Liberté


La liberté individuelle et la liberté de tous ne sont pas innées. Nous devons protéger la liberté de choisir, de pensée et de parler.
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Liberté

 

 

Essaie de ne jamais oublier tes rêves. La vie, les gens, tous essaieront de t’empêcher d’être libre. La liberté, c’est un boulot de tous les jours. Un boulot à plein temps.

Henri Loevenbruk

Des robots quadrupèdes à la fois fascinants et effrayants


Ces robots me font penser à un chien sans tête par leur façon qu’ils se déplacent et le comportement de celui qui attend l’autre pour ouvrir la porte avec un bras articulé
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Des robots quadrupèdes à la fois fascinants et effrayants

 

Depuis plusieurs années, l’entreprise technologique Boston Dynamics met en ligne des vidéos de robots sur le net, provoquant à chaque fois la fascination mais aussi une certaine panique chez les internautes. Il faut dire que leur aspect a de quoi donner quelques frissons.

Sur une vidéo mise en ligne lundi, on peut voir un robot quadrupède buter sur une porte fermée, aidé par l’un de ses congénères muni, lui, d’un bras articulé. Une scène inimaginable il y a encore quelques années et digne des meilleurs films de science-fiction hollywoodiens.

http://www.7sur7.be/

Le Saviez-Vous ► À partir de quel âge peut-on avoir des souvenirs ?


Quel est votre plus ancien souvenir ? Avez-vous des flashs d’images quand aviez 4 ou 5 ans ? En fait, c’est grâce à la maturité de l’hippocampe et du cortex frontal que notre mémoire garde des souvenirs passés. Je suis certaine que je me rappelle certaines choses avant 4 ans, un tracteur à pédale orange, une robe bleu pâle avec ruban, et encore bien des choses. À 5 ans par contre, j’ai beaucoup plus de souvenirs, comme des 3 couettes que ma soeur Céline me faisait assise sur la sécheuse, ma rentrée à la maternelle, mon petit frère qui venait me chercher après la classe etc
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À partir de quel âge peut-on avoir des souvenirs ?

 

Souvenirs des enfants

Un enfant joue au memory

©CATHERINE DELAHAYE / PHOTONONSTOP

Demandez à un enfant de trois ans s’il a apprécié sa fête d’anniversaire six mois plus tôt et, potentiellement, il peut vous en relater certains éléments. Reposez lui la question quelques années plus tard et vous constaterez qu’il n’en a plus aucun souvenir.

 Eh oui, les enfants perdent bel et bien la mémoire. Ce phénomène appelé « amnésie infantile », repéré vers la fin du 19e siècle, a opposé de nombreux scientifiques tentant de l’expliquer, dont Freud qui en faisait une problématique œdipienne.

Les enfants perdent la mémoire

Les philosophes ont été les premiers à émettre des hypothèses sur l’amnésie des enfants. Selon eux, le manque de perception de soi et l’acquisition encore imparfaite du langage empêcherait la création d’un souvenir. Etre capable de se poser en tant qu’individu est nécessaire pour forger une histoire, que le langage permettrait par la suite d’ordonner dans l’espace et dans le temps.

De nos jours les neuroscientifiques apportent d’autres explications. Notamment le fait qu’à la naissance, le cerveau du nouveau-né n’est pas tout à fait mature : l’hippocampe, une aire cérébrale nécessaire à la formation des souvenirs, ne finit de se développer qu’à l’âge de quatre ans. Situé dans les lobes temporaux (partie proche de la boîte crânienne, derrière les tempes), il permet de consolider la mémoire, participe aux processus d’apprentissage, à la gestion et à la production des états émotionnels et enregistre les évènements autobiographiques. Or le rôle majeur de l’hippocampe dans le processus de la mémoire n’est assuré que de manière imparfaite lorsque ce dernier est immature.

De récentes études américaines menées par les neuroscientifiques Paul Frankland et Sheena Josselyn ont démontré que les souris et les singes perdaient aussi les souvenirs de leur jeunes années. Ils estiment que la rapide croissance des neurones dans l’hippocampe, alors que celui-ci se développe encore, perturberait le circuit cérébral. D’une certaine manière, les anciens souvenirs stockés dans la mémoire à long terme s’enfouissent dans les abysses du cerveau jusqu’à devenir inaccessible. Le cortex préfrontal, une autre aire cérébrale importante pour la mémoire, est lui aussi sous-développé chez le jeune enfant et constitue le deuxième facteur de l’amnésie infantile.

Alors, à partir quel âge peut-on avoir des souvenirs ?

En 2014, Sciences et Avenir se posait déjà des questions sur cet étrange phénomène. Pour savoir à partir de quel âge nos souvenirs d’enfant s’effacent, l’université Emory d’Atlanta aux Etats-Unis a réalisé une étude statistique sur 83 enfants. Les chercheurs leur ont fait passer des tests de mémoire annuels pendant cinq ans. Résultats : alors que les enfants de 5 à 7 ans se souviennent de 63 à 72% de ce qu’ils ont vécu avant leur trois ans, ceux âgés de 8 à 9 ans ne se remémorent plus que de 35% de ces évènements. Leur conclusion est que l’enfant possède une faculté naturelle qui lui fait oublier ses anciens souvenirs, afin de mettre en place une mémoire autobiographique plus aboutie.

En conclusion ? Pour se remémorer un épisode de sa vie, il faut avant tout que le cerveau et les zones cérébrales associées à la mémoire finissent de se développer, vers quatre à cinq ans. Toutefois, il se peut que l’on se remémore des souvenirs pouvant remonter à plus tôt, tout comme il n’est pas certain que nous gardions tous les souvenirs à partir de cinq ans. Cela peut dépendre de l’intensité des évènements vécus et de la fréquence à laquelle les souvenirs nous sont remémorés. 

https://www.sciencesetavenir.fr

Insolite : le virus de la grippe tué grâce à… une lampe à UV !


Ce serait une innovation très intéressante pour être employé dans les hôpitaux, aéroport et autres endroits publics pour éviter la propagation de virus, bactéries et microbes. Une lumière UVC a faible dose permet par exemple d’éliminer à 95 % le virus de l’influenza et ne serait d’après eux, cette lumière à faible dose ne serait pas dangereux pour l’humain
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Insolite : le virus de la grippe tué grâce à… une lampe à UV !

 

Marie-Céline Ray
Journaliste

 

Une lampe à ultraviolets (UV) spéciale pourrait permettre d’éviter la transmission du virus de la grippe dans des lieux publics.

En effet, d’après des chercheurs de l’université Columbia, aux États-Unis, une lumière dans l’« UVC lointain », à faibles doses, serait sans danger pour l’Homme et apporterait une solution bon marché pour tuer des virus et des bactéries de l’air ambiant.

De nombreux virus (comme celui de la grippe) ou bactéries (comme celle de la tuberculose) se propagent dans l’air. D’où l’intérêt de pouvoir éradiquer de tels microbes présents dans l’atmosphère. On savait déjà que la lumière UVC, dont la longueur d’onde se situe entre 200 et 400 nm, est très efficace pour tuer des bactéries et des virus. Cette lumière ultraviolette (UV) germicide est utilisée pour décontaminer du matériel chirurgical.

Mais, comme l’explique David Brenner dans un communiqué de l’université Columbia de New York (États-Unis), « malheureusement, la lumière UV germicide conventionnelle est également un danger pour la santé humaine et peut conduire au cancer de la peau et à la cataracte, ce qui empêche son utilisation dans l’espace public ».

 Avec d’autres chercheurs, il a donc travaillé sur une lumière ultraviolette spéciale appelée « UVC lointain » pour savoir si elle pourrait tuer des virus influenza dans l’air.

Des virus H1N1, une souche courante de grippe, ont été lâchés dans une chambre de test et exposés à de très faibles doses (2 mJ/m2) de lumière située dans l’UVC lointain, à une longueur d’onde de 222 nm. Cette lumière a inactivé les virus influenza à plus de 95 % avec quasiment la même efficacité qu’une lumière UV conventionnelle germicide. De faibles doses continues de lumière dans l’UVC lointain pourraient donc tuer des virus de l’air.

La lumière ultraviolette est aussi utilisée dans le cabinet du dentiste. © satyrenko, Fotolia

La lumière ultraviolette est aussi utilisée dans le cabinet du dentiste. © satyrenko, Fotolia

    Une lampe à UV pour contrer les épidémies

    D’après David Brenner, cette lumière spéciale pourrait tuer les microbes sans créer de dommages aux tissus humains : 

    « La lumière lointaine UVC a une portée très limitée et ne peut pas pénétrer à travers la couche externe de cellules humaines mortes ou la couche de larme dans l’œil, donc ce n’est pas un danger pour la santé humaine. Mais, parce que les virus et les bactéries sont beaucoup plus petits que les cellules humaines, la lumière ultraviolette peut atteindre leur ADN et les tuer ».

    L’utilisation de la lumière dans l’UVC lointain dans des hôpitaux, des cabinets médicaux, des aéroports et d’autres espaces publics pourrait donc aider à limiter la transmission et la propagation de maladies microbiennes véhiculées par l’air, comme la grippe et la tuberculose. Une telle lampe coûte environ 1.000 dollars (800 euros). Ces lampes dites « à excimère » peuvent émettre entre 207 et 222 nm de longueur d’onde. Ces résultats paraissent dans la revue Scientific Reports.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Des chercheurs de la Columbia University proposent d’utiliser des lampes à ultraviolets (UV) spéciales pour lutter contre des virus et des bactéries présents dans l’air.

  • De telles lampes sont peu coûteuses et pourraient servir dans des lieux publics.

  • D’après les auteurs, cette lumière dans l’« UVC lointain », à faible dose, ne serait pas dangereuse pour l’Homme.

https://www.futura-sciences.com

L’implacable répétition des fusillades à l’école aux États-Unis


Une autre fusillade aux États-Unis dans une école en Floride, cela ne fait pas les grand titre, car c’est rendu tellement répétitif. Les pro-armes veulent armer les enseignants au lieu d’aller dans le fond du problème. Comment se fait-il que des enfants puissent avoir accès aussi facilement à des armes ? Comment il se fait que ce soit le seul pays qui a le plus de fusillades dans le milieu scolaire qui sont le plus souvent meurtrières parmi les pays développés. Et ils sont encore attaché a ce droit de porter des armes !!!
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L’implacable répétition des fusillades à l’école aux États-Unis

 

Une mère serre son fils dans ses bras,... (Photo MARK WILSON, archives Reuters)

Une mère serre son fils dans ses bras, après une fusillade à l’école secondaire de Roswell.

PHOTO MARK WILSON, ARCHIVES REUTERS

 

Agence France-Presse
Washington

Les États-Unis sont le seul pays développé du monde où se répètent désespérément les fusillades en milieu scolaire, comme celle qui a endeuillé mercredi la Floride: il y en a déjà eu 18 en 2018, et nous ne sommes que le 14 février.

«Il s’agit de la 291e fusillade en milieu scolaire depuis le début de 2013», a réagi Shannon Watts, fondatrice de «Moms Demand Action For Gun Sense In America», une organisation qui lutte contre la prolifération des armes à feu.

Les écoles américaines sont de moins en moins des sanctuaires épargnés par la violence armée et les Américains semblent fatalistes face à la situation.

La plupart de ces fusillades ne font d’ailleurs même pas les gros titres de la presse nationale, étant donnée leur banalité répétitive.

Il y a environ une fusillade en milieu scolaire par semaine, selon Everytown for Gun Safety, une autre organisation militant pour le durcissement des lois sur les armes individuelles.

Un tireur a fait mercredi plusieurs morts, selon un bilan encore provisoire, dans une école de Parkland, dans le sud-est de la Floride, avant d’être interpellé.

Un élève porteur d’une arme de poing avait lui ouvert le feu le 23 janvier dans son école de l’État du Kentucky, à l’heure du début des classes. Il avait tué deux adolescents, une fille et un garçon, âgés de 15 ans comme lui.

Au total, 18 autres jeunes victimes avaient été prises en charge par les secours, dont 14 blessées par balle.

La veille, une adolescente avait été blessée par balle dans la cantine de son lycée du Texas.

Le 22 janvier, un garçon de 14 ans avait lui été éraflé par une balle sur le stationnement d’un collège de La Nouvelle-Orléans. Dans les jours précédents, des tirs avaient visé un bus scolaire dans l’Iowa, un lycée de Seattle, un campus de Californie…

Ces drames relancent invariablement un débat qui tourne à vide: faut-il équiper toutes les écoles de portiques de sécurité ? Faut-il au contraire armer (davantage) les enseignants ? Au fond chacun sait que, comme d’habitude, aux réactions outrées succédera l’inaction d’un Congrès contrôlé par les républicains.

Pourtant la tendance sur le long terme offre des motifs d’inquiétude.

Dans une étude sur des «tireurs en action» des années 2000 à 2013, la police fédérale américaine constate une «fréquence en hausse» de ces événements sur la période.

Dans 70 % des cas, l’irréparable est commis en cinq minutes ou moins, ce qui relativise la réaction que peuvent avoir les forces de l’ordre. Dans 24,4 % des cas, les tirs concernent des sites éducatifs.

Les tireurs ayant ouvert le feu à l’intérieur d’un collège ou d’un lycée sont, dans la majorité des faits recensés, élèves de l’établissement. Enfin, note le FBI, les fusillades en milieu scolaire sont souvent les plus meurtrières.

Certaines de ces tragédies ont durablement traumatisé l’Amérique, comme celles de Columbine en 1999, de Virginia Tech en 2007, ou le massacre de Sandy Hook, une école primaire du Connecticut où furent abattus il y a cinq ans 20 enfants âgés de 6 et 7 ans.

Depuis ce dernier drame, les procédures d’alerte et les exercices d’entraînement se sont multipliés dans les établissements scolaires.

L’objectif de ces formations est d’apprendre aux écoliers comment réagir face à un individu tirant à l’aveugle dans le but de faire un maximum de victimes.

http://www.lapresse.ca/

Le mystère de la «momie hurlante» pourrait bien être résolu


La momie qui hurle, serait d’après l’ADN le prince Pentaour qui aurait été condamné à mort par la pendaison pour avoir joué un rôle pour son père Ramsès III. Il n’a pas été momifié selon le rituel, mais assécher dans du bicarbonate de soude et recouvert d’une peau de mouton ce qui était signe de mal à l’époque
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Le mystère de la «momie hurlante» pourrait bien être résolu

 

Qui était-il et pourquoi criait-il?

Un mystère de quelque 3000 ans pourrait bien être résolu.

Alors que plusieurs momies égyptiennes ont un regard serein, une momie a déconcerté les scientifiques en raison de son expression de douleur dans le visage.

«L’horrible momie de l’homme inconnu E, aussi connue sous le nom de « momie hurlante », a longtemps été un casse-tête pour les savants», a expliqué l’égyptologue et ancien ministre des Antiquités Zahi Hawass à Al-Ahram Weekly.

Les spécialistes croient maintenant savoir finalement pourquoi la momie a l’air si angoissée: il y a bel et bien une chance que l’homme était, en fait, en train de crier au moment de sa mort.

M. Hawass indique que des tests d’ADN ont confirmé une théorie selon laquelle la momie serait vraisemblablement le prince Pentaour. Il avait été condamné à mort et probablement pendu pour son rôle dans l’assassinat de son père Ramsès III, qui régnait au 12e siècle avant Jésus-Christ.

La momie hurlante était inhabituelle davantage que pour son air d’agonie.

«Nous avons trouvé cette momie couverte de peau de mouton», avait indiqué M. Hawass au National Geographic en 2008. «Dans l’esprit de l’égyptien ancien… le couvrir de peau de mouton signifiait qu’il n’était pas propre, qu’il avait fait quelque chose [de mal] dans sa vie.»

La momie n’avait d’ailleurs aucun marqueur indiquant la présence de la tombe, qui selon la coutume de l’équipe, priverait l’homme d’un rôle dans l’après-vie. Ses mains et ses pieds étaient attachés et il n’avait pas obtenu un processus de momification traditionnel.

«Il n’a même pas été momifié, mais simplement laissé à sécher dans le bicarbonate de soude et on lui a versé de la résine dans sa bouche», a rapporté le Al-Ahram Weekly.

La momie a toutefois été placée avec les autres membres de la famille royale.

«Deux forces agissaient sur cette momie: une pour s’en débarrasser et l’autre pour essayer de la préserver», a révélé au Sun Bob Brier, un archéologue de la Long Island University qui a examiné le corps. «Pour une quelconque raison, il a eu un essai pour s’assurer qu’il n’ait pas une après-vie, et dans une autre tentative, quelqu’un se souciait de lui et a essayé de renverser cela.»

La momie a été récemment exposée au Musée égyptien du Caire. Au moins 20 000 visiteurs ont pu observer la momie hurlante pendant un peu plus d’une semaine, amenant le musée à allonger la période d’exposition, selon l’Egypt Independent.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Ils mettent quoi dans leurs friandises pour rendre les chats aussi mabouls?


Je ne sais pas ce qui compose les friandises pour chats. Généralement, ces petites douceurs semble éveiller le félin en eux. Le comportement change du tout au tout. La façon dont explique le comportement de son chat, fait sourire, mais on reconnaît notre chat dans sa description. Quoique ma Fripouille, ne soit pas vraiment intéressée à ce genre de gâterie..
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Ils mettent quoi dans leurs friandises pour rendre les chats aussi mabouls?

 

Flickr/Vivianna_love-Miss Maybe, you make me crazy

Flickr/Vivianna_love-Miss Maybe, you make me crazy

Laurent Sagalovitsch —

[Blog] Un cocaïnomane qui se retrouverait face à son dealer n’aurait pas la même fébrilité que celle de mon chat quand j’ouvre son paquet à friandises.

Évidemment dans l’absolu, il ne faudrait jamais acheter de ces saloperies de friandises qui transforment nos chats en héros dostoïevskiens prêts à tuer mère et père pour les goûter. On imagine sans peine quelle bouillabaisse d’expédients nocifs les composent, sans oublier les bénéfices démentiels réalisés par des grandes multinationales dont on doute que leur amour pour les animaux atteigne celui réservé à leurs comptes en banque.

Mais bon, le cœur est faible, l’investissement relativement modeste, le chat dessiné sur les paquets à une bonne tête, on ne peut pas non plus passer sa vie à surveiller la diète de son matou comme s’il s’agissait d’un trésor national et puis comme disait le poète, peu importe les friandises, pourvu qu’on ait l’ivresse.

Un cocaïnomane face à son dealer

Mon chat, quand je m’empare de son paquet de friandises planqué à escient au-dessus du frigo, peu importe l’activité à laquelle il s’adonne, qu’il dorme ou qu’il dorme ou bien encore qu’il dorme, qu’il soit planqué sous mon lit ou perché dans un placard, il accoure dans la cuisine à une vitesse telle que parfois je me demande s’il n’a pas enfilé des bottes de sept lieux pour arriver encore plus prestement.

Une seconde avant il roupillait profondément dans le coin le plus reculé de l’appartement, la seconde suivant l’ouverture du paquet, le voilà à mes pieds occupé à tourner en rond dans un mouvement circulaire qui n’est pas sans rappeler une grande roue de fête forraine frappée d’une crise d’épilepsie juste au moment où elle s’apprête à démâter. Et il a dans le regard l’exaltation propre au drogué qui, en pleine crise de manque, vous fixe comme si vous étiez Dieu le père: ses yeux sont écarquillés à s’en fendre les prunelles, ses moustaches frisent à jouer du violon avec, les narines de son museau se distendent au point de ressembler à celles d’un hippopotame quand il se prépare à piquer une tête.

Il miaule comme l’alarme incendie de l’hôtel de ville et dans sa gestuelle hallucinée, il tient tout autant d’un danseur de flamenco que d’un avaleur de sabres; c’est bien simple si à ce moment, je lui demandais en échange d’un bonbon, de descendre m’acheter le journal un porte-jarretelles sur le crâne, ou de récurer la baignoire en petite nuisette, lui, le plus paresseux des chats, s’exécuterait sans rechigner.

D’ailleurs, à cet instant, ce n’est plus vraiment un chat mais une créature possédée par le démon, un animal sans foi ni loi atteint d’une crise de démence si profonde que parfois j’ai peur pour ma vie: je vois bien qu’il n’aurait aucune peine à me sauter à la gorge, à m’étrangler de ses moustaches afin de mieux se repaître de ses friandises étalées sur mon corps sans vie.

Un cocaïnomane qui se retrouverait face à son dealer, après des jours passés à le chercher, n’aurait pas la même fébrilité que la sienne.

Quand je lui balance à travers la pièce l’offrande promise, il se précipite à sa recherche avec une telle rage que le parquet, d’effroi, se craquelle; les verres, vases, bougeoirs qui se trouvent sur son passage s’arrêtent de respirer, le tapis se débine, le lustre se fige et passe alors dans l’air comme un souffle qui doit être celui d’une locomotive quand elle engage la surmultipliée.

Lui d’habitude si flegmatique, si précautionneux dans ses déplacements, si hésitant à quitter son panier, si cossard dans ses efforts, le voilà qui retrouve l’allant de sa jeunesse perdue: il fond sur sa croquette comme un vautour sur sa proie et une fois dûment avalée, il s’en revient vers moi avec une célérité telle que lui même s’étonne d’être déjà de retour.

Quand je siffle la fin de récréation, il continue à chasser le fantôme de ses bonbons avec la même avidité qu’un ivrogne visitant ses placards à la recherche d’une bouteille qu’il se souviendrait vaguement avoir entreposé là lors d’une une vie antérieure.

Peut-être sont-ce des résidus d’amphétamines qui forment la composition de ces friandises, peut-être que le poulet mille fois écrabouillé finit par exhaler des parfums d’opioïde, peut-être que le saumon infiniment recyclé provoque le même effet que de l’ecstasy, toujours est-il que la prochaine fois que j’aurai envie de visiter des paradis artificiels, je saurai à quoi m’en tenir.

Qu’on se le dise les friandises félines sont l’opium du chat!

http://www.slate.fr/