Des « robots mous », secouristes de l’avenir


La robotique a des côtés utiles comme ce robot mou muni d’une caméra qui permet d’aller dans des endroits inaccessibles. Ce robot serait un atout dans certains cas ambigus pour un sauvetage
Nuage

 

Des « robots mous », secouristes de l’avenir

 

 

Oubliez l’image classique qu’on se fait des robots. Des chercheurs de l’Université Stanford ont conçu un « robot mou » capable de naviguer dans des environnements totalement inaccessibles autrement. Une avancée qui pourrait simplifier la tâche des secouristes dans les zones sinistrées.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Lorsqu’on observe une démonstration du prototype des chercheurs de l’Université Stanford, on peut presque croire que ce tube en plastique est muni d’une volonté propre. Ce robot ne se déplace ni sur des jambes ni sur des roues.

Pourtant, quand on y regarde de plus près, rien dans ce « robot mou » n’est hors du commun : comme en témoigne l’article publié dans Science Robotics, il faut simplement un peu de pression d’air et beaucoup d’ingéniosité humaine.

Un « robot mou », conçu par des chercheurs de l'Université Stanford

Des chercheurs de l’Université Stanford ont conçu un « robot mou ».   Photo : Université Stanford / L.A. Cicero

Pour réussir leur exploit, les chercheurs affirment s’être inspirés des racines des arbres, capables à la fois de se diffuser avec précision dans les failles du sol, mais aussi de briser du ciment sans effort apparent.

En surface, l’appareil semble d’une simplicité désarmante : d’un côté, un tube en plastique enroulé sur une bobine, et de l’autre, une pompe. L’appareil fonctionne avec de la pression d’air. Il ne faut pas imaginer son mode de propulsion comme un ballon qui gonfle vers l’avant, mais plutôt à la manière de l’inversion d’une pièce de vêtement.

Ce processus où l’on pousse l’intérieur d’un objet vers l’extérieur est appelé « éversion » et peut être comparé à une très longue chaussette qui est à l’envers et dont vous tirez une extrémité sur elle-même pour la remettre à l’endroit.

Il s’agirait toutefois d’une chaussette anormalement longue : dans l’étude, ce robot a une longueur maximale de 72 mètres. Toutefois, les chercheurs eux-mêmes admettent qu’ils n’étaient limités que par la quantité de plastique qu’ils pouvaient enrouler autour de leur bobine.

Plier sous la pression

Pour permettre à leur robot de se diriger, les chercheurs ont créé un tube à plusieurs compartiments. Des chambres séparées longent toute la structure du tuyau. Si le robot doit aller en ligne droite, toutes les chambres reçoivent la même quantité d’air. S’il faut tourner, un des côtés recevra plus d’air que l’autre, créant une tension qui va orienter le robot dans une autre direction.

Une caméra fixée à l’avant permet aux chercheurs de contrôler la progression du robot. Il est aussi possible de le laisser prendre ses propres décisions quant à la direction à emprunter. Dans leurs démonstrations, les chercheurs ont d’ailleurs montré que leur création pouvait suivre par elle-même une lumière en mouvement ou contourner des obstacles dans un labyrinthe.

http://ici.radio-canada.ca/

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