Le piège du fourmilion expliqué


Ils sont rusés les larves de fourmilion. Ils creusent un entonnoir que les fourmis se trouvent piégées et ne peuvent plus ressortir. Alors que des insectes plus petits ou plus gros, ou encore rapides sont plus susceptibles d’en sortir vivants évitant d’être au menu de la larve
Nuage

 

Le piège du fourmilion expliqué

 

Pièges de fourmilions

Pièges crées par des larves de fourmilions.

Pourquoi certains insectes glissent-ils au fond du trou creusé par le fourmilion, et d’autres non ? Une nouvelle expérience l’explique.

Clément Dufrenne

 

Pour capturer les fourmis, ses proies de prédilection, la larve de fourmilion creuse un entonnoir dans le sable. Les fourmis, une fois tombées à l’intérieur, ne peuvent s’en échapper. Elles glissent irrémédiablement vers le fond où les attend le fourmilion. Mais ce n’est pas le cas d’autres insectes plus gros ou plus petits. Pourquoi les fourmis sont-elles les seules à être piégées ? Pour le comprendre, Jérôme Crassous, de l’université de Rennes, et ses collègues ont analysé les caractéristiques physiques de ce piège.

Les chercheurs ont reproduit en laboratoire la configuration de l’entonnoir de sable à l’aide un plan d’inclinaison variable formé de billes de verre, sur lequel ils ont posé des objets de différentes masses. L’équipe a évalué le coefficient de friction, qui représente la difficulté avec laquelle une surface va glisser sur une autre. Dans le cas d’une surface classique, le coefficient de friction est constant et décrit par la loi de Coulomb. Cependant, dans le cas présent, la surface granulaire est déformable et le coefficient de friction n’est plus constant.

Jérôme Crassous et ses collègues ont mesuré le coefficient de friction en fonction de la pression exercée par un objet déposé sur la surface granulaire inclinée (donc de sa masse). Dans les conditions d’inclinaison comparables à celles du trou du fourmilion, la pression exercée par un objet trop léger n’est pas assez forte pour perturber la structure et provoquer une avalanche. A l’inverse, un objet trop lourd déplace assez de billes pour « creuser » son propre trou où il est alors stoppé dans sa chute.

Cela expliquerait pourquoi les insectes trop légers ou trop lourds peuvent s’échapper du piège du fourmilion. Les fourmis, pour leur part, ont un poids moyen, qui, quelque soit l’inclinaison de la pente, provoque une avalanche qui les entraine vers le fond. Un autre facteur à prendre en compte est la vitesse de déplacement de l’insecte par rapport à celle d’écoulement du sable. Un insecte rapide pourrait ainsi s’échapper plus facilement du piège.

http://www.pourlascience.fr/

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