Comment les oiseaux survivent à l’hiver glacial du Canada


Avec ce froid qui sévit, on peut se demander comment les oiseaux qui restent avec nous l’hiver peuvent affronter le froid glacial. Généralement petits, ils ont chacun leur tactique pour survivre. Nous avons plusieurs oiseaux qui demeurent dans la province et malgré leur gabarit, ils sont plus résistant que nous avec quelques plumes sur leur dos
Nuage

 

Comment les oiseaux survivent à l’hiver glacial du Canada

 

Une mésange à tête noire.

Les mésanges entrent en hypothermie pendant les nuits les plus glaciales de l’hiver. Photo : iStock

Les oiseaux ont dû trouver leurs propres méthodes pour survivre aux températures glaciales. Selon le naturaliste Brian Keating, ils ont trois options : « migrer, hiberner ou tolérer » le froid.

L’hiver, les mésanges survivent en mangeant autant de nourriture grasse que possible (comme des graines de tournesol), avant de se blottir toutes ensemble la nuit.

« Pendant les nuits les plus glaciales, quand il y a du givre, elles entrent en hypothermie, précise le naturaliste Brian Keating. La température de leur corps baisse et elles le tolèrent. »

Quand le mercure baisse sous les -30 degrés Celsius, certaines mésanges trouvent aussi refuge sous la neige.

Plus intelligentes l’hiver

Les mésanges deviennent plus intelligentes lorsque le froid s’installe, pour qu’elles puissent se souvenir des endroits où trouver de la nourriture.

Myrna Pearman, une naturaliste de Red Deer, explique dans son livre Beauty Everywhere que l’hippocampe des mésanges, soit la partie du cerveau responsable de la mémoire et de l’organisation spatiale, s’accroît de 30 % chaque automne.

Des bernaches qui dorment sur la glace l'hiver.

Les bernaches du Canada ont une caractéristique physique qui empêche leurs pattes de geler sur la glace.   Photo : John Rieti/CBC

Quant au gibier d’eau, comme les bernaches du Canada, il possède un atout supplémentaire qui empêche ses pattes de geler sur la glace quand il fait trop froid.

« [Ces oiseaux bénéficient] du sang chaud de leurs artères qui enveloppe le sang des veines, avec des capillaires plus petits, comme un gant; cela leur permet de réchauffer le sang qui remonte dans leurs pattes et leurs jambes, explique Brian Keating. Comme ça, ils peuvent préserver cette chaleur précieuse et garder leur tronc au chaud. »

Le sizerin blanchâtre, champion de l’hiver

Mais le véritable champion de la survie dans des températures glaciales, c’est le sizerin blanchâtre, un oiseau minuscule qui se trouve dans la toundra en Eurasie et en Amérique du Nord.

Un sizerin flammé dans la neige.

Le sizerin flammé ne craint pas les températures froides.   Photo : (Denis Doucet / Parcs Canada)

« [Les sizerins blanchâtres] peuvent survivre jusqu’à 20 heures sans nourriture, même si la température baisse à -54 degrés Celsius », raconte le naturaliste Brian Keating.

Ces oiseaux ont de petites pochettes dans leur oesophage qui leur permet de conserver des graines pour être digérées plus tard.

La température dans leur tronc est toujours maintenue à 40 degrés Celsius.

« Leur température interne peut être de 73 degrés plus chaude que l’air autour d’eux, avec moins d’un centimètre de plumes pour séparer les deux extrêmes », précise Brian Keating.

Avec des informations de CBC News

http://ici.radio-canada.ca

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