La haine


La haine n’arrange rien, elle peut rendre malade et malheureuse. Même si on ne peut pas changer les choses passées, même si les blessures peuvent faire encore mal, le seul moyen de s’en sortir c’est de passer à autre chose
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La haine

 

 

Jamais la haine ne cesse par la haine, c’est la bienveillance qui réconcilie

Bouddha

Le Saviez-Vous ► Enfants accusés de crime


 

Des fois, on se demande comment des gens peuvent interpréter le code la loi, surtout quand ils se basent sur des rumeurs. Enfin, cela ne prend pas un doctorat en loi, pour comprendre l’imbécilité d’accusé des bébés ou de jeunes enfants a des crimes
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Enfants accusés de crime

 

Il pouvait à peine parler et marcher. Pourtant, en 2014, un bébé d’un an a été accusé d’intimidation et de contrainte en vertu du Code criminel, en Inde.

L’affaire se passe dans l’État d’Uttar Pradesh. Quelques semaines avant le dépôt des accusations, les autorités politiques ont déclenché une élection partielle dans cette partie du nord-est du pays, connue comme étant la plus peuplée du pays.

Dans cet État, les agents ont l’habitude de dresser des listes de trouble-fête potentiels en période électorale. C’est donc sur la foi de rumeurs provenant d’autres électeurs, que les policiers se sont présentés chez un Indien, Yasin, pour lui remettre un acte d’accusation. Il aurait, selon des témoins, troublé la paix à l’approche des élections. Et, toujours selon les témoins, il était accompagné de son fils, Nazim. Les policiers ont donc porté des accusations contre l’enfant qui, imagine-t-on, aurait eu peine à témoigner pour sa défense devant un tribunal.

Pourtant, en Inde, il est interdit de porter des accusations de nature criminelle envers des enfants âgés de moins de sept ans. Après enquête, les deux policiers qui, rappelons-le, avaient agi sur la foi de rumeurs, ont été suspendus et les accusations retirées.

Ce n’est pas la première fois que des enfants sont accusés en vertu du Code criminel indien. En 2011, un garçon de 5 ans a été accusé d’avoir troublé la paix, également en campagne électorale. Et, en 2006, une fillette de six ans a été traduite en justice, accusée de complicité dans l’évasion de son père, emprisonné. Les deux enfants ont été blanchis.

 

http://www.canald.com

Le mystère de cette moto fantôme (presque) élucidé


C’est vraiment bizarre cette auto en France qui a circulé sans personne pour la guider. Un fantôme, sûrement pas, mais il n’y a pas vraiment explication du parcours de l’auto, sauf que c’est par la suite d’un accident sur la route
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Le mystère de cette moto fantôme (presque) élucidé

 

Le HuffPost  |  Par Diane Frances

Non, cette moto n’était pas conduite par un obscur esprit amateur de sensations fortes. Le Parisien a retrouvé la « moto fantôme » qui a déambulé en solitaire le long de l’autoroute A4 à hauteur de Maisons-Alfort (Val-de-Marne) dimanche 28 mai.

La scène avait scotché de nombreux automobilistes: une moto qui roule, sans pilote, sur une autoroute et sur plusieurs kilomètres sans s’arrêter ni tomber, c’est peu commun. Eddy – comme l’a surnommé Le Parisien qui a recueilli son témoignage – rentrait d’un dimanche en famille où il avait célébré la fête des mères, lorsqu’il a assisté à ce mystérieux phénomène:

C’était en fait un accident de la route. Selon les informations du quotidien, la moto et une voiture sont entrées en collision, ce qui a provoqué la chute du motard. Le conducteur de la voiture s’est alors arrêté pour prendre à son bord le motard blessé et tenter de retrouver la fugitive.

Mais en vain: la moto a étrangement disparu. Les jours passent et le pilote, un jeune homme d’une vingtaine d’années blessé au bras et rétabli après une hospitalisation, n’a toujours pas mis la main son deux-roues.

Il a fini par recevoir un appel de la police: sa moto a été retrouvée, mais on ne sait encore où ni ce qui lui est arrivé entre temps. Soit elle a été volée puis abandonnée, soit ce sont les patrouilleurs de l’autoroute qui l’ont récupérée.

Mais comment a-t-elle pu poursuivre sa course effrénée sans conducteur, d’autant plus après un accroc avec un autre véhicule?

Jean-Pierre Goy, cascadeur moto qui a notamment été la doublure de James Bond, a expliqué au Parisien que ce genre de moto, « avec un centre de gravité très bas, a pu continuer sa route (…) j’ai déjà vu des motos rouler de la sorte même plus longtemps, notamment avec le régulateur de vitesse bloqué ».

Un détail ne tient cependant pas la route dans cette théorie: la moto en question n’était pas pourvue d’un régulateur de vitesse. Affaire à suivre…

 

http://quebec.huffingtonpost.ca

Le plus ancien champignon connu ressemblait aux nôtres


Il y a des champignons qui ont déjà été trouvés dont la plus vieille date de 99 millions d’années, mais cette découverte ici, viens de surpasser avec ces 115 millions d’années et qui aurait été conservé dans des sédiments. Ce qui est surprenant étant donné la fragilité des champignons
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Le plus ancien champignon connu ressemblait aux nôtres

 

Un superbe champignon fossile, qui a poussé au Crétacé, vient d’être découvert, dans un état exceptionnel. Le cas est très rare, car ces fragiles structures se fossilisent très mal. Ce « magnifique Agaric du Gondwana », comme l’ont baptisé ses découvreurs, a donc des révélations à nous faire sur l’histoire de leur grande famille.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Ce champignon fossile exceptionnellement conservé date de 115 millions d’années.
  • Son étude révèle un chapeau portant des lamelles. Mais les spores n’ont pas été retrouvées.
  • Les chercheurs qui l’ont décrit le classe parmi les Agaricales, dans un genre nouveau et une espèce nouvelle.

Des scientifiques ont découvert le fossile rare d’un champignon datant d’environ 115 millions d’années, soit le Crétacé inférieur, de très loin le plus ancien spécimen jamais trouvé et qui poussait au temps des dinosaures. Il s’agit d’un champignon au sens le plus usuel du terme, c’est-à-dire de la fructification sortant de terre, que les humains aiment à consommer. Haut de cinq centimètres, identique à ses lointains descendants contemporains, il a été mis au jour au Brésil, qui se trouvait à l’époque sur le supercontinent Gondwana. Cette énorme masse continentale s’est ensuite fragmentée pour former l’Afrique, l’Amérique du Sud, l’Antarctique, l’Australie et l’Inde.

Une observation au microscope électronique à balayage a montré que le chapeau portait des lamelles, plutôt que des plis ou des aiguillons. Ces structures sont classiquement utilisées pour identifier les espèces de champignon, précise Sam Heads, un paléontologiste de l’université d’Illinois à Urbana-Champaign, co-auteur de l’article publié dans la revue PLos One. Ces chercheurs l’ont classé dans l’ordre des Agaricales (celui des champignons de Paris), et en ont fait une espèce et un genre inconnus, Gondwanagaricites magnificus, « le magnifique Agaric fossile du Gondwana ».

L’observation photographique du champignon Gondwanagaricites magnificus, fossilisé dans du calcaire. La légende indique le chapeau (pileus), le pied (stipe) et les lamelles (gills), dont la nature apparaît en microscopie électronique. © Sam Heads et al.

L’observation photographique du champignon Gondwanagaricites magnificus, fossilisé dans du calcaire. La légende indique le chapeau (pileus), le pied (stipe) et les lamelles (gills), dont la nature apparaît en microscopie électronique. © Sam Heads et al.

Les fossiles de champignons sont très rares

Tombé dans une rivière à la suite probablement d’un glissement de terrain, ce champignon a été emporté vers un lagon où il a été enterré dans des sédiments et s’est fossilisé, un scénario conforté par les fossiles d’insectes et de plantes trouvés au même endroit. Selon le professeur Heads, l’eau de ce lagon devait être très salée et contenir peu d’oxygène, empêchant toute vie dans ses fonds.

« Ce fossile de champignon est assez étonnant car ces structures sont vraiment éphémères, pointe ce chercheur. Dès qu’elles sortent de terre, elles poussent et généralement disparaissent en quelques jours. »

De plus, elles sont fragiles et se dégradent très rapidement, si bien que les chances de fossilisation sont extrêmement faibles, explique-t-il.

Des filaments fongiques fossilisés ont déjà été découverts, datant de plusieurs centaines de millions d’années, mais seulement dix champignons entiers fossilisés avaient jusque-là été trouvés, dont le plus ancien remontait à 99 millions d’années. Mais tous ces champignons avaient été fossilisés dans de l’ambre.

Au moment où le magnifique Agaric du Gondwana est sorti de terre, les toutes premières plantes à fleurs étaient apparues et connaissaient une énorme évolution, relève le professeur Heads.

« Il y avait aussi des dinosaures qui piétinaient ces lieux et des ptérosaures qui volaient dans le ciel ainsi qu’une faune très différente », ajoute-t-il.

http://www.futura-sciences.com

Les changements climatiques ont profondément modifié la météo au Québec. Et ça va continuer.


Partout dans le monde, nous sentons les changements climatiques, et ce n’est pas fini. Au Québec, nous aurons des changements de nos saisons. Certains seront probablement heureux que l’hiver deviendra moins froid et dura moins longtemps, sauf qu’il y aura plus de risque de verglas. La belle saison sera plus longue, mais des insectes qui véhiculent des maladies se sentirons aussi chez eux. Bref, ces changements auront peut-être des points positifs, mais il y aura beaucoup de conséquences
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Les changements climatiques ont profondément modifié la météo au Québec. Et ça va continuer.

Plein écran(Illustration : Samantha Puth)

Naël Shiab

ESPACES VERTS

Avec le printemps qui arrive de plus en plus tôt, la période de croissance des végétaux augmente d’année en année. À Montréal, les plantes poussent pendant 9 jours de plus aujourd’hui, par rapport à 1955. D’ici 2050, ce seront de 10 à 30 jours supplémentaires.

CONCRÈTEMENT

Les personnes allergiques au pollen n’ont pas fini d’éternuer. À Montréal, on a constaté que l’herbe à poux libérait ses allergènes pendant 20 jours de plus en 2002, par rapport à 1994. Ça ne va pas s’arranger. D’ici 2065, ce type d’allergies pourrait coûter jusqu’à 800 millions de dollars supplémentaires aux Québécois.

CONSOLATION

Les amateurs de jardinage seront comblés.

CHALEUR

La température moyenne a grimpé de 1 °C à 3 °C au Québec de 1950 à 2011. À Montréal, les nuits avec un humidex supérieur ou égal à 30 °C ont augmenté de 58 % pendant la même période. La surchauffe du Québec n’est pas terminée : on s’attend à de 4 °C à 7 °C supplémentaires d’ici 2100.

CONCRÈTEMENT

Plus il fait chaud, plus la mortalité augmente, notamment chez les personnes âgées. Avec notre population vieillissante et des températures maximales qui devraient battre des records, les projections font état de plus de 20 000 décès en raison des vagues de chaleur d’ici 2065.

INSECTES

Avec l’adoucissement de l’hiver et le prolongement de la saison estivale, certains insectes se propagent au Québec, comme le moustique vecteur du virus du Nil ou la tique qui transmet la maladie de Lyme.

CONCRÈTEMENT

Les projections montrent 600 décès supplémentaires d’ici 2065 à cause du virus du Nil. La tique porteuse de la maladie de Lyme poursuivra son inexorable colonisation du Québec à un rythme de 46 km par année, en direction nord-est. Ces deux maladies pourraient coûter près de 1,6 milliard de dollars à l’État et à la société au cours des 50 prochaines années.

NEIGE

Le Québec se couvrira de blanc moins longtemps. À Montréal, on remarque déjà 30 jours d’enneigement de moins aujourd’hui, comparativement à 1955. D’ici 2070, la métropole pourrait encore perdre de 45 à 65 jours d’enneigement.

CONCRÈTEMENT

La température oscillera plus souvent autour du point de congélation, ce qui multipliera les opérations d’épandage de sel pour assurer la sécurité sur les routes et les trottoirs. Les périodes de gel-dégel abîment aussi les infrastructures.

CONSOLATION

Les snowbirds n’auront peut-être plus besoin de migrer dans le Sud…

ÉNERGIE

Au Québec, avec le réchauffement planétaire, les besoins en chauffage baisseront l’hiver et l’air conditionné deviendra nécessaire l’été. Mais sur l’ensemble de l’année, la consommation électrique résidentielle devrait baisser de 6,7 % d’ici 2030.

CONCRÈTEMENT

La demande d’énergie au Québec, ailleurs au Canada ainsi que dans certains États américains a des effets notables sur les revenus d’Hydro-Québec.

ÉROSION CÔTIÈRE

D’ici 2100, le volume des glaces marines et côtières sera réduit de 90 %, et le niveau de l’eau aura grimpé de 30 à 75 cm. Les vagues causées par les tempêtes frapperont avec davantage de force les littoraux québécois et accéléreront l’érosion.

CONCRÈTEMENT

Des milliers de bâtiments publics et privés se trouvent dans des zones à risque, en plus de voies ferrées et de routes. D’ici 2065, les dégâts subis par ces infrastructures pourraient coûter près d’un milliard de dollars.

PLUIE VERGLAÇANTE

À Montréal, des épisodes de pluie verglaçante se sont produits 29 % plus souvent en 2008 qu’en 1979.

CONCRÈTEMENT

Le verglas provoque davantage d’accidents et de chutes. L’augmentation du nombre de fractures osseuses en hiver cette dernière décennie au Québec est attribuable à ces pluies glacées de plus en plus fréquentes.

(SOURCES : Plan d’adaptation aux changements climatiques de l’agglomération de Montréal 2015-2020, Ville de Montréal, 3e trimestre 2015. Vers l’adaptation : Synthèse des connaissances sur les changements climatiques au Québec, édition 2015, Ouranos. Évaluation des impacts des changements climatiques et de leurs coûts pour le Québec et l’État québécois, Rapport d’étude, Ouranos.)

http://lactualite.com/s

Comment agir en présence de bébés animaux sauvages


On aimerait bien interagir avec les animaux sauvages, voir même en adopter surtout s’ils semblent abandonnés ou perdus. Pourtant, nous faisons plus de mal que de bien à ces animaux. Certains pourraient devenir agressifs envers ceux qui les avaient adopter et d’autres ne pourraient jamais revenir dans leur environnement, sans oublier que nous nuisons à la reproduction des animaux qui peuvent être en voie de disparition
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Comment agir en présence de bébés animaux sauvages

 

Enfants qui regardent les canards à l'Écomuseum de Sainte-Anne-de-Bellevue.

Enfants qui regardent les canards à l’Écomuseum de Sainte-Anne-de-Bellevue.   Photo : Ecomuseum, Victoria de Martigny

Au printemps, la nature s’éveille, et les femelles de plusieurs espèces mettent bas. Apparaissent alors, dans notre environnement, de jolis bébés animaux. On a parfois le goût de les recueillir et de les nourrir, voire de les adopter. Mais est-ce le bon comportement à prendre?

Un texte d’Ève Christian

Ces jours-ci, en me promenant autour du lac artificiel, à Boucherville, je vois des enfants nourrir les petits du couple de bernaches installé là. J’ai déjà croisé, par un petit matin, un faon qui s’abreuvait au bord d’une piscine, ou, en soirée, une maman raton laveur suivie de ses petits aux yeux maquillés de noir. On en voit de toutes les espèces, ces temps-ci.

En ville, on peut croiser des levrauts, des renardeaux et des oisillons tombés des nids. Ils sont si adorables, ces bébés animaux sauvages!

Parfois, on les pense seuls; on a beau regarder aux alentours, la mère semble absente. Les croyant donc abandonnés et dans le besoin, et rempli de bonnes intentions, on les apporte à la maison pour en prendre soin… presque comme des animaux domestiques. Ce n’est toutefois pas le comportement qu’on devrait adopter : retiré de son milieu naturel et nourri par une main humaine, l’animal ne pourra en effet pas retourner vivre dans son environnement à cause de l’imprégnation.

Une famille de bernaches au bord du lac, à Boucherville

Une famille de bernaches au bord du lac, à Boucherville   Photo : Eve Christian

Imprégnation animale

Quand un animal est très jeune, il s’associe à une espèce, idéalement la sienne. Mais s’il est élevé par une autre, il finira par s’y identifier. C’est ça, l’imprégnation.

Et quand l’espèce qui lui donne des soins, l’héberge et le nourrit est l’Homo sapiens, c’est irréversible et très problématique.

La pire chose qu’on puisse faire pour un animal sauvage, c’est de le nourrir : ça le mènera plus souvent qu’autrement à sa mort. David Rodrigue, directeur général du zoo extérieur Ecomuseum, à Sainte-Anne-de-Bellevue

David Rodrigue me racontait l’histoire d’un coyote qui avait été nourri pendant un certain temps par une personne. Ces soins ont créé une habitude pour cet animal sauvage. Mais un jour, ce qui devait arriver arriva : la personne a décidé que c’en était fini, et le coyote a réagi en animal sauvage et a mordu son pourvoyeur. Doit-on accuser le coyote de son agissement?

Bonnes intentions contre gestes adéquats

Ce qui part d’une bonne intention peut donc dégénérer en problème. Qu’arrive-t-il à un animal sauvage quand les personnes qui l’ont recueilli décident qu’elles ne peuvent plus le garder?

  1. S’il est replacé dans son milieu naturel, il aura de la difficulté à subvenir à ses besoins de façon autonome, car il a toujours dépendu des bons soins humains.
  2. S’il est recueilli par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, il pourra être placé dans une institution qui lui fournira une qualité de vie, comme l’Ecomuseum ou d’autres zoos.
  3. Ou alors, il sera euthanasié par un service d’extermination.

Malgré tout son bon vouloir, en recueillant des animaux sauvages, on n’aide ni l’espèce ni l’individu concerné.

Biche de Virginie

Vous avez entendu parler de May, la jeune biche qui a été adoptée par un couple? Elle aurait été recueillie au bord du chemin, sans mère présente dans les environs. Ces gens l’ont amenée et lui ont prodigué des soins comme ils l’auraient fait avec un animal domestique.

Un jour, ils se sont fait prendre par le ministère, car il est illégal de garder un animal sauvage. Mais en raison d’une grande réaction de sympathie de la part de la population, au lieu de reprendre la biche, le ministère a accordé un permis au couple. Selon David Rodrigue, ce n’est pas un bon exemple à donner et c’était l’occasion de passer un message à la population.

Heureusement pour ce couple, May était une femelle.

Si ce cerf de Virginie avait été un mâle, il aurait vécu son rut automnal de façon naturelle et il aurait réagi en animal sauvage devant le mâle de la maison [l’homme]. Il l’aurait probablement attaqué, car malgré l’imprégnation, il reste toujours une portion de comportement naturel. Imaginez le danger. David Rodrigue, directeur général du zoo extérieur Ecomuseum, à Sainte-Anne-de-Bellevue

 

Tortues et ratons laveurs

Vous avez déjà croisé des tortues qui traversent la route? Elles se voient dans certaines régions, comme dans les Cantons-de-l’Est.

Tortue serpentine, Ecomuseum

Tortue serpentine, Ecomuseum   Photo : Ecomuseum, Claude Lafond

Au printemps, des femelles pleines d’œufs se déplacent pour atteindre un plan d’eau afin d’y pondre. En traversant la rue, certaines se font écraser avec leurs œufs, alors que d’autres se font ramasser par des bons samaritains qui pensent qu’il vaut mieux les déplacer dans un endroit sécuritaire – lequel n’est souvent pas leur milieu naturel, ce qui les empêche de poursuivre leurs habitudes de vie.

Plusieurs espèces de ces animaux, qui ont pourtant côtoyé les dinosaures il y a 250 millions d’années, sont en train de disparaître – et ce, en une centaine d’années seulement. Leur taux de reproduction est bas : elles parviennent à maturité sexuelle autour de 10 à 14 ans selon les espèces et elles ne pondent qu’une dizaine d’œufs chaque fois. Et c’est sans compter leurs prédateurs naturels, comme les ratons laveurs, qu’on voit de plus en plus en ville.

Ces animaux sont parfois « adoptés » par des gens qui nourrissent les bébés. Les premières semaines, c’est amusant. Mais ensuite, l’histoire dégénère.

Quand l’automne arrive, une dizaine de ratons se permettent de monter sur la galerie, pensant en avoir le droit, puisque les humains qui les nourrissent y sont! Ils sont bien habiles, ces animaux, et ils ont une grande capacité d’adaptation. Leurs pouces ressemblent aux nôtres, ce qui les rend très agiles. Ils ont appris à ouvrir les barrures des poubelles; d’ailleurs, les femelles enseignent la façon de faire à leurs jeunes.

Ils utilisent plusieurs crevasses, ou encore des endroits urbains ou périurbains pour se cacher. D’ailleurs, pour hiverner, ils creusent sous la galerie, défont les toits des maisons, ou s’installent alors dans le cabanon – pas par méchanceté, mais parce qu’ils veulent s’y cacher, comme ils le feraient en milieu naturel dans le tronc d’un arbre.

Un raton laveur dans la cavité d'un arbre

Un raton laveur dans la cavité d’un arbre   Photo : Ecomuseum, Claude Lafond

Et là, les gens paniquent et font intervenir des services pour les relocaliser. Voyez-vous le non-sens?

Tant que ces animaux ne font pas de dommages, le conseil de David Rodrigue est de les laisser évoluer et de ne pas interagir ou les nourrir, car cette attitude contribuerait à réduire les taux de reproduction, qui sont actuellement très élevés.

Selon les régions, au lieu d’en trouver un ou deux au kilomètre carré, il y en a de 16 à 18. Et ils menacent la survie des tortues, car ils vident les nids au complet. Voyez le lien, qui peut sembler non évident au départ : quand on nourrit les ratons laveurs, on nuit aux tortues.

D’ailleurs, cette pratique de la non-adoption vaut pour les oiseaux qui tombent des nids, les faons qu’on croise dans les parcs, les bernaches qu’on voit en ville ou les renards qu’on aperçoit dans les boisés. On peut les observer, mais de loin.

http://ici.radio-canada.ca