Un temps pour tout


Entre naître ou mourir, il y a la vie, les gens qui nous entourent, que l’on rencontre. Tout ce temps avant la destination finale mérite qu’on s’y attarde
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Un temps pour tout

 

Il y a un temps pour tout ….
Un temps pour naître, un temps pour mourir
Mais, il y a surtout un temps pour vivre, pour apprécier la vie en chérir ceux que l’on aime

Christine Gonzalez

Un homme touche un écran avec sa main. Il est si terrifié par ce qu’il voit qu’il tombe littéralement par terre.


À Washington aux États-Unis, un homme touche un écran interactif, ne sachant pas qu’à ce moment-là, un requin décide de le charger. Cette apparition inattendue, l’a tellement surpris, que cela l’a jeter par terre.
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Un homme touche un écran avec sa main. Il est si terrifié par ce qu’il voit qu’il tombe littéralement par terre.

 

Le Saviez-Vous ► Quel est le plus vieil animal sur Terre ?


Certains animaux ont une longévité plus grande que l’humain pouvant aller de plus de 100 voir même plusieurs milliers d’années. Chose étonnante, ceux-ci viennent tous dans des milieux aquatiques
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Quel est le plus vieil animal sur Terre ?

 

Xavier Demeersman
Journaliste


 

Qui, du règne animal, est le champion de la longévité ? Certainement pas l’Homme, dont le plus vieux représentant fut la célèbre Jeanne Calment, décédée à 122 ans. Plusieurs candidats sont en lice et tous, ou presque, évoluent dans un milieu aquatique.

Malheureusement menacé d’extinction, l’esturgeon (Acipenser sturio) est un poisson qui peut atteindre de grandes tailles et vivre plus de 100 ans. Le plus vieux spécimen connu, repéré en 2012 dans le Wisconsin, avait 125 ans.

 

l’hoplostète orange

Plus vieux encore, il y a l’hoplostète orange (Hoplostethus atlanticus), connu aussi sous le nom d’Empereur, un poisson des profondeurs marines (entre 900 et 1.800 m) pouvant peser jusqu’à 7 kg et abondamment pêché. Son espérance de vie peut dépasser 150 ans. Le plus âgé connu avait atteint 149 ans.

 

Panope du Pacifique

D’un âge équivalent, la panope du Pacifique (panopea abrupta) est un mollusque bivalve vivant dans le sable qui possède une coquille de 15 à 20 cm de long et un siphon d’un mètre. Le plus âgé connu allait sur ses 168 ans.

 

Lamellibrachia luymesi

Dans les abysses, Lamellibrachia luymesi, une espèce de vers tubulaires à la croissance lente, friande d’eau froide et surtout d’hydrocarbures, peut vivre jusqu’à 170 ans, selon les spécialistes.

oursin rouge géant

Toujours sous l’eau, l’oursin rouge géant (Strongylocentrotus franciscanus ou Mesocentrotus franciscanus), dont le diamètre approche les 20 cm, peut atteindre, pour certains cas trouvés dans les eaux froides du Pacifique, 200 ans.

baleine boréale

La baleine boréale peut vivre plus de 200 ans

Beaucoup plus grande, la baleine boréale (Balaena mysticetus) qui affectionne les eaux froides de l’Arctique peut aisément vivre plus de deux siècles. Dans les années 2000, un spécimen chassé a été estimé à quelque 211 ans. On a trouvé dans sa graisse un projectile datant de 1879. C’est donc le plus vieux mammifère connu vivant sur la Planète bleue.

moule perlière

Surexploitée et aujourd’hui en voie d’extinction faute de protection suffisante, la moule perlière (Margaritifera margaritifera) qui abondait autrefois dans les rivières d’eau douce du nord, a une espérance de vie supérieure à 200 ans. Certaines ont un âge qui a été estimé à plus de 250 ans.

La tortue géante Jonathan

Vivant sur terre et dans l’eau, les tortues géantes (Aldabrachelys gigantea) ont aussi une longévité impressionnante. Habitant sur l’île volcanique de Sainte-Hélène dans l’océan Atlantique sud, Jonathan, le plus âgé de son espèce a soufflé ses 183 bougies en janvier 2016. Il va très bien et conserve un bon appétit.

 

À gauche : Jonathan en 2016, âgé de 183 ans, nourri par le docteur Joe Hollins sur la pelouse de la maison du gouverneur ; à droite : Jonathan en 1900. Il était alors âgé de 67 ans. © British Veterinary Association, BNPS

À gauche : Jonathan en 2016, âgé de 183 ans, nourri par le docteur Joe Hollins sur la pelouse de la maison du gouverneur ; à droite : Jonathan en 1900. Il était alors âgé de 67 ans. © British Veterinary Association, BNPS

 

Ming la palourde, tuée par l’Homme à 507 ans

Turritopsis dohrnii

Nonobstant Turritopsis dohrnii, une petite méduse d’un centimètre de diamètre originaire de Méditerranée qui a la faculté de rajeunir en cas de manque de nourriture – ou autres stress -, la plus vieille créature connue sur Terre était Ming la palourde.

La palourde Ming était le plus vieil animal connu sur Terre. Au nombre de ses cernes, son âge a été estimé à 507 ans. Elle fut malencontreusement tuée par les scientifiques qui voulaient l’étudier en 2006. © Alan D Wanamaker Jr, Jan Heinemeier, James D Scourse, Christopher A Richardson, Paul G Butler, Jón Eiríksson, Karen Luise Knudsen

Cette quahorg nordique ou praire d’Islande (Arctica islandica) porte ce nom en référence à la dynastie Ming, qui régnait en Chine lorsqu’elle a vu le jour. Malheureusement, en 2006, elle fut tuée par les scientifiques qui l’ont ouverte pour l’étudier. Née en 1499, elle venait d’avoir 507 ans. Sans doute qu’il en existe d’autres, d’âge similaire, qui n’ont pas encore été découvertes.

 

Éponge Hexactinellida

Des éponges âgées de 23.000 ans ?

Le record absolu revient sans doute à plusieurs espèces d’éponges qui vivent en colonies, notamment Hexactinellida, datées de 15.000 ans et Scolymastra joubini, qui aurait 23.000 ans.

Autrement, il existe aussi des animaux qui ont la faculté de ressusciter tels les rotifères, après dessiccation, manque d’oxygène ou par congélation…

https://www.futura-sciences

Des dents d’hommes de Néandertal digérées par de grands carnivores


Il parait qu’il manque beaucoup de fossiles humains des hommes de Néandertal. Puis, ils se sont aperçu que des dents digérées n’étaient pas juste des animaux, mais aussi des humains. Les charognard mangeaient les restes de la boucherie des hommes de Neandertal qui en plus des animaux, ils mangeaient aussi leurs semblables. Et il semble que les charognards aimaient le goût de la chair des Néandertalien
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Des dents d’hommes de Néandertal digérées par de grands carnivores

 

« Il peut y avoir des dents humaines partiellement... (UMR 5199 PACEA CNRS VIA AFP)

« Il peut y avoir des dents humaines partiellement digérées dans tous les gisements entre le début de l’histoire de la lignée humaine et la fin de l’existence des grands carnivores (tels que l’Hyène des cavernes, NDLR) il y a moins 12 000 ans », juge le directeur de recherche au CNRS. Sur cette photo, des dents retrouvées posées sur l’image d’une hyène.

UMR 5199 PACEA CNRS VIA AFP

 
Agence France-Presse

 

Comment retrouver des traces de l’homme de Néandertal ? Dans les restes de repas expulsés par les grands carnivores qui les ont savourés il y a quelque 40 000 à 50 000 ans, selon une étude publiée dans la revue Paleo.

En fouillant le site des Pradelles à Marillac-le-Franc en Charente (ouest de la France), des archéologues ont découvert que des dents qui étaient identifiées comme des dents de lait de bovidés ou de cervidés étaient des dents humaines.

Ces dents, selon les chercheurs, sont passées par le tube digestif de grands carnivores.

Du fait de l’attaque par l’acidité et les enzymes des sucs gastriques, « ces dents néandertaliennes ne ressemblaient pas à des dents humaines, les chercheurs les attribuaient à des bovidés ou des cervidés », explique à l’AFP Bruno Maureille, paléontologue et coauteur de l’étude.

Pour arriver à ces conclusions, l’équipe internationale a étudié les modifications morphologiques que les dents ont dû subir depuis la mort de leur propriétaire. Ils ont également pu définir un certain nombre de critères qui permettront à l’avenir de les identifier facilement.

L’émail dentaire est la partie la plus résistante du corps humain, « le reste à totalement disparu pendant le processus de digestion des carnivores », explique le paléontologue.

« Il peut y avoir des dents humaines partiellement digérées dans tous les gisements entre le début de l’histoire de la lignée humaine et la fin de l’existence des grands carnivores (tels que l’Hyène des cavernes, NDLR) il y a moins 12 000 ans », juge le directeur de recherche au CNRS. Ce qui permettrait d’enrichir le nombre de fossiles humains dont les chercheurs manquent cruellement.

Le site dont proviennent les dents étudiées est « unique, très spécialisé » car il servait uniquement de « boucherie » pour les hommes de Néandertal qui n’y vivaient pas.

« Les hommes y apportaient les carcasses de rennes pour les traiter et en extraire un maximum de ressources », explique l’archéologue qui a fouillé le site pendant plus de 10 ans.

Mais les rennes n’étaient pas les seuls à passer ici à la découpe:

« on suppose que les néandertaliens apportaient certains de leurs contemporains dans ce gisement pour les découper » comme les autres animaux.

Puis si par hasard, « les hommes mangeurs d’hommes n’emportaient pas tout (…) les carnivores arrivaient et « charognaient » ce que les hommes laissaient », explique le chercheur.

Et l’homme de Néandertal était au goût des grands carnivores, « le site a livré plus d’une quinzaine de dents digérées », explique Bruno Maureille.

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Une vache refuse d’aller à l’abattoir et devient une vedette nationale


Une vache assez particulière. Elle a réussi à s’enfuir avant d’arriver à l’abattoir, et elle a compris pour garder sa liberté, elle allait se nourrir la nuit dans des étables la nuit. Personne n’est arrivé à la capturer, alors que maintenant, elle pourra vieillir en liberté
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Une vache refuse d’aller à l’abattoir et devient une vedette nationale

© thinkstock.

Source: Belga

Une vache limousine a pris ses jambes à son cou sur le chemin vers l’abattoir et se réfugie dans un bois des Pays-Bas depuis plus d’un mois, déclenchant un élan de solidarité de la part des Néerlandais qui ont décidé de la sauver.

L’histoire d’Hermien, ce bovin à la robe rougeâtre qui se cache pour échapper à son sort a touché le pays entier: une vague de compassion a déferlé sur les réseaux sociaux et un parti politique a lancé une campagne de financement participatif.

Une retraite dorée au lieu de finir en steaks

Des milliers de Néerlandais se sont cotisés pour offrir à la vache une retraite dorée dans un refuge qui accueille des bovins en fin de carrière, au lieu de finir en steaks dans une boucherie.

« Elle a dû avoir un moment de stress et de panique en voyant le camion vers l’abattoir. Depuis, nous ne parvenons pas à l’attraper », a expliqué un vétérinaire, Edo Hamersma.

Elle s’est échappée avec une autre vache

Hermien s’était échappée avec une autre vache, rapidement capturée alors qu’elles entamaient leur cavale, dans l’est des Pays-Bas. Restée seule, elle se rend dans des étables voisines chaque nuit pour se nourrir.

Sur Twitter, des hashtags comme #JesuisHermien, #GoHermien, #Mekoe (Moi vache, en français, en référence au célèbre #MeToo), ont été créés pour sauver le bovin « héroïque », âgé de 3 ans et demi.

Même la famille royale lui apporte son soutien

La famille royale a également apporté son soutien:

« Nous devons sauver la vache Hermien », « achetons-la ensemble pour lui offrir la liberté », a tweeté Pieter van Vollenhoven, beau-fils de l’ancienne reine Beatrix.

Le mouvement de solidarité a permis d’amasser près de 50.000 euros, soit assez pour acheter le bovin à l’éleveur et lui permettre de continuer à gambader dans les prés et profiter de ses vieux jours, selon le quotidien populaire AD.

Encore faut-il la capturer.

« Je ne peux pas l’approcher et lui tirer dessus pour l’endormir. Elle est très stressée et craintive, elle pourrait prendre peur et traverser l’autoroute », a prévenu le vétérinaire, qui a déjà secouru deux génisses blondes d’Aquitaine sur ce même axe.

« Il faut la laisser tranquille, attendre les beaux jours et la sortie des troupeaux dans les prés. Elle devrait alors se rapprocher des siens d’elle-même », a poursuivi Edo Hamersma.

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Le blanchiment du pénis inquiète les chirurgiens


Il y a les femmes qui choisissent des chirurgies esthétiques pour leurs parties intimes, alors voilà les hommes s’y mettent aussi, même si la demande rallongement du pénis est moins populaire qu’avant, maintenant, c’est le blanchissement du pénis qui vient à la mode. Pourtant, ces traitements au laser ou à l’acide comportent de haut risque. Cela vaut-il vraiment la peine de risquer de blanchir cet organe ? L’ego sera t’il plus haut si l’opération rate … ?
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Le blanchiment du pénis inquiète les chirurgiens

 

La technique de blanchiment du pénis n'est pas... (Photo AFP)

La technique de blanchiment du pénis n’est pas sans danger, avertissent les experts. Elle nécessite l’usage de laser ou d’acide et peut causer brûlures, cicatrices, taches sur le pénis, voire aboutir à l’inverse du but recherché avec un pénis plus foncé qu’à l’origine.

PHOTO AFP

 

Agence France-Presse
Paris

Après l’agrandissement du pénis, son blanchiment? Une clinique de Thaïlande a créé le buzz en lançant ce service, mais il suscite la méfiance de chirurgiens esthétiques réunis en congrès à Paris.

«Honnêtement, je pense qu’il ne faut pas le faire», a dit à l’AFP Fabien Boucher, chirurgien esthétique français, lors du congrès Imcas (International Master Course on Aging Science).

«La plupart des substances utilisées sont agressives (…). Cela ne devrait pas être réalisé sur des patients qui n’en ont pas absolument besoin», renchérit un chirurgien italien, Massimiliano Brambilla.

En Thaïlande, une clinique renommée pour son expertise dans le blanchiment, le Lelux Hospital, propose depuis plusieurs mois d’intervenir sur le pénis. Prix de cinq séances au laser: 520 euros (800 $).

«Nous avons environ 100 clients par mois, trois ou quatre par jour», assurait en janvier à l’AFP Bunthita Wattanasiri, l’un des responsables de la clinique.

Cette technique nouvelle a créé l’émoi dans le royaume. De nombreux internautes s’en sont alarmés sur les réseaux sociaux, et le ministère de la Santé lui-même a déconseillé de subir l’opération.

Car elle n’est pas sans danger, avertissent les experts. Elle nécessite l’usage de laser ou d’acide et peut causer brûlures, cicatrices, taches sur le pénis, voire aboutir à l’inverse du but recherché avec un pénis plus foncé qu’à l’origine.

Fabien Boucher souligne qu’aucune étude n’a été réalisée sur l’utilisation de laser ou d’acide pour blanchir le pénis, et qu’aucun produit n’a été développé spécifiquement pour cette zone du corps.

«La peau de la verge est extrêmement spécifique, elle est fine et a certaines specificités hormonales», insiste-t-il.

D’autant que la peau du pénis est naturellement plus foncée que celle du reste du corps.

«Je fais beaucoup de chirurgie intime, y compris en recréant des verges pour des transsexuels. Et les verges à la peau très blanche, c’est vu comme un défaut de reconstruction car cela a un aspect qui n’est pas naturel», poursuit Fabien Boucher.

Le blanchiment de pénis est une pratique embryonnaire, et aucune statistique n’est disponible.

En revanche, les traitements esthétiques du sexe féminin connaissent un engouement croissant. En 2016, plus de 95 000 labiaplasties (réduction de la taille des grandes et/ou des petites lèvres vaginales) et plus de 50 000 vaginoplasties ont été pratiquées dans le monde, selon la Société internationale de chirurgie esthétique (ISAPS).

L’allongement du pénis est en perte de vitesse dans le monde (-28%), d’après les chiffres de cette organisation.

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Les plaquettes sanguines jouent aussi un rôle de défense


On a toujours appris quand un virus, une bactérie, ou autre intrus rentrait dans le corps, que les globules blancs sont les premiers répondants. En réalité, se sont les plaquettes sanguines Armé de cette nouvelle connaissance, les chercheurs croient qu’il serait possible de diminuer les plaquettes sanguines pour des maladie auto-immunes, arthrite rhumatoïde ou encore le lupus.
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Les plaquettes sanguines jouent aussi un rôle de défense

 

Représentation du sang humain

Un millilitre de sang comprend plus d’un milliard de globules rouges, 400 millions de plaquettes et environ 5 millions de globules blancs. Photo : iStock

Les plaquettes du sang jouent un rôle insoupçonné à ce jour dans la réponse immunitaire du corps humain, ont établi des chercheurs de la Faculté de médecine de l’Université Laval à Québec.

Un texte d’Alain Labelle

Le rôle central des plaquettes sanguines dans la coagulation du sang et la cicatrisation est bien connu.

Le Pr Éric Boilard et ses collègues affirment qu’elles font office de premières répondantes immunitaires lorsqu’un virus, une bactérie ou un allergène entre dans la circulation sanguine.

Le saviez-vous?
Les plaquettes sanguines, également appelées thrombocytes, sont des cellules dépourvues de noyau fabriquées au niveau de la moelle osseuse. Elles sont l’un des éléments qui composent le sang avec les globules rouges et blancs. Un taux normal de plaquettes permet d’éviter une hémorragie (taux trop bas) ou encore des caillots dans le sang (taux trop élevé).

Illustration d'une plaquette sanguine

Illustration d’une plaquette sanguine Photo : iStock/royaltystockphoto

La réponse inflammatoire

Lorsqu’un corps étranger apparaît pour la première fois dans le sang, il entraîne la formation d’anticorps qui se collent par la suite à l’intrus, formant des complexes antigène-anticorps qui déclenchent une réponse inflammatoire.

La médecine savait déjà que les plaquettes sanguines possèdent des récepteurs qui reconnaissent ces complexes antigène-anticorps. C’est d’ailleurs cette connaissance qui a mené l’équipe québécoise à les soupçonner de participer au processus inflammatoire.

Pour établir ce rôle, l’équipe a créé dans le sang de souris des complexes antigène-anticorps à l’aide d’un virus, d’une toxine bactérienne et d’une protéine allergène.

Les résultats montrent que, dans les trois cas, la réponse a été similaire. Les rongeurs ont montré les symptômes classiques de l’état de choc septique ou anaphylactique :

  • une baisse de la température corporelle;
  • des tremblements;
  • une altération des fonctions cardiaques;
  • une vasodilatation;
  • une perte de conscience.

Les chercheurs ont ensuite refait les mêmes tests avec des souris chez lesquelles ils avaient éliminé presque toutes les plaquettes ainsi qu’avec des souris dépourvues de récepteurs des complexes antigène-anticorps sur les plaquettes.

Ces souris n’ont eu aucune réaction physiologique.

Cela démontre clairement le rôle clé des plaquettes dans le processus. Ce sont les plaquettes, et non les globules blancs, qui sont les premiers acteurs à entrer en scène dans la réponse immunitaire. Éric Boilard

Les chercheurs ont ainsi établi que l’état de choc des souris résultait de la libération de sérotonine par les plaquettes.

Il s’agit de la même molécule que le neurotransmetteur du cerveau, mais celle retrouvée dans les plaquettes est produite par des cellules de l’intestin. Éric Boilard

« Les plaquettes entreposent la sérotonine. « Elles renferment 90 % de toute la sérotonine du corps et elles la libèrent dans certaines conditions », précise Éric Boilard.

Le saviez-vous?

Un millilitre de sang comprend plus d’un milliard de globules rouges, 400 millions de plaquettes et environ 5 millions de globules blancs.

De nouveaux traitements

Cette découverte ouvre la porte à de nouvelles façons de traiter les patients en état de choc septique résultant d’infections virales ou bactériennes ainsi que les personnes atteintes de maladies auto-immunes comme l’arthrite rhumatoïde et le lupus.

Concrètement, ces travaux permettent d’établir que la transfusion de plaquettes aux patients en état de choc septique ou anaphylactique pourrait aggraver leur état en augmentant la quantité de sérotonine dans le sang.

La transfusion demeure importante, surtout que ces patients présentent souvent des taux de plaquettes très bas, mais pour prévenir cette éventualité il faudrait bloquer le récepteur du complexe antigène-anticorps sur les plaquettes avant la transfusion.

Éric Boilard

L’équipe évalue maintenant le rôle du récepteur des complexes antigène-anticorps des plaquettes dans les maladies auto-immunes comme l’arthrite et le lupus.

On pense qu’en bloquant ce récepteur, il serait possible d’améliorer l’état des malades sans affecter les autres fonctions des plaquettes. Éric Boilard

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences(PNAS).

http://ici.radio-canada.ca/