Parole d’enfant ► Les sirènes


Même si on dit la vérité aux enfants, s’ils sont sûrs de leurs dires, ils le prouveront malgré que leurs preuves ne sont pas vraiment convaincantes
Nuage

 

Les sirènes

 

Grand-maman raconte

– Les dauphins peuvent sauver les sirènes
– Les sirènes n’existent pas
– Oui, ils existent
– Non
– Je vais demander à Noël une queue de sirène
– Autrement dit, si je te vois nager avec une queue de sirène ça veut dire que cela existe
– Oui

Ana-Jézabelle, 5 ans /5 mai 2017

Publicités

C.-B.: une jeune fille tirée dans l’eau par une otarie


On aime tous ou presque les animaux sauvages, mais il y a des règles à respecter pour éviter des incidents comme cette jeune fille qui a dû avoir la frousse de sa vie
Nuage

 

C.-B.: une jeune fille tirée dans l’eau par une otarie

 

 

Une jeune fille a été secourue après avoir été entraînée dans l’eau par une otarie à Steveston, au sud-ouest de Vancouver.

L’incident est survenu samedi alors qu’un groupe de gens nourrissaient l’otarie près d’un quai.

Une fille s’est assise sur le bord du quai avec son dos tourné vers l’animal.

L’otarie a sauté de l’eau et a saisi la robe de la fille afin de l’entraîner dans l’eau.

Un homme a rapidement secouru la fille.

Selon le directeur du Centre de recherche sur les mammifères marins à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), l’animal était probablement devenu habitué d’être nourri par des humains.

Andrew Trites pense que l’otarie croyait que la robe de la fille était un morceau de poisson.

M. Trites rappelle que les gens ne devraient pas nourrir des animaux sauvages tels que des otaries et devraient plutôt s’éloigner d’eux.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ►La tyrannie d’Henri VIII expliquée par la biologie


Henri VIII fut roi d’Angleterre et d’Irlande de 1509 à sa mort. Il fut un roi tyrannique et pourtant dans sa jeunesse, il était plutôt, au contraire, aimable et intelligent. Que c’est, il passé entre-temps ? Il semble que les blessures à la tête lors des tournois seraient la cause de son changement de personnalité. Comme il était le roi, et impossible de le destituer du moins à cette époque, nombre de gens ont subit les conséquences de ses traumatismes crâniens
Nuage

 

La tyrannie d’Henri VIII expliquée par la biologie

 

Marie-Céline Jacquier

Journaliste

 

Des chercheurs ont fait le lien entre des lésions cérébrales occasionnées lors de tournois de joute et la modification du caractère du souverain. Ou comment un traumatisme crânien peut changer le cours de l’Histoire.

Henri VIII reste l’un des monarques les plus tristement célèbres. Alors qu’il est souvent décrit comme un tyran d’humeur exécrable, une étude à paraître dans Journal of Clinical Neuroscience suggère qu’en réalité, jeune, il était d’une nature plutôt gentille. Ainsi en 1529, Érasme le décrit comme quelqu’un de convivial et doux dans le débat, affirmant même qu’il « agit plus comme un compagnon qu’un roi ». Mais son tempérament aurait changé suite à plusieurs accidents de joute.

Dans cette étude, des chercheurs de l’ université de Yale ont analysé différentes sources historiques sur la santé et la vie du roi. Les descriptions d’Henri VIII dans sa jeunesse le présentent comme un homme intelligent, d’humeur égale, prenant des décisions politiques et militaires sages. Rien à voir avec les décisions impulsives et les crises de rage que le souverain montre plus tard…

En effet, le comportement du roi a ensuite beaucoup évolué, et ces changements coïncident avec trois accidents majeurs dont il a été victime lors de tournois. Le premier d’entre eux eut lieu en 1524, où une lance l’a frappé près de l’œil. Et le plus grave de ces accidents se déroula en 1536 : le roi est resté inconscient pendant deux heures après être tombé de cheval et que l’animal lui soit tombé dessus.

Comme l’explique Arash Salardini, auteur de ces travaux, « les historiens conviennent que son comportement a changé après 1536 ».

 

Le roi a eu plusieurs accidents lors de tournois de joute, le plus grave date de 1536. © St. Nick, Shutterstock

Le roi a eu plusieurs accidents lors de tournois de joute, le plus grave date de 1536. © St. Nick, Shutterstock

Amnésies, colères, peuvent être causées par des lésions cérébrales

Après ces accidents, Henri VIII a eu des symptômes qui peuvent apparaître après un  traumatisme crânien : problèmes de mémoire, dépression, comportement agressif, anxiété, instabilité émotionnelle. Ainsi, en 1541, il a connu un épisode sévère de dépression. Le roi a aussi fait exécuter deux de ses femmes, Anne Boleyn en 1536 et Katherine Howard en 1542, toutes deux dans les mois et les années qui ont suivi ces accidents de joute.

Henri VIII souffrait aussi d’amnésie et d’une incapacité à se contrôler, comme le montre cet incident en 1546 : alors qu’il assurait à sa femme d’alors, Catherine Parr, qu’il ne l’enverrait pas à la Tour de Londres, des soldats sont arrivés pour l’emmener. Le roi s’emporta contre les soldats : il avait oublié qu’il avait donné cet ordre la veille… Le traumatisme crânien peut expliquer les problèmes de mémoire, les colères, les maux de tête, l’insomnie, dont le monarque était affligé pendant la décennie qui précéda son décès en 1547.

Les auteurs de cette étude concluent qu’il « est tout à fait plausible, mais peut-être pas prouvable, que la répétition des lésions cérébrales traumatiques ont entraîné des changements dans la personnalité d’Henri. »

De plus, les chercheurs font aussi l’hypothèse que des lésions ont conduit à un hypogonadisme. Le souverain souffrait probablement de problèmes d’impuissance, ce qui semble attesté par la correspondance d’une de ses femmes, Anne Boleyn.

Pour Arash Salardini, « Il est fascinant de penser que l’histoire européenne moderne peut avoir changé à jamais à cause d’un coup à la tête. »

http://www.futura-sciences.com

Ces deux types de cancer de la peau sont en hausse


Si une chose qui doit être primordiale pour un enfant, c’est de le protéger des rayons UV pour éviter que plus tard, il puisse souffrir du cancer de la peau. Même les adultes devraient se prémunir des rayons UV en tout temps, et de laisser tomber les salons de bronzage, car ces cancers sont en augmentation
Nuage

 

Ces deux types de cancer de la peau sont en hausse

 

HuffPost Canada  |  Par Joy D’Souza

Selon les chercheurs, deux types de cancer de la peau soit le carcinome épidermoïde (SCC) et carcinome basocellulaire (BCC) – ont considérablement augmenté entre 2000 et 2010.

Les diagnostics de carcinome épidermoïde ont augmenté de plus de 260 % au cours des 10 dernières années. Le cancer de la peau sans présence de mélanome se produit dans les cellules de la peau, explique la Société canadienne du cancer. Il peut se développer et détruire les tissus à proximité.

Le carcinome basocellulaire représente 75% à 80% des types de cancer de la peau tandis que le carcinome épidermoïde représente environ 20% de tous les cancers de la peau. Les deux types ont tendance à se développer lentement et peuvent être détectés assez tôt.

« Nous savons que le soleil et certaines sources de lumière solaire artificielle [comme les lits de bronzage] émettent des rayons ultraviolets ou UV, qui endommagent la peau », a déclaré Christian Baum, dermatologue et auteur principal de l’étude. « Ces dommages cutanés s’accumulent avec le temps et peuvent souvent conduire à un cancer de la peau. »

Les résultats de l’étude de Baum sont appuyés par Statistiques Canada et la Société canadienne du cancer, qui affirment que 41 % des Canadiens ne prêtaient pas attention à l’indice UV quotidien, ce qui pose un risque plus élevé de mélanome, rapporte Global News.

« Il n’y a aucun moyen sûr d’obtenir un bronzage. La peau bronzée est une peau endommagée », ont-ils réitéré. « Éventuellement, les coups de soleil de votre jeunesse peuvent devenir plus tard un ou plusieurs cancers de la peau », a déclaré Baum.

Alors, que pouvez-vous faire pour protéger votre peau? Utilisez un écran solaire, insiste Baum.

« Les rayons UV peuvent pénétrer dans les fenêtres des voitures et la peau est exposée aux rayons UV, même lorsque le soleil ne brille pas. Les rayons UV rebondissent sous les nuages, hors de la neige, des bâtiments, et même pendant les jours gris.

Selon la Fondation canadienne du cancer de la peau, il y a plus de 80 000 diagnostics de cancer de la peau chaque année. On estime qu’un Canadien sur six sera diagnostiqué avec un cancer de la peau au cours de sa vie.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Les chevaux scythes encore loin de ceux d’aujourd’hui


La domestication des chevaux a commencé il y a 5 500 ans. Grâce au séquençage des génomes, ils ont pu remonter la ligner des chevaux domestiques actuels. Cette sélection à travers le temps n’est pas sans conséquence, car des maladies congénitales font maintenant partie de leur génétique
Nuage

 

Les chevaux scythes encore loin de ceux d’aujourd’hui

 

Une restitution de l’un des étalons scythes sacrifiés lors de l’inhumation royale de Berel’ au Kazakhstan.

Les génomes d’anciens chevaux montrent que la sélection des traits chevalins actuels avait commencé à l’époque des Scythes, puis s’est accélérée au cours des deux derniers millénaires.

François Savatier

Chevaux de trait, chevaux de selle, poneys… Il existe des centaines de races de chevaux domestiques. Quand et comment cette diversité est-elle apparue ? Réalisé par une vaste équipe internationale autour de Ludovic Orlando, de l’université de Copenhague, le séquençage de quatorze génomes d’anciens chevaux apporte plusieurs éléments de réponse surprenants.

Les chercheurs travaillent à restituer l’histoire évolutive des chevaux domestiques, animaux qui ont joué un très grand rôle dans l’histoire humaine (transport à longue distance, guerres, etc.). Amorcée il y a quelque 5 500 ans en Asie centrale, la domestication d’Equus ferus a été à l’origine de nombreuses cultures nomades dans les steppes asiatiques. Ainsi, il y a plus de 3 000 ans, un homme de la culture préscythe de Subeshi, dans le désert du Taklamakan, a été enterré avec un pantalon taillé pour la monte. Quelques siècles plus tard, au début de l’âge du Fer, les Scythes pratiquaient une culture équestre hautement développée et occupaient un territoire allant de la mer Noire au massif de l’Altaï, en Mongolie.

Ces repères chronologiques expliquent pourquoi les chercheurs ont choisi de séquencer les génomes de quinze étalons sacrifiés il y a entre 2  350 et 2 750 ans, à l’occasion de funérailles royales scythes. La biodiversité de ces chevaux s’est révélée plus importante que celle des chevaux actuels, qui n’ont pratiquement plus qu’un seul type de chromosome Y, comme s’ils descendaient tous d’un unique étalon.

À l’époque des Scythes, la sélection par l’homme était cependant déjà largement lancée. Ainsi, les chercheurs ont constaté que les gènes mutés favorables à la course, à une plus grande taille du corps, mais aussi à la lactation chez les juments avaient déjà commencé à s’accumuler dans le génome des chevaux scythes. Particulièrement intéressante est l’accumulation de mutations adaptatives dans une région du génome associée à la crête neurale, une population de cellules de l’embryon à l’origine de nombreux tissus de l’organisme. Cette constatation va dans le sens de la « théorie de la crête neurale », selon laquelle c’est une modification précoce du développement de cette population de cellules qui aurait rendu possible la sélection artificielle des traits typiques de toutes les espèces domestiques : robes et tailles variées, oreilles tombantes (pour d’autres animaux que les chevaux)…

L’équipe de Ludovic Orlando a aussi établi que lors des sacrifices qui accompagnaient les inhumations royales, les Scythes aimaient sacrifier des chevaux de couleurs diverses : ils ont en effet pu établir la présence dans leur échantillon de deux chevaux noirs, d’un de couleur crème, de quatre chevaux bais et de six alezans. Une preuve de plus du fait que la domestication était enclenchée, puisque c’est elle qui a produit l’aspect très divers des chevaux d’aujourd’hui. Il semble que ce soit seulement au cours des deux derniers millénaires que la reproduction à partir d’un très petit nombre d’étalons s’est généralisée. C’est cela, et aussi une sélection incessante, qui a produit les centaines de types de chevaux souvent très athlétiques, arborant des dizaines de robes et de marques très variées, que nous connaissons.

Malheureusement, cela a aussi multiplié les défauts d’organe, les cataractes et les nombreuses maladies congénitales auxquelles les éleveurs sont confrontés aujourd’hui.

http://www.pourlascience.fr/

Pourquoi ne pourrait-on pas tuer tous les moustiques sur Terre ?


Le moustique est le plus meurtrier de tous les animaux, cependant, il existe plus de 3, 000 espèces et seulement une petite portion d’entre eux sont porteurs de maladies. Éradiquer tous les moustiques serait donc injuste. De plus, les moustiques ont un rôle à jouer dans la pollinisation et de nettoyer les plans d’eau, sans compter qu’ils sont une source d’aliments pour certains animaux.
Nuage

 

Pourquoi ne pourrait-on pas tuer tous les moustiques sur Terre ?

 

Quel est l’animal le plus meurtrier sur Terre ? Loupé, ce n’est pas le requin, ni le crocodile, mais bien le moustique. Facteur de maladies, le moustique est l’animal causant le plus de morts chez l’homme. Dans une moindre mesure, c’est aussi l’ennemi de vos belles nuits d’été. Un monde sans moustique en a donc fait rêver plus d’un. Mais cela serait-il possible ?

Chaque été, c’est la même rengaine : votre meilleur ami, le moustique sort de sa tanière pour venir perturber vos nuits et vous offrir plein de petits boutons qui grattent. Une manie qui fait de lui l’un des insectes les plus détestés. Mais c’est aussi et surtout l’animal le plus meurtrier sur Terre. Certains moustiques sont en effet un vrai fléau pour l’Homme, transportant plusieurs maladies mortelles, comme le paludisme, la fièvre jaune ou encore la dengue.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le moustique serait responsable de sept millions de morts par an. Il est alors légitime d’en venir à se demander « à quoi sert vraiment un moustique ? Pourquoi ne pas les faire disparaitre jusqu’au dernier ? » Slate a posé ces questions à des entomologistes, et malheureusement, l’idée d’un monde sans moustiques relève bel et bien de l’utopie.

Éradiquer les moustiques : un impact écologique incertain

L’importance du moustique dans la chaine alimentaire et les écosystèmes n’est pas encore bien définie. Si la plupart des femelles optent pour un régime hématophage (à base de sang) quand il s’agit de pondre, les moustiques se nourrissent généralement à partir du nectar des fleurs. Il est ainsi admis qu’ils participent au même titre que d’autres insectes, à la pollinisation des végétaux.

Côté prédateurs, on sait aujourd’hui que le moustique est assez facile à attraper et qu’il fait partie du menu de nombreux animaux, d’autres insectes, des lézards ainsi que des oiseaux notamment. Par ailleurs, les scientifiques ont démontré que les larves de moustiques jouent un rôle de filtre dans les écosystèmes aquatiques où elles se nourrissent de déchets et de micro-organismes, nettoyant ainsi les eaux.

Mais tous ces rôles sont-ils réellement capitaux pour la biodiversité ? D’autres insectes ne pourraient-ils pas remplacer le moustique s’il venait à disparaitre ? Lorsqu’on leur demande, les chercheurs eux-mêmes ne sont pas sûrs des retombées écologiques d’une disparition totale des moustiques. Ils affirment toutefois qu’il y aurait bel et bien de sérieuses conséquences.

D’autant qu’en plus de les tuer, à l’aide de pesticides, il faudrait aussi endommager leurs habitats, en vidant des étangs, lacs, ruisseaux, ce qui aurait forcément des répercussions sur d’autres espèces animales. Mais détruire leur habitat ne serait pas suffisant, il faudrait aussi tuer les larves à l’aide de larvicide, ce qui multiplierait les conséquences probables.

Tous les moustiques ne sont pas coupables

Il faut savoir qu’il existe plus de 3.000 espèces différentes de moustiques à travers le monde. Mais seules quelques dizaines d’entre elles sont vectrices de maladies pour l’homme, tandis que d’autres ne piquent même pas l’humain. Aussi, des études précédentes ont prouvé que deux espèces de moustiques distinctes pouvaient être aussi différentes qu’un colibri et un aigle.

Éradiquer tous les moustiques reviendrait donc à faire payer à des centaines d’espèces, le comportement d’une poignée d’entre elles, ce qui ne serait pas justifié. Une méthode plus sélective et n’affectant pas l’environnement serait donc à préconiser et l’idée d’un monde sans moustiques est d’ores et déjà à exclure.

Une méthode sélective pour viser certaines espèces

Jusqu’ici, les spécialistes luttaient contre les moustiques essentiellement en utilisant des insecticides. Néanmoins, des résistances sont apparues chez les insectes au cours des dernières années, poussant les chercheurs à trouver d’autres méthodes d’éradication plus complexes mais aussi plus efficaces. Parmi elles, figure la « naissance contrôlée du moustique ».

Développée par un chercheur de l’Université du Kentucky, elle consiste à employer une bactérie appelée « Wolbachia« . Ce micro-organisme infecte la plupart des arthropodes à travers le monde. Or, lorsque deux moustiques souhaitent se reproduire, si l’un des deux est infecté, l’autre doit l’être aussi et par la même souche, sans quoi leur descendance sera stérile.

L’idée est donc d’introduire des mâles infectés par des souches différentes afin de bloquer la reproduction des moustiques. D’autres méthodes avec une stratégie semblable ont été mises au point et parfois testées. Au Brésil notamment, l’entreprise britannique Oxitec produit actuellement des mâles génétiquement modifiés destinés à donner naissance à une progéniture incapable de survivre.

Quoi qu’il en soit, l’ère d’un monde sans moustiques n’est pas pour demain mais réussir à réduire et contrôler les espèces de moustiques qui transmettent des maladies, pourrait représenter l’une des plus grandes victoires de la santé publique de l’histoire.

Publié par Stanislas Lechevallier, le 21 juillet 2015

http://www.maxisciences.com

Ces aliments riches en vitamine D permettraient de prévenir la maladie d’Alzheimer


La vitamine D serait un atout pour éviter la maladie d’Alzheimer. Ce n’est probablement pas la seule cause qui peut entraîner la démence, mais cela a tout de même le mérite d’en prendre connaissance
Nuage

 

Ces aliments riches en vitamine D permettraient de prévenir la maladie d’Alzheimer

 

Le HuffPost  |  Par Annabel Benhaiem


On prête à la vitamine D de nombreuses vertus. Cette hormone, principalement synthétisée grâce à notre exposition à la lumière naturelle, est bonne à la fois pour les os, le cœur et les muscles. Elle le serait aussi pour prévenir l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

Deux études menées par deux chercheuses de l’Inserm, Catherine Féart et Cécilia Samieri, de l’université de Bordeaux, ont démontré qu’une carence en vitamine D entraînerait un risque majeur de développer une maladie d’Alzheimer.

D’autant plus si notre alimentation est pauvre en « bonnes graisses » et en caroténoïdes antioxydants présents dans les pigments naturels jaune-rouge de nombreux fruits et légumes.

Ces deux travaux ont été publiés le 15 mai dans la revue scientifique « Alzheimer’s & Dementia » (articles payants). Ils ont été menés par une équipe de huit chercheurs.

Risque multiplié par deux

Les scientifiques ont pu analyser le sang des participants à une cohorte mise en place en 2000 avec près de 10 000 personnes âgées de 65 ans et plus, en bonne santé, ou du moins qui ne souffraient pas de la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs se sont intéressés tout particulièrement aux concentrations de nutriments: acides gras, caroténoïdes, vitamines E, D et A. Plusieurs de ces nutriments pourraient prédire le risque de démence, mais aucune étude ne s’était intéressée à leur rôle combiné.

Dans un premier temps, Catherine Féart et ses co-investigateurs se sont intéressés à la vitamine D. Elles se sont aperçues que les participants avec une carence (25%) ou une insuffisance (60%) en vitamine D avaient un risque multiplié par deux de développer une démence et un risque multiplié par près de trois de développer une maladie d’Alzheimer par rapport à ceux ayant un statut satisfaisant en vitamine D.

Risque multiplié par quatre

Dans une seconde étude, Cécilia Samieri et Camille Amadieu (première auteure de la publication) ont fait ressortir un profil particulier: les personnes âgées ayant les plus faibles concentrations sanguines combinées en vitamine D, en caroténoïdes et en acides gras polyinsaturés (« bonnes graisses ») avaient un risque multiplié par quatre de développer une démence et la maladie d’Alzheimer par rapport à ceux ayant les concentrations sanguines les plus élevées pour ces nutriments.

Elles ont ainsi établi que la déficience en vitamine D est très fréquente chez le sujet âgé.

 Selon les chercheuses, « une telle déficience semble associée à un fort risque de développer une maladie d’Alzheimer. Le sur-risque conféré par cette déficience multiple apparaît bien supérieur au risque lié à la génétique ».

Comment retarder la démence?

Ainsi, maintenir une alimentation riche en vitamine D chez les personnes âgées pourrait contribuer à retarder ou à prévenir la démence, en particulier de type Alzheimer.

Et les aliments à privilégier sont les noix, le poisson (pas plus de deux fois par semaine pour éviter une trop grosse absorption de polluants comme le plastique et le mercure), les huiles végétales, les fruits et légumes riches en carotène. Bon appétit.

http://quebec.huffingtonpost.ca/