé – était terrassée.

«On m’a enlevé la chance d’avoir mon premier enfant à cause d’une connerie inqualifiable et ignoble de ce monstre qui aura des répercussions sur moi pour toujours», a témoigné l’adolescente, au visage enfantin, le mois dernier pendant les observations sur la peine de son agresseur.

Le jour de sa césarienne, la victime a craint pour sa vie. Elle a imaginé ses parents pleurant sa mort. Son réveil après l’opération a eu l’effet d’une bombe.

«J’étais confuse, car je m’étais endormie avec un bébé dans mon ventre et je me suis réveillée avec plus de ventre ni bébé», confie-t-elle. «Cette cicatrice [sur mon ventre] va toujours être là et va toujours me rappeler qu’à 14 ans, j’ai donné la vie contre mon gré», a raconté avec «énormément de courage» l’adolescente.

La peine de cinq ans et demi de pénitencier imposée à l’accusé se rapproche du maximum de six ans prévu dans la jurisprudence pour les crimes sexuels sans violence commis par des accusés sans antécédents judiciaires. La juge Costom a énuméré une panoplie de facteurs aggravants dans l’imposition de la peine, notamment le risque «élevé» de récidive de l’accusé et les conséquences «particulièrement tragiques» pour la victime et sa famille

http://www.lapresse.ca/

5 réponses à “«J’ai donné la vie contre mon gré»: une ado de 13 ans enceinte de son beau-père agresseur

  1. Pingback: «J’ai donné la vie contre mon gré»: une ado de 13 ans enceinte de son beau-père agresseur | Raimanet

  2. C’est la raison pour laquelle, j’ai dû trouver une astuce pour arrêter ce que me faisait subir mon père. Malgré la peur latente, ses appels le soir lorsque maman partait faire la nuit en tant qu’infirmière. Le coeur qui cogne, la transpiration, essayer d’être forte. De ne pas céder au chantage. Je dormais dans la même chambre que mon frère.
    Je savais que même sans le sperme, ce qui précède pouvait également libéré des spermatozoïdes. J’avais lu, était renseignée. Emmurée dans un silence très très pesant et devant agir seule.
    Pauvre jeune adolescente. Elle et d’autres comme c’est triste, alors qu’un enfant n’a dans ce domaine aucune responsabilité.

  3. Décidément la justice est bien trop clémentes avec les pédophiles dans de nombreux pays, pour moi cela devrait être la prison à vie, pauvre gosse elle par contre c’est à vie qu’elle devra supporter ça.

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