Le Refuge Pageau a libéré un premier orignal


Le refuge Pageau existe depuis 1986, situé à Amos, une initiative de feu Michel Pageau ancien trappeur à décidé de soigner et hébergé des animaux en difficultés. J’ai visité avec mes enfants, il y a quelques années, alors que Michel pour faire plaisir à mes gars est rentré dans la cage des loups. Bref, la famille perpétue le travail de leur père pour aider ces animaux dans le but quand cela est possible de les remettre en liberté
Nuage

 

Le Refuge Pageau a libéré un premier orignal

 

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On s’affaire ici à installer le collier émetteur à Hope, qui mesurait environ 5 pieds à l’épaule et pesait entre 300 et 400 livres.

©gracieuseté – Marie-Frédérique Frigon

Martin Guindon marti

FAUNE. Après avoir mis toutes les chances de son côté, le Refuge Pageau a libéré son premier orignal, le 20 novembre dernier.

Le Refuge remet de nombreux animaux en liberté chaque année, après les avoir soignés. Le cas de l’orignal est toutefois beaucoup plus rare. Il pourrait s’agir d’une première au Canada, selon ses propres recherches.

Le premier relevé démontrait qu’elle s’était déplacée, qu’elle explorait son territoire Félix Offroy

 

«À travers le temps, on a appris avec Michel (Pageau) qu’on était capable de sauver un orignal âgé d’un mois sans lui donner de lait. En général, les orignaux nous arrivent ici âgés de quelques jours à peine. Leur survie est alors impossible s’ils ne prennent pas le lait au biberon. Pour leur donner le biberon, il faut l’imprégnation de l’humain. Et une fois qu’ils sont imprégnés, on ne peut plus les remettre en liberté. On doit les garder ici en captivité, où ils nous aident à jouer notre rôle d’éducation. Ils ont une belle vie, mais pas celle qu’ils auraient eue en forêt», explique Félix Offroy, codirecteur du Refuge Pageau.

Une occasion en or

En revanche, un orignal âgé de plus de trois semaines peut généralement survivre en se nourrissant de branches et de moulée, comme l’a appris Michel Pageau au fil de ses années à côtoyé le majestueux animal. Et c’est avec ces connaissances en tête que Félix Offroy a fait construire un enclos pour cervidés de deux à trois hectares dans le secteur de réhabilitation du Refuge, lors du plan de consolidation, en 2011. L’occasion de l’utiliser s’est enfin présentée le 15 juin dernier.

«Ce matin-là, les agents de conservation de la faune ont reçu un appel pour une femelle orignal qui circulait en ville. Ils ne l’ont jamais vue, mais ils ont trouvé une jeune femelle orpheline d’environ un mois qui a figé en les voyant. Ils ont facilement pu nous l’apporter. On l’a immédiatement placée dans l’enclos pour voir si on ne pourrait pas la réchapper et lui éviter de rester derrière une clôture le restant de sa vie», raconte Félix Offroy.

Nourriture et protection

Le Refuge s’est substitué à sa mère, lui offrant de l’eau, à manger et une protection contre les prédateurs. Et pendant les cinq mois de sa captivité, Hope (comme l’a surnommée l’employé Carl Normandin) n’a jamais eu de contacts avec l’humain.

«On a passé l’été et l’automne à la nourrir comme un fantôme. Sans qu’elle ne nous voie ou ne nous entende. Pour la voir et nous assurer qu’elle allait bien, une caméra de chasse prenait des photos d’elle», précise Félix Offroy.

Un collier émetteur

Le Refuge a choisi de la libérer après la période de la chasse à l’orignal, dans un endroit où il y avait des ravages d’orignaux et loin de la route, question de mettre toutes les chances de son côté. Avec l’aide du vétérinaire Guy Fortin, ils l’ont anesthésiée le 20 novembre pour la sortir de l’enclos. Elle a ensuite été transportée vers son lieu de libération. De nombreux bénévoles ont été impliqués dans l’aventure.

«Avec la collaboration du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, on lui a posé un collier émetteur et une boucle à l’oreille pour l’identifier. L’objectif maintenant, c’est de voir si elle survit à l’hiver. On espère qu’elle va rencontrer d’autres orignaux», confie Félix Offroy.

Espoir et fierté

Le Refuge fonde beaucoup d’espoirs sur Hope (rarement un prénom aura été aussi bien choisi), qui fait sa fierté en ce moment.

«Si elle ne survit pas à l’hiver, il faudrait peut-être considérer de garder le veau jusqu’au printemps la prochaine fois. Ce projet fait vraiment notre fierté ici. L’objectif, c’est de perpétuer ça. On préfère toujours remettre les animaux dans leur milieu de vie après les avoir soignés», fait valoir Félix Offroy.

https://www.lechoabitibien.ca/

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