L’art de vivre


Trouver le juste-milieu est sans doute la meilleure manière de vivre sa vie. Ce qui revient à dire qu’il y a des choses qu’on ne peut changer et à d’autres moments, il faut tenir bon pour avoir gain de cause
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L’art de vivre

 

L’art de vivre consiste en un subtil mélange entre lâcher prise et tenir bon

Inconnu

Un homme retrouve des photos en couleur d’il y a 100 Ans


Quand je vois ce genre de photos, cela me ramène au présent avec les immigrations en masses des personnes en difficultés. Qui sommes-nous pour juger et refuser ces personnes. Nos ancêtres ont fait bien pire en colonisant l’Amérique. C’est la même chose pour bien des pays qui ont été envahie au contraire des immigrés en masse généralement viennent par ce qu’ils n’ont pas nécessairement le choix que ce soit par des conflits, par l’environnement. Et on fait la même chose que pour les animaux.
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Un homme retrouve des photos en couleur d’il y a 100 Ans

 

image: Facebook / Moses on the Mesa (Paul Ratner), Denver Museum of Nature and Science

Le réalisateur Paul Ratner a développé une passion pour les photos de l’époque des amérindiens au cours de ses recherches et du tournage du film « Moses on the Mesa », qui retrace l’histoire d’un immigrant juif d’origine allemande qui est tombé amoureux d’une femme appartenant à la tribu des Acoma Pueblo dont il est devenu le chef à la fin de l’année 1800.

Le cinéaste a commencé à rassembler et à publier de vieux clichés, certains d’entre eux ont été recolorés plus tard, d’autres réalisés avec le nouveau procédé Kodachrome. Il déclare lui-même que, souvent, les descendants des personnes représentées pouvaient voir les images de leurs ancêtres directement sur la page Facebook du film, ce qui l’encourageait à continuer son travail de découverte et de catalogage.

Voici une sélection de certaines de ces merveilleuses photos, qui parlent d’un monde pratiquement disparu.

via: mosesonthemesa.com

Les photos ont été prises entre la fin du 19ème et le début du 20ème siècle.

image: Facebook / Moses on the Mesa (Paul Ratner), Denver Public Library

image: Facebook / Moses on the Mesa (Paul Ratner)

Sur certaines photos, les couleurs ont été rajoutées plus tard

image: Facebook / Moses on the Mesa (Paul Ratner)

image: Facebook / Moses on the Mesa (Paul Ratner)

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D’autres ont été prises des la sortie du Kadachrome

image: Facebook / Moses on the Mesa (Paul Ratner)

image: Facebook / Moses on the Mesa (Paul Ratner)

Aujourd’hui les Natifs américains vivent surtout dans des réserves

image: Facebook / Moses on the Mesa (Paul Ratner)

image: Facebook / Moses on the Mesa (Paul Ratner)

Ils peuvent garder leurs coutumes mais bien évidemment leur vie a été chamboulée

image: Facebook / Moses on the Mesa (Paul Ratner)

image: Facebook / Moses on the Mesa (Paul Ratner)

Observer ces photos est fascinant mais cela provoque aussi un fort sentiment de tristesse

image: Facebook / Moses on the Mesa (Paul Ratner)

image: Facebook / Moses on the Mesa (Paul Ratner)

L’extermination de la majeure partie de la population amérindienne a eu lieu entre la fin du XV siècle et le XX siècle ( le nombre de victimes est compris entre 50 et 100 millions).

image: Facebook / Moses on the Mesa (Paul Ratner)

image: Facebook / Moses on the Mesa (Paul Ratner)

Ces photos racontent l’histoire d’un peuple proche de la nature et libre, qui aujourd’hui n’existe plus.

image: Facebook / Moses on the Mesa (Paul Ratner)

http://www.regardecettevideo.fr/

Le Saviez-Vous ► Ce maire autrichien est mort en marchant sur sa barbe


Une barbe longue, tellement longue qu’il faut la disposer pour ne pas qu’elle nuisent dans les mouvements. En Autriche, un maire avait une barbe tellement longue que dans un moment de panique lors d’un incendie, sa barbe fut la cause de sa mort.
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Ce maire autrichien est mort en marchant sur sa barbe

 

Crédits : DR

par  Mehdi Karam

Que les imberbes tremblent : Hans Staininger, maire de Braunau am Inn en Autriche, a passé sa vie d’adulte à entretenir sa pilosité faciale – ou plutôt à ne pas s’en préoccuper. Car de son vivant, l’homme affichait une barbe vertigineuse d’1,40 m, ce qui lui donnait un air de vieux druide respectable. Toutefois, cette spécificité causa sa perte. S’il avait pour habitude de ranger sa barbe dans une poche spéciale afin d’éviter de marcher dessus, le 28 septembre 1567, le sort en a décidé autrement.

Un homme lui rend hommage au XIXe siècle

Crédits : 24.hu

Alors que Staininger se promenait, un incendie a éclaté dans un hôtel du centre-ville. Dans la panique générale, sa barbe s’est échappée de son étui. Et Staininger, en pleine descente d’escalier, de se prendre les pieds dedans avant de trébucher et de se rompre le cou. Homme politique très apprécié, la ville a ensuite bâti un monument en son hommage (voir ci-dessus) et conservé sa barbe dans le musée local. Elle y trône depuis 450 ans et attire toujours des visiteurs amusés.

La barbe d’Hans Staininger – Crédits : Wikimedia Commons

Source : Tourismus Braunau

http://www.ulyces.co/

Un os de doigt d’Homo sapiens, vieux de 85 000 ans, trouvé en Arabie saoudite


Un doigt trouvé en 1916 vient remettre en question sur l’immigration de l’homme moderne en dehors de l’Afrique serait encore beaucoup plutôt que les scientifiques pensaient. Un simple doigt trouvé en Arabie Saoudite peut changer beaucoup choses
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Un os de doigt d’Homo sapiens, vieux de 85 000 ans, trouvé en Arabie saoudite

Cet os serait le plus vieux fossile d'Homo... (Photo Associated Press)

Cet os serait le plus vieux fossile d’Homo sapiens «directement daté» découvert hors d’Afrique.

Agence France-Presse
Paris

Un os de doigt, mis au jour dans le désert de Nefud en Arabie Saoudite, suggère que les Homo sapiens avaient déjà gagné l’intérieur de la péninsule il y a 85 000 ans, selon une étude publiée lundi dans Nature Ecology & Evolution.

L’Homo sapiens, également appelé l’homme moderne, est apparu en Afrique, il y a plus de 300 000 ans. On a longtemps estimé qu’il n’avait quitté «son berceau» que bien plus tard, il y a environ 60 000 ans.

Mais depuis quelques années, des découvertes, comme celle annoncée lundi, remettent en cause cette théorie.

Selon cette dernière étude, l’os qui «appartenait incontestablement à un homme moderne», aurait au moins 85 000 ans, peut-être même 90 000 ans.

Une découverte qui implique que «notre espèce s’était dispersée hors d’Afrique beaucoup plus tôt qu’on ne le pensait auparavant», déclare Huw Groucutt de l’Université d’Oxford, coauteur de l’étude.

D’une longueur de seulement 3,2 centimètres, le fossile, probablement l’os médian d’un majeur, a été découvert en 2016.

Pour définir son âge, Huw Groucutt et son équipe ont utilisé la datation radiométrique, la mesure de la variation régulière au cours du temps d’éléments radioactifs.

Cet os serait le plus vieux fossile d’Homo sapiens «directement daté» découvert hors d’Afrique, selon l’équipe qui argue que les autres pouvant lui faire concurrence ne l’ont été que via les sédiments les entourant.

«Il y a eu de multiples dispersions d’êtres humains hors d’Afrique, le mouvement migratoire et la colonisation de l’Eurasie ont été beaucoup plus compliqués que ne le disent nos manuels», juge Michael Petraglia, du département d’Évolution humaine à l’Institut Max Planck en Allemagne, également coauteur.

Selon la théorie dominante, les Homo sapiens ont quitté l’Afrique en une vague majeure il y a 60 000 ans, en longeant les côtes de la mer Méditerranée vers l’Est.

Mais ce doigt montre «que les hommes modernes se déplaçaient dans les terres d’Eurasie, pas le long des côtes», déclare Michael Petraglia.

http://www.lapresse.ca/

Des fourmis rouges adeptes de l’esclavagisme


Un comportement assez étrange des fourmis rousses, ils s’infiltrent dans des colonies pour enlever des cocons et ensuite les élevé comme des esclaves. Des fois, c’est étranges comment certains comportements ressemblent à ceux des humains
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Des fourmis rouges adeptes de l’esclavagisme

 

Nathalie Mayer
Journaliste

Dans le monde des fourmis, il s’en passe parfois de belles. Certaines, par exemple, n’hésitent pas à réduire leurs voisines en esclavage. Les chercheurs tentent aujourd’hui de comprendre comment elles ont pu en arriver là.

Les fourmis peuvent parfois se montrer cruelles. C’est le cas notamment des fourmis rousses de l’espèce Formica sanguinea. Chaque été, elles infiltrent le nid d’une autre espèce — la Formica fusca, par exemple — pour kidnapper des cocons qu’elles élèveront comme des esclaves. Un comportement étonnant que des chercheurs tentent aujourd’hui d’expliquer.

À l’université de Lausanne (Suisse), ils ont séquencé et cartographié le génome de 15 espèces de Formica. Ils ont ainsi pu établir un arbre généalogique. À sa base, toutes les espèces de fourmis Formica formaient des colonies sans avoir recours à l’esclavagisme. Rapidement, certaines se sont cependant mises à parasiter des espèces voisines pour qu’elles élèvent leurs petits.

Les Formica sanguinea font partie du sous-genre Raptiformica. Elles réduisent les fourmis du sous-genre Serviformica, comme les Formica fusca, en esclavage. © Schmutzler-Schaub, Fotolia

Les Formica sanguinea font partie du sous-genre Raptiformica. Elles réduisent les fourmis du sous-genre Serviformica, comme les Formica fusca, en esclavage. © Schmutzler-Schaub, Fotolia

Un comportement inscrit dans les gènes ?

Et il semblerait que ce soit ces mêmes espèces qui aient évolué ensuite vers l’esclavagisme. En effet, les espèces présentant ces deux types de comportements partagent les mêmes branches de l’arbre généalogique. Mais, sachant qu’il existe pas moins de 175 espèces de Formica, ces conclusions sont-elles fiables ?

Des études plus détaillées seront nécessaires pour s’en assurer. En attendant, les chercheurs tentent aussi d’identifier les gènes responsables de ce comportement, peut-être des gènes codant pour une sorte de déguisement chimique permettant aux fourmis esclavagistes de s’infiltrer sans trop de risque dans le nid de leurs proies…

https://www.futura-sciences.com/

Les climatosceptiques sont de plus en plus nombreux aux États-Unis depuis que Trump est président


Depuis que Donald Trump est au pouvoir, il y a une augmentation des climatosceptiques. L’usage de la désinformation est son cheval de bataille qui a convaincu nombre de républicains pire des indépendants. Certains croient a ce que l’on dit, alors que d’autres préfèrent de baisser les bras face aux contradictions même si les signes sont visibles. Alors essayer de convaincre un climatosceptique. Selon l’auteur, la meilleure façon serait d’expliquer les techniques de désinformation pour comprendre qu’on veut les berner.
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Les climatosceptiques sont de plus en plus nombreux aux États-Unis depuis que Trump est président

 

On ne pourra pas empêcher le gouvernement de propager de fausses informations mais on peut inciter les gens à faire usage de leur esprit critique.

 

  • Par John Cook

Aux États-Unis, la dernière enquête Gallup révèle que les électeurs indépendants accordent moins d’importance au changement climatique qu’il y a un an. Au cours de l’année écoulée, ceux-ci ont été plus enclins à remettre en cause tant le réchauffement climatique et notre impact à cet égard que le consensus scientifique autour de son existence.

Alors qu’en 2017, il allait de soi pour 71% des électeurs indépendants que la majorité des scientifiques jugeaient que le réchauffement climatique était bien réel, ils ne sont plus que 65% cette année. Un écart significatif entre la perception publique du réchauffement planétaire et le consensus scientifique a longtemps persisté: plus de neuf climatologues sur dix s’accordent à dire que les humains sont à l’origine du réchauffement climatique, et les études entérinent un consensus de 97%. Depuis 2010, les sondages entretenaient en tout cas l’espoir que l’écart s’était réduit ces huit dernières années, ce que vient démentir ce nouveau sondage.

Et il n’y a pas que chez les indépendants que les choses bougent. L’an dernier, l’opinion publique américaine s’est radicalisée sur le sujet: les républicains y sont de moins en moins sensibles, et les démocrates s’y résignent plus facilement.

Cet infléchissement de l’opinion s’explique, entre autres, par les signaux que lui envoient les dirigeants politiques.

Il ressort d’une analyse portant sur 74 sondages réalisés entre 2002 et 2010 que les déclarations publiques ou les votes des représentants républicains opposés aux mesures et lois liées à l’environnement sont suivis d’un désengagement du public. États-Unis Rien d’étonnant, donc, à ce que les électeurs républicains fassent preuve d’un plus grand scepticisme à l’égard du changement climatique quand ils entendent le chef de l’Agence pour la protection de l’environnement évoquer les bienfaits du réchauffement climatique, ou le secrétaire à l’Énergie expliquer que les « océans » en sont responsables.

On a déjà assisté, entre 2009 à 2010, à un recul des craintes du public vis-à-vis du climat. Pour tenter d’en comprendre la raison, des chercheurs de l’université de Yale ont analysé ces changements d’opinion au regard d’études réalisées entre 2008 et 2011. Parmi les facteurs possibles figurent les conditions économiques et climatiques, ainsi que le bilan environnemental des élus locaux. Ils ont découvert que la modification des indices politiques tels que le bilan écologique d’un représentant du Congrès en était la cause majeure.

Tout dépend aussi de qui émanent ces indices politiques: une enquête exhaustive menée sur les sondages a souligné que l’affiliation politique était déterminante en la matière. L’être humain, qui possède un instinct grégaire, a tendance à adopter les mêmes croyances que le groupe social auquel il appartient et à suivre les positions prises par son chef de clan.

Force est de constater que le négationnisme climatique revendiqué par le gouvernement Trump a des conséquences. Il n’y a rien d’anodin à supprimer des sites du gouvernement toute référence au changement climatique, à nommer un climatosceptique à la tête d’une organisation telle que la NASA, qui mène des recherches clés sur le climat, ou encore à brandir, comme l’a fait le président, les températures glaciales comme preuves qu’il n’y a pas de réchauffement. Pour les chercheurs en sciences sociales, ce déluge de fausses informations de la part des responsables politiques aura forcément des répercussions, déjà présentes dans les sondages d’opinion.

Il y a 25 ans, le changement climatique représentait un enjeu bipartite. En 1989, George H. W. Bush jurait de « lutter contre l’effet de serre avec l’effet Maison-Blanche ». Mais, au début des années 1990, les think tanks conservateurs et les compagnies pétrolières ont commencé à propager de fausses informations qui ont peu à peu fait du changement climatique un sujet polémique. On a assisté, ces 14 derniers mois, à un condensé de ce qu’ont été plusieurs années de polarisation progressive à l’égard du climat.

Que les républicains soient moins enclins à croire au réchauffement climatique, cela n’a rien de surprenant, mais que les indépendants s’en inquiètent moins est préoccupant. Quand, à l’occasion de mes conférences sur la communication et le déni climatiques, on me demande comment convaincre un climatosceptique, je réponds qu’il vaut mieux se demander qui il faut essayer de persuader. Inutile, en effet, de perdre son temps à convaincre les 10% d’Américains qui sont toujours climatosceptiques en dépit de l’évidence.

Certains communicants sur le climat s’efforcent de sensibiliser les conservateurs et de dépolariser le sujet. Mais, avec des ressources limitées, il faut choisir ses batailles et actionner les leviers qui ont la plus grande portée. Il est préférable de communiquer sur la réalité du changement climatique auprès de la grande majorité indécise, dont font partie les électeurs indépendants, encore sensibles aux faits.

Mais qui dit sensibilité aux faits dit sensibilité à la désinformation. Confrontés à des messages contradictoires sans possibilité de distinguer le vrai du faux, les gens ont tendance à se désengager et à ne croire ni à l’un ni à l’autre. Le plus grand danger des fake news, ce ne sont pas tant les mensonges qu’elles véhiculent que la remise en cause de la validité des éléments factuels. C’est aussi une des raisons pour lesquelles républicains et démocrates ont des avis opposés à l’égard du climat. La désinformation divise.

La solution? Mes recherches, ainsi que d’autres, prouvent que la vaccination est le meilleur moyen de neutraliser la désinformation. En expliquant les techniques utilisées pour induire en erreur, on fournit aux gens les outils pour reconnaître la désinformation quand ils y sont confrontés et ne pas s’y laisser prendre. Une bonne dose d’esprit critique et d’éducation aux médias est nécessaire.

Mes recherches sur cette vaccination offrent une lueur d’espoir. Une fois avisées des techniques de désinformation, les personnes interrogées sont immunisées, quelle que soit leur appartenance politique. Nul n’aime se faire berner! On ne pourra pas empêcher le gouvernement de propager de fausses informations, mais on peut inciter les gens, et notamment les indépendants, particulièrement vulnérables à la désinformation, à faire usage de leur esprit critique afin de percer à jour les arguments fallacieux.

Une démocratie saine passe avant tout par une population bien informée, et il est fondamental de ne pas se laisser duper par les fausses allégations sur le climat. Si nous devons redoubler d’efforts en matière de communication à l’égard de la majorité indécise, la vaccination offre la possibilité de lutter contre la désinformation visant toutes les catégories de population.

Ce blogue, publié à l’origine sur le HuffPost américain, a été traduit par Catherine Biros pour Fast For Word pour le HuffPost France.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Éthiopie : un mystérieux chant engendrerait des comportements violents


On dit que la musique adoucit les moeurs, mais ce n’est pas toujours vrai. Sur les plateau au nord de l’Éthiopie, les gens qui ne veulent pas de gestes violents, s’empêche de chanter bien que le chant n’a rien de magique, on empêche d’autres a tendance colérique de d’entonner ce chant qui comporte violence et exhortation
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Éthiopie : un mystérieux chant engendrerait des comportements violents

 

Crédits : Pixabay / PeterW1950

par Yohan Demeure

Nous savons depuis longtemps que la musique adoucit les mœurs, et nous avons même appris il y a quelques mois qu’un agriculteur du sud de la France avait réussi à sauver ses cultures d’un virus grâce à la musique !

Cependant, il est question dans cet article d’une musique ou plutôt d’un chant qui déclencherait des actes violents, comme l’explique l’étude de l’ethnomusicologue Katell Morand de l’Université Paris-Nanterre.

Ces recherches, publiées dans la revue Terrain en octobre 2017 font état de témoignages de villageois vivant dans les hauts plateaux du nord de l’Éthiopie. Ces derniers prêtent un dangereux pouvoir à une sorte de poésie nommée « qärärto ». Ce chant provoquerait selon eux la colère, alimenterait le désir de vengeance et serait la cause d’une perte de l’esprit poussant les personnes impactées au meurtre.

Certains villageois prennent d’ailleurs des précautions, c’est-à-dire que certains hommes ayant renoncé à la violence s’interdisent tout bonnement de chanter. D’autres, plus enclins à se laisser facilement emporter, sont défendus d’entonner le fameux chant.

Katell Morand estime qu’il faut replacer cette histoire de chant meurtrier dans son contexte. En effet, les familles honorent une tradition liée à des cycles meurtriers trouvant leur raison dans des querelles de voisinage, des questions d’héritages, des conflits territoriaux ou encore des vols de bétail. Il y a là une obligation de vengeance, et le chant est visiblement le support utilisé pour passer à l’acte.

Par ailleurs, si les hommes « chanteurs » sont fortement susceptibles de passer à l’acte, les femmes, – qui ne doivent pas faire de même – chantent elles aussi afin d’encourager la vengeance qu’elles espèrent. Les mots sont d’ailleurs bien choisis, entre insultes bravades et autres exhortations. Il faut également savoir que le chant s’accompagne de postures spécifiques, ce qui donnerait ce pouvoir à ce même chant, tout comme son contour mélodique (un débit rapide, intonations, sauts d’intervalles).

Évidemment, il est peu probable que ce chant ait des pouvoirs magiques, surtout qu’à chaque fois, il existe des raisons suscitant l’intention de vengeance, et donc de violence. Quoi qu’il en soit, chacun se fera son opinion en lisant l’étude de Katell Morand intitulée Le désir de tuer, Musique et violence en Éthiopie du Nord.

Sources : The ConversationMashable

http://sciencepost.fr/