Sotheby’s met en vente la villa d’une meurtrière du XIXᵉ siècle


Moi qui ne crois pas aux maisons hantée, même si une meurtrière y est habitée. Un mort pour moi, ne peut pas revenir sous forme d’esprit ou autre sur Terre, j’aimerais bien cette maison, elle est grande et éclairée, mais pour la décoration, ce sera sûrement autre chose que ces tapisseries
Nuage

 

Sotheby’s met en vente la villa d’une meurtrière du XIXᵉ siècle

Crédits : Mott & Chace

Friands d’histoires sordides et de maisons hantées par le souvenir glauque d’un double meurtre, cette demeure, mise en vente par Sotheby’s, est faite pour vous. Elle a abrité jusqu’à la fin de ses jours Lizzie Borden, après que la jeune femme fut accusée des morts successives, le 4 août 1892 à Fall River dans le Massachusetts, de sa belle-mère Abby et de son père Andrew J. Borden. Quarante coups de hache pour madame, quarante-et-un pour monsieur. Au terme d’un procès retentissant, la jeune femme de 32 ans fut néanmoins acquittée : une tragédie qui demeure irrésolue cent ans plus tard.

Ce drame fut un sacré casse-tête pour les enquêteurs, puisque les propos de Lizzie Borden sur son alibi évoluèrent largement au cours de leurs investigations. À l’époque, cette jeune femme avait avec son père et sa belle-mère une relation très conflictuelle, puisque Lizzie était convaincue de la vénalité d’Abby vis-à-vis de l’immense fortune d’Andrew – qui s’élevait de fait à 8 000 000 de dollars. Quelques jours avant le drame, l’oncle maternel de Lizzie, John Morse, vint parler argent avec son ex-beau-frère.

Mais le matin des meurtres, Andrew, Abby et leur employée de maison se sentirent soudainement malades après le petit-déjeuner, alors que John et sa nièce se sentaient en pleine forme. Andrew se rendit malgré tout au travail, et avant qu’il revienne faire une sieste en milieu de matinée, sa femme fut sauvagement massacrée. Quarante minutes après son retour, il y passait à son tour dans le salon, pendant que Bridget, la domestique, se reposait dans sa chambre.

Les policiers notèrent immédiatement l’étrange calme dont faisait preuve Lizzie. Ils ne vérifièrent néanmoins pas ses affaires et deux jours plus tard, lorsque la femme apprit qu’elle était suspectée, elle fut surprise par une de ses amies en train de déchirer une robe. Elle lui expliqua qu’elle s’apprêtait à la laver car le vêtement était couvert de peinture.

Elle se comporta de manière étrange tout au long du procès – notamment parce qu’elle avait alors été placée sous morphine. Ses versions changeaient continuellement, et malgré cela, après treize jours de procès et une heure et demie de délibération, le jury décida le 20 juin d’acquitter la fille des victimes. Bridget et John Morse furent aussi brièvement envisagés comme suspects, mais aucune charge ne pesa jamais contre eux.

Quant à Lizzie, elle resta vivre à Fall River, malgré le rejet social qu’elle dut affronter. Avec sa sœur, elles achetèrent grâce à l’argent de feu Papa une nouvelle maison nommée Maplecroft, jusqu’à ce qu’Emma déménage dix ans plus tard, après une dispute à la suite de laquelle elles ne se reverraient plus jamais. Lizzie mourut le 1er juin 1927 à Maplecroft.

C’est cette somptueuse maison vient d’être mise en vente par l’agence Mott & Chace Sotheby’s International Reality pour 849 000 dollars : huit chambres, plusieurs salles de bain et six cheminées et… potentiellement hantée par un fantôme qui sera néanmoins d’excellent conseil en décoration d’intérieur.

Source : Sotheby’s

http://www.ulyces.co

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