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C’est le choix que j’ai fait il y a quelques années, quand j’ai touché le fond. Bien sûr, ce n’est pas toujours évident, mais quand l’habitude est prise, cela devient plus facile de faire des choix et de prendre le positif au jour le jour
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Tourner la page ne veut pas dire oublier, cela veut seulement dire que tu choisis d’être heureux au lieu d’être blessé

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Le Saviez-Vous ► Ces clôtures à Londres recèlent un secret d’histoire


Des clôtures ont été la récupérées dans les deux sens. Lors de la 2e guerre mondiale, des clôtures à Londres ont été utilisées pour fabriquer des civières en cas de besoin, puis après la guerre, sans être modifiés une nouvelle fois, elles sont redevenues des clôture.
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Ces clôtures à Londres recèlent un secret d’histoire

 

 

Durant la seconde guerre mondiale, les autorités britanniques avaient prévu que les bombardements feraient d’immenses pertes humaines, sans compter les blessés à évacuer. 600000 civières metalliques ont été fabriquées en prévision de ces attaques, qui ont fait 28000 morts parmi les civils et presque autant de blessés.

Les anciennes clôtures avaient été arrachées pour envoyer le métal dans le cadre de l’effort de guerre, elles ont ainsi été remplacées par ces civières devenues inutiles après-guerre. Les plus courtes sont des civières pour enfants, mais toutes portent ces indentations caractéristiques triangulaires, conçues pour leur servir de pieds.

Ces éléments d’histoire se trouvent encore aujourd’hui dans la ville, même si bien peu de londoniens d’aujourd’hui savent quelle a été l’utilité de ces étranges clôtures ondulées.

http://www.laboiteverte.fr

Les premières plantes seraient plus vieilles que prévu


    Il était admis que les plantes terrestres dataient de 420 million d’années, alors selon d’autres constats, les plantes auraient plus de 500 millions d’années à peu près dans les mêmes temps que l’apparition d’animaux connus
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    Les premières plantes seraient plus vieilles que prévu

    Les restes fossilisés de Cooksonia pertoni, une des plus anciennes plantes terrestres connues, aujourd'hui disparue. © National Museum, Wales

    Les restes fossilisés de Cooksonia pertoni, une des plus anciennes plantes terrestres connues, aujourd’hui disparue. © National Museum, Wales

    Laurent Sacco

    Journaliste

    L’apparition des premiers végétaux terrestres pourrait être reculée de presque 100 millions d’années selon un groupe de chercheurs. L’étude ne s’appuie pas seulement sur des fossiles mais sur les « horloges moléculaires ». À cette aune, l’âge des premiers conquérants végétaux des terres émergées semble plus élevé d’au moins plusieurs dizaines de millions d’années par rapport aux 420 millions d’années admis jusqu’à aujourd’hui.

    La Terre est un système dynamique mettant en relation la biosphère, l’atmosphère, les océans et les continents dans des boucles de rétroactions complexes. Des causes relevant de la physique, de la chimie et de la biologie se mêlent pour faire naître et évoluer le monde dans lequel nous vivons. Un effet de serre a ainsi permis à la jeune Terre de posséder des océans liquides alors que le jeune Soleil était moins lumineux, permettant à la vie de se développer.

    Cette même vie a produit de l’oxygène changeant la composition de l’atmosphère de la planète il y a quelques milliards d’années. Lorsque les plantes ont commencé à coloniser les continents, elles ont contribué à l’altération des roches, ce qui en retour a affecté des cycles géochimiques comme celui du carbone. Au fur et à mesure que les plantes se sont déployées, elles auraient contribué à faire baisser le taux de gaz carbonique atmosphérique, conduisant à une baisse de l’effet de serre et donc des températures sur Terre.

    Des plantes terrestres antérieures aux Cooksonia

    Les géologues cherchent à préciser quand et comment ces processus se sont produits et c’est pourquoi il est important de savoir aussi précisément que possible quand les végétaux sont sortis de l’eau pour partir à la conquête de la terre ferme. Un groupe de chercheurs britanniques en géosciences vient de publier un article à ce sujet dans les Pnas.

    Selon eux, les premières plantes terrestres ne dateraient pas d’environ 420 millions d’années comme le laissaient penser les fossiles connus, en l’occurrence ceux des Cooksonia qui remontent au milieu du Silurien, il y a environ 425 millions d’années. Ils ont été trouvés dans les archives fossilifères allant de la Sibérie à l’est des États-Unis et au Brésil mais la plupart des types de Cooksonia ont été identifiés en Irlande, au Pays de Galles et en Angleterre.

    Une reconstitution de l'aspect probable de Cooksonia pertoni. © Blender, wikipédia, cc by sa 3.0

    Une reconstitution de l’aspect probable de Cooksonia pertoni. © Blender, wikipédia, cc by sa 3.0

    L’équipe, menée par des membres de l’université de Bristol, avance maintenant que des plantes se sont pour la première fois aventurées sur les continents il y a environ 500 millions d’années. Ils basent leur hypothèse sur les horloges moléculaires, c’est-à-dire sur le fait que les génomes de différentes espèces divergent en raison des mutations génétiques à une vitesse constante. Deux plantes apparentées auront des génomes d’autant plus différents que leurs lignées se sont séparées il y a longtemps.

    C’est en combinant les données génétiques des espèces actuelles et en reliant leurs histoires à celles des fossiles, connus et datés, que les chercheurs ont été conduits à revoir la chronologie des plantes terrestres.

    Ainsi selon Mark Puttick, l’un des principaux auteurs de l’étude publiée dans les Pnas : « nos résultats montrent que l’ancêtre des plantes terrestres était vivant au milieu de la période cambrienne, ce qui correspond à un âge similaire à celui des premiers animaux terrestres connus ».

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les archives fossilifères laissaient penser que les premières plantes terrestres sont apparues il y a environ 420 millions d’années, comme celle appelée Cooksonia.

  • Mais en revoyant ces archives à la lumière des horloges moléculaires, cette date d’apparition pourrait bien être repoussée de 100 millions d’années dans le passé.

https://www.futura-sciences.com/

Des Américains renoncent à leurs armes


Après les protestations des étudiants, des entreprises qui ont laissé tomber la NRA, des citoyens qui sont pourtant pro-arme ont décidé de détruire leur fusil d’assaut qui est le préféré de ceux qui sont utilisé dans les fusillades. Ce n’est qu’un petit groupe, mais peut-être que les mentalités changent, malgré les protestations du président de l’Association des propriétaires d’AR-15 des États-Unis, qui pour lui, c’est illogique. Sommes-nous en présence d’un changement de mentalité fait par le peuple et non le gouvernement ?
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Des Américains renoncent à leurs armes

 

AP

ATLANTA — Un résidant de l’État de New York a découpé son fusil AR-15 en pièces. Une femme du Connecticut a fait de même avec son arme de poing. En Floride, près du site de la récente fusillade, un homme a remis son fusil d’assaut aux policiers en leur demandant de le détruire.

Plusieurs Américains ont décidé de renoncer à leurs propres armes dans la foulée de la tuerie pendant laquelle un jeune de 19 ans a tué 17 personnes avec un fusil AR-15.

Le fusil AR-15 est l’arme qui semble la plus digne de mépris lors de ces destructions publiques, leurs propriétaires affirmant qu’ils adorent l’utiliser, mais qu’ils en ont maintenant assez.

Scott Pappalardo est l’un d’eux. Assis dans la cour de sa résidence de Scotchtown, dans l’État de New York, le fusil AR-15 qu’il possède depuis 30 ans sur les genoux, M. Pappalardo se présente comme un ardent défenseur du Deuxième amendement qui adore son AR-15.

Il dit toutefois en avoir soupé de toutes ces tueries.

«Et voilà, encore 17 vies perdues. Quand allons-nous changer? Quand allons-nous adopter des lois qui disent qu’une arme comme celle-ci n’est peut-être pas acceptable en société?», dit-il dans une vidéo mise en ligne sur Facebook. Pendant qu’on point du doigt la maladie mentale, les jeux vidéo et d’autres facteurs, ajoute-t-il, «ultimement, c’est une arme comme celle-ci qui fauche des vies».

Il s’éloigne ensuite de la caméra et utilise une scie pour découper son fusil. Il a mis ces images en ligne le 17 février avec le mot-clic #oneless (#unedemoins), qualifiant le tout de, «ma goutte dans un très gros seau». Cinq jours plus tard, les images avaient été «aimées» plus de 375 000 fois et partagées plus de 425 000 fois.

M. Pappalardo, un homme de 50 ans qui travaille dans le milieu de la construction, a confié à l’Associated Press que sa décision de détruire son arme a été un choix personnel difficile. Il adorait l’utiliser pour le tir à la cible. Il possède des armes depuis des décennies et on peut apercevoir sur son avant-bras un tatouage qui défend le «droit de posséder et de porter des armes».

«J’étais littéralement en amour avec cette arme, a-t-il dit. C’était comme abattre mon vieux chien malade pour qu’il arrête de souffrir. Et j’ai dit à ma femme avant de le faire, je ne peux pas croire que je suis sur le point d’aller dehors découper mon arme. Ça n’a pas été une chose facile à faire.»

Il explique toutefois qu’il ne veut plus être associé au fusil AR-15, qui a été utilisé non seulement lors de la tuerie en Floride, mais aussi lors de fusillades à Las Vegas, à Orlando et au Texas.

Le fusil AR-15 demeure malgré tout une arme extrêmement populaire aux États-Unis, et les propriétaires qui décident de détruire leur arme ne représentent qu’une infime portion du total.

Le président de l’Association des propriétaires d’AR-15 des États-Unis, Chris Waltz, a dénoncé des réactions instinctives qui ciblent erronément l’arme. Sa page Facebook est suivie par quelque 550 000 personnes et elle a ajouté environ 10 000 adhérents au cours des derniers jours.

«Ce n’est pas un problème d’arme. C’est un problème de société, croit-il. Il faut réussir à comprendre ce qui pousse ces jeunes à commettre ces actes.»

Détruire une arme «est complètement illogique», selon lui.

«Si vous êtes un propriétaire d’armes responsable et que vous avez acheté cette arme et que vous savez que vous n’êtes pas psychotique, alors pourquoi feriez-vous ça?, demande-t-il. On dirait presque une pièce de théâtre politique.»

Ben Dickman, qui habite près de l’école où a eu lieu la plus récente tuerie, a demandé aux policiers de détruire son fusil AR-57, une variante du fusil AR-15.

«J’aimais vraiment beaucoup tirer avec cette arme, mais je n’en ai pas besoin, a-t-il expliqué sur Facebook. J’ai d’autres armes avec lesquelles je peux tirer et avoir autant de plaisir.»

Son message est accompagné de photos de policiers prenant possession de l’arme et promettant de la détruire. Les réactions vont du tout au tout: on le félicite, on l’accuse d’être une mauviette, on le soupçonne d’avoir une maladie mentale.

Amanda Meyer, une résidante de New Haven au Connecticut, a eu une expérience similaire. Après les événements de la Floride, elle a finalement décidé de se débarrasser de l’arme de poing Sig Sauer P229 qu’elle a achetée il y a cinq ans.

«Je me suis simplement dit que c’était ridicule de s’attacher à un objet inanimé dont la seule fonction est de tuer des humains», a-t-elle dit à l’Associated Press.

Sa vidéo sur Facebook — où on la voit découper l’arme avec une scie — a été commentée et partagée des dizaines de milliers de fois. Certains lui ont promis qu’elle regrettera sa décision si jamais elle a besoin de se défendre.

Sa relation avec les armes est complexe: son frère s’est suicidé avec une arme à feu, elle habite à seulement quelques kilomètres de l’école Sandy Hook, et son cousin et sa femme ont survécu au massacre de 58 personnes à Las Vegas.

«La solution, du moins d’après les gens les plus calmes et les plus rationnels, est d’être plus gentils et plus respectueux et de mieux élever nos enfants, des trucs du genre, a-t-elle dit. Mais ces mêmes personnes vont ensuite dire qu’elles espèrent que quelqu’un entrera chez moi pour me tuer et prouver à tout le monde que j’avais vraiment besoin de cette arme.»

http://journalmetro.com

Des médecins s’unissent contre les hausses de salaire


Au Québec, les infirmières, infirmiers, préposé(e)s et autres professionnels de la santé sont épuisés par le manque de moyens pour mieux soignés les patients, manque de repos, car les heures supplémentaires sont obligatoires. Le ministre de la Santé prétend que les coupures drastiques sont finies et que le budget est limité, Pourtant les médecins ont eu de grosses hausses de salaires, et beaucoup d’entre eux protestent contre cette augmentation pour que l’argent puisse mieux servir système de santé publique qui va franchement mal dans la province. Je salue ces médecins qui ont le coeur de protester ouvertement .. Au moment que ce billet est fait, il y avait 270 noms inscrits sur la lettre des médecins Québécois pour le régime public
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Des médecins s’unissent contre les hausses de salaire

 

Médecins québécois pour le régime public réclame que le... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)

Médecins québécois pour le régime public réclame que le gouvernement annule les hausses salariales accordées aux médecins.

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE

 

AUDREY RUEL-MANSEAU
La Presse

«Nous, médecins québécois qui croyons en un système public fort, nous opposons aux récentes hausses de rémunération négociées par nos fédérations médicales.»

Ainsi commence une lettre mise en ligne hier soir par Médecins québécois pour le régime public (MQRP) et qui réclame que le gouvernement annule les hausses salariales accordées aux médecins.

> Consultez la lettre

Dans une nouvelle offensive, le conseil d’administration de MQRP invite ses membres, par l’entremise de Facebook, à partager et à signer la lettre écrite «dans la foulée de [son] opposition aux récentes augmentations de la rémunération médicale».

«Ces augmentations sont d’autant plus choquantes que nos collègues infirmières et infirmiers, préposéEs, commis et autres  professionnelLEs subissent des conditions de travail très difficiles tandis que nos patientEs vivent avec le manque d’accès aux services requis à cause des coupures draconiennes des dernières années et la centralisation du pouvoir au ministère de la Santé. La seule chose qui semble être immune aux coupes est notre rémunération…», peut-on lire dans le document, qui était déjà signé par une soixantaine de médecins, médecins résidents et étudiants en médecine, hier soir.

«Contrairement aux déclarations du premier ministre, nous croyons qu’il y a un moyen de redistribuer les ressources du système de santé québécois pour promouvoir la santé de la population et répondre aux besoins des patientEs sans pousser les travailleuses et travailleurs au bout du rouleau», est-il aussi écrit.

Des propos appuyés par les signataires.

«Nous, médecins québécois, demandons que les hausses salariales octroyées aux médecins soient annulées et que les ressources du système soient mieux distribuées pour le bien des travailleuses et travailleurs de la santé et pour assurer des services en santé dignes à la population du Québec.» 

Samedi, le conseil d’administration du regroupement s’est réuni en assemblée extraordinaire. La présidente, la Dre Isabelle Leblanc, avait fait savoir à La Presse que MQRP avait été contacté par un nombre important de médecins, y compris des non-membres, et que ces derniers voulaient savoir de quelle façon ils pouvaient manifester leur opposition aux hausses salariales et agir en solidarité avec leurs collègues du domaine de la santé. Cette lettre est la première action en ce sens que le regroupement réunissant 500 membres entend faire.

MQRP prévoit également un rassemblement le samedi 24 mars.

«Nous souhaitons une mobilisation générale des travailleurs et travailleuses de la santé ainsi que des citoyennes et citoyens pour la sauvegarde de notre système public, contre l’iniquité de distribution des ressources en santé et pour garder le privilège de soigner les gens selon leurs besoins et non pas selon leurs moyens», a expliqué Mme Leblanc, hier soir.

Des sorties acrimonieuses

Depuis une semaine, MQRP multiplie les sorties publiques en opposition aux hausses négociées par le gouvernement avec la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ). Lundi dernier, dans une lettre publiée sur son blogue, le regroupement demandait au premier ministre Philippe Couillard et à la présidente de la FMSQ Diane Francoeur «d’investir cet argent autrement, afin de préserver et améliorer notre système de santé public».

«Dr Couillard, Dre Francoeur, il est faux de prétendre que tous les médecins souhaitent obtenir une hausse salariale. Cela peut être difficile à concevoir du haut d’une tour d’ivoire [celle-ci coûtant cher d’hypothèque], mais peut-être même que la majorité des médecins se prononceraient contre une hausse si faramineuse, s’ils en avaient l’occasion lors d’un processus réellement démocratique. […] Ces médecins ne veulent pas plus d’argent, ils veulent une interdisciplinarité accrue avec des collègues heureux, épanouis et qui ont le sentiment de faire un bon travail. Ils veulent plus de ressources humaines et matérielles pour leurs patients», a notamment affirmé MQRP.

Samedi matin, à l’hôpital Pierre-Le Gardeur, à Terrebonne, 25 infirmières et infirmières auxiliaires ont fait un sit-in pendant une heure pour protester contre le manque de ressources et les heures supplémentaires obligatoires. Ce matin-là, il manquait sept infirmières au département. En après-midi, plus d’un millier de personnes ont marché dans les rues de Montréal pour réclamer la démission du ministre de la Santé Gaétan Barrette. Elles ont marché de la place Émilie-Gamelin jusqu’au bureau du premier ministre Philippe Couillard, au centre-ville, où les députés de Québec solidaire Amir Khadir et Gabriel Nadeau-Dubois ont symboliquement remis une pétition de 54 000 signatures demandant la démission de M. Barrette.

Le gouvernement du Québec concluait récemment une entente avec la FMSQ, représentant des augmentations de rémunération de 11,2% en huit ans, pour la période 2015-2013, et le versement d’un montant non récurrent de 1,5 milliards en dix ans. Le tout, alors que les travailleuses et travailleurs de la santé réclament des mesures pour répondre au manque de personnel, alléger leur tâche et remédier au temps supplémentaire obligatoire. Des demandes auxquelles le ministre de la Santé se dit sensible, mais restreint par un budget limité.

La séduction animale en huit temps


La séduction chez les animaux n’est pas quelque chose de vraiment romantique, car c’est pour mieux choisir qui sera le meilleur atout pour la nouvelle progéniture. Que ce soit par la danse, le chant, le combat ou même l’âge, chaque espèce animale a son mode de séduction
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La séduction animale en huit temps

 

Un couple de Paradisiers rouges... (PHOTO TIRÉE DU COMPTE DE BIRDS OF PARADISE SUR PINTEREST)

 

Un couple de Paradisiers rouges

PHOTO TIRÉE DU COMPTE DE BIRDS OF PARADISE SUR PINTEREST

 

SILVIA GALIPEAU
La Presse

Quand on sait que le panda produit naturellement près de mille parfums, que le chant de l’alouette connaît des centaines de variations et que nombre d’insectes offrent des cadeaux à leur dulcinée, la question se pose : que peut nous apprendre la nature en matière de drague ? Huit choses à savoir.

 

1. Le mâle séduit, la femelle choisit

Dans la plupart des espèces animales, c’est le mâle qui chante, danse ou se bat pour attirer l’attention de la femelle qui, par la suite, choisira le plus beau, le plus talentueux ou le plus fort des mâles disponibles. Pourquoi ? Disons pour résumer que deux stratégies s’affrontent : la quantité contre la qualité.

D’un côté, « les mâles veulent copuler le plus possible pour assurer leur descendance », résume l’éthologue et primatologue Daniel Paquette.

Et les femelles, elles, cherchent à sélectionner les meilleurs gènes.

« Parce qu’elles portent les bébés, leur stratégie de reproduction ne peut donc pas être d’en avoir le plus possible. Elles visent plutôt la qualité de la progéniture. »

2. Que les meilleurs chanteurs (et danseurs) gagnent

L’alouette est capable de chanter pendant 40 minutes sans s’arrêter. En faisant sa parade nuptiale, l’albatros adopte plus de 20 postures différentes. Non, cela ne relève pas du tout de la coquetterie. En fait, chanter ou danser demande une force et une énergie insoupçonnées. C’est précisément ce que la femelle juge et évalue ici : lequel de ses prétendants a le plus de puissance et de vigueur ? Lequel léguera les meilleurs gènes à sa descendance ? Certainement pas les piètres danseurs !

 « La danse est une arme de séduction massive ! », dit le scientifique et humoriste Boucar Diouf, qui a écrit un livre sur le sujet (Pour une raison X ou Y).

Une arme qui a autant de succès chez les humains, dit-il.

« C’est démontré qu’un gars qui a une guitare sur son dos a bien plus de chance avec les filles qu’un humoriste qui raconte des blagues ! Ça, la cigale l’a compris ! »

3. Gare aux cadeaux empoisonnés

Tout comme le chant ou la danse, ce n’est pas (que) pour leurs beaux yeux que les mâles offrent des cadeaux aux femelles. En fait, quand un oiseau marin dépose un petit poisson au pied de sa douce, ou quand un goéland régurgite son dernier repas, c’est plutôt pour démontrer ses qualités de pêcheur, sa capacité à nourrir la femelle et éventuellement ses petits. Mais tous les mâles ne sont pas si bien intentionnés. Certaines espèces de mouches emballent leurs cadeaux d’une soie.

« Ils gagnent du temps : pendant que la femelle déballe le cadeau, ils peuvent s’accoupler plus longtemps ! », illustre l’auteur Jean-Baptiste de Panafieu, qui vient de publier Séduire comme une biche, un essai sur le sujet.

Et il y a pire : d’autres offrent carrément des paquets vides, afin de profiter gratuitement de la femelle pendant le déballage…

4. L’avantage d’être bon bricoleur

Chez certaines espèces, tout particulièrement chez les oiseaux, les mâles bricoleurs sont les plus appréciés des femelles. Toujours selon la logique voulant qu’il faille choisir le meilleur géniteur et le meilleur protecteur, chez les mésanges, notamment,

 « il y a véritablement une observation très poussée de la femelle lorsque le mâle fait son nid, poursuit Jean-Baptiste de Panafieu. Il faut que la construction soit belle et solide pour attirer la femelle ». « La femelle va pondre si le nid lui plaît. Et si le nid lui plaît vraiment, elle va aussi couver les petits. Sinon ? Elle les laisse au mâle et va voir ailleurs… »

5. Le succès des femelles d’expérience

De manière générale, les femelles préfèrent les mâles plus âgés, parce qu’ils sont plus forts, plus expérimentés et plus aptes à les protéger. Mais dans certains cas, ce sont plutôt les mâles qui favorisent les femelles d’expérience.

« Les mâles chimpanzés préfèrent les femelles plus vieilles, car elles sont plus expérimentées comme mères et plus expérimentées sexuellement », signale le spécialiste des comportements animaux Daniel Paquette (à qui l’on doit Ce que les chimpanzés m’ont appris), en soulignant au passage que contrairement aux humaines, les femelles chimpanzés ne traversent pas de ménopause.

6. Tout est dans la nature

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Un couple de cygnes noirs

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Un exemple ? Chez les cygnes noirs d’Australie, 20 % des couples sont composés de deux mâles.

« Et ils vont se débrouiller pour obtenir des petits, soit en séduisant une femelle et en la chassant après la ponte, reprend Jean-Baptiste de Panafieu, soit en piquant des oeufs à des couples hétéros. »

 Mieux : les petits auront ici une meilleure espérance de vie, car ils seront protégés par deux mâles. Sur le littoral européen, certaines espèces d’oiseaux forment carrément des « trouples », soit des couples composés de deux femelles et un mâle, s’accouplant entre eux et produisant plus de petits que la moyenne.

7. Infidèle un jour…

Un couple de ara hyacinthe. Ces perroquets sont... (Photo tirée du compte de PARROTS sur Pinterest) - image 1.1

Un couple de ara hyacinthe. Ces perroquets sont monogames.

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On a longtemps cru que les oiseaux étaient des exemples de monogamie. Chez certaines espèces d’oiseaux marins (notamment les mouettes), on voit des couples se former, avoir des petits, s’en occuper ensemble, et durer jusqu’à la mort. Or, des recherches d’ADN récentes ont permis de démontrer que la réalité était tout autre.

Ainsi, chez certains, « jusqu’à la moitié des petits sont d’un père non officiel », rit Jean-Baptiste de Panafieu.

Et cette extra conjugalité n’est pas exclusive aux oiseaux, loin de là. Chez les marmottes, un petit sur trois est ainsi « illégitime ».

8. Le mot de la fin

Bien sûr, les parallèles avec l’espèce humaine sont faciles, rapides et surtout amusants à faire.

« L’anthropomorphisme, pour faire sourire, c’est acceptable », dit Boucar Diouf.

Mais n’allez surtout pas tirer ici de grandes leçons de vie.

« Il est toujours extrêmement dangereux de faire des parallèles entre les mondes animal et humain », conclut le directeur général de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), biologiste et éthologue Luc-Alain Giraldo.

Dans son livre Dans l’oeil du pigeon, il défend précisément cette thèse. Parce qu’au-delà des parades nuptiales, il y a aussi des pratiques animales franchement moins roses.

« Ce n’est pas glamour, ce n’est pas romantique, mais dans la nature, il y a aussi plein d’animaux chez qui les mâles prennent de force les femelles. »

Le meilleur (ou le pire) exemple est certainement celui de la punaise de lit. Imaginez-vous que madame n’a pas d’« orifice génital ». Monsieur, à l’inverse, en guise d’organe reproducteur, est doté d’un « poignard ». Pour la féconder, il doit donc littéralement la percer. Moins romantique que ça, tu meurs…

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