L’importance du silence


Nous aimons parler, mais tout n’est pas bon à dire, souvent le silence est meilleur que les mots
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L’importance du silence

 

“Avant de dire quelque chose, il faut s’assurer que le silence ne soit pas plus important.”

Marcel Marceau

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Le Saviez-Vous ► Quand l’Australie bouge, les GPS paniquent


L’Australie est un continent qui voyage, il va à pas de tortue, mais c’est assez pour dérégler les GPS qui ne tiennent pas compte des mouvements des plaques tectoniques
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Quand l’Australie bouge, les GPS paniquent

Le continent australien s’est déplacé de 1,50 m depuis une vingtaine d’année. | Infographie Ouest-France

1,50 mètre. C’est la distance parcourue par l’Australie en une vingtaine d’années à cause des mouvements de plaque. Cette migration est totalement naturelle, bien qu’irrégulière. Problème, les cartes GPS ont beaucoup de mal à suivre.

Panique aux pays des wallabys, l’Australie n’est plus à la place où on l’a laissée. Elle a bougé de 1,50 m vers le Nord depuis le dernier référencement en 1994 selon Mashable. La raison ? L’Australie se trouve sur la plaque tectonique la plus rapide au monde. Elle se déplace de 7 cm chaque année, parfois plus selon les événements géologiques. .

Perdu, île-continent peuplé de kangourous

C’est le 4e changement de position que va connaître l’île-continent depuis sa découverte. En 1994, les coordonnées de l’Australie avaient changé de 200 mètres au total.

Les mouvements de l’île ainsi que des archipels autour sont néanmoins irréguliers et reposent sur les événements géologiques. Par exemple, la Nouvelle-Zélande s’était rapprochée de 30 cm de l’Australie pendant un tremblement de terre en 2009, rapporte Futura Sciences. Pour éviter plus de peines, le gouvernement a lancé comme piste une mise à jour automatique pour pouvoir suivre en temps réel les mouvements.

Des problèmes de géo-localisation

Mais ce qui inquiète véritablement les autorités australiennes, ce sont les problèmes de GPS et de géolocalisation. En effet, si les cartes sont erronées, la géolocalisation deviendrait incertaine malgré la précision au centimètre près prévue dans quelques années.

À l’heure des voitures semi-autonomes, un écart d’1,50 mètre sur la route pourrait s’avérer plus que dangereux.

Pour pallier le problème, le gouvernement australien a lancé le projet GDA2020. La mise à jour de 2017 sera légèrement en avance de 20 centimètres. Cela devrait laisser le temps aux scientifiques de trouver des moyens de pallier au manque de précision.

En parallèle, la création de multiples balises de géolocalisation d’ici à 2020 est prévue pour continuer à surveiller la dérive du continent tout en garantissant un système GPS précis, notamment pour l’agriculture et la météo.

Bref, le temps où l’on perdra de vue l’Australie de l’océan Pacifique n’est pas encore arrivé. 

http://www.ouest-france.fr

En Floride, une fillette de 11 ans forcée d’épouser son violeur qui l’a mise enceinte, un cas loin d’être isolé


Cela est inadmissible que des jeunes soit forcés de se marier et il est horrible que ce soit pour légaliser un viol. Cela ne se passe pas juste dans les pays développés, mais aussi en Occident par des chrétiens très conservateurs…
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En Floride, une fillette de 11 ans forcée d’épouser son violeur qui l’a mise enceinte, un cas loin d’être isolé

Julie Gayet, Alexandre Astier et Adèle Gasparov dans 14 millions de cris, court métrage réalisé par Lisa Azuelos

Julie Gayet, Alexandre Astier et Adèle Gasparov dans 14 millions de cris, court métrage réalisé par Lisa Azuelos

Repéré par Mathilde Dumazet

Repéré sur New York Times

Aux États-Unis, environ 200.000 jeunes de moins de 18 ans sont mariés chaque année, souvent pour cacher des viols passés… et futurs, car c’est l’un des seuls moyens de contourner les poursuites judiciaires liées à la majorité sexuelle de l’enfant.

Plus de 700 millions de femmes en vie aujourd’hui ont été mariées de manière plus ou moins formelle avant l’âge de 18 ans. Selon l’association Filles, pas épouses, dans les pays en développement, cela représente une fille sur trois. À l’échelle de la planète, le phénomène concerne 15 millions de femmes par an. Soit une fille de moins de 18 ans mariée toutes les deux secondes.

«Les législateurs doivent comprendre que le mariage des mineurs est dévastateur au Niger et en Afghanistan –mais aussi à New-York et en Floride», écrit Nicholas Kristof (deux fois prix Pulitzer) dans les colonnes du New York Times.

Aux États-Unis, le nombre de mineur-e-s marié-e-s avant l’âge de 18 ans est loin d’être aussi élevé que dans les pays en voie de développement. Mais en Floride par exemple, on atteint quand même une moyenne d’un mariage tous les deux ou trois jours.

Parmi ces jeunes épouses se trouve Sherry Johnson. Celle-ci a été mariée à l’âge de 11 ans à un membre de son église, de neuf ans son aîné, qui l’avait violée.

Quand les autorités pour la protection de l’enfance commencent à enquêter au sujet de la grossesse de l’enfant, la famille décide de la marier «pour éviter les poursuites judiciaires».

Nicholas Kristof raconte qu’un premier représentant de l’État refuse de célébrer l’union d’une jeune fille de 11 ans avec un homme de 20 ans. Dans la ville d’à côté, aucun problème.

Plus de la moitié des États fédéraux n’imposent pas d’âge minimum. En dessous de 15 ans, l’accord d’un juge est nécessaire. En dessous de 18 ans, le consentement de l’un des deux parents suffit. Idem en France, le procureur de la République peut accorder «des dispenses d’âge pour des motifs graves» (par motifs graves, on entend le plus souvent grossesse de la future épouse) et l’un des deux parents doit donner son autorisation pour qu’un-e mineur-e puisse se marier.

Mariage des mineurs, mariages forcés et majorité sexuelle

Aux États-Unis, les opposants aux lois qui visent à relever l’âge minimum légal pour se marier estiment que cela augmenterait les naissances hors-mariage et soulignent que «beaucoup de ces unions se font dans le consentement mutuel des époux».

L’association Unchained at Last n’est pas tout à fait d’accord… Pour ses représentants, c’est précisément car les enfants sont jeunes qu’ils ou elles ont peur de résister à la pression familiale. De fait, la plupart des mariages de mineur-e-s cacheraient des unions forcées.

En France, il est difficile d’établir le nombre de mariages forcés, souvent confondus avec le nombre de mariages de mineur-e-s ou avec celui des filles menacées de mariage forcé. La confusion est souvent renforcée par le fait que les mineur-e-s marié-e-s sont parfois en dessous de ce qu’on appelle la majorité sexuelle, soit l’âge minimum à partir duquel un-e adolescent-e peut avoir des relations sexuelles consenties avec un-e adulte sans que celui ou celle-ci ne soit poursuivi-e.

La majorité sexuelle est fixée par la loi française à 15 ans, les lois américaines varient entre 16 et 18 selon les États, soit plus que l’âge légal pour se marier dans la plupart des cas. Hors-mariage, on considererait donc que l’enfant n’est pas en mesure de donner son consentement, mais l’union «légalise le viol», analyse Nicholas Kristof. Et en effet, dans les différents témoignages recueillis par le journaliste du New York Times, les mineures interrogées ont souvent été mariées pour cacher un viol antérieur… et légaliser tous les viols futurs.

La question des traditions culturelles

L’article de Nicholas Kristof soulève un deuxième point de débat dont s’était déjà emparée Julie Gayet en mars 2014, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes. Dans un court métrage réalisé par Lisa Azuelos (LOL), on voyait son personnage marier sa fille, encore au collège.

Entrez la légende de la vidéo ici

La vidéo avait ému, mais aussi choqué. Pour la plupart des occidentaux, les mariages de mineur-e-s et les mariages forcés font partie de la culture de pays autres que le leur. Voir une petite fille blanche être mariée de force avait donc créé une polémique. Lorsque les mariages forcés aux États-Unis ou en France sont abordés, c’est souvent sous l’angle des populations immigrées, même sur les sites de l’Observatoire national des violences faites aux femmes ou d’associations qui militent contre les mariages forcés.

Dans la plupart des cas, Nicholas Kristof souligne que les juges américains n’ont pas souhaité contredire les traditions culturelles des familles qui mariaient leurs enfants mineurs. Mais en insistant sur le fait que ces mêmes traditions sont aussi invoquées par des familles américaines pour justifier les mariages de mineurs –notamment dans les familles chrétiennes très conservatrices–, le journaliste ouvre un débat important.

Ce que les Occidentaux considèrent comme «des abus contre les droits de l’Homme» en Afrique ou en Asie, le tolèrent-ils sur leur territoire au nom du respect des traditions culturelles de chacun?

http://www.slate.fr/

En Chine, des «asticots gloutons» contre les déchets alimentaires


La Chine serait un pays où il y a beaucoup de gaspillage alimentaire et pour contrer à ce problème, des asticots pour se gaver de reste d’aliments, excréments, animaux morts, etc. Puis les asticots bien dodus sont vendus pour l’alimentation d’animaux d’élevage qui se retrouvera dans la chaine alimentaire humaine
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En Chine, des «asticots gloutons» contre les déchets alimentaires

 

«En moyenne, un kilo d'asticots peut manger deux... (Photo WANG Zhao, Agence France-Presse)

«En moyenne, un kilo d’asticots peut manger deux kilos de déchets en quatre heures», explique Hu Rong, la gérante de cet élevage situé près de la ville de Pengshan.

PHOTO WANG ZHAO, AGENCE FRANCE-PRESSE

 

LUDOVIC EHRET
Agence France-Presse
PENGSHAN

La Chine croule sous les déchets de cuisine: près de 30 kilos par habitant chaque année. Pour recycler ces nutriments dans la chaîne alimentaire, les élevages d’asticots «gloutons» dévoreurs d’ordures s’y multiplient.

Dans une ferme de la province du Sichuan (sud-ouest), des milliers de larves blanches grouillent dans des bacs remplis de restes brunâtres de viande, légumes, fruits, oeufs, nouilles ou riz.

«En moyenne, un kilo d’asticots peut manger deux kilos de déchets en quatre heures», explique Hu Rong, la gérante de cet élevage situé près de la ville de Pengshan.

Ces larves voraces sont celles de la «mouche soldat noire» (Hermetia illucens), originaire du continent américain. Ces insectes sont connus comme les champions du monde de la digestion de «mets» un peu particuliers: déchets alimentaires, excréments, cadavres d’animaux et globalement toute matière organique en décomposition.

«Si vous mettez un poisson dedans, il ne ressort que son squelette blanc», sourit Wang Jinhua, directeur de Chengwei Environment, entreprise qui récupère les restes de 2000 restaurants de la métropole de Chengdu, puis en vend à Mme Hu.

Le gaspillage de nourriture, problème mondial, est particulièrement grave en Chine pour des raisons culturelles, explique-t-il.

«Quand on invite au restaurant, la coutume veut qu’on commande toujours plus de plats que nécessaire, pour montrer son hospitalité. Et forcément, ce qui reste est jeté».

Poulets et poissons

Et même s’il est courant après un repas d’emporter ses restes dans une barquette en plastique, «les quantités jetées restent tout de même plusieurs fois supérieures à celles enregistrées à l’étranger», souligne-t-il.

En Chine, chaque citadin produit 150 grammes de déchets de table en moyenne par jour, selon des statistiques officielles, un chiffre en augmentation. Chaque année, ce sont 40 millions de tonnes de déchets qui sont produites à l’échelle du pays (soit 29 kilos par personne).

L’intérêt de la mouche soldat noire, bestiole plutôt longue et fine, ne se limite cependant pas à l’élimination physique des déchets.

Une fois engraissées, une partie des larves sont vendues vivantes ou séchées pour servir de nourriture animale (poulets, poissons, tortues). Elles sont intéressantes en raison de leur composition très nutritive (jusqu’à 63 % de protéines et 36 % de lipides).

En clair, ces asticots permettent de récupérer les protéines et les graisses encore présentes dans les déchets. Puis de les réinjecter dans le cycle alimentaire humain, via l’alimentation des animaux d’élevage.

La Chine est l’un des pays les plus ouverts dans ce domaine, avec d’autres comme l’Australie ou l’Afrique du Sud, où nourrir poissons et poulets destinés aux assiettes humaines avec des insectes est autorisé.

«Aux États-Unis, c’est plus restrictif. Tout comme dans l’Union européenne (UE)», résume Christophe Derrien, secrétaire général de l’IPIFF, la fédération européenne des producteurs d’insectes.

«À partir de juillet 2017, il sera toutefois possible dans l’UE d’alimenter les élevages de poissons avec des protéines d’insectes transformées. C’est un premier pas encourageant, car l’UE s’ouvre de plus en plus», souligne M. Derrien.

Ultime avantage: les excréments des larves peuvent être utilisés comme engrais bio dans l’agriculture.

Rentable?

Les premières fermes à mouche soldat noire ont commencé à ouvrir il y a trois ans un peu partout en Chine.

«Cette année, on espère ouvrir trois ou quatre nouveaux sites autour de Chengdu», prévoit M. Wang. «L’idée, c’est de transformer ces déchets en substance utile.»

L’intérêt n’est pas qu’environnemental, il est aussi économique. Grâce à la vente de larves vivantes et d’engrais, Hu Rong vit confortablement. Après avoir réglé les coûts (achats des déchets, électricité, main-d’oeuvre, livraison), elle dit conserver un revenu annuel de 200 000 à 300 000 yuans (2200 à 3400 euros par mois), une somme importante en Chine.

Le retraitement des déchets alimentaires, voie économique d’avenir? Les huiles de cuisson des restaurants, parfois réutilisées illégalement en Chine, pourraient à moyen terme être elles aussi recyclées. Le géant pétrolier Sinopec vient d’annoncer la construction en 2018 à Ningbo, dans la province du Zhejiang (est), d’une usine visant à les recycler en «biocarburant» pour les avions de ligne, une alternative bio au kérosène.

http://www.lapresse.ca/

La Terre ne compte plus que 3 de ces tortues


Il existe 3 tortues géantes à carapaces molles connues dans le monde. Elles sont en captivité et pour sauver l’espèce, il faudrait trouver un mâle apte à la reproduction. Malheureusement, si ces tortues sont en voie de disparition, c’est en grande partie de notre faute.
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La Terre ne compte plus que 3 de ces tortues

 

Les défenseurs de l’environnement en recherchent désespérément une quatrième.

Dans les eaux chinoises de la province de Yunnan, des agents en charge de la protection de l’environnement espèrent trouver une tortue pourvue de spermatozoïdes précieux.

La tortue géante à carapace molle du fleuve Bleu est l’une des espèces les plus en danger critique d’extinction au monde. Un mâle et une femelle sont en captivité au zoo de Suzhou, en Chine, et une tortue vit à l’état sauvage dans le lac de Dong Mo au Vietnam. Cette tortue vietnamienne serait un mâle, mais elles sont si insaisissables qu’il est difficile de déterminer leur sexe.

Au mois de février l’année dernière, une quatrième tortue supposée centenaire est morte en captivité au Vietnam, réduisant ainsi d’un quart l’espèce.

Les tortues géantes à carapace molle du Yangtze, également connues sous le nom de tortues du fleuve Rouge, sont les plus grandes tortues d’eau douce au monde. Elles peuvent vivre pendant près d’un siècle et peser jusqu’à environ 90 kilos.

Une tortue géante à carapace molle du fleuve Bleu (Rafetus swinhoei), en danger critique d’extinction, subit un examen au zoo de Suzhou en Chine.

PHOTOGRAPHIE DE JOEL SARTORE, NATIONAL GEOGRAPHIC PHOTO ARK

L’espèce a été victime d’un rapide déclin au cours de la seconde moitié du 20e siècle à cause du développement des infrastructures le long du fleuve Rouge de Chine qui a détruit l’habitat des tortues. Tandis que la Chine poursuit ses efforts en faveur des énergies renouvelables, la construction de barrages au sud-ouest du pays est susceptible de bouleverser considérablement les espèces sauvages de la région.

Afin que les populations prospèrent, les tortues ont besoin d’eau claire et de plages sur lesquelles chasser.

Presque toutes les espèces de tortues marines sont menacées de disparition, ainsi que beaucoup de leurs camarades d’eau douce, à l’image de la tortue du fleuve Bleu. Leurs œufs, leur viande et leur peau font d’elles des cibles du braconnage, tandis que leur habitat est particulièrement victime des effets néfastes du changement climatique.

Si la restauration d’une espèce entière à partir de trois tortues n’est pas chose aisée, ce n’est pas impossible. Des chercheurs de la Wildlife Conservation Society (Société pour la Conservation de la Vie sauvage) sont à la recherche d’une tortue de l’espèce à l’état sauvage, cachée selon eux au fin fond de la province de Yunnan.

Aimin Wang, bénéficiaire d’une bourse National Geographic et directeur de la branche chinoise chez Wildlife Conservation Society, a fait part à National Geographic des efforts qui visent à sauver cette espèce au bord de l’extinction.

Que faites-vous pour trouver des tortues géantes à carapace molle du fleuve Bleu dans la province de Yunnan ?

Nous menons des enquêtes de terrain, dont l’objectif est de trouver cette tortue à l’état sauvage. Cette année, d’avril à mai, notre équipe effectue des relevés dans le fleuve Rouge. Nous n’en avons pas trouvé jusqu’ici, mais nous avons l’intention de nous rendre en Chine chaque année à cette période jusqu’à ce que nous en trouvions une.

Qu’est-ce qui vous fait penser qu’il est encore possible d’en trouver une ?

Nous avons discuté avec des locaux qui, compte tenu de la description qu’ils en ont faite, ont probablement aperçu une tortue du Yang-Tsé. Nous ignorons combien elles sont, mais d’après ce qu’ils disent, il devrait y en avoir une ou deux.

Si une tortue venait à être découverte, quelles seraient les conséquences pour l’espèce ?

Cela augmente les chances de reproduction. Le mâle qui se trouve en Chine est relativement vieux, mais la femelle est jeune. Les tortues se reproduisent par le biais d’inséminations artificielles. Les quatre dernières tentatives réalisées sur le couple en Chine ont échoué. Nous venons d’essayer pour la cinquième fois et avons obtenu des spermatozoïdes d’excellente qualité. Nous ne saurons pas avant un mois si ce nouvel essai a porté ses fruits.

Pourquoi est-il essentiel de sauver ces tortues ?

Il s’agit d’une espèce phare essentielle à la biodiversité. Elles sont un indicateur important de la santé de l’environnement. Si nos efforts pour qu’elles subsistent sont fructueux, cela signifie que notre écosystème se porte relativement bien. Si elles disparaissent, c’est le contraire.

Reste-t-il un espoir à cette espèce ?

Il est peut-être trop tard, mais l’occasion nous est désormais offerte de les sauver. Le moment crucial pour entreprendre des efforts de sauvegarde était il y a dix ans mais les gens ne s’en sont pas rendus compte. Si nous parvenons à mettre la main sur une tortue sur le terrain, cela augmentera nos chances.

http://www.nationalgeographic.fr

Les grandes villes pourraient gagner 8 °C d’ici 2100


Il en a qui font sûrement dire qu’ils seront morts d’ici à ce temps-là. Oui, sauf que nos enfants et petits enfants vont payer cher notre inaction. On ne pourra pas y échapper, mais nous pouvons quand même agir pour aider les générations futures à y faire face.
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Les grandes villes pourraient gagner 8 °C d’ici 2100

 

La circulation à Pékin pendant un épisode de... (Photo Ng Han Guan, archives AP)

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La circulation à Pékin pendant un épisode de smog.

PHOTO NG HAN GUAN, ARCHIVES AP

 

Agence France-Presse
Paris

Sous l’effet du réchauffement global et du phénomène des «îlots de chaleur urbains», les grandes villes pourraient gagner 7 °C supplémentaires, voire 8 °C, d’ici 2100, selon une étude parue lundi.

Ces projections se basent sur le scénario d’une croissance continue des émissions de gaz à effet de serre tout au long du siècle.

Quelque 5 °C seraient à attribuer au réchauffement mondial, le reste venant des «îlots de chaleur urbains» générés par la disparition de la verdure au profit du béton et de l’asphalte, souligne l’étude parue dans Nature Climate Change.

Ce sont ces «îlots» qui rendent les villes plus chaudes que leurs abords et y accentuent encore canicules et vagues de chaleur, avec à la clé plus d’énergie dépensée pour refroidir les bâtiments, plus de risques sanitaires, d’inconfort, un air plus pollué, une moindre qualité de l’eau et moins de productivité au travail.

Les 5 % de villes les plus peuplées «pourraient voir des hausses de températures de 8 °C et plus,» a indiqué à l’AFP Francisco Estrada, de l’Institut d’études environnementales (Pays-Bas), coauteur de ces recherches.

Les chercheurs ont aussi estimé le coût de ces évolutions pour les métropoles.

La ville médiane, au milieu de cet échantillon de 1692 cités étudié, perdrait l’équivalent de 1,4 à 1,7 % de PIB par an d’ici 2050, et entre 2,3 et 5,6 % d’ici 2100, selon eux.

«Pour la ville la plus affectée, les pertes pourraient atteindre 10,9 % du PIB d’ici 2100,» estime l’équipe.

Dès lors, toutes mesures permettant d’agir contre ces îlots de chaleur comptent, qu’il s’agisse de planter des arbres ou de végétaliser toits et trottoirs, ajoute-t-elle.

Les villes représentent 1 % de la surface de la planète, mais consomment environ 78 % de l’énergie mondiale et produisent plus de 60 % des émissions de gaz à effet de serre issues des énergies fossiles (gaz, charbon, pétrole), notent les chercheurs.

Les pays du monde se sont fixé comme objectif fin 2015 à Paris de limiter à 2 °C le réchauffement mondial par rapport au niveau de la Révolution industrielle, en réduisant les concentrations de GES dans l’atmosphère.

http://www.lapresse.ca/