Donald Trump affirme être l’homme politique le plus injustement traité de l’histoire


Ce n’est pas de sa faute, mais la faute des autres ! Ce qui peut lui coûter cher depuis deux semaines, c’est d’avoir demandé l’arrêt d’une enquête criminel ce qui dans un ca similaire avait fait tomber Richard Nixon 1974
Nuage

 

Donald Trump affirme être l’homme politique le plus injustement traité de l’histoire

 

AFPQC  |  Par Agence France-Presse

Donald Trump a estimé mercredi qu’il n’y avait pas d’homme politique traité « plus injustement » que lui, après des révélations du New York Times selon lesquelles il aurait demandé au chef du FBI de clore une enquête visant un de ses conseillers.

« Aucun homme politique dans l’histoire, et je dis cela avec beaucoup d’assurance, n’a été traité plus injustement », a déclaré devant l’Ecole des gardes-côtes le président américain, qui est accusé aussi d’avoir divulgué des informations confidentielles à la Russie.

« Vous ne pouvez pas les laisser vous abattre », a ajouté le dirigeant républicain, élu en novembre au terme d’une campagne dans laquelle la Russie est accusé d’ingérence au détriment de sa rivale démocrate Hillary Clinton.

« Vous devez baisser la tête et combattre, combattre, combattre. Ne laissez jamais, jamais tomber », a-t-il lancé. « Regardez comment j’ai été traité dernièrement. Notamment par les médias ».

Donald Trump est confronté à de multiples crises depuis qu’il a limogé la semaine dernière le chef du FBI, James Comey, qui enquêtait sur une éventuelle « coordination » entre des membres de son équipe de campagne et le gouvernement russe.

Le 14 février, au lendemain de la démission forcée d’un influent conseiller de Trump, qui avait omis de mentionner des contacts avec un diplomate russe, Donald Trump aurait demandé à M. Comey de clore l’enquête visant ce conseiller, Michael Flynn, a révélé mardi le New York Times.

Selon le Washington Post, le président aurait aussi divulgué des informations sensibles confiées par Israël à propos du groupe Etat islamique (EI), lors d’un entretien avec le ministre russe des Affaires étrangères.

La commission du Renseignement du Sénat a pressé mercredi dans une lettre l’ex-directeur du FBI à venir témoigner publiquement devant les élus.

Poutine ironise

A cela s’ajoute une affaire distincte, qui reflète selon les détracteurs du président son incapacité à exercer la fonction suprême.

Il a donné au chef de la diplomatie russe et à l’ambassadeur de Moscou, dans le Bureau ovale le 11 mai, des informations secrètes sur un projet d’opération du groupe Etat islamique. La Maison Blanche ne conteste pas le fond de ces révélations mais insiste sur le fait que le partage d’informations est une prérogative absolue du président.

Problème: une source de l’administration a confirmé à l’AFP que ces renseignements très secrets avaient été fournis par Israël, dont les méthodes et sources sur le territoire de l’organisation jihadiste risquent ainsi d’être mises à jour.

Depuis la Russie, Vladimir Poutine a ironisé sur les batailles qui déchirent Washington et… proposé au Congrès de fournir la retranscription russe du rendez-vous du Bureau ovale pour prouver que rien de secret n’avait été divulgué par le président américain.

En Israël, où M. Trump arrivera lundi lors d’une tournée internationale, le gouvernement se gardait de tout commentaire.

Le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a assuré qu’il n’y avait eu « aucune perturbation » dans les relations avec les alliés des Etats-Unis, mais beaucoup d’experts s’interrogeaient sur l’avenir de la coopération entre alliés en matière de renseignement.

« Les événements des deux dernières semaines ont ébranlé ma confiance dans la compétence et la crédibilité de cette administration », a déclaré Chuck Schumer, chef de l’opposition démocrate du Sénat.

« Ce n’est que révélation après révélation, allégation après allégation de faute grave. Ces deux derniers jours, on a atteint un nouveau sommet ».

James Comey, témoin clé

Au Congrès américain, le sentiment oscillait entre lassitude, exaspération et stupéfaction.

Le puissant Mitch McConnell, gardien de la feuille de route républicaine au Sénat, a regretté les « psychodrames » à répétitions, une rare admonestation.

Pour l’instant, les républicains refusent de se joindre aux appels de l’opposition démocrate à la nomination d’un procureur spécial pour reprendre l’enquête sur la Russie.

Mais la plupart des élus savent que le témoignage de James Comey sera déterminant pour l’avenir de la présidence Trump.

« Nous avons besoin des faits », a déclaré le président de la Chambre, Paul Ryan, appelant à garder la tête froide.

 Fait-il toujours confiance au président?

« Oui », a-t-il dit.

Des fissures commençaient à apparaître dans la digue républicaine.

Une poignée de républicains sont désormais favorables, avec des démocrates, à la création d’une commission d’enquête indépendante sur tous les aspects de l’affaire russe.

L’un d’eux est le sénateur John McCain, qui a comparé la situation, par son ampleur, au scandale du Watergate qui fit tomber Richard Nixon en 1974.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

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