Changement


Une bonne manière de voir les choses. Souvent quand nous n’aimons pas quelque chose, nous avons tendance de ne rien faire pour changer pour de multiples raisons, alors qu’agir cela pourrait vraiment aider
Nuage

 

Changement

 

 

Constater que je n’aime pas quelque chose dans ma vie, ce n’est pas forcément me plaindre, c’est le point de de départ nécessaire pour un changement

Thomas D’Ansembourg

Le Saviez-Vous ► Comment le Moyen Âge traitait ses vieux


Au Moyen-âge, avoir plus de 50 ans, était hors norme, car la moyenne de vie était autour de 45 ans. La vieillesse était considérée comme un état triste, sénile attendant la mort. Cependant, les médecins n’étaient pas aussi catégoriques, même sur certains points, ils étaient avant-gardistes
Nuage

 

Comment le Moyen Âge traitait ses vieux

 

Enluminure tirée du «Livre de bonnes mœurs» de Jacques Legrand (1400-1410) | Capture via Gallica

Enluminure tirée du «Livre de bonnes mœurs» de Jacques Legrand (1400-1410) | Capture via Gallica

Florian Besson et Nonfiction

Les sources de l’époque médiévale parlent peu des personnes âgées. C’est assez logique: l’espérance de vie étant globalement assez basse –autour de 45 ans–, les sociétés médiévales sont surtout composées de jeunes.

Il y a de grands vieillards, qui atteignent les quatre-vingt-dix ans, voire les dépassent allègrement –ainsi du centenaire Cassiodore–, mais ce sont clairement des exceptions. Dès lors, évidemment, nul besoin d’établissements destinés à accueillir les personnes âgées. Pour autant, le Moyen Âge a beaucoup réfléchi sur la vieillesse et le vieillissement.

À quel âge est-on vieux?

Les auteurs médiévaux pensent le plus fréquemment la vie humaine comme divisée en quatre âges: l’enfance, en gros de la naissance à une vingtaine d’années; la jeunesse, jusqu’à environ 35 ans; l’âge mûr, souvent désigné comme l’âge parfait, l’âge de l’équilibre et de l’accomplissement; et enfin la vieillesse, qui commence, selon les auteurs, à 50 ou 60 ans.

Ce dernier âge peut à son tour être subdivisé. Au VIIe siècle, Isidore de Séville distingue ainsi la vieillesse et la sénilité. Au XIIIe siècle, le scientifique anglais Roger Bacon distingue quant à lui trois étapes: la vieillesse (senectute), la sénilité (senium) et la décrépitude (decrepitam). Il insiste surtout sur le fait que le vieillissement s’accélère de plus en plus: il faut trente ans pour passer de l’âge mûr à la vieillesse, quelques années pour tomber dans la sénilité, quelques jours pour être décrépit –et quelques heures pour mourir.

Mais les auteurs savent aussi adopter une approche souple, basées sur les changements physiques et psychologiques: dans cette optique, la vieillesse se reconnaît par plusieurs signes.

Comme l’écrit Bacon par exemple, «les cheveux deviennent gris, les muscles plus faibles, le sang plus froid, on voit moins bien, l’esprit devient moins agile, le ventre s’affaisse, on perd le sommeil».

Voilà voilà…

Faut-il exclure les vieux?

Dans le Roman de la Rose, l’un des plus grands best-sellers du Moyen Âge, le jardin de Plaisir accueille toutes les vertus et les joies. Au dehors, au contraire, rôdent les vices et les erreurs: notamment Lâcheté, Tristesse… et Vieillesse.

Dans la poésie courtoise, la vieillesse est également dépeinte sous un jour extrêmement négatif: elle est comme l’hiver, une saison froide et cruelle, égoïste et méchante, loin de la douce générosité de la jeunesse-printemps.

La vieillesse est avant tout vue comme une privation: Michault Taillevent, poète bourguignon du XVe siècle, se moque ainsi du vieil homme qui essaye encore de courtiser une fille, alors que sa barbe grise l’a privé de toute sa beauté.

Aux XIIe-XIIIe siècles, les jeunes seigneurs s’impatientent vite lorsque leurs pères vivent trop longtemps:

«J’aime quand je vois changer les seigneuries, et les jeunes succéder aux vieux» écrit ainsi Bertrand de Born.

C’est l’ordre naturel des choses: les personnes âgées sont censées se retirer d’elles-mêmes du monde. C’est l’une des fonctions essentielles des monastères et des abbayes.

La vieillesse est privation, perte, affaiblissement. Plusieurs poètes jouent avec l’image du vieillissement, mais on devine parfois une réelle détresse derrière les vers –comme lorsque Charles d’Orléans écrit que

«le temps m’a volé ma jeunesse, et m’a laissé entre les mains de Vieillesse, à qui je dois demander ma maigre pitance, comme un pauvre errant».

Dès lors, elle est couramment présentée comme une exclusion: dans le Roman de la Rose, Vieillesse lorgne tristement dans le jardin, cherchant en vain à y rentrer.

Mais est-on vraiment condamnés à (mal) vieillir? Les médecins du Moyen Âge n’auraient pas été si catégoriques.

Comment se préparer à la vieillesse?

Les médecins médiévaux, héritiers de la tradition grecque, insistent surtout sur l’importance d’avoir, tout au long de la vie, une alimentation saine qui permet de préparer une vieillesse agréable. La médecine est donc surtout préventive.

La tradition chrétienne pèse également lourdement sur ses conceptions: exactement comme on doit préparer son âme à la mort tout au long de sa vie, il faut préparer son corps à la vieillesse.

Pour bien vieillir, la règle d’or est la sobriété: les excès usent le corps. Dès qu’on passe dans la vieillesse, il faut s’économiser: pas trop de saignées, un exercice physique régulier mais modéré, et surtout pas trop de relations sexuelles, qui épuisent l’énergie du corps. Par contre, si vous avez l’occasion de vous serrer contre le corps nu d’un jeune homme ou d’une jeune fille, n’hésitez pas: cela rajeunit la peau!

En outre, la médecine médiévale est articulée autour de la théorie des humeurs: selon cette idée, le corps est gouverné par quatre «humeurs» qu’il convient de maintenir en équilibre. La vieillesse est dominée par le phlegme, une humeur froide et humide. Il faut donc absorber, dès l’âge mûr, des aliments chauds et secs: des fruits, surtout ceux venus du sud, de la viande et du vin. Et, au contraire, de se méfier des aliments froids que sont les poissons ou les légumes. Le poivre, le gingembre, le crocus stimulent le sang et permettent de rester jeune. Bref, il faut régler sa vie.

Dans son poème le plus célèbre, Le Passe-Temps, Michault reprend exactement cette idée:

«Je profitais de ma jeunesse / sans observer de règle / mais vieillesse m’attendait au pas / m’ayant tendu une embuscade».

Comment rester jeune?

Ces régimes de vie peuvent tendre vers la recherche d’un élixir de jeunesse, vieux rêve des médecins. Bacon par exemple élabore une recette à partir de substances dites «immortelles», notamment l’or, l’ambre gris, la chair de vipère et le romarin. Il insiste beaucoup sur le fait que l’homme est en théorie immortel: la vieillesse et la mort ne sont que des accidents.

Il est très intéressant de noter que ces rêves sont plus que jamais d’actualité: aujourd’hui, de nombreuses sociétés biomédicales font de la recherche de traitements destinés à prolonger la longévité l’une de leurs priorités. Faute de savoir (pour l’instant!) réveiller les morts, on cherche à vivre plus vieux.

En attendant de trouver une pilule de jouvence, reste un remède universellement recommandé par les médecins médiévaux: être heureux. Le bonheur réchauffe le sang, et donc retarde la vieillesse.

Bacon le dit, en citant Aristote:

S’amuser et jouir des choses qui font rire, entendre de la belle musique et des chants, porter des habits variés de riches couleurs, respirer des saveurs agréables, se divertir dans des jeux, profiter de la compagnie de ses amis».

Bref, ce que nous disent les médecins médiévaux, c’est que le meilleur remède à la vieillesse, c’est la socialisation: on vieillit moins quand on vit bien, avec des gens autour de soi.

http://www.slate.fr

La désastreuse empreinte carbone des bouilloires


Qui aurait cru que des bouilloires pouvaient être une cause importante d’émission de dioxyde de carbone. Cela ne veut pas dire de ne pas utiliser la bouilloire, mais simplement l’utiliser la quantité d’eau nécessaire
Nuage

 

La désastreuse empreinte carbone des bouilloires

 

Une bouilloire électrique en acier, le type le plus fréquent en Europe.

Une analyse du cycle de vie des bouilloires électriques met en lumière le peu d’intérêt des bouilloires éco-conçues pour diminuer l’impact environnemental. Le principal levier est surtout d’éviter de chauffer de l’eau inutilement.

François Savatier

Les chercheurs se posent toutes sortes de questions. Avec des collègues, Alejandro Gallego-Schmid de l’université de Manchester s’est par exemple demandé quel était l’impact environnemental… des bouilloires. Au Royaume-Uni, où il travaille, la question est d’importance, puisque 95 % des 28 millions de foyers en possèdent au moins une.

Les chercheurs ont d’abord analysé le marché européen des bouilloires et constaté deux choses : d’une part qu’il est homogène – les mêmes types principaux de bouilloires généralement fabriquées en Chine sont employés partout – et d’autre part qu’il se répartit à 40 % entre les bouilloires en plastique et 60 % celles à en acier inoxydable. Ils ont donc choisi de se concentrer précisément sur le cycle de vie de deux bouilloires électriques caractéristiques : l’une en acier d’une capacité de 1,7 litre, l’autre en plastique d’une capacité de 1,5 litres, toutes deux exigeant une puissance électrique de 3000 watts. Ils ont néanmoins complété cet échantillon d’une bouilloire en plastique « éco-conçue », d’une puissance de 2200 watts.

Les chercheurs ont ensuite analysé tous les aspects du cycle de vie de ces trois appareils, de la production de matière première au recyclage, en passant par l’assemblage et l’usage. Pour cela, ils les ont démontés et ont pesé chacun de leurs composants. Les masses obtenues leur ont permis d’estimer la consommation de matières dues à la production de bouilloires. Ils ont mesuré  l’énergie nécessaire pour faire bouillir une à quatre tasses. Finalement, ils ont prudemment généralisé l’impact environnemental estimé au Royaume-Uni aux quelque 145 millions de bouilloires sensées être en circulation dans l’Union européenne.

Qu’en ressort-il ? D’abord que l’écoconception des bouilloires n’a que peu d’effets sur les quantités de matières premières employées et l’impact environnemental. L’allongement de 4,4 à 7 ans de la durée de vie moyenne d’une bouilloire pour ces appareils écoconçus n’aurait également qu’un impact de moins de 5% sur la consommation de matières premières.

Dès lors, c’est sur l’usage des bouilloires qu’il convient de se concentrer. Il s’avère que le contrôle de la température de chauffage de l’eau équipant certaines bouilloires écoconçues n’est pas décisif, puisque les chercheurs ont établi qu’elle n’apporte qu’une réduction de 2 à 5 % de l’énergie consommée sur l’ensemble du cycle de vie. Le principal problème est en fait la quantité d’eau quotidiennement chauffée en excès : le volume d’eau portée inutilement à ébullition représente jusqu’à 33 % de l’énergie consommée !

Selon les chercheurs, cela pourrait représenter à l’échelle de l’Europe jusqu’à 112,4 pétajoules par an d’économie d’énergie. Cela signifie que si chaque citoyen de l’Union européenne ne faisait bouillir que la stricte quantitié d’eau dont il a besoin, l’émission de 4226 kilotonnes de dioxyde de carbone par an pourrait être évitée, soit plus du double des émissions de Malte. Cette eau inutilement portée à ébullition équivaut à la consommation annuelle d’eau des tous les foyers slovènes. Brexit or not Brexit, il nous faut commencer à mieux contrôler l’eau que faisons inutilement bouillir dans nos bouilloires !

http://www.pourlascience.fr/

Les pandas roux, nouvelles cibles des braconniers en Asie


On voit souvent des photos ou vidéos de panda roux, ils sont mignons, attendrissants, mais malheureusement leur belle binette devient une raison de braconnage pour satisfaire le désir d’avoir cet animal comme compagnie. Ils sont déjà en danger de disparition à cause de la destruction de son habitat, et maintenant par l’égoïsme de l’humain.
Nuage

Les pandas roux, nouvelles cibles des braconniers en Asie

 

Seuls trois des six pandas roux sauvés des... (FREE THE BEARS VIA AFP)

Seuls trois des six pandas roux sauvés des braconniers ont survécu et ont été transférés dans un sanctuaire de Luang Prabang géré par l’ONG Free the Bears, dans le nord du Laos, où ils sont soignés.

FREE THE BEARS VIA AFP

 

Agence France-Presse

Trois pandas roux, espèce en danger, ont été sauvés des braconniers au Laos le mois dernier, une découverte inhabituelle qui fait craindre aux défenseurs de l’environnement le développement d’un nouveau trafic.

Les six pandas roux, peu après leur saisie... (FREE THE BEARS VIA AFP) - image 1.0

Agrandir

Les six pandas roux, peu après leur saisie des mains de braconniers.

FREE THE BEARS VIA AFP

Le Laos, frontalier de la Chine et du Vietnam, est une plaque tournante dans le commerce mondial de la faune sauvage, mais la découverte de pandas roux est exceptionnelle, d’après les experts.

C’est lors d’un contrôle de routine de la douane, à la frontière entre la Chine et le Laos, que six pandas roux ont été découverts.

Mais seuls trois d’entre eux ont survécu et ont été transférés dans un sanctuaire de Luang Prabang géré par l’ONG Free the Bears, dans le nord du Laos, où ils sont soignés.

« Ils ont passé la période de quarantaine initiale de deux semaines, ce qui nous a permis de les déplacer dans des cages plus grandes, où ils ont plus de place pour grimper », a expliqué à l’AFP Rod Mabin, un des responsables de l’ONG Free the Bears.

Le groupe a diffusé des vidéos des trois survivants avec leur longue queue rousse, grignotant des feuilles et mangeant des fruits frais tout en jetant de temps à autre des coups d’oeil perplexes à la caméra.

Ces mammifères au pelage roux de la taille d’un chat, originaires de l’Himalaya et du sud-ouest de la Chine, ne doivent pas être confondus avec les pandas géants de Chine.

Cette espèce en danger est sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) depuis 1960, en grande partie en raison de la réduction de son habitat, mais aussi à cause d’un important braconnage.

« C’est une découverte très inhabituelle. Ils étaient fort probablement destinés à un zoo privé ou au commerce d’animaux exotiques », explique Rod Mabin.

D’après les premiers éléments de l’enquête, ils étaient en route vers la Thaïlande, destinés à devenir des animaux de compagnie, a ajouté Ang Phuri Sherpa, directeur de l’ONG Red Panda Network, qui souligne la nécessité pour les pays de faire « des efforts supplémentaires pour freiner le commerce illégal ».

D’après un rapport de l’UICN, l’intérêt pour les pandas roux « en tant qu’animaux de compagnie pourrait avoir augmenté, notamment en raison du nombre croissant d’images craquantes de ces animaux partagées sur les réseaux sociaux. »

http://www.lapresse.ca/

Nous nous approchons des limites biologiques de l’espèce humaine


Depuis le début de l’homme, l’humain n’a pas cessé de progresser physiquement, biologiquement, mais somme-nous rendue au bout de notre limite ? La longévité grâce à la médecine a fait plusieurs centenaires, mais ensuite ? Avec les changements climatiques, l’air et l’eau pollués, les sécheresses, la famine pour garder ce que nous avons acquis, il faudrait vivre dans des sociétés beaucoup plus respectueuses de l’environnement
Nuage

 

Nous nous approchons des limites biologiques de l’espèce humaine

 

Quel horizon pour l'humanité? | RDexter via Flickr CC License by

Quel horizon pour l’humanité? | RDexter via Flickr CC License by

Adrien Marck et Jean-François Toussaint

Le débat sur nos capacités est passionné et ses enjeux sont considérables: l’être humain continue-t-il de progresser, repoussant sans cesse ses limites, ou les a-t-il déjà en grande partie atteintes?

Demain, serons-nous plus grands? Plus puissants? Plus vieux?

Deux conceptions s’affrontent: la première s’ancre dans le XIXe siècle et ses promesses d’éternel progrès, dont la quête de l’«homme augmenté»prolonge la tradition. Elle imagine l’humain s’affranchissant de toutes ses limites, dépassant sa propre définition, voire se recréant ex nihilo. La seconde s’appuie sur les données établies, biologiques, physiques et environnementales, et suggère un progrès désormais restreint. Elle démontre qu’une croissance ne peut être infinie.

En analysant les tendances historiques de trois indicateurs majeurs –les records mondiaux (performances physiologiques maximales), la taille adulte et et la durée de vie maximale– nous montrons un plafonnement depuis plus de vingt ans, suggérant l’atteinte des limites biologiques de notre espèce.

L’humain est conditionné par deux forces: son évolution passée et son environnement présent. Elles se combinent pour créer des structures corporelles et un cadre de vie dotés de limites. Au premier niveau, moléculaire, l’information génétique humaine se déploie sur 2,85 milliards de nucléotides; à une échelle plus macroscopique, celle du corps, on compte 640 muscles et 206 os; on repère également des limites dans l’organisation des milieux au sein desquels l’humain se développe.

Haut potentiel

Les progrès énergétiques, technologiques, médicaux, politiques et sociaux du XXe siècle lui ont permis d’atteindre un haut potentiel: il est plus grand, plus athlétique et vit plus longtemps. Entre 1896 et 1997, année de décès de Jeanne Calment, la durée de vie maximale est ainsi passée de 110 à 122 ans. Sur la même période, la taille moyenne à l’âge adulte a progressé de 8 cm sur l’ensemble des pays du monde, tandis que les performances sportives n’ont cessé de battre des records (de 11 secondes à 9,58 secondes sur le 100 mètres).

Taille moyenne des femmes sur la période. Un plateau semble s’installer à partir des années 1980. Front. Physiol., 24 October 2017, CC BY

Les tendances les plus récentes ne laissent entrevoir que des marges étroites pour notre progression future. Depuis deux décennies, personne ne s’est approché du maximum établi de longévité et les dernières données montrent des valeurs comprises entre 115 et 120 ans. Les Néerlandais, actuellement les plus grands, n’enregistrent plus de progression de leur taille (1m82 pour les hommes, 1m68 pour les femmes, depuis 20 ans). Et les deux tiers des épreuves d’athlétisme ne progressent plus depuis les années 1980 –ces performances ne devraient pas être améliorées de plus de 0,5% dans les décennies à venir.

Instabilités

Les activités humaines, toujours plus intenses sur une planète aux ressources finies, commencent à générer des effets délétères sur notre santé et notre cadre de vie: le réchauffement climatique, les reculs de la biodiversité, la raréfaction des ressources et l’acidification et la montée des océans pourraient n’être que des préludes. L’instabilité engendrée par ces bouleversements est clairement perceptible: baisse de la taille dans les pays concernés par les émeutes de la faim (Égypte), diminution de l’espérance de vie pour certains groupes (femmes euro-américaines aux États-Unis, hommes en Russie), progression de la sédentarité et recul des capacités d’endurance des enfants dans la plupart des pays développés. Leurs conséquences sociales et politiques se font déjà ressentir.

L’avenir sera à celles et ceux qui, conscients des risques, seront capables de propositions de nature à réduire nos impacts environnementaux tout en maintenant une santé, une longévité et des capacités humaines optimisées. Pour éviter l’incompréhension de nos concitoyens, ou le rejet trop rapide des options proposées, les politiques publiques doivent intégrer dès à présent ces enjeux. Elles devraient contribuer plus fermement à l’esquisse d’un projet tourné vers une société plus respectueuse de son environnement, proposant un cadre pour le développement (mobilité active, renoncement aux énergies carbonées, sécurité alimentaire, agrodiversité, dépollution, exploitation durable des ressources, minérales et vivantes) pour préserver un avenir commun. Saurons-nous agir à temps et préserver l’essentiel?

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

http://www.slate.fr/

Comment se sortir vivant de la bouche d’un crapaud


Pour les insectes rencontrer un crapaud ou une grenouille, c’est le risque de mourir a tous coup. Sauf pour le scarabée bombardier. Sa technique de défense est assez spectaculaire .. Un coup attrapé et mit en bouche, il lance un jet toxique et de vapeur d’eau qui peut atteindre 100 C. 43 % des crapauds vomissent cet insecte qui lui en ressorte gluant, mais vivant
Nuage

 

Comment se sortir vivant de la bouche d’un crapaud

 

Un crapaud et un coléoptère bombardier

Un crapaud et un coléoptère bombardier   Photo : Université de Kobe

Les coléoptères bombardiers forcent les crapauds à les vomir en dégageant des produits corrosifs et brûlants dans leur tube digestif, ont découvert deux chercheurs japonais.

AGENCE FRANCE-PRESSE

« Nous avons montré que le scarabée bombardier (Pheropsophus jessoensis) rejetait des produits chimiques chauds à l’intérieur du crapaud, le forçant ainsi à vomir », explique Shinji Sugiura de l’Université de Kobe.

Pour arriver à ces conclusions, deux chercheurs japonais ont étudié en laboratoire deux espèces de crapauds (Bufo japonicus et B. torrenticola) friands de coléoptères bombardiers.

Résultat : 43 % des crapauds ont vomi les coléoptères, le tout dans un laps de temps allant de 12 à 107 minutes. De plus, tous les insectes vomis étaient vivants et actifs.

Dans la vidéo qui suit, il est possible de voir un crapaud, comme pris de haut-le-coeur, recracher un insecte. Couvert de mucus, le coléoptère s’échappe alors rapidement.

 

Selon les chercheurs, le jet toxique, composé de benzoquinone, de méthyle et de vapeur d’eau, atteint en moyenne 100 °C. Il est éjecté à partir de la pointe de l’abdomen de l’animal.

Après que les amphibiens ont avalé leurs proies, « on peut entendre une explosion à l’intérieur de chaque crapaud, signe que le jet chimique a été éjecté », expliquent les chercheurs.

Une technique de survie qui semble efficace plus le coléoptère est gros et plus le crapaud est petit.

Mais si les chercheurs ont découvert comment les coléoptères bombardiers parviennent à s’échapper des tubes digestifs, une autre question reste ouverte : comment peuvent-ils survivre aux acides qui y sont produits le temps d’être vomis?

Le taux de survie de P. jessoensis à l’intérieur des crapauds était plus élevé que celui des autres coléoptères, ce qui laisse à penser qu’il a peut-être développé une tolérance élevée aux sucs digestifs des prédateurs.

Shinji Sugiura

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Biology Letters de la Royal Society.

http://ici.radio-canada.ca/