Perdre son temps


Pourquoi se stresser avec des personnes qui ont des effets négatifs avec nous ? Il y a tellement de gens qui ne veulent pas rester seul préfère endurer ceux qui nous peine, qui nous blesse. Mieux vaut choisir les bonnes personnes qui nous permettent d’être nous-même et que l’on peut aussi les aider à être heureux
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Perdre son temps

 

Arrêter de perdre votre temps avec les mauvaises personnes qui ne vous permettent pas de vivre heureux. Si quelqu’un vous veut dans sa vie, il vous fera de la place, vous n’aurez pas besoin de lutter. Ne restez pas avec des gens qui vous ignorent. Appréciez non pas les gens qui vous accompagnent seulement dans les bons moments, mais ceux qui sont là aussi dans les pires moments

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Trucs Express ► 12 super astuces pour garder sa maison au frais sans climatisation


Après avoir passé un hiver plein de neige, un printemps décevant, on profite de l’été quand les belles journées s’annoncent. Bien entendu, profiter de l’été est une chose, il faut quand même se protéger des journées plus chaudes sans augmenter la facture d’électricité en se rafraichissant
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12 super astuces pour garder sa maison au frais sans climatisation

HuffPost  |  Par Samantha Toscano

 

En période estivale, on est forcément tenté de pousser la clim’ à fond ou de passer la journée devant son ventilateur. Mais il y a d’autres manières de rester au frais. En fait, il existe des tas de moyens de protéger sa maison de la chaleur sans faire exploser sa facture d’électricité. En plus, vous aurez l’impression d’être un-e as du bricolage!

1. Laisser les volets fermés

Ça peut paraître tout bête mais, d’après le magazine Family Handyman, jusqu’à 30% de l’excès de chaleur vient de nos fenêtres. Les stores, rideaux et autres permettent d’économiser jusqu’à 7% d’électricité et de faire baisser la température intérieure de presque 10°C. En d’autres termes, en fermant vos volets, vous éviterez de faire de votre maison une véritable serre, surtout si vos fenêtres donnent à l’ouest ou au sud.

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2. Savoir quand ouvrir et fermer ses portes

Aux périodes les plus chaudes de la journée, fermer des pièces empêche l’air frais de s’y répandre. Il est aussi important de tirer parti de la fraîcheur de la nuit en laissant l’air circuler naturellement dans la maison.

3. Bricoler un système au lieu de mettre la clim’

Même la clim’ ne peut reproduire la délicieuse impression de petit vent marin. Mais cette astuce toute simple, si! Remplissez un saladier de glaçons (ou placez-y quelque chose de très froid, comme un pain de glace) et posez-le de biais devant un grand ventilateur pour que l’air souffle sur la glace, produisant une température glaciale et une impression d’humidité. Croyez-nous, le résultat est miraculeux.

4. Opter pour des draps d’été

Changer son linge de lit en fonction de la saison donne un nouveau look à une chambre, mais c’est aussi une solution très efficace pour éviter d’avoir trop chaud. Si les draps en flanelle et les couvertures polaires sont merveilleusement isolants, on leur préférera le coton, qui garde la fraîcheur et laisse respirer la peau en cette période de l’année. Au passage, payez-vous un ou deux oreillers en sarrasin. Même tassées dans une taie, leurs cosses laissent naturellement passer l’air et retiennent moins la chaleur du corps.

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5. Inverser le sens de rotation de son ventilateur de plafond

Vous l’ignorez peut-être, mais un ventilateur de plafond se règle en fonction de la saison. L’été, en tournant à plus haute vitesse dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, il crée un courant d’air glacial qui donne l’impression d’avoir moins chaud.

6. Se concentrer sur la température de son corps plus que de sa maison

Si vos ancêtres ont pu survivre sans la clim’, pourquoi pas vous? Se rafraîchir de l’intérieur peut être une très bonne idée: sirotez de délicieuses boissons fraîches ou appliquez un tissu frais sur les zones où l’on peut sentir son pouls, comme le cou ou les poignets. Autres astuces: s’habiller en fonction de la météo, et refuser les câlins de son conjoint jusqu’à ce que les arbres commencent à perdre leurs feuilles…

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7. Enclencher la ventilation dans sa salle de bains…

… ou dans la cuisine, d’ailleurs. L’une comme l’autre expulsent l’air chaud qui s’élève quand on cuisine ou qu’on prend une douche brûlante.

8. Isoler son lit de la chaleur

N’y allez pas par quatre chemins et dormez la tête calée sur un oreiller rafraîchissant. Pour vos pieds, remplissez une bouillotte et mettez-la au congélateur avant de la glisser au fond de votre lit. Et, même si ça peut sembler étrange, mouiller légèrement vos draps avant de vous coucher contribuera énormément à vous rafraîchir.

9. Laisser entrer l’air nocturne

Pendant les mois d’été, la température peut baisser pendant la nuit. Si c’est le cas dans votre région, tirez parti de ces heures de fraîcheur en entrebâillant vos fenêtres avant d’aller au lit. Vous pouvez même créer un vrai système de soufflerie en installant vos ventilateurs de façon à créer un courant traversant. Mais n’oubliez pas de refermer fenêtres et volets le matin, avant que la température ne remonte trop!

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10. Oublier les ampoules à incandescence

S’il vous fallait un encouragement pour passer aux LFC (lampes fluorescentes compactes), n’hésitez plus! Les lampes à incandescence gaspillent environ 90% de leur énergie en émissions de chaleur. Les mettre au placard permettra de rafraîchir un peu votre maison, et de faire baisser votre facture.

11. Privilégier les grillades!

C’est une évidence, mais ça va mieux en le disant: l’été, l’usage d’un four ou d’une cuisinière réchauffe une maison. Si vous avez déjà l’impression qu’il fait dans les 40°C, évitez de mettre le four à 200°C! De toute manière, qui a besoin de se faire prier pour lancer le barbecue dans le jardin?

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Un kangourou retrouvé abattu en Australie, vêtu d’un imprimé léopard


La maltraitance animale entrainant la mort sur des espèces protégées en Australie semble prendre de plus en plus d’ampleur. Ce kangourou a souffert, car il semble qu’il était conscient. Pourtant, il a reçu des balles de fusil puis mis en scène sur une chaise avec une bouteille et un châle sur le dos …. De quoi à être révolté ..
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Un kangourou retrouvé abattu en Australie, vêtu d’un imprimé léopard

 

GETTY IMAGES

La mise en scène est sordide.

 

Le cadavre d’un kangourou tué par arme à feu, recouvert d’un imprimé léopard et ligoté à une chaise avec une bouteille d’alcool entre les pattes, scandalisait en Australie.

Le kangourou a été retrouvé en bordure de route dans le nord-est de Melbourne par un passant, a expliqué mercredi un enquêteur du département de l’environnement de l’État de Victoria.

L’animal, qui portait une sorte de châle imprimé sur le dos, avait entre ses pattes ligotées et une bouteille d’ouzo.

« Le kangourou avait reçu au mois trois balles, avant d’être mis sur la chaise », a déclaré Mike Sverns. « Il s’agit d’un comportement déplorable et immoral ».

M. Sverns a lancé un appel à témoins et rappelé que le fait de tuer des animaux sauvages protégés était passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 36 500 dollars australiens et une peine de prison de deux ans.

« Il a fallu du temps pour mettre le kangourou en scène sur le bord de la route et nous sommes certains que quelqu’un a vu quelque chose, compte tenu de l’endroit et de la circulation », a-t-il dit.

Les autorités estiment que le kangourou n’a pas été tué à l’endroit où il a été retrouvé.

Une cruauté répandue

La semaine dernière, un autre kangourou avait été trouvé éviscéré dans le sud-ouest du pays. La photo de la macabre découverte a également été publiée par l’Association pour la protection des animaux en Australie (RSPCA) dans l’espoir de retrouver le(s) coupable(s).

« Je suis très préoccupée par le niveau de violence et de souffrance que ce pauvre animal innocent semble avoir subi », a déclaré l’inspectrice Amanda Swift en évoquant un acte de torture « profondément perturbant et barbare ».

Le kangourou était encore vivant et conscient lorsqu’il a été retrouvé, ce qui signifie qu’on l’a laissé mourir « d’une mort lente et douloureuse ».

« On sait que la cruauté envers la faune est répandue en Australie-Occidentale », a continué Amanda Swift. « Les gens doivent croire qu’ils ne sont pas concernés par les lois sur le bien-être animal, mais ils le sont. »

En février dernier, un homme avait été condamné à 11 mois de prison pour avoir battu un kangourou à mort près de Bunbury, ville du sud-ouest du pays. Mais cette condamnation est une exception, comme l’avait déploré David van Ooran, directeur général de la RSPCA, lors du rendu de ce jugement.

« C’est incroyablement rare, je ne me rappelle pas d’une seule fois dans les dernières décennies où ça s’est passé ainsi », avait-il déclaré en espérant que cette sanction serve d’exemple aux prochains cas de maltraitance animale.

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Un mini Pompéi trouvé sur le chemin du futur métro romain


Quel rapport entre Pompéi et la découverte d’une caserne du IIe siècle ap. JC. qui aurait incendié au IIIe siècles serait aussi bien conserver que Pompéi ? En fait cette découverte est issu de travaux pour un métro souterrain dans la capitale d’Italie.
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Un mini Pompéi trouvé sur le chemin du futur métro romain

 

Capture écran youtube d'un extrait de Fellini Roma de Federico Fellini. Les ouvriers percent un tunnel pour le métro et découvrent des fresques de l'Antiquité qui disparaissent au contact de l'air moderne. «Les archéologues nous feront arrêter le chantier pendant des mois»

Capture écran youtube d’un extrait de Fellini Roma de Federico Fellini. Les ouvriers percent un tunnel pour le métro et découvrent des fresques de l’Antiquité qui disparaissent au contact de l’air moderne. «Les archéologues nous feront arrêter le chantier pendant des mois»

Repéré par Mathilde Dumazet

Repéré sur La Repubblica

«Dès qu’on creuse un peu, on trouve une amphore» est un dicton romain. Mais il y a des amphores plus importantes que d’autres. Après avoir découvert une caserne du IIe siècle fin 2015, les archéologues sont tombés sur des pièces de bois du IIIe siècle aussi bien conservées que les vestiges de Pompéi.

 

Le Grand Paris, 814km2: 220 kilomètres de lignes de métro. Rome, 1.285km2: 60 kilomètres de lignes de métro. Certes, la capitale italienne compense avec un réseau de bus, tram et trains important, mais en matière de transport souterrain, elle est bien en retard sur nombre d’autres villes européennes. Depuis les années 1990, les travaux de la troisième ligne de métro sont retardés, et pour cause: celle-ci doit traverser le centre ville et impossible de creuser un tunnel sans tomber sur des trésors de l’Antiquité.

La dernière trouvaille en date se trouve être un cas particulier. L’incendie qui, au IIIe siècle, a détruit le bâtiment dont on a retrouvé des vestiges, a permis de conserver certains objets dans des conditions optimales. Des conditions similaires à celles de Pompéi, figée dans la lave solidifiée du Vésuve en 79 ap. JC.

Au lieu de se dissoudre en poussière, le bois utilisé pour la menuiserie au IIIe siècle ap. JC a été carbonisé «et pétrifié» par le feu, rapporte l’antenne romaine de la Repubblica. Des éléments de mobilier et des planchers en bon état ont donc émergé au fur et à mesure que les archéologues ont creusé un trou de «quatorze mètres de profondeur».

 

Aux éléments de bois retrouvés s’ajoutent de précieuses mosaïques et le squelette d’un chien qui a dû périr dans l’incendie. Plusieurs hypothèses restent à confirmer: un tremblement de terre a-t-il été à l’origine de l’incendie (ce qui expliquerait l’effondrement du bâtiment et sa possible conservation)? À quoi le bâtiment servait-il? Les archéologues hésitent: une maison aristocratique comme celles qui entouraient le site des fouilles, ou une partie de la caserne retrouvée à quelques centaines de mètres de là en 2015? L’interprétation des fresques permettra peut-être de le déterminer.

Garder les trouvailles à proximité

Le chantier du métro en sera-t-il retardé? Pas forcément. À raison de plusieurs découvertes par an, les fouilles ne s’éternisent plus autant qu’avant. Les vestiges retrouvés seront sûrement transférés dans un musée un peu spécial à quelques mètres de leur lieu d’origine: après la découverte d’une caserne romaine en bon état en 2015, les autorités ont décidé de créer (presque) sur place une attraction.

Comme l’expliquait le surintendant spécial pour les bien archéologiques de Rome au Monde en avril dernier, la logique n’est plus «de déplacer les objets pour les entreposer dans des musées, mais plutôt de créer des pôles d’attraction sur les lieux de la découverte».

Interrogé par Askanews, à propos de la récente découverte d’un mini Pompéi, il a souligné l’importance de ces trouvailles pour comprendre «la vie quotidienne des romains de l’époque».

Et pourquoi ne pas les intégrer à la vie quotidienne des romains d’aujourd’hui? Dans cette vidéo, le superintendant présente une station de métro (San Giovanni) dans laquelle sont exposés des objets de l’Antiquité. Un bon moyen de répondre aux recommandations européennes qui conseillent de trouver un équilibre entre le confort des habitants et la préservation du patrimoine.

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Un instrument de 33 centimètres oublié dans l’abdomen d’une patiente


Même si, il est rare qu’un instrument ou autres est oublié pendant une chirurgie, il est important de chercher l’erreur pour que ce genre d’erreur ne puisse se reproduire. Malheureusement, cette dame a dû souffrir beaucoup avant qu’on puisse qu’une lame malléable a été oublier dans son abdomen lors de sa chirurgie
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Un instrument de 33 centimètres oublié dans l’abdomen d’une patiente

 

RAPPORT MÉDICAL / RADIO-CANADA

Après une opération pour un cancer à l’ovaire, Sylvie Dubé se plaint de douleurs lancinantes pendant plusieurs semaines… jusqu’à ce que des médecins découvrent qu’un outil chirurgical a été oublié dans son abdomen. Un incident que le CHUM qualifie d’exceptionnel.

Un texte de David Gentile

Les 10 derniers mois ont eu des allures de chemin de croix pour Sylvie Dubé.

Après avoir noté un important gonflement de l’abdomen, elle reçoit le diagnostic de sa médecin en octobre 2016.

« Elle m’annonce que c’est un cancer à l’ovaire », relate Mme Dubé.

Elle passe l’hiver en chimiothérapie, avant de subir une hystérectomie le 14 mars dernier. L’opération a lieu à l’hôpital Notre-Dame du Centre hospitalier de l’Université de Montréal.

Dès le réveil, elle est saisie par la douleur. Une douleur qui touche non pas l’abdomen, lieu de l’intervention, mais une de ses épaules.

« C’était comme un coup de couteau », décrit la Montréalaise.

Les infirmières et son médecin lui indiquent qu’il est fréquent qu’une hystérectomie provoque des douleurs ailleurs qu’à l’abdomen.

Sylvie Dubé commence alors à chercher des solutions. D’abord chez un physiatre.

« Il me fait passer des radiographies de l’épaule. Tout est normal », se souvient-elle.

Dans les semaines qui suivent, elle prend des anti-inflammatoires et reçoit une douzaine d’injections de cortisone. Des médicaments qui s’ajoutent à ceux de sa chimiothérapie, qu’elle reprend le 4 mai.

La douleur va alors en augmentant, et son anxiété aussi.

« C’est là et ça se promène. De la côte à l’épaule, de la côte à l’épaule », décrit-elle.

Alain Cadieux, qui est son partenaire depuis 35 ans, souffre de la voir dans pareil état.

« Quand ta blonde pleure parce qu’elle dit : « Ça fait vraiment trop mal », c’est vraiment tough », dit-il.

Découragé, le couple se rend à l’urgence de l’hôpital Notre-Dame du CHUM le 22 mai.

Un examen d’imagerie médicale est demandé par la médecin de l’urgence. Les radiologistes, stupéfaits, annoncent rapidement les résultats à Sylvie Dubé.

Elle me dit : « On voit une plaque métallique de 30 centimètres dans votre abdomen. » J’ai dit : « J’ai pas de plaque métallique dans mon abdomen! »Sylvie Dubé

Son conjoint, qui est sur place, est abasourdi.

« J’essayais de calculer et je me disais : « Trente-trois centimètres… C’est gigantesque! » » relate Alain Cadieux.

Le rapport médical est clair. On y indique que l’instrument en question, une lame malléable, a été « laissé en place au cours de la chirurgie du mois de mars 2017 ».

La lame malléable sert à protéger les intestins lors de la fermeture du péritoine, la membrane qui assure la protection des organes situés dans l’abdomen.

Sylvie Dubé est opérée le 25 mai. On lui ouvre à nouveau l’abdomen pour retirer la lame quelques jours après une autre séance de chimiothérapie.

Pour le moment, on ne sait pas ce qui s’est passé, ni qui est responsable de cette erreur.

L’erreur d’une infirmière en cause?

 

« Ça reste quelque chose d’exceptionnel », affirme le docteur Charles Bellavance, directeur des affaires médicales et universitaires au CHUM.

L’établissement a lancé une vérification pour comprendre ce qui est arrivé.

M. Bellavance rappelle qu’il y a « beaucoup de précautions qui sont prises autour d’une intervention chirurgicale ».

Les hôpitaux québécois ont tous des procédures assez semblables pour éviter d’oublier des objets dans le corps des patients. On fait, à voix haute, un décompte de tous les instruments chirurgicaux et des compresses avant l’opération. La même procédure est répétée après l’intervention. Si le nombre est différent, on procède à une radiographie avant que le patient ne quitte la salle d’opération.

Pas question pour le CHUM de blâmer le médecin ou qui que ce soit d’autre pour l’instant.

« C’est un travail d’équipe. On évalue tout ce qui s’est passé », affirme M. Bellavance.

Mais plusieurs sources indiquent que ce sont les infirmières qui sont responsables de ces décomptes.

Ce genre d’incident est rare, mais le Québec serait la pire province du Canada à ce chapitre. Sur 100 000 interventions médicales et chirurgicales, on compte au Québec 11,6 cas de corps étrangers laissés dans l’organisme.

La moyenne canadienne est de 8,6, et celle de l’Ontario de 7,5.

Rien n’indique que la situation est pire au CHUM qu’ailleurs au Québec. Mais Sylvie Dubé et son conjoint ont porté plainte au CHUM pour améliorer les choses.

« Pour que ça bouge le plus vite possible. Notre but, c’est ça », dit Alain Cadieux.

Le CHUM modifie ses procédures

 

En réponse à l’incident, des changements ont effectivement été apportés aux procédures du CHUM.

Un aide-mémoire présentant des ajustements à la procédure de comptage et de recomptage a été élaboré et diffusé aux équipes de chirurgie. De plus, cette procédure sera bonifiée, et un suivi de l’implantation de ces modifications sera effectué régulièrement.

La direction du CHUM mentionne par ailleurs que l’analyse de l’incident se termine, et que des rencontres sont à venir.

« On sympathise avec la patiente. C’est certain qu’il y a des correctifs qui sont apportés », déclare le docteur du CHUM, Charles Bellavance.

La douleur à l’abdomen a enfin disparu pour Sylvie Dubé. Solide dans l’épreuve, elle refuse de penser que ses déboires ont pu nuire à son traitement contre le cancer.

« Depuis ce diagnostic-là, on a pris le côté du positivisme », dit-elle.

 

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Entraînement: des efforts sans résultats


Quoi de plus frustrant que de voir des gens qui se donnent a l’exercice dans le but de se mettre en forme et de trouver un poids santé alors que certains sont sédentaires, en forme et peuvent faire des efforts sans problème. Pourquoi ? Nos gènes ? Ou bien de changer tout simplement d’exercice ? Ou peut-être les deux ? Comprendre ce mécanisme serait un atout pour une meilleur santé
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Entraînement: des efforts sans résultats

 

Vous vous entraînez régulièrement, mais vous améliorez à peine vos résultats au... (PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE)

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

CATHERINE HANDFIELD
La Presse

Vous vous entraînez régulièrement, mais vous améliorez à peine vos résultats au 5 km? Pire: votre beau-frère, sédentaire assumé, vous dame le pion lors de sa sortie annuelle de vélo? Vous êtes possiblement un «faible répondant» à l’entraînement, peut-être même un «non-répondant». Et vos gènes sont à blâmer.

L’homme qui cherchait des gènes

Dans les années 60 et 70, Claude Bouchard, alors jeune chercheur à l’Université Laval, avait déjà participé à plusieurs projets de recherche, dont certains impliquant des personnes très sédentaires.

Une observation l’intriguait, le fascinait même.

«Il y avait des gens sédentaires qui avaient de très bonnes capacités de travail même s’ils ne faisaient jamais d’exercice. Et d’autres qui faisaient de l’exercice et qui n’arrivaient jamais au niveau de certaines personnes sédentaires», raconte Claude Bouchard, que nous avons joint au Pennington Biomedical Research Center, à Baton Rouge, en Louisiane, où il est titulaire de la chaire John Barton en génétique et nutrition.

Ces différences individuelles dépendent-elles des gènes? se demandait-il. Si oui, quels sont-ils?

«Ça fait presque 50 ans que je travaille sur ces questions-là, et je les trouve toujours aussi fascinantes aujourd’hui qu’elles l’étaient autrefois», confie Claude Bouchard, 77 ans et toujours actif en recherche.

Et après 50 ans, le professeur-chercheur de renommée mondiale a des réponses tout aussi fascinantes à fournir.

Attribuable aux gènes à 50 %

Dans les années 80, Claude Bouchard et ses étudiants à la maîtrise et au doctorat, à l’Université Laval, ont réalisé plusieurs études sur les paires de jumeaux identiques. Leur but: comprendre les différences individuelles dans la réponse à l’entraînement et dans la réponse aux régimes alimentaires.

«Un certain nombre de jumeaux identiques étaient soumis à un entraînement en endurance. D’autres, à un entraînement de type haute intensité par intervalles, explique Claude Bouchard. Dans d’autres cas, on a fait des études de perte de poids ou encore de suralimentation.»

Les chercheurs, dont les études étaient «très contrôlées», en sont venus à la conclusion qu’environ 50 % des différences individuelles étaient compatibles avec une influence des gènes.

Un homme court sur un tapis roulant pour... (Photo Martin Chamberland, La Presse) - image 2.0

Un homme court sur un tapis roulant pour mesurer son VO2 max, ou consommation maximale d’oxygène, c’est-à-dire le volume maximal d’oxygène qu’il peut consommer par minute alors qu’il fournit un effort maximal.

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE

HERITAGE

Claude Bouchard voulait pousser la recherche plus loin. Et pour ce faire, il lui fallait des familles, plusieurs familles.

Le professeur-chercheur natif de Lévis est donc allé cogner à la porte des National Institutes of Health, les institutions gouvernementales aux États-Unis qui s’occupent de la recherche médicale et biomédicale. C’était le début de l’étude HERITAGE, qui a réuni 200 familles et duré une vingtaine d’années.

«On reproduisait essentiellement ce qu’on avait vu dans nos études plus petites chez les jumeaux, mais cette fois avec une population qui nous permettait de poser des questions plus proches des gènes», raconte-t-il.

«Environ la moitié de la variance qu’on avait dans la réponse à l’entraînement était causée par les différences individuelles dans des gènes des participants.»

«Le reste était dû à toutes sortes d’autres choses», explique le chercheur.

Parmi les autres facteurs, il y avait l’âge (2 % de la variance), le sexe (2 %), l’origine ethnique (2 %) et la capacité intrinsèque de travail (VO2 max lorsque sédentaire) (1 %), notamment.

Plusieurs gènes

Il restait une question (et non la moindre) à élucider: quels sont les gènes responsables?

Au départ, indique Claude Bouchard, les recherches n’ont pas été très productives. Au début des années 2000, la technologie de génotypage était incapable de distinguer les petits effets des gènes. Contrairement aux traits déterminés par un seul gène (comme le groupe sanguin), la capacité de travail est déterminée par un très grand nombre de gènes ayant chacun de petits effets.

Il s’est toutefois développé un nouveau type d’analyse plus efficace, qui permet d’identifier des gènes qui contribuent à une petite fraction des différences individuelles. Le hic : pour y parvenir, il faut faire des études sur un très grand nombre de personnes. Et la plus grande étude qui existe dans le domaine est HERITAGE, avec 750 sujets ayant complété le programme.

«On a fait des études avec le peu de sujets qu’on avait. On a quand même fait un criblage du génome et on a retrouvé des indices», explique Claude Bouchard, qui souligne que son équipe pouvait aussi compter sur des biopsies musculaires d’un sous-échantillon de participants à l’étude HERITAGE.

Des gènes différents

Premier constat: les gènes qui expliqueraient les différences individuelles sur le plan de la capacité intrinsèque de travail (VO2 max chez les gens sédentaires) sont différents de ceux qui sont impliqués dans la réponse à l’entraînement (la capacité d’améliorer ses capacités).

Dans le cas de la capacité intrinsèque de travail, ce sont surtout des gènes qui ont trait aux structures et à la masse cardiaque, à la capacité de transport de l’oxygène dans le sang et à la diffusion de l’oxygène du sang vers les cellules musculaires actives, explique Claude Bouchard. Dans le cas de la réponse à l’entraînement, de nouveaux gènes jouent un rôle critique, dit-il. Les sentiers métaboliques impliqués déterminent la qualité de la capacité d’adaptation à l’entraînement physique: régulation de la mort et de la survie cellulaire, réponse immunitaire, régulation de la croissance du muscle cardiaque et des muscles squelettiques, angiogenèse, etc.

«Quand on les aura fermement identifiés, ça pourrait avoir des implications pour la prévention des maladies, peut-être même le traitement de plusieurs types de maladies, souligne Claude Bouchard. Parce que c’est une vraie biologie de survie qui semble être à l’origine de l’adaptation à l’entraînement.»

Qu’est-ce que le VO2 max?

Le VO2 max, ou consommation maximale d’oxygène, est le volume maximal d’oxygène qu’une personne peut consommer par minute lors d’un effort maximal. Il s’agit de la mesure le plus souvent considérée pour déterminer la capacité de travail physique d’un individu.

Vous vous entraînez régulièrement, mais... (Photo André Pichette, La Presse) - image 3.0

AgrandirPHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE

Qu’est-ce qu’un «non-répondant»?

Bien qu’elles respectent les recommandations en matière d’activité physique, certaines personnes améliorent peu ou pas du tout leur VO2 max ou d’autres caractéristiques cardiométaboliques.

Explications.

8 à 10 % de «non répondants»

Certains engraissent plus facilement que d’autres, d’autres répondent moins bien à certains médicaments.

«Ce n’est donc vraiment pas étonnant que certains répondent plus et d’autres moins à l’exercice physique», souligne Jean-Marc Lavoie, professeur titulaire au département de kinésiologie de l’Université de Montréal.

Les scientifiques ne s’entendent pas sur la définition de «faibles répondants» ou de «non-répondants». «Si on les définit comme ceux qui augmentent leur VO2 max de moins de 5 %, ça va se situer entre 8 et 10 % des gens» qui suivent la recommandation de 150 minutes d’activité physique par semaine, explique Claude Bouchard, titulaire de la chaire John Barton en génétique et nutrition au Pennington Biomedical Research Center.

Plusieurs facteurs

Il existe aussi des gens qui n’arriveront pas à améliorer d’autres caractéristiques cardiométaboliques en faisant de l’exercice: la tension artérielle, le bon cholestérol, les triglycérides sanguins, etc. Mais attention:

«La réponse d’une caractéristique particulière à une dose d’exercice donnée ne signifie pas que ce sera la même chose pour une autre caractéristique», précise Robert Ross, professeur à l’École de kinésiologie et d’études de santé de l’Université Queen’s.

Dans l’étude HERITAGE, seuls 2 des 750 sujets étaient de mauvais répondants pour quatre caractéristiques cardiométaboliques, souligne Claude Bouchard.

«L’exercice touche presque 100 variables; c’est presque impossible qu’une personne ne réponde à rien», souligne Antony Karelis, professeur au département des sciences de l’activité physique à l’UQAM.

Essayer un autre exercice

Aux yeux de Jean-Marc Lavoie, on ne peut pas vraiment affirmer qu’une personne ne répond pas à l’exercice physique.

«C’est plus long, c’est plus faible comme réponse, mais ça répond», dit-il. «En fait, indique Robert Ross, tout ce que ça dit, c’est que peut-être que pour vous, pour améliorer cette caractéristique en particulier, il faudrait essayer une autre dose d’exercice.»

Dans une étude publiée en 2015 dans la revue médicale Mayo Clinic Proceedings, Robert Ross et ses collègues ont montré qu’en augmentant l’intensité de l’exercice, on pouvait diminuer, même éliminer les non-répondants.

«Si tous les Canadiens respectaient les recommandations en matière d’activité physique, on serait en bien plus grande forme, économiquement, physiquement et mentalement, dit-il d’emblée. Mais on commence à voir qu’un seul programme ne peut convenir à tous.»

Vers une médecine sportive personnalisée

On en est encore loin, bien loin, estime Robert Ross, mais peut-être pourra-t-on un jour prescrire un programme d’entraînement physique personnalisé en fonction des prédispositions génétiques de chaque personne.

«Nous serons peut-être un jour capables de mesurer des biomarqueurs qui signaleront si une personne est susceptible ou non de répondre à certaines stratégies relatives au mode de vie», dit-il. «Ceux dont on prédit qu’ils seront de mauvais répondants, on les suivrait de près. Et si, de fait, ils sont de mauvais répondants, on tenterait de compenser par d’autres approches», illustre Claude Bouchard.

Un immense projet de recherche

Lancé en janvier par l’ensemble des National Institutes of Health (NIH) aux États-Unis, le MOTRPAC est le plus gros projet de recherche réalisé dans le domaine de l’exercice. Le projet va coûter 200 millions US, durer 8 ans et impliquer 3000 participants.

«Ça va nous donner un compendium détaillé de toutes les molécules qui bougent lorsqu’on fait de l’exercice et lorsqu’on fait de l’entraînement en endurance ou en résistance, explique Claude Bouchard. L’activité physique est l’un des comportements les plus salutaires pour prévenir les morbidités, les maladies et la mort prématurée. Si on connaît les mécanismes en cause, peut-être qu’on va pouvoir en faire bénéficier encore plus de gens.»

http://www.lapresse.ca