Le Saviez-Vous ► Femmes illégales à bord !


Dans l’expédition Franklin qui a péri au Nunavut au nord du Canada en 1845 aurait eu probablement 4 femmes à bord. Cela reste encore à confirmer. Cependant, dans l’histoire marine, il y a eu des femmes qui ont voyagé au bord de bateau souvent déguisées en hommes pour vivre l’aventure
Nuage

 

Femmes illégales à bord !

Le sort des membres de la mythique expédition Franklin commence à s’éclaircir grâce à la découverte des deux épaves de l’expédition et de nouvelles analyses d’ADN sur de nombreux corps découverts depuis le 19e siècle. Ces analyses viennent de révéler la possibilité, bien qu’il y ait un pourcentage d’erreur, que 4 femmes aient pu faire partie de l’expédition… Profitons de la découverte pour nous intéresser à des femmes qui ont osé le déguisement jadis pour pouvoir naviguer!


(
Source)

Les récentes analyses:


(
Source)

Le 20 avril dernier, des chercheurs étudiant depuis un certain temps déjà l’ADN de 24 corps de membres de l’expédition Franklin, dont les navires sont restés coincés dans les glaces du Nunavut en 1845, ont publié les premiers résultats de leurs analyses dans la revue Journal of Archaeological Science. Avec la création d’une nouvelle banque de données à partir de leurs échantillons, ils espèrent ainsi pouvoir identifier formellement certains membres de l’équipage. 


Des ossements découverts en 1945
(
Source)

Les chercheurs ont toutefois eu une surprise en réalisant que quatre de leurs échantillons étaient liés à des femmes et non pas des hommes. Auraient-elles pu être des Inuit entrées en contact avec les hommes de l’expédition? Les chercheurs réfutent cette possibilité puisque l’ADN extrait et les données archéologiques associent plutôt ces échantillons à des Européens. Il faudra plus d’analyses pour identifier formellement ces corps à des femmes cependant, puisque ces premières analyses contiennent un pourcentage d’erreur, notamment parce que la faiblesse d’ADN peut diminuer la présence des chromosomes masculins.

Pendant très longtemps, les femmes n’étaient pas acceptées à bord de la plupart des navires, mais certaines sont parvenues à entreprendre de grands voyages en se déguisant en hommes… Voyons trois exemples historiques!

Anne Bonny et Mary Read:


Gravure anonyme d’Anne Bonny du 18e siècle
(
Source)

Alors que le pirate Jack Rackham le Rouge commençait ses pillages en mer en 1719, il fit la connaissance d’une femme de descendance irlandaise, Anne Bonny, mariée à un marin de Caroline du Sud. Ils tombèrent amoureux et Anne fut même punie de coups de fouets par le gouverneur des Bahamas pour adultère.


Gravure de Rackham le Rouge
(
Source)

Elle choisit de s’enfuir avec Jack, qui avait brisé son pardon pour piraterie, et le fit en volant le navire de son mari! La vie sur un navire de pirates impliquait un habillement plus masculin que féminin pour Anne, notamment pour ne pas être remarquée alors qu’elle vivait dans l’illégalité. Jack découvrit toutefois qu’un homme était beaucoup trop près de sa bien-aimée à bord et lorsqu’il menaça de le tuer, Anne lui révéla qu’il s’agissait en réalité d’une femme du nom de Mary Read. Cette Britannique rêvant d’aventure avait passé la grande partie de sa vie d’adulte déguisée en homme. Il la garda dans son équipage et Rackham le Rouge devint entre autres célèbre pour avoir écumé les mers avec deux femmes pirates!

Jeanne Barret:


Portrait imaginé de 1817
(
Source)

Jeanne Barret, née en Bourgogne Franche Comté au 18e siècle, est un cas assez unique dans l’Histoire! Elle était entrée comme aide-ménagère au service d’un botaniste du nom de Philibert Commerson et ce dernier avait réalisé qu’elle était précieuse pour l’aider à classer ses échantillons, ses livres et ses données. Elle était beaucoup plus méticuleuse que lui et il semble conséquemment lui avoir appris à lire et écrire et lui avoir enseigné les bases de la botanique.


Détroit de Magellan
(
Source)

Ils tombèrent amoureux, eurent même une enfant et en 1766, la marine royale française annonça un voyage autour du monde qui intéressa vivement le couple de botanistes. Problème, les femmes étaient interdites sur les bateaux et les officiers qui osaient contrevenir à la loi étaient suspendus et emprisonnés. Jeanne se coupa donc les cheveux, banda sa poitrine et changea son nom pour Jean Baré. Elle put ainsi accompagner son mari à bord de l’Étoile, navire d’expédition commandé par Louis Antoine de Bougainville, vêtue de l’uniforme de marin!

Elle devint ainsi la première femme à faire la circumnavigation, alors qu’elle n’avait que 26 ans…

 

Spécialisée en histoire ancienne, Evelyne Ferron

http://www.historiatv.com/

À cause du changement climatique, du gaz hilarant s’échappe de l’Arctique


L’Arctique se réchauffe plus vite que le reste du monde, et malheureusement, ce qui était pris dans ses glaces s’échappent. Les scientifiques croient que même le gaz hilarant sera un autre problème important dû aux changements climatiques
Nuage

 

À cause du changement climatique, du gaz hilarant s’échappe de l’Arctique

 

Artic wolf | Unsplash via Pexels CC License by

Artic wolf | Unsplash via Pexels CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Repéré sur Quartz, ABC Radio, E&E News

Le protoxyde d’azote est bien plus puissant que le CO2.

Chaque jour, une nouvelle vient ternir un peu plus le tableau du réchauffement climatique. Et en cette fin du mois de mai, l’information partagée par le site Quartz ne va pas changer la donne.

«Du protoxyde d’azote, plus connu sous le nom de gaz hilarant, apparaît de façon sporadique dans les tourbières du permafrost, sorte gel qui recouvre un quart de l’Arctique.»

Il faut savoir que ce gaz, qui est bien utile aux dentistes, possède un pouvoir de réchauffement 300 fois plus important que le dioxyde de carbone.

Et forcément, avec le réchauffement climatique, ces émissions pourraient augmenter, comme l’a suggéré une étude finlandaise relayée par la radio australienne ABC. Carolina Voigt, du département d’étude des sciences environnementales et biologies à l’université de l’est de la Finlande, explique à la radio:

«Jusque-là, les émissions de protoxyde d’azote depuis le sol de l’Arctique étaient considérées comme négligeables, notamment parce que la quantité de nitrogène, le substrat pour la production de N2O, est probablement assez bas, ou le taux de production est assez bas à cause du climat froid.»

Zone sensible

Après plusieurs mois d’étude sur des morceaux de permafrost, Voigt et son équipe ont découvert que les parcelles où la végétation était absente entraînent une forte augmentation des diffusions de protoxyde d’azote.

«Les plantes récupèrent le nitrogène qui est à la surface du sol pour réduire la quantité de nitrogène disponible pour la production de N2O», note la scientifique.

L’humidité joue aussi un rôle important dans la diminution de cette production.

Si cette étude reste avant tout hypothétique, puisqu’elle a été réalisée en laboratoire, elle donne de très intéressantes informations sur l’évolution du climat dans l’Arctique. Étant donné que la planète se réchauffe de plus en plus vite, ce phénomène pourrait être accéléré.

«En ce moment, l’Arctique se réchauffe au moins deux fois plus vite que le reste de la planète, a expliqué à E&E News Jeremy Mathis, directeur de l’Arctic Research Program au sein de la National Oceanic and Atmospheric Administration, et la tendance continue dans ce sens, selon les prévisions, donc l’effet de ce réchauffement et l’exacerbation de son effet dans l’Arctique vont continuer selon moi, étant donné les complexités du système qui est en place.»

Pas sûr que ce genre de nouvelle fasse rire la faune arctique.

http://www.slate.fr/

Un logiciel pour reconnaître les moutons malheureux


Dans le but de réagir plus vite aux blessures ou de maladies des moutons, les chercheurs ont placé une caméra qui scanne le visage des moutons. Il semble que cela fonctionne aussi pour le cheval, le lapin ou certains rongeurs
Nuage

 

Un logiciel pour reconnaître les moutons malheureux

 

Un programme informatique permettant de déterminer si les moutons souffrent ou sont malheureux a été mis au point par une équipe de chercheurs de l’université de Cambridge au Royaume-Uni dans le but d’améliorer leur bien-être.

Les scientifiques se sont appuyés sur près de 500 photos de moutons collectées par des vétérinaires pour élaborer un algorithme qui détecte certaines expressions sur la tête des ovins. Ils peuvent ainsi déterminer si l’animal souffre, et son degré de douleur.

Le logiciel décèle les yeux mi-clos, les joues creusées, les oreilles repliées, les lèvres étirées, ou les narines déformées, autant d’expressions de la douleur chez le mouton. Il fonctionne aussi pour d’autres espèces, notamment le cheval, le lapin ou certains rongeurs utilisés pour les expériences en laboratoire.

En installant des caméras sur des abreuvoirs ou dans des granges pour scanner le visage des bêtes, les scientifiques pensent pouvoir permettre aux fermiers de détecter plus rapidement les maladies et ou les blessures de leur bétail, et accélérer la mise en place des traitements.

Pour développer leur logiciel, les scientifiques se sont appuyés sur des recherches en intelligence artificielle visant à reconnaitre les émotions humaines.

« Une bonne partie du travail préparatoire avait été effectuée par Darwin », explique Peter Robinson, professeur au Laboratoire d’informatique de Cambridge, sur le site de l’Université.

Analogies entre l’homme et le mouton

« Il avait affirmé que les humains et les animaux exprimaient leurs émotions par des comportements similaires. On a donc voulu appliquer aux animaux certains de nos travaux sur les humains ».

« C’est intéressant de constater qu’il existe des analogies évidentes dans l’expression de la douleur sur le visage d’un humain ou d’un mouton », complète sa collègue Marwa Mahmoud.

Les scientifiques s’attachent désormais à élargir leur base de données, et de photos, pour perfectionner le logiciel.

« Je marche souvent dans la campagne, et depuis que je travaille sur ce projet, je me surprends à m’arrêter devant les moutons pour m’assurer qu’ils vont bien », conclut Peter Robinson.

http://www.7sur7.be

L’ADN de momies égyptiennes enfin analysé


Je trouve la génétique, une science surprenante et étonnante. Avec la nouvelle technologie, ils ont pu mieux comprendre l’histoire de la population égyptienne grâce à des momies datant de 1400 ans avant à 400 ans après Jésus
Nuage

 

L’ADN de momies égyptiennes enfin analysé

 

L'Égypte vue de l'espace.

L’Égypte vue de l’espace.   Photo : NASA

Les anciens Égyptiens partagent plus de leur patrimoine génétique avec les personnes qui vivaient à l’époque au Proche-Orient que celles qui vivaient en Afrique subsaharienne, alors que les Égyptiens d’aujourd’hui sont plus proches des Africains subsahariens, montre l’analyse génétique de dizaines de momies réalisée par une équipe internationale pilotée par des scientifiques allemands.

Un texte d’Alain Labelle

Les momies égyptiennes ont préservé à travers les millénaires plusieurs caractéristiques du défunt, comme les traits du visage, les signes de maladie, et même les tatouages.

Les scientifiques n’avaient cependant pas réussi à en extraire de l’ADN et en étaient venus à penser que leur matériel génétique avait été détruit par le climat chaud du désert et par la nature des produits chimiques utilisés lors du processus de momification.

Et quand certains affirmaient y être parvenus en 2010, des problèmes de méthodologie et de possibles contaminations des spécimens analysés soulevaient beaucoup de scepticisme dans la communauté scientifique sur la valeur des résultats.

Or, une équipe menée par le généticien allemand Johannes Krause, du Max Planck Institute, a réussi à séquencer le génome de momies datant de 1400 avant à 400 après Jésus-Christ en utilisant les dernières technologies de séquençage.

Le sarcophage de Tadja, dont la momie a été analysée dans la présente étude.

Le sarcophage de Tadja, dont la momie a été analysée dans la présente étude.   Photo : Sandra Steiss

D’hier à aujourd’hui

Dans leur étude, les chercheurs ont examiné la différenciation génétique et la continuité de la population sur une période de 1300 ans. Ils ont ensuite comparé ces résultats aux populations modernes.

Les 151 momies analysées au départ provenaient de deux collections allemandes et avaient pour origine le site archéologique d’Abousir, qui longe le Nil au centre de l’Égypte. L’ADN mitochondrial de 90 momies a été extrait et l’étude d’association pangénomique de trois individus a été réalisée, une première.

La trace d’Alexandre le Grand

L’équipe de chercheurs voulait entre autres déterminer si les populations anciennes de la période étudiée avaient été affectées sur le plan génétique par la conquête et la domination étrangères. Ils voulaient aussi comparer la génétique de ces populations aux populations égyptiennes modernes.

Nous voulions vérifier si les conquêtes d’Alexandre le Grand et d’autres puissances étrangères avaient laissé une empreinte génétique sur la population égyptienne ancienne. Verena Schuenemann, de l’Université de Tuebingen

Proche du Levant

Les résultats montrent donc une similitude avec les populations néolithiques du Levant, plus précisément de l’Anatolie (Turquie) et même de l’Europe.

La génétique de la communauté d’Abousir n’a subi aucun changement majeur au cours de la période de 1300 ans que nous avons étudiée, ce qui laisse à penser que la population est restée génétiquement relativement peu affectée par la conquête et la domination étrangères. Wolfgang Haak, Institut Max Planck

Les données montrent que les Égyptiens modernes partagent environ 8 % de plus de leur patrimoine génétique avec les populations d’Afrique subsaharienne que les Égyptiens anciens.

Cela montre donc une augmentation de la mixité génétique avec l’Afrique subsaharienne au cours des 1500 dernières années.

Les facteurs qui ont pu mener à cette réalité :

  • Une plus grande mobilité le long du Nil;
  • Une augmentation du commerce entre les deux groupes;
  • L’augmentation du commerce des esclaves;

Cette étude publiée dans la revue Nature Communications montre clairement qu’il est possible d’utiliser l’ADN ancien afin de préciser et de mieux définir notre compréhension de l’histoire des populations égyptiennes.

http://ici.radio-canada.ca/

Uriner dans la piscine peut être très mauvais pour votre santé


Même si c’est pénible de sortir de la piscine à cause d’une envie d’uriner, on prend son courage et on y va. Il y aurait plus de gens que l’on pense qui préfère uriner dans la piscine et le mélange avec le chlore est nocif pour la santé
Nuage

 

Uriner dans la piscine peut être très mauvais pour votre santé

 

Action Exercise Fun Goggles | 
Pixabay via Wikimédia CC License by

Action Exercise Fun Goggles | Pixabay via Wikimédia CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Repéré sur Popular Science

 
Attention à ne pas faire une confiance aveugle dans le chlore.

Si vous avez déjà pensé que le chlore agit comme un produit magique purifiant l’eau, sachez que vous avez tort. Sa présence est d’autant plus problématique quand il se mélange à une autre substance, bien plus présente dans les bassins qu’on ne le pense: l’urine.

Sur le site de Popular Science, Ernest Blatchley, ingénieur environnementale à l’université de Purdue, explique la situation:

«Si ce n’était qu’une personne qui urinait dans la piscine, alors il n’y aurait pas de problème. Mais nous avons des preuves qui suggèrent qu’il y a des circonstances où la concentration de ces composants, dans certains, ont atteint des taux qui peuvent porter atteinte à la santé humaine.»

Tous les composants de l’urine peuvent interagir avec le chlore.

«Mais l’acide urique et un certain nombre d’acides aminés posent le plus de risques, précise PopSci. Quand ils réagissent avec le chlore, ils peuvent créer du trichlorure d’azote et du chlorure de cyanogène.»

Notons ici que le chlorure de cyanogène est très volatile.

«C’est une substance toxique, et une fois qu’elle atteint un niveau suffisant, elle peut se révéler dangereuse pour la santé humaine, détaille Blatchley. Mais le problème, comme il se forme et se dégrade très rapidement, est qu’il est très difficile de quel niveau elle peut atteindre dans une piscine.»

De son côté, le trichlorure d’azote peut provoquer des problèmes respiratoires quand il est inhalé, notamment chez les personnes souffrant d’asthme, mais également des irritations. Et rajouter du chlore ne fera que renforcer les risques de réaction chimique.

Malheureusement, analyser ces données dans une piscine reste pour l’instant très compliqué. Tout d’abord, parce que ces endroits n’ont pas les équipements nécessaires. Ensuite, parce que ces mesures dépendent de nombreux facteurs: combien de personnes sont présentes à un moment donné, l’eau se mélange-t-elle bien, à quelle température est l’eau, et depuis combien de temps cette dernière n’a pas été changée.

Heureusement, si le risque est plus élevé quand les piscines sont très fréquentées à un instant T, les concentrations dangereuses sont rarement atteintes. Néanmoins, il faut garder en tête une statistique intéressante, apportée par l’étude de Blatchley: 

«Je pense que pour n’importe quelle piscine dans laquelle vous placez des gens, vous pouvez être sûr qu’ils vont y uriner.»

Selon son estimation, le nageur moyen laisse derrière lui entre 50 et 80 millilitres d’urine.

«Essentiellement un shot rempli d’urine par nageur.»

Vous êtes prévenus. 

http://www.slate.fr/