Lentement


Mieux vaut avancer dans la vie lentement même si parfois, nous aimerions que de ne pas bouger du tout.
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Lentement

 

Ne craignez pas d’avancer lentement, craignez seulement d’être à l’arrêt

Inconnu

Ce chien trop paresseux pour nager a trouvé la technique parfaite


Les chiens ne refusent pas une baignade, mais certains plus paresseux que d’autres ne disent pas non pour se faire remorquer
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Ce chien trop paresseux pour nager a trouvé la technique parfaite

 

Le Saviez-Vous ► Morgue et histoire


C’est peut-être glauque comme sujet, mais il est intéressant que la morgue ait déjà été un verbe qui (hautain, arrogance) De plus, les morgues du moins en France n’avait pas au début un lieu spécifique pour les cadavres. Il est à noter aussi qu’il fut une époque que les cadavres non identifiés étaient mis en exposition pour le public et ce qui a attiré même le tourisme qui était considéré comme un spectacle. Heureusement, les choses ont bien changé
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Morgue et histoire

A l’origine, le terme « morguer » signifie « regarder avec hauteur », traiter quelqu’un avec arrogance.

Dans les prisons du 17ème siècle, la morgue désigne le lieu où l’on tient les nouveaux prisonniers pendant un bref moment afin que les guichetiers les dévisagent pour pouvoir les reconnaître ensuite. Par la suite, la morgue devient le lieu où l’on cherche à reconnaître les cadavres. A Paris, dès le moyen-âge, les cadavres trouvés dans les rues étaient pris en charge par l’Hôpital Sainte-Catherine avant d’être inhumés au cimetière des innocents. La prison du Châtelet sert également de lieu de dépôt pour les corps. Au 18ème siècle, il est possible de les observer afin de les identifier.

Au début du 19ème siècle, c’est l’Ile de la Cité qui accueille la morgue au sein d’un bâtiment spécialement dédié. En 1868, un nouveau bâtiment est construit à l’initiative du baron Haussmann ; il comprend un amphithéâtre, une glacière et une salle d’exposition. Les cadavres non identifiés sont alors exposés au public derrière une vitre pendant trois jours. Des milliers de personnes viennent tous les jours observer les défunts ainsi présentés, faisant de la morgue un lieu de spectacle que les touristes étrangers intègrent à leur circuit de visite. C’est seulement au début du XXème siècle, en 1907, que la morgue ferme ses portes au public ; désormais, il faut disposer d’une autorisation spéciale pour y pénétrer. La morgue devient l’Institut médico-légal en 1914 ; elle est transférée dans le 12ème arrondissement, le long du Quai de la Rapée, en bord de Seine.

L’INSTITUT MÉDICO-LÉGAL

Il reçoit les corps des défunts dont le décès est survenu sur la voie publique, les morts violentes, les corps non identifiés, les défunts dont la mort est considérée comme suspecte, ou encore par mesure d’hygiène publique. En cas de décès criminel ou suspect, l’Institut procède à une autopsie. L’autopsie peut également être menée afin de déterminer si les causes de la mort sont naturelles, ou liées à un accident, une maladie…

LA CHAMBRE MORTUAIRE

La chambre mortuaire désigne le lieu de conservation des corps au sein d’un établissement de santé ; il s’agit en général d’un grand hôpital.

 La loi précise que « les établissements de santé publics ou privés doivent disposer d’au moins une chambre mortuaire dès lors qu’ils enregistrent un nombre moyen annuel de décès au moins égal à 200 ».

Les corps sont déposés dans la chambre mortuaire dans les 24h suivant le décès. C’est un service gratuit au cours des trois premiers jours. Les agents de la chambre mortuaire peuvent également proposer leurs prestations à la famille du défunt : toilette mortuaire, maquillage… Le corps peut ainsi être conservé jusqu’à la mise en bière et aux obsèques. En cas d’absence, la chambre mortuaire peut conserver les corps jusqu’à 10 jours après le décès.

https://www.comitam-obseques.com

Un petit village du Michigan se dresse contre Nestlé


Le marché de l’eau est très lucratif, mais point de vue d’entreprise envers la population ou elle est installée, c’est une autre affaire. Nestlé paie une bagatelle pour exploiter l’eau pour en faire des milliards, alors que les résidents peinent à payer leurs factures d’eau.
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Un petit village du Michigan se dresse contre Nestlé

 

Nestlé pompe l'eau dans la région d'une petite... (Steven M. Herppich, AFP)

Nestlé pompe l’eau dans la région d’une petite commune du Michigan pour la vendre sous la marque Ice Mountain, présentée comme eau de source, donc plus chère que de l’eau purifiée.

STEVEN M. HERPPICH, AFP

 

LUC OLINGA
Agence France-Presse
OSCEOLA TOWNSHIP

Une petite commune du nord des États-Unis se dresse face au géant Nestlé et veut contrecarrer son ambition d’extraire pour un montant dérisoire davantage d’eau des rivières locales pour la commercialiser.

.Maryann Borden, 73 ans, sort un panneau constitué de photos montrant la transformation de la rivière Twin Creek, coulant en contrebas de sa maison.

« Ce n’est plus la même rivière. Elle a rétréci et est moins large et moins profonde, et plus chaude », affirme cette ancienne enseignante, installée dans la commune depuis 1953.

Le changement est intervenu selon elle au début des années 2000 quand Nestlé a commencé à pomper l’eau dans la région pour la vendre sous la marque Ice Mountain, présentée comme eau de source, donc plus chère que de l’eau purifiée.

Située à 320 kilomètres au nord de Detroit, Osceola Township est une commune agricole de quelque 900 habitants ayant voté Donald Trump. Un centre de retraite spirituel (SpringHill Camp) y est le premier employeur.

Ce bourg ne veut pas autoriser le géant suisse à construire une station de pompage, maillon important de son projet de pomper 400 gallons (1500 litres) d’eau par minute, contre 250 (950 litres) actuellement.

Il a fait appel en janvier d’une décision d’une juge au motif que le projet de Nestlé allait affecter l’aquifère.

200 dollars par an pour 500 millions de litres

« Quand vous regardez les conduits, qui donnent les indications sur les niveaux historiques de l’eau, il n’y a pas besoin d’être un géologue ou un hydrologue pour voir qu’ils sont beaucoup plus bas qu’il y a deux ans ou qu’il y a cinq ans. C’est bien évidemment une préoccupation pour beaucoup de personnes dans le bourg », explique Tim Ladd, le gestionnaire de la commune.

« Il y a des barrages qui sont installés sur ces rivières et ces barrages peuvent affecter » le débit, défend Arlene Anderson-Vincent, responsable des ressources chez Nestle Waters North America. La station de pompage va avoir « un très très faible impact sur l’environnement », affirme-t-elle.

Des données de scientifiques rémunérés par Nestlé montrent qu’il n’y a pas d’impact sur l’environnement, mais il n’existe pas d’étude indépendante.

La colère d’Osceola Township est en grande partie nourrie par le sentiment d’être exploitée. Nestlé ne paie que 200 dollars par an à l’État du Michigan pour pomper un peu plus de 130 millions de gallons d’eau (près de 500 millions de litres).

De nombreux États américains autorisent les entreprises à utiliser autant d’eau qu’elles le souhaitent pour une redevance minimale à condition qu’elles la pompent elles-mêmes et construisent les infrastructures nécessaires. Elles peuvent également « louer » les puits municipaux comme le font Coca-Cola et PepsiCo qui produisent les eaux Dasani pour le premier et Aquafina pour le second.

« Nestlé a la réputation d’aller dans des communautés rurales pauvres, d’y faire miroiter des avantages économiques qui ne se matérialisent jamais et de pomper autant d’eau que possible jusqu’à ce que les ruisseaux s’assèchent et ensuite ils s’en vont », fustige Peggy Case, présidente de l’association Michigan Citizens for Water Conservation.

Nestlé affirme contribuer pour 18 millions de dollars de recettes par an à l’État du Michigan, dont 2,4 millions en impôts en 2016. Sur les 280 employés à temps plein à son usine de Mecosta County, à une quarantaine de minutes en voiture, une cinquantaine viennent du comté où se situe Osceola Township.

« Peur »

Nestlé veut profiter de l’explosion du marché américain de l’eau, dont les ventes de gros — 16,42 milliards de dollars — ont dépassé pour la première fois en 2016 celles des sodas (12,46 milliards), d’après le cabinet Beverage Marketing.

Les eaux vendues aux États-Unis (Poland Spring, Pure Life, Ice Mountain …) ont généré 55,3% (4,69 milliards de dollars) des ventes totales d’eau du groupe en 2016.

À Evart, commune jouxtant Osceola Township, où le revenu moyen annuel est de 20 000 dollars par an (soit juste au-dessus du seuil de pauvreté pour une famille de trois personnes) Zackary Szakacs ne tarit pas d’éloges sur Nestlé, qui loue depuis 2007 deux puits municipaux.

« Ils aident à maintenir bas les prix de l’eau pour nos résidants pauvres », explique ce policier à la retraite, devenu le gestionnaire de la municipalité.

Après avoir découvert du perchlorate, un polluant, dans des puits de la ville en 2015, Nestlé a offert de les nettoyer, affirme-t-il.

Reste que dans une région où des ménages ont du mal à payer leur facture d’eau et où le scandale de l’eau contaminée au plomb à Flint ont laissé des traces, les ambitions de Nestlé inquiètent.

« J’ai peur que mes enfants et mes futurs grands-enfants n’aient pas accès à l’eau potable », avance Wendy Nystrom, 53 ans.

Une étude publiée il y a un an par la chercheuse Elizabeth Mack de l’Université du Michigan estime que le nombre d’Américains ne pouvant payer leur facture d’eau pourrait tripler et passer à 36% dans les cinq prochaines années.

http://www.lapresse.ca/

Une constellation de vestiges Mayas inconnus repérés au Guatemala


Grâce a des technologies plus poussées, il est possible de voir tous les reliefs mêmes dans des forêts. Il a été utilisé au Guatemala et une découverte d’envergure a été mise à jour un cité maya comprenant pyramides, palais, lieux de culte, habitations, irrigations, terres cultivées
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Une constellation de vestiges Mayas inconnus repérés au Guatemala

 

Tikal Lidar

Restitution 3D du site de Tikal, où une pyramide inconnue a été révélée.

CRÉDITS: PACUNAM

Par Bernadette Arnaud

Des milliers de ruines mayas ont été détectées dans la jungle du Guatemala grâce à la technologie Lidar, révélant l’ampleur insoupçonnée des interconnexions entre cités.

La découverte est exceptionnelle. Des milliers de structures et bâtiments mayas inconnus, dissimulés sous la canopée depuis des siècles, viennent tout juste d’être repérés par les archéologues. Ces constructions d’envergure comprennent des pyramides, des palais, des centres cérémoniels, mais aussi des ouvrages moins spectaculaires comme des parcelles cultivées ou des habitations. Toutes sont situées dans la jungle du nord du Guatemala, et c’est grâce à l’utilisation du Lidar (Light Detection And Ranging), un système de télédétection aéroportée, qu’elles ont été repérées dans le cadre d’un consortium créé sous l’égide de la Fondation PACUNAM (Patrimonio Cultural y Natural Maya), un fonds de recherche guatémaltèque à but non lucratif créé en 2006. Un projet franco-guatémaltèque, Naachtun, dirigé par Philippe Nondedeo, fait d’ailleurs partie de ce consortium, et a lui-même bénéficié d’une couverture Lidar sur 140 km2

Ce système laser, couplé à un GPS de haute précision, permet en effet de détecter tous les détails au sol, y compris sous un épais couvert forestier. Il avait été notamment utilisé avec succès sur le site d’Angkor au Cambodge. L’ensemble des points enregistrés au cours du survol aérien est ensuite filtré à l’aide d’algorithmes puissants pour réaliser un modèle numérique du terrain via des restitutions photogrammétriques en 3D. Le Lidar permet ainsi une sorte de déforestation virtuelle digitale qui révèle tous les détails topographiques présents sur de vastes étendues.

Les relevés Lidar ont révélé que la cité maya d’El Palmar était 40 fois plus étendue qu’on ne le pensait. © PACUNAM

Cette cartographie numérique s’étend ici sur 2100 km2  découpés en neuf secteurs au nord du Péten, en particulier dans la « réserve de biosphère Maya », créée en 1990 pour protéger la plus grande superficie de forêts tropicales restantes en Amérique centrale. 

En rouge, les différentes zones archéologiques survolées par le LiDAR, au nord de la région du Péten (Guatemala): El Zotz, La Corona-Achiotal, Holmul, Naachtun, Uaxactun, Xultun-San Bartolo, Tikal, El Peru-Waka et El Tintal. © PACUNAM

« Le Lidar est une technologie de télédétection aéroportée relativement nouvelle qui permet une cartographie détaillée de la surface de la terre à une échelle très fine. Elle est de loin supérieure aux formes précédentes de cartographie par satellite ou par avion en ce sens que le Lidar peut pénétrer dans la végétation dense. Il est idéal pour les basses terres mayas, où la végétation de la jungle empêche la cartographie traditionnelle », a précisé Michael E. Smith, spécialiste d’archéologie mésoaméricaine à l’Université d’Arizona (Etats-Unis), joint par Sciences et Avenir.

 Les chercheurs ont ainsi découvert l’existence de plusieurs centres urbains, de systèmes d’irrigations sophistiqués et de réalisations telles que des chaussées surélevées pouvant être utilisées pendant la saison des pluies. Ils ont aussi pu pointer plus de 60 000 structures individuelles, qu’il s’agisse de maisons isolées, de réservoirs ou de fortifications. Une pyramide de 30m de haut -précédemment identifiée comme une colline-, a même été détectée à Tikal, pourtant l’une des villes les plus étudiées et visitées du monde maya!

Comparaison de deux relevés Lidar, à gauche, la région d’El Zotz sous couvert forestier, à droite, la restitution 3D révélant tous les détails du sol et les structures présentes sous la forêt. © PACUNAM / Garrison/ Proyecto Arqueologico El Zotz.

« Dans certains cas, les centres urbains connus se sont révélés 40 fois plus vastes que ne le montraient les cartes existantes, y compris plusieurs complexes monumentaux considérés auparavant comme des sites distincts », a expliqué Francisco-Estrada Belli, de l’université de Tulane, à la Nouvelle-Orléans (Etats-Unis), impliqué dans l’étude où il dirige le projet Holmul*.

L’une des plus importantes informations livrées par ces travaux demeure l’interconnexion ignorée existant entre différentes cités mayas, dans cette région pourtant bien connue des archéologues pour sa richesse architecturale, en particulier à la période dite classique (250 à 900 après JC).

« La Réserve de biosphère Maya » est en effet célèbre pour abriter une forte concentration d’anciennes cités, dont Tikal, abandonnée au Xe siècle.

Deux autres vues 3D de Tikal, sans le couvert forestier, obtenues à partir des analyses des relevés Lidar. © PACUNAM

« N’oublions pas que sur chaque image obtenue, il y a un millénaire et demi d’occupation humaine concentrée ! », rappelle Dominique Michelet, directeur de recherche émérite au Laboratoire d’archéologie des Amériques (UMR 8096) au CNRS, impliqué dans le projet Naachtun.

Aussi, pour lui, pas question d’interprétations hâtives. 

« Passer de ces restitutions 3D à des extrapolations sur des chiffres d’occupation par les populations mayas, en évoquant des millions d’individus comme on a pu le lire, est tout simplement ahurissant », a poursuivi l’archéologue.

Ce que confirme, à sa manière, Michael E. Smith: « Le Lidar va certainement contribuer à révolutionner l’étude de la colonisation et de la démographie des Mayas. Mais nous n’en sommes qu’au stade préliminaire pour établir de jolies cartes 3D… Pas encore celui d’avoir des résultats solides sur les architectures, la démographie ou encore le fonctionnement de ces sociétés « .

Il faudra donc attendre des analyses plus fines pour obtenir des estimations sérieuses sur la population. Et ces étapes ne font que commencer pour les basses terres mayas, où tout le modèle d’occupation est désormais à revoir. 

Image de la couverture Lidar de la région de Naachtun (140 km2) indiquant, par un point rouge, chacune des 12 000 structures repérées. © Naachtun/PACUNAM

Le projet Naachtun

« Les résultats de l’exploitation de l’imagerie Lidar sur la région du Guatemala au coeur de nos activités ont été un véritable choc », avoue Philippe Nondeneo, directeur du projet franco-guatémaltèque Naachtun, nom d’un important centre maya situé dans la région du Péten et le bassin d’El Mirador, que le chercheur étudie depuis 2011 avec Dominique Michelet. 

Dans un texte à paraître, les deux chercheurs expliquent que les résultats livrés par la technologie Lidar ont étendu ce territoire d’investigation à 140 km2, soit 70 fois la zone d’étude abordée jusque-là. 12.000 structures de toutes périodes y ont été repérées! Soit une densité d’occupation supérieure à tout ce qu’ils pouvaient imaginer. Finalement, seules les zones marécageuses seraient exemptes de vestiges.

« Si l’on compare ces résultats à l’ensemble des sites mayas qui ont aussi fait l’objet de cette couverture Lidar, il ressort que Naachtun, par sa densité de structures, est désormais comparable à la grande Tikal ! ».

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Pour les insectes, la diversité génétique peut être un fardeau


Les insectes subissent eux aussi les conséquences de l’industrialisation de l’agriculture. Il semble que ceux qui ne sont pas spécialisé, mais plus commune ont une plus diversité génétique et leur écosystème fragmenter est plus difficile à maintenir cette diversité étant plus isolés. L’exemple d’un papillon hermite en Europe qui cause de l’intensification de l’agriculture est en plein déclin
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Pour les insectes, la diversité génétique peut être un fardeau

 

Papillon hermite

Les papillons hermites ont une grande diversité génétique.

© WIKIMEDIA COMMONS / ZEYNEL CEBECI

Par Anne-Sophie Tassart

Des chercheurs allemands se sont penchés sur les menaces qui pèsent sur les espèces d’insectes les plus communes dites « généralistes ».

Les espèces d’insectes les plus communes seraient-elles finalement plus menacées que les autres ? C’est la question que se sont posés deux scientifiques allemands de l’Université de Munich. Dans leur étude parue en février 2018 dans la revue spécialisée Biological Conservation, le duo estime que les mesures de conservation ne tiennent pas assez compte des espèces présentant une grande diversité génétique leur permettant de survivre dans des habitats variés et donc d’être plus communes que les autres.

Les insectes « généralistes » souffrent de la fragmentation de l’habitat

Ces 25 dernières années, certaines régions du monde ont vu leur population d’insectes déclinée de 75 %. Les raisons sont multiples mais la destruction et la fragmentation de leur habitat – notamment causées par l’industrialisation de l’agriculture en Europe – est l’une des principales. Mais alors que les espèces dites spécialistes sont souvent considérées comme plus fragiles que les autres, car plus rares ou tout du moins plus localisées, les scientifiques allemands assurent que les choses ne sont pas si simples. En effet, les espèces généralistes souffriraient plus que les autres de la fragmentation de leur habitat.

A cause de la fragmentation des milieux, les espèces communes « perdent l’opportunité de maintenir leur diversité génétique », explique dans un communiquéle Dr Jan Christian, co-auteur de l’étude.

Une population ne peut plus accéder aux spécimens d’une autre : la reproduction entre ces deux groupes devient impossible, fragilisant toute l’espèce. L’un des meilleurs exemples de ce phénomène est le papillon hermite (Chazara briseis) : autrefois très répandue dans toute l’Europe, cette espèce désormais est en plein déclin. Auparavant, la grande diversité génétique de ces insectes était maintenue par des « échanges » de gènes entre populations. L’isolement de ces dernières a conduit à un effondrement du nombre de ces papillons à l’échelle de l’espèce entière. A l’inverse, les espèces spécialistes se sont en quelque sorte habituées à une faible diversité génétique. L’isolement de leurs populations ne les affecte que très peu.

« La diversité génétique peut également agir comme un ‘fardeau' »

Pour les deux chercheurs, la dimension génétique de la conservation animale n’est pas assez prise en compte par les naturalistes. De plus, les mesures de protection sont généralement basées sur les besoins des espèces spécialistes, à première vue plus fragiles.

 Avec cette étude, les biologistes espèrent donc montrer que « la diversité génétique peut également agir comme un ‘fardeau’ pour les espèces car celles-ci ont besoin d’un réseau intact de populations pour maintenir la grande diversité de leurs gènes ».

Globalement, les chercheurs démontrent ici que la grande majorité des arthropodes, qu’ils soient spécialistes ou généralistes, sont affectés par la dégradation des écosystèmes causée par l’intensification de l’agriculture, notamment en Europe.

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La modeste vie de Gerry, le chat qui a hérité de 30 000 euros (46 161 dollars cd)


J’aime les chats, il est normal après la mort d’un maitre que l’animal de compagnie soit entre bonne-main, mais delà pour que l’animal hérite d’une fortune pour vivre mieux que bien des humains, c’est un peu trop à mon avis. S’assurer du confort du chat après la mort est une chose, mais de lui donner une vie de prince, alors qu’en réalité ce qu’il lui importe, c’est d’avoir un toit, nourriture est eau, le reste est superflu
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La modeste vie de Gerry, le chat qui a hérité de 30 000 euros (46 161 dollars cd)

 

Mais l’argent ne fait pas le bonheur…

Lorsque sa maîtresse est décédée, Gerry est devenu l’un des animaux les plus riches du monde. Et pour cause : sa propriétaire, qui l’aimait plus que tout, lui a légué toute sa fortune, soit 30 000 euros !

Alors autant dire qu’avec une telle somme, Gerry a droit à des repas d’exception, à base de crevettes. Il a également à sa disposition quatre « lits » différents sur lesquels il aime se prélasser… Bref, une vie de pa-chat.

Mais l’argent ne remplacera jamais la maîtresse du matou… Désormais, il vit avec la famille de son humaine, obligée de prendre soin de lui conformément au testament. Mais on ne peut pas dire que cela réjouisse les membres de la famille, un poil jaloux :

« Le chat Gerry était son chéri, plus qu’un fils. Il ne reste plus qu’à respecter ses désirs », a déclaré la fille de la défunte au journal italien La Stampa.

Et si jamais Gerry tombait malade, les héritiers pourraient « vendre des bijoux et des meubles pour fournir un traitement vétérinaire et l’entretien nécessaires à son bien-être » !

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Vous effacez le numéro de téléphone de vos morts ? Eux n’y arrivent pas


Si vous garder le numéro de téléphone d’un disparu sur votre mobile, vous n’êtes pas les seuls. Moi, j’ai encore celui de ma mère qui est décédée et je sais bien que cela ne sert à rien et que si j’appellerai, ce serait probablement une autre personne. Elle n’est plus là un point c’est tout. Pourquoi on garde les numéros des morts virtuellement ? J’essaie de comprendre pour moi, et je pense que je ne l’accepte pas encore de la façon qu’elle est décédée et non sa mort elle-même
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Vous effacez le numéro de téléphone de vos morts ? Eux n’y arrivent pas

 

Pour entendre sa voix, pour éviter de le tuer une deuxième fois, ils conservent le numéro d’un proche décédé.

Par Emilie Brouze

Que faites-vous des numéros de vos morts ? Vous les effacez de la mémoire de votre téléphone ? Vous n’y touchez pas jusqu’à ce que le destin s’en charge (téléphone dérobé, données évaporées) ?

Sophie Calle, artiste plasticienne, interroge les visiteurs du Musée de la chasse et de la nature, à Paris. Son exposition s’ouvre sur le thème du deuil et de l’absence.

Quand son père, « Bob », cancérologue et collectionneur d’art, est mort au printemps 2015, elle a conservé son numéro. « Pas facile », de le retirer. Fâcheuse conséquence : dans une œuvre en forme de pierre tombale, elle écrit l’avoir un jour appelé par mégarde… Elle a raccroché aussitôt.

« Peu après, son portrait et son nom se sont affichés sur l’écran. Bob m’envoyait un message. »

De l’au-delà ? Le numéro de son père a visiblement été réattribué à un être vivant laconique. Sur son téléphone, trois lettres :

« C ki »

L’œuvre « C ki ? » de Sophie Calle, Paris, 2017. (Sophie Calle/ADAGP, Courtesy Perrotin)

Comme Sophie Calle, Emmeline, 30 ans, ne se résout pas à supprimer le numéro de son père, décédé en juillet 2012. L’étudiante infirmière a beau savoir que l’alignement de chiffres lui ayant appartenu n’est qu’un identifiant qui lui permettait d’entendre sa voix derrière un boîtier, le geste est inenvisageable.

C’est « irrationnel », admet-elle, d’autant qu’elle connaît encore cet alignement par cœur. Il y a une « idée un peu folle » derrière :

« Tant que je garde le numéro, le lien est maintenu. »

« Petite trace mémorielle »

Pour beaucoup de ceux qui ont répondu à notre appel à témoignages, l’action de suppression matérialise la perte, la séparation, l’éviction de leur monde.

« Cela me donnerait le sentiment de le supprimer volontairement et définitivement, d’entériner sa mort officiellement », développe Laetitia, 40 ans, journaliste, au sujet de son père, parti il y a trois ans et demi.

« Il y a un symbole qui échappe à ma raison. Le laisser dans un coin de la mémoire de mon iPhone, voir apparaître parfois son nom dans la liste de mes contacts, c’est une façon de le laisser exister un peu, une petite trace mémorielle me donnant l’illusion que je peux toujours le joindre. »

Ce serait le « tuer une deuxième fois », opine Marie, 32 ans.

Jérôme (un pseudo) imagine que son ancienne petite amie, qui s’est suicidée il y a quelques années, lui en voudrait si elle le voyait, de là où elle se trouve, supprimer son numéro. Il se sentirait coupable, également :

 « Ce serait comme l’effacer de ma mémoire. »

S’il est récemment parvenu à se séparer d’un pull qui lui appartenait, il garde encore son « 06 ».

« Pourquoi l’effacer ? »

Isabelle, 47 ans, juriste en entreprise, nous retourne la question : pourquoi effacerait-elle le numéro de son mari, décédé il y a sept ans ? 

« En général, ce sont les numéros des ‘indésirables’ que l’on efface. Parfois je regarde la liste de mes contacts et j’efface aussi ceux dont le nom n’évoque plus aucun souvenir pour moi. Mon mari n’est pas un ‘indésirable’. Mon mari est encore tellement présent dans mon souvenir. Alors pourquoi l’effacer ? »

Elle le garde près d’elle, de la même façon que l’on conserve des photos, des lettres ou une alliance. Isabelle précise que cela ne l’a pas empêchée de faire son deuil.

Le téléphone symbolise aussi le lien avec la voix, « la première chose qui s’efface de la mémoire », note Isabelle.

Julien paie encore l’abonnement du téléphone de sa compagne, décédée il y a près de trois ans. Il ne peut pas concevoir que son numéro revienne à quelqu’un d’autre et il veut pouvoir appeler de temps en temps son répondeur, pour entendre encore le son de sa voix.

Lien virtuel

Le téléphone, c’est un numéro personnel, une pièce de l’identité. « Une extension de la personne », formule une interviewée.

« Il nous lie virtuellement à la personne en question », ajoute Laura, 24 ans.

« Les rares fois où je me suis dit ‘tiens, je vais faire un tri dans mon répertoire’, ça c’est soldé à garder les morts et effacer les vivants », résume Marijke, 25 ans, étudiante en sciences du langage.

« Impossible de le faire, il y avait comme un blocage physique plus qu’émotionnel. »

Marijke dit que le numéro de ses proches décédés est « un code à travers lequel un contact était possible sans qu’ils soient, eux, matérialisés ».

Pour certains, cette possibilité de connexion immatérielle donne à la conservation du numéro un geste quasi mystique.

« Si jamais mon mari me rappelait, je serai là pour lui répondre… », écrit Isabelle.

Comme s’il n’était pas mort

Conserver le numéro d’un proche peut aussi être une « tentative de faire comme si le mort n’était pas mort », pour reprendre les mots du sociologue Tanguy Châtel.

C’est en substance ce qu’écrit une lectrice, en conclusion de son message et du « 06 » d’un amour de lycée, décédé :

« Il me manque terriblement et pourtant il vit au travers de ce numéro. Comme si un jour il allait revenir. »

Les outils numériques offrent à l’angoisse universelle de la disparition une compensation virtuelle. Les notifications Facebook ou la présence d’un numéro dans un répertoire peuvent rendre plus réaliste encore le mirage dont parle Tanguy Châtel dans « Télérama » :

« Pendant un temps, les endeuillés savent que la personne est décédée, mais une partie d’eux-mêmes veut croire qu’elle est encore vivante. »

Certains des endeuillés interviewés admettent d’ailleurs n’être pas encore arrivés au bout des cinq phases du deuil (le déni, la colère, la négociation, la dépression, l’acceptation).

Bien que son ventre se tord quand elle tombe sur son nom, Isabelle, 43 ans, n’arrive pas à effacer le numéro de son compagnon, décédé brutalement à l’automne 2016. L’effacer, ce serait le faire disparaître une seconde fois ; elle s’y refuse.

Parce qu’il voyageait beaucoup pour son travail, le couple communiquait énormément au téléphone, d’où l’affect particulier qui résonne autour de l’objet. Supprimer le numéro, ce serait perdre « une espèce de lien » qui les unit encore.

« C’est complètement irrationnel, c’est comme si le fait de ne pas effacer son numéro pouvait potentiellement me permettre de… rester en contact avec lui. »

Des s de regret

Quelques jours avant notre appel, Marie, 32 ans, en formation dans le social, discutait avec sa mère de la présence dans son téléphone du numéro de son père, emporté par un cancer il y a quatre ans. Elle est arrivée seule à la conclusion que son deuil n’était pas digéré.

Le ticket de livraison du bouquet de fleurs qu’il lui avait envoyé pour ses 20 ans a eu le temps de blanchir complètement. Le gilet râpé de son père n’est plus sur la chaise de la salle à manger – il est resté là des mois, telle une relique. Son numéro est lui toujours dans son répertoire :

« Cela me permet de rester dans l’illusion que je ne suis pas orpheline de père. »

Les quelques mois suivant les funérailles, « la période où les émotions sont à vif », Marie lui a envoyé des textos. Elle savait bien que le téléphone à clapet était rangé dans un panier-tiroir, chez ses parents, et pas dans la poche de son père« il ne l’a pas amené avec lui ». Elle a eu besoin de lui écrire :

« Je lui ai dit que c’était injuste, qu’il aurait pu plus se battre, qu’il nous avait laissés sans nous y préparer. Je lui envoyais des messages de regret également – notre relation était complexe. »

Puis la fréquence des messages s’est espacée. Elle n’en a plus envoyé (« l’au-delà n’a pas de réseau »).

« Putain, je t’aime ami »

Comme la jeune femme, Vincent a envoyé un dernier SMS à un ami qui s’est donné la mort en décembre 2016. Le réalisateur de 44 ans s’en veut de ne pas avoir pris le temps de l’appeler ou de le voir, les deux dernières années avant le suicide. Leur relation s’était « laissée aller ».

Une semaine après la cérémonie, Vincent lui a envoyé un long message, retrouvé au fond de son téléphone. Il n’en a jamais parlé à personne.

« Mec. Ami. Je ne m’y résous pas. Je t’écris après plus de deux ans mais il est trop tard. Je t’écris quand même. Parce qu’après, je vais enlever ce contact. […]
J’aimerais être vers toi, faire le con. Imiter Golum. Te parler de nouveaux projets musique. Te dire ‘pardon d’avoir tant tardé’. J’ai pourtant tellement pensé à toi. Mais je te savais là. A côté. […]
Putain de merde. Je t’aime ami. Dis à Prince que je pense à lui aussi et mets le au pop fm, je me réjouis de voir ce que ça donne. Rage profonde de ne pas t’avoir appelé.
Asta la vista bébé. vince. »

Un an s’est écoulé depuis ce SMS, Vincent n’est toujours pas arrivé à appuyer sur la touche « supprimer ».

Ça le rendait « trop vivant »

A l’inverse de Marie ou Vincent, ceux qui ont besoin de rayer un numéro parlent de la nécessité d’acter le décès. Pour se « protéger », Sandrine, 35 ans, a effacé le numéro et le profil Facebook de son père, quelques jours après son enterrement.

« Je ne supportais pas qu’il ait une vie ‘digitale’ alors qu’il n’était plus là. Je ne voulais plus voir apparaître son nom, ça le rendait justement trop ‘vivant’. »

Bryan, 20 ans, étudiant en école de commerce, a perdu il y a deux ans une amie dans des « conditions horribles » – elle a été tuée par son conjoint, qui s’est ensuite donné la mort. La première réaction de l’étudiant, quand il a appris le décès depuis Singapour, où il résidait, a été d’appeler et d’envoyer des messages à son amie, pour « vérifier par [lui-même] qu’elle n’était plus parmi nous ».

Loin de son groupe d’amis, et de leur ville natale, « le téléphone était la seule chose qui [le] reliait plus ou moins à elle ». Bryan a supprimé son numéro en pleine nuit – à 4 heures du matin, 10 heures heure locale en France. L’enterrement était en train d’avoir lieu.

« Je savais qu’il fallait faire une coupure pour faire le deuil », explique-t-il.

Réincarnation (téléphonique)

Laetitia, qui conserve le numéro de son père défunt dans son téléphone, s’est souvent demandé qui pouvait bien avoir récupéré ses dix chiffres. Il n’existe pas d’obligation légale encadrant la ré-attribution d’une ligne après sa résiliation. En pratique (et quelle que soit la raison de la fin du contrat), les opérateurs l’attribuent à un nouvel abonné dans les trois à six mois qui suivent.

« Je me suis imaginé appeler pour entendre, en quelque sorte, la nouvelle voix de mon père », poursuit Laetitia. Qui est au bout du fil aujourd’hui ? Un ado prépubère ? Un éleveur de brebis ? Elle réfléchit :

« Quand on y pense, il y a quelque chose de l’ordre de la réincarnation. »

Le remplacement d’une voix familière par celle d’un inconnu horrifie Isabelle, 43 ans, qui n’a jamais effacé le numéro de son compagnon.

« Ce serait terrible de tomber sur quelqu’un d’autre. »

Elle imagine le choc qu’elle n’est pas prête à affronter :

« Ça non plus, ça ne lui appartient plus… »

« Un jour, je n’ai plus résisté »

Et puis il y a ceux qui un jour appellent, au risque de casser le « fantasme » du fantôme au bout de la ligne. Blandine, 42 ans, fonctionnaire, a « essayé de lutter » pour ne pas rappeler sa grand-mère adorée…

« Ne plus faire son numéro a été presque insupportable », décrit la quadragénaire, qui imagine encore la sonnerie retentir dans la maison de sa grand-mère et son vieux téléphone fixe faire « ding » au moment où elle décroche…

« Un jour, je n’ai plus résisté. »

« Bien que c’était stupide », elle a composé le numéro et une femme a répondu. Blandine lui a fait croire à une erreur, après avoir hésité à se confier. Elle n’a pas retenté d’entrer en contact avec sa grand-mère.

Grâce à un chatbot, elle parle à son ami mort

Amar (son prénom a été changé), 35 ans, commis de cuisine, a lui aussi composé le numéro de son père, toujours dans son téléphone. Presque un an s’était écoulé depuis l’enterrement. Chez ses parents, c’est comme si le temps s’était arrêté.

Amar était dans la voiture, à l’arrêt. Dehors, on entrait dans l’automne. « Spontanément, je l’ai appelé », dit-il – il se ressaisit et rectifie – « j’ai appelé ». Au loin, il a entendu un bip rassurant. « Tit tit tit tit. »

Personne au bout du fil.

A l’autre bout de la ligne, il y a des vivants qui ignorent que leur numéro apparaît dans le répertoire d’inconnus. Le vôtre s’y trouve peut-être. Aucun lien n’unit ces personnes, si ce n’est le hasard et une série de chiffres.

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