Patience,


Patience, patience, un mot qu’on entend souvent et qu’on approuve. C’est parfois difficile de garder son sang-froid. La patience, est pourtant un atout précieux à cultiver
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Patience

 

La patience, c’est accepter calmement que les choses arrivent, dans un ordre parfois différent de celui qu’on espérait

Davis G Allen

Être différent : La femme qui est allergique à la lumière du jour


Si on voit une personne accoutrée comme cette femme, sûrement qu’elle se ferait traiter folle, excentrique ou je ne sais quoi ! Pourtant, cette femme se protège des rayons UV, car elle est allergique à la lumière du jour. Si elle ne fait pas attention, sa peau incapable de se protéger et des tâches apparaissent. Ces tâches sont des cancers de la peau
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Être différent : La femme qui est allergique à la lumière du jour

 

Le Saviez-Vous ► Il y a 60 ans, l’Expo 58 et son "zoo humain"


La première Exposition universelle a 60 ans dans le cadre d’Exposition universelle en Belgique était dans le but de montrer les us et coutumes des pays étranger en Afrique. Malheureusement, le racisme toujours présent même à cette époque a ridiculisé le figurant congolais. Le positif pour le Congo dominé la Belgique, ils ont obtenu leur indépendance 2 ans après… Aujourd’hui, heureusement, les Expositions universelles sont plus intéressantes et instructifs
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Il y a 60 ans, l’Expo 58 et son « zoo humain »

 

© photo news.

Le 17 avril 1958 était inaugurée à Bruxelles l’Exposition universelle. Il y a soixante ans, l’Algérie était encore française, le Congo était encore belge et la propagande coloniale pensait encore avoir de beaux jours devant elle…

Organisée à Bruxelles du 17 avril au 19 octobre 1958, l’Exposition universelle fut le premier événement culturel majeur de l’après-guerre en Europe et accueillit au cours de ces six mois plus de 42 millions de visiteurs. À une époque où voyager était un luxe réservé à l’élite, la population nourrissait alors un vif sentiment de curiosité à l’égard des traditions et des coutumes étrangères. Et encore davantage quand il s’agissait du continent africain, souvent le plus « déroutant » aux yeux du Belge moyen de l’époque.

« Village nègre »

Dans un cadre caricatural, pour ne pas dire raciste, le pavillon congolais consistait en une sorte de « village nègre » et exposait ses représentants comme des « bêtes curieuses ». Le dispositif ne présentait qu’une seule face de la colonisation: ses « aspects positifs » et, surtout, la suprématie européenne sur le peuple africain, confiait ce matin à la Première Maarten Couttenier, historien et anthropologue au musée Royal de l’Afrique centrale à Tervuren.

« Zoo humain »

Des figurants en provenance du Congo devaient en effet reconstituer un village africain, une attraction pour les visiteurs: un modèle aux allures de « zoo humain«  aujourd’hui inconcevable.

Si l’intention de départ ne cherchait pas à ridiculiser et souffrait sans aucun doute de l’ignorance de son époque, cette mise en scène grotesque n’en était pas moins « aberrante », dénonce l’expert. 

Mais le pire était encore à venir… 

Jets de bananes

Face à ce « spectacle » d’un autre âge, certains visiteurs n’hésitèrent pas à jeter des… bananes aux acteurs. Confrontés à ces débordements inacceptables, les figurants insultés décidèrent tout simplement de quitter le pavillon, raconte la RTBF. Et c’est précisément là que réside le point positif de l’histoire: en 1958, les colonies vivaient en réalité leurs dernières heures et la contestation commençait alors à s’exprimer sans crainte. Deux ans plus tard, le Congo accédait à l’indépendance.

Racisme contemporain

Plus d’un demi-siècle plus tard, en 2014, le joueur brésilien de Barcelone Dani Alves ramassait sur la pelouse une banane lancée des tribunes par un supporter de Villareal. Si ce genre de manifestation hostile se fait plus rare ces dernières années, les insultes à caractère raciste inondent toujours les stades de foot et perturbent encore régulièrement le bon déroulement des rencontres.

Bref, le « zoo humain », c’est sans doute fini, mais le racisme est toujours là.

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De nouvelles fourmis capables de se faire « exploser » face à l’ennemi découvertes à Bornéo


Les fourmis sont, je crois, des insectes les plus exceptionnelles. Elles sont capables de faire des ponts, des radeaux, secours les blessés après une bataille, et peuvent même donner des soins médicaux. Certaines espèces peuvent même avoir des kamikaze pour sauver la colonie. Des fourmis explosives, elle se suicide en rompant sa paroi abdominale dégageant une substance collante toxique pour tuer l’adversaire
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De nouvelles fourmis capables de se faire « exploser » face à l’ennemi découvertes à Bornéo

 

Crédits : Laciny A, Zettel H, Kopchinskiy A, Pretzer C, Pal A, Salim KA, Rahimi MJ, Hoenigsberger M, Lim L, Jaitrong W, Druzhinina IS (2018) / ZooKeys

par Brice Louvet

Lorsqu’elles sont confrontées à un ennemi, les « fourmis explosives » du Sud-Est font exactement ce que leur nom indique : elles explosent. Ignorés depuis des décennies, des chercheurs ont récemment découvert plus d’une douzaine d’espèces qui entrent dans ce groupe, y compris une espèce complètement nouvelle.

Les fourmis sont capables de comportements prosociaux étonnants, comme la création de ponts et de radeaux de sauvetage, le ramassage des blessés sur le champ de bataille lors d’attaques menées contre les termites, et même l’administration de soins médicaux. Mais en termes d’abnégation, les « fourmis explosives » des arbres d’Asie du Sud-Est sont au-dessus, prêtes à sacrifier leur vie pour protéger leur colonie. Confrontée à une menace, une fourmi peut alors délibérément rompre sa paroi abdominale. La mesure désespérée libère alors une substance collante et toxique capable de tuer l’adversaire au corps à corps.

Les scientifiques appellent cela « l’autolyse », un comportement suicidaire également documenté chez certains termites. C’est le lot des super-colonies. Contrairement aux individus de la plupart des espèces, qui cherchent à préserver et à proliférer leurs gènes, les fourmis et les termites travaillent pour le compte de toute la colonie; la perte d’un individu est secondaire aux besoins du collectif. Notons que chez les fourmis, seules les ouvrières les plus petites, les minors, celles s’occupent des tâches domestiques intérieures au nid, s’explosent.

Les scientifiques connaissent les fourmis explosives depuis plus de cent ans. Plusieurs espèces ont été documentées pendant la première moitié du 20e siècle; un nouveau groupe d’espèces appelé Colobopsis cylindrica a d’ailleurs été créé pour les décrire. Curieusement cependant, aucune nouvelle espèce n’a été identifiée après 1935. Une récente expédition à Bornéo, en Thaïlande et en Malaisie menée par une équipe de recherche interdisciplinaire du Muséum d’histoire naturelle de Vienne, de l’Université technique de Vienne et d’autres institutions contributrices, tend aujourd’hui à changer la donne.

Les résultats de leur enquête, publiés dans la revue ZooKeys identifient 15 espèces distinctes de fourmis explosives, dont une totalement nouvelle pour la science, baptisée Colobopsis explodens, et particulièrement sujette à l’abnégation lorsqu’elle est menacée (certaines se sont même fait exploser lorsque les chercheurs se sont approchés trop près).

Au cours de la même expédition, les chercheurs ont également observé un accouplement de fourmis en plein vol; ils ont par ailleurs étudié leurs habitudes alimentaires; pour information, ces insectes aiment grignoter des algues, de la mousse, des champignons, des insectes morts, des fruits et du poisson.

Source

http://sciencepost.fr/

"J’ai été professeur pendant 17 ans, mais je ne savais ni lire ni écrire"


On peut dire que ce professeur a eu un parcours pas très ordinaire. Ne sachant ni lire, ni écrire, mais usant de stratégie, il a quand même réussi à enseigner pendant 17 ans dans une école aux États-Unis. Et ce n’a qu’à la fin de sa carrière de professeur, qu’il a enfin pu apprendre à lire et à écrire
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« J’ai été professeur pendant 17 ans, mais je ne savais ni lire ni écrire »

© thinkstock.

Source: BBC News

John Corcoran a porté un incroyable secret durant plus de 17 ans. Après avoir grandi dans l’état du Nouveau Mexique, aux Etats-Unis, durant les années 40 et 50, obtenu son diplôme de secondaire et suivi des études à l’université, il est devenu professeur des écoles alors qu’il ne savait ni lire ni écrire.

« Lorsque j’étais enfant, mes parents me répétaient que j’étais un gagnant, et pendant les six premières années de ma vie, j’ai cru ce qu’ils me disaient », raconte John Corcoran à la BBC.

À l’époque, le petit garçon rêve de lire « comme ses sœurs ». Sa première année à l’école se déroule sans accroc.

« Les choses allaient bien parce qu’on ne nous demandait pas grand-chose à part rester dans les rangs, rester assis, se taire et aller aux toilettes à l’heure ».

Mais les choses se gâtent en deuxième année, lorsque John ouvre finalement un livre.

« Pour moi, c’était comme ouvrir un journal en chinois – je ne comprenais pas ce que ces lignes signifiaient, et en tant qu’enfant de six, sept, huit ans, je ne savais pas comment expliquer le problème ».

« Je priais pour me réveiller en sachant lire »

« Je me souviens que je priais le soir, en disant: ‘S’il te plaît Seigneur, aide-moi à lire demain quand je me lèverai’. Parfois j’allumais même la lumière, je prenais un livre et je le regardais pour voir si un miracle s’était produit. Mais je n’ai jamais eu de miracle ».

John finit par être relégué au rang des élèves plus faibles, persuadé d’être « bête ». Pourtant, chaque année, les professeurs répétaient à ses parents qu’il était « intelligent » et qu’il « finirait par comprendre », avant de le faire passer dans la classe supérieure. Mais arrivé en cinquième primaire, John ne « comprenait toujours pas ».

Un moyen de survivre

« Lorsque je suis arrivé en cinquième année, j’ai abandonné l’idée d’apprendre à lire. Je me levais tous les jours, je m’habillais, et j’allais à l’école comme si j’allais à la guerre. Je détestais être en classe. C’était un environnement hostile et je devais trouver un moyen de survivre ». John se met alors à faire le clown et à perturber la classe, jusqu’à se faire expulser des cours.

Lorsqu’il atteint la deuxième secondaire, le jeune homme change de tactique et parvient à devenir le chouchou des profs. Bon en sport, en math, et doté d’incroyables capacités sociales, John se lie d’amitié avec de nombreuses élèves qui acceptent de faire ses devoirs à sa place. Il sait alors écrire son prénom et quelques mots mais est incapable de former une phrase complète ou de lire.

Retour dans la cage aux lions

Il obtient finalement une bourse d’étude sportives et intègre une université. Là encore, il enchaîne les stratagèmes pour passer ses examens et finit par être diplômé. À sa sortie de l’école, John est directement engagé en tant que professeur en raison d’une pénurie dans le métier.

« C’était la chose la plus illogique que vous puissiez imaginer – je venais de sortir de la cage aux lions et j’y retournais ». 

« Pourquoi ai-je enseigné? En y repensant, c’était fou. Mais j’avais survécu au lycée et à l’université sans me faire prendre, donc le fait d’être professeur semblait être une bonne manière de se cacher. Personne ne soupçonne un professeur de ne pas savoir lire ». 

John enseigne différentes matières, allant de l’athlétisme à la dactylographie:

« Je pouvais taper 65 mots par minute, mais je ne comprenais pas ce que j’écrivais ».

Il apprend également à repérer les élèves doués en écriture et en lecture, qui deviennent alors ses aides, sans le savoir.

« Personne ne suspecte jamais le professeur », explique-t-il. « Je n’ai jamais écrit sur un tableau noir, et il n’y avait pas de papier imprimé dans ma classe. Nous avons regardé beaucoup de films et nous avons eu beaucoup de débats ». 

Leçon d’espoir

Après 17 ans dans l’enseignement, John finit par mettre un terme à sa carrière. Et huit ans plus tard, il se décide à appeler à l’aide. Alors âgé de 48 ans, l’homme voit Barbara Bush, l’ancienne première dame américaine, parler de l’analphabétisme chez les adultes à la télévision. Il réalise soudain qu’il n’est pas seul et se rend à la bibliothèque de son quartier pour qu’on lui apprenne enfin à lire.

« Il a fallu sept ans pour que je me considère comme une personne alphabétisée ». 

S’il avait d’abord honte, John a aujourd’hui décidé de partager son histoire, encouragé par la volontaire qui lui a appris à lire.

« Je voulais donner de l’espoir et montrer que nous ne sommes pas stupides. Nous pouvons tous apprendre à lire », explique John.

 « J’avais l’impression d’être dans le noir depuis 48 ans, jusqu’à ce que je trouve enfin le courage d’enterrer le fantôme de mon passé »

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Les oiseaux migrateurs dans la ligne de mire de Trump


Les lois pour la protection des animaux migrateurs sont insuffisantes en particulier pour les oiseaux en Amérique du Nord. Pire, encore, le président des États-Unis, a une dent contre toutes migrations qu’elles soient humaines ou animales
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Les oiseaux migrateurs dans la ligne de mire de Trump

 

La Paruline... (Photo tirée de la Macaulay Library, Cornell Lab of Ornithology)

La Paruline

PHOTO TIRÉE DE LA MACAULAY LIBRARY, CORNELL LAB OF ORNITHOLOGY

 

CHARLES CÔTÉ
La Presse

L’hostilité de l’administration Trump envers les migrants est bien connue. Mais elle s’attaque aussi aux migrations animales. Une nouvelle politique entrée en vigueur récemment a fait disparaître toute responsabilité des industries à l’égard des oiseaux migrateurs. Une décision qui aura des répercussions au Canada.

La vénérable société Audubon a déclaré 2018 l’année de l’oiseau, sur fond de crise écologique qui menace d’extinction plus du tiers des espèces d’oiseaux en Amérique du Nord.

« Ce n’est pas avec ça qu’on voulait commencer l’année », dit Sarah Greenberger, vice-présidente, politiques de conservation, de la société Audubon.

« Ça », c’est une décision de l’administration Trump, qui a annulé 50 ans de politique de conservation d’un seul trait de plume.

Au cours des derniers mois, le département de l’Intérieur, qui chapeaute le service de la faune (Fish and Wildlife Service), a adopté une nouvelle interprétation beaucoup plus laxiste de la loi américaine sur la protection des oiseaux migrateurs.

Cette loi découle de quatre traités : l’un, centenaire, avec le Canada et les autres avec le Mexique, la Russie et le Japon.

Le premier traité, signé en 1916 par les États-Unis et la Grande-Bretagne au nom du Canada, a mis fin à l’hécatombe d’oiseaux causée par la chasse commerciale. Les oiseaux étaient massacrés pour leurs plumes ou leur chair.

Les espèces migratrices sont particulièrement vulnérables : elles voyagent en grand groupe, par des voies migratoires souvent étroites, avant de se répartir dans leurs aires de nidification.

Rappelons que le dernier pigeon migrateur (tourte) était mort deux ans plus tôt, en 1914, alors que cette espèce avait peut-être été la plus abondante du continent. Voyageant par millions, les pigeons pouvaient obscurcir le ciel pendant des heures.

LE CONCEPT DES « PRISES ACCESSOIRES »

Cinquante ans plus tard, la chasse n’est plus la principale menace sur les oiseaux. En 1962, la publication de Silent Spring, l’essai de l’écologiste Rachel Carson, met le doigt sur l’impact de la pollution chimique et de la perte d’habitat sur les espèces sauvages, en particulier les oiseaux migrateurs.

C’est dans ce contexte que l’application de la loi de 1916 s’étend progressivement à d’autres causes de mortalité d’oiseaux – on appellera cela les « prises accessoires ».

« On s’est servi de la loi pour pousser les entreprises à prendre des mesures, comme couvrir les bassins de décantation pétroliers, poser des balises sur les lignes à haute tension, ou ajouter des balises lumineuses sur les tours de télécommunication », explique Mme Greenberger.

La loi a aussi été appliquée dans le cas de désastres comme le naufrage du pétrolier Exxon-Valdez en Alaska en 1989 et l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon en 2010. Dans ce dernier cas, 1 million d’oiseaux ont trouvé la mort et une amende de 100 millions US a été imposée.

Mais la loi, désuète, a été contestée. La nouvelle interprétation élargie a été confirmée dans certaines décisions, mais infirmée dans d’autres. Dans la décision la plus récente, en 2015, la cour fédérale du 5e district a acquitté la pétrolière CITGO, qui avait exposé à l’air libre 130 000 barils de pétrole dans un réservoir au Texas.

L’administration Obama avait alors demandé au département de l’Intérieur de produire un avis juridique, qui s’est avéré favorable à la protection des oiseaux.

L’AVIS DE TRUMP

En février 2017, deux semaines après l’investiture de Donald Trump, cet avis a été « suspendu », le temps d’en produire un autre qui a conclu exactement le contraire.

C’est cet avis qui a été distribué au cours des dernières semaines aux agents du Fish and Wildlife Service, ce qui a mis fin abruptement à un régime de protection en place depuis 50 ans.

La décision de l’administration Trump a été dénoncée aux États-Unis par 17 ex-directeurs et administrateurs du Fish and Wildlife Service ayant servi sous sept présidents différents depuis Richard Nixon.

Ces derniers s’inquiètent entre autres des répercussions internationales de la nouvelle politique de l’administration Trump.

« Nous devons considérer comment nos partenaires des traités au Canada, au Mexique, au Japon et en Russie vont accueillir cette nouvelle interprétation », écrivent-ils, dans une lettre adressée à des membres du Congrès le 10 janvier dernier.

Les premières répercussions de la nouvelle politique de non-protection vont se faire sentir sur le terrain, souligne Amanda D. Rodewald, professeure au réputé laboratoire d’ornithologie de l’Université Cornell.

« On est en plein dans la migration printanière, rappelle-t-elle. Les oiseaux se regroupent et sont plus vulnérables à des endroits comme les fosses à déchets pétroliers. Plus du tiers des espèces d’oiseaux en Amérique du Nord ont un besoin urgent de protection et on observe aujourd’hui le déclin d’espèces qui étaient encore abondantes récemment, comme la grive des bois et la paruline du Canada. »

PETITS OISEAUX, LONGUES DISTANCES

Il est impressionnant de constater le nombre d’espèces qui font chaque année l’aller-retour entre la forêt boréale et les forêts tropicales du Mexique et de l’Amérique centrale.

Leur habitat se répartit sur au moins trois pays, ce qui rend essentielle une protection internationale, rappelle Nature Québec.

« La base de la conservation des oiseaux migrateurs, c’est l’idée d’une chaîne : sa force dépend du plus faible des maillons. Cette décision américaine va avoir un impact direct sur la biodiversité au Canada. » – Christian Simard, directeur de Nature Québec

Heureusement, souligne Me Prunelle Thibault-Bédard, du Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE), la loi canadienne découlant du traité de 1916 semble plus solide. Elle a été mise à jour en 1996 et sa portée élargie a été confirmée en 1999 dans une décision judiciaire au sujet d’un projet de mine de charbon dans les Rocheuses, près de Jasper.

 « S’il est tenu compte de l’objectif exprès de la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs […], le législateur avait clairement l’intention de fournir une protection étendue aux oiseaux migrateurs », a écrit la Cour fédérale.

Encore récemment, les autorités fédérales ont annoncé une poursuite en vertu la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs contre la société Husky Energy, pour un déversement de pétrole dans la rivière Saskatchewan Nord en 2016.

Néanmoins, souligne Me Thibault-Bédard, la notion de « prise accessoire » n’apparaît pas dans la loi canadienne, pas plus que dans la loi américaine.

Et tout comme aux États-Unis, il n’y a aucun système de permis en place. Tout fonctionne avec la notion des « meilleures pratiques », avec une tolérance implicite de la destruction des oiseaux ou de leurs nids quand ces bonnes pratiques n’existent pas.

« Il y a quand même un niveau d’incertitude juridique au Canada, dit Me Thibault-Bédard. Il y a par exemple interdiction de déranger un nid. C’est une interdiction absolue, sans possibilité de permis. Et ça se fait quand même. Le promoteur qui met en oeuvre de bonnes pratiques n’est pas à l’abri de poursuites. »

Une tentative d’instaurer un réel système de réglementation a échoué au cours des dernières années, déplore Ted Cheskey, directeur naturaliste chez Nature Canada.

« L’état des oiseaux est très inquiétant, dit-il. Les espèces sont en déclin et presque toujours à cause de l’activité humaine. Le gouvernement a beaucoup de mal à équilibrer les mesures de protection et les activités économiques. »

37 %

Proportion des espèces d’oiseaux en Amérique du Nord qui sont « grandement menacées d’extinction en l’absence de mesures importantes »

Source : État de la population des oiseaux d’Amérique du Nord, ICOAN, 2016

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Ces routes d’un nouveau genre « chantent » quand vous faites un écart de conduite


Je ne suis pas certaine que cette route musicale soit efficace pour la sécurité routière. Cette musique sur le bord des routes est pour prévenir un automobiliste qu’il s’écarte de la voie. Et les gens sont plus intéressées à entendre la mélodie que garder la route ce qui peut déranger les gens qui restent au bord de ces routes
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Ces routes d’un nouveau genre « chantent » quand vous faites un écart de conduite

 

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Crédits : capture Youtube / Persbureau Noord Nederland

par Yohan Demeure

Ce concept plutôt récent a pour but d’apporter plus de sécurité aux usagers de la route en installant des rainures sur le bitume, qui lorsque les véhicules passent dessus, créent une mélodie. En effet, la musique se fait entendre lorsque l’automobiliste fait un écart de conduite.

Il s’agit d’une idée plutôt simple venue du Japon et ayant plus précisément germé dans l’imagination de Shizuo Shinoda, un ingénieur qui travaillait sur un chantier avec son équipe en 2007. L’intéressé a alors réalisé qu’en arrachant le bitume avec sa machine, cela engendrait une mélodie au moment du passage des roues. Par la suite, ce procédé a été mis en place sur l’île d’Hokkaido (Japon).

Si en France le concept n’existe pas encore, d’autres pays l’ont déjà adopté comme les États-Unis, le Danemark ou encore la Corée du Sud. En revanche, si les automobilistes sont convaincus par les routes musicales, les riverains sont moins contents car selon eux, cela ferait un peu trop de bruit. Ainsi, certains tronçons ont été déplacés dans des endroits plus isolés comme des zones industrielles.

Depuis quelques jours, le concept de route musicale est testé aux Pays-Bas, dans la ville de Jelsum, comme l’indique le quotidien local Dutch News. Lorsqu’un automobiliste fait un écart de conduite, le marquage au sol joue un petit air de l’hymne frison, emblématique de la province de la Frise où se situe la ville de Jelsum, comme le montre la vidéo en fin d’article.

Là encore, les riverains se sont indignés en déclarant que si l’hymne est agréable à entendre, ce n’est pas le cas si cela se produit toute la journée. Surtout que certains automobilistes passaient plusieurs fois sur le tronçon – rien que pour le plaisir. Par ailleurs, les habitants ont déclaré avoir des problèmes pour dormir la nuit, mais les autorités ont assuré que ce genre de différents seront réglés prochainement.

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