Trop de mur


Isaac Newton serait bien déçu de voir Donald Trump se battre pour un mur entre les États-Unis et le Mexique
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Trop de mur

 

Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts

Isaac Newton

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Le Saviez-Vous ► 8 vérités sur l’huile de noix de coco selon des spécialistes en nutrition


Il y a des modes en alimentation qui fait croire que certains aliments sont des superaliments, qu’ils peuvent guérir nombres de maladies et qu’ils sont bons pour la santé. C’est le cas de l’huile de noix de coco. Il y a de bons côtés, mais aussi des mauvais côtés qu’ils faut prendre en compte
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8 vérités sur l’huile de noix de coco selon des spécialistes en nutrition

Ces dernières années, l’huile de coco suscite un fort engouement sur les réseaux sociaux et sur internet. Cependant, il faut y regarder à deux fois avant d’acheter de l’huile de noix de coco à gogo.

PAR ERICA LAMBERG

Noix de coco et gras saturés

Aussi incroyable que cela puisse sembler, l’huile de noix de coco renferme six fois plus de gras saturé que l’huile d’olive, soit près de 12 grammes par cuillère à table.

« Pour la plupart des gens, cela représente plus de la moitié de l’apport quotidien recommandé », souligne Edwina Clark, diététicienne et directrice du département de nutrition et de santé de l’application et du site Yummly.

Il est vrai que tous les gras saturés ne sont pas égaux. Par exemple, l’huile de noix de coco recèle un taux particulièrement élevé d’acide laurique, un gras saturé qui augmente le niveau de bon cholestérol (HDL) comme le font les gras insaturés. Mais, l’acide laurique fait également grimper le mauvais cholestérol (LDL) et le cholestérol total. Edwina Clark souligne que, à l’opposé, les gras polyinsaturés et mono-insaturés de l’huile d’olive et des autres huiles végétales contribuent à abaisser le mauvais cholestérol et le cholestérol total.

Attention à l’abus

Une fois tombé sous le charme du goût tropical de l’huile de noix de coco, vous pourriez être tenté de l’utiliser pour faire revenir, frire, griller ou cuire tous vos plats.

« L’huile de noix de coco apportera une touche d’exotisme aux rôties, aux barres granolas, aux beurres de noix, aux smoothies, au maïs soufflé et aux soupes, précise Edwina Clark. Mais n’oubliez pas qu’une toute petite quantité suffit. »

Pour la cuisson en général, l’huile d’olive (extra vierge en particulier) et les autres huiles végétales comme les huiles de canola, de carthame et de tournesol sont les plus appropriées.

« Ne dépassez pas 1 à 2 c. à café d’huile de noix de coco par jour pour respecter les recommandations en gras saturés et prendre soin de la santé de votre cœur », précise Edwina Clark.

L’huile de noix de coco n’est pas un superaliment

C’est peut-être dur à croire après tout ce qu’on a entendu dire sur la blogosphère, mais l’huile de noix de coco n’est pas un superaliment comme le saumon.

« Il n’existe pas jusqu’à maintenant d’étude exhaustive ni de recherche sérieuse sur lesquelles s’appuyer pour affirmer que les huiles et beurres de noix de coco stimulent l’énergie, renforcent l’immunité, guérissent l’hypothyroïdie, augmentent la satiété ou diminuent les fringales », écrit la diététicienne Nicole Morrissey sur son blogue PreventionRD.com.

L’huile de noix de coco possède des composants antioxydants qui pourraient diminuer le risque de certaines maladies.

« On a parlé de remède “miracle” pour les maladies cardiaques, la perte de poids, la baisse du cholestérol et pour prévenir ou retarder l’apparition de la maladie d’Alzheimer », affirme Gary Appelsies, responsable de l’alimentation saine au YMCA de la Floride centrale. « Que l’huile de noix de coco soit utile pour traiter certaines maladies chroniques, c’est comme pour le reste, on n’a pas encore tout vu. »

Il y a d’autres gras meilleurs pour la santé

Nous savons aujourd’hui que les gras alimentaires ne sont pas aussi dangereux pour la santé qu’on l’a cru il y a quelques décennies. Mais, il y a des sources de lipides meilleures pour la santé que la noix de coco : c’est le cas des noix, des graines et des avocats.

« N’oubliez pas non plus d’ajouter des fruits et des légumes frais, des grains entiers, des protéines maigres ou d’origine végétale à votre alimentation quotidienne, souligne Gary Appelsies. C’est la combinaison de tous ces éléments qui aura un effet positif sur votre santé et votre organisme, pas seulement le produit à la mode qui se prétend le nouveau miracle. »

Des gras trans cachés

Lorsque vous achetez de l’huile de noix de coco, vérifiez sur l’étiquette si elle ne contient pas d’huile hydrogénée ou partiellement hydrogénée, ce qui indiquerait la présence de gras trans.

« Le gras trans ne sera jamais un bon gras pour la santé », précise Nicole Morrissey.

Des bienfaits surprenants

L’huile de noix de coco est efficace contre la plaque dentaire.

« Les bains de bouche d’huile (oil pulling) s’utilisent en médecine traditionnelle ayurvédique », précise Monica Amsterdam, directrice de la nutrition au Medical and Wellness Center of New Jersey à Cedar Knolls.

Pendant 15 minutes, faites circuler de l’huile de noix de coco (sans l’avaler) entre vos dents pour déloger la plaque dentaire, conseille-t-elle. Poursuivez 30 à 45 minutes supplémentaires afin d’améliorer votre santé générale.

« Ce processus permet à huile d’aspirer les virus, les bactéries et les levures », dit-elle.

Le meilleur moment pour le faire est le matin avant le déjeuner : ce traitement buccal améliore la santé de vos dents et votre état de santé général.

L’huile de noix de coco ne fait pas maigrir

La consommation modérée d’huile de noix de coco peut faire partie d’une alimentation saine et équilibrée, mais elle ne vous fera pas perdre de poids, comme l’ont suggéré certains.

« L’huile de noix de coco comprend beaucoup de calories et plus de gras saturés que le lard (90 % contre 40 %) », nous dit Farzaneh Daghigh, professeure en biochimie et en gastroentérologie au College of Osteopathic Medecine (Philadelphie).  Une dose de 15 ml (1 c. à table) fournit plus de 13 g de gras et 125 calories. Si vous en consommez trop, vous absorberez des calories qui vont amener votre organisme à emmagasiner plus de graisse. »

Plus de satiété mais plus de calories aussi

La concentration en gras de l’huile de noix de coco indique faussement aux récepteurs de la leptine que vous êtes rassasiés, ce qui peut diminuer votre faim et éventuellement votre appétit. Tant mieux si cela vous éloigne de la boîte à biscuits, mais cela n’a aucun effet sur votre consommation totale de calories.

« Une dose de 15 ml d’huile de noix de coco contient environ 125 calories », rappelle Patrick Henigan, propriétaire du centre d’entraînement Jacksonville Fitness Academy (Floride).

« Bien qu’il puisse s’agir de “bonnes” calories, ça ne change rien au fait qu’un excès de calories se traduira par une prise de poids. »

Si vous ajoutez l’huile de noix de coco à votre alimentation, vous devrez réduire d’autant les calories provenant d’autres aliments.

« D’où qu’elles proviennent, les calories supplémentaires vous feront prendre du poids », conclut-il.

http://selection.readersdigest.ca

Arrêtez de mettre des cotons-tiges dans vos oreilles, affirme une nouvelle étude


On le sait, c’est dangereux, mais on continue à utiliser des cotons-tiges pour nettoyer nos oreilles et ceux des enfants. Malheureusement, parmi les enfants beaucoup auront des perforations du tympan qui peut entraîner une perte auditive
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Arrêtez de mettre des cotons-tiges dans vos oreilles, affirme une nouvelle étude

 

HuffPost Canada  |  Par Joy D’Souza

Ce n’est pas une légende urbaine, les cotons-tiges peuvent sérieusement nuire à vos oreilles.

Selon une nouvelle étude publiée dans le Journal of Pediatrics, les cotons-tiges envoient des dizaines d’enfants aux urgences tous les jours.

L’étude a examiné les données de 1990 à 2010 du National Electronic Injury Surveillance System, le système de surveillance des blessures de la Commission de la sécurité des produits de consommation des États-Unis. Les chercheurs ont constaté que durant cette période de 20 ans, 263 338 enfants américains âgés de moins de 18 ans ont été envoyés à l’urgence en raison de blessures aux oreilles liées à l’utilisation de coton-tige. C’est environ 36 enfants par jour.

Pour l’ensemble des enfants traités pour des blessures aux oreilles, 25% ont vécu une rupture du tympan, ce qui peut entraîner une perte de l’audition. Une perforation du tympan peut être extrêmement douloureuse et peut prendre plusieurs semaines avant de guérir par elle-même. Occasionnellement, une chirurgie est nécessaire pour réparer un tympan perforé.

Et ce n’est pas le seul danger des cotons-tiges.

«Les fibres de coton se mélangent souvent avec la cire, formant un bouchon collant et obstructif qui est difficile à retirer», explique le docteur Ron Lemckert, oto-rhino-laryngologiste et directeur du Curtis Cosmetic & Laser Centre en Ontario.

Alors que devriez-vous faire si vous (ou votre enfant) sentez que vos oreilles sont bouchées ? Laissez-les tranquilles! Tout simplement.

serezniy qtips

«La fonction de la cire d’oreille est de conserver votre canal auditif propre», indique le docteur Douglas Backous, président du comité d’audition de l’Académie américaine d’otolaryngologie – chirurgie de la tête et du cou et directeur de la chirurgie auditive et à la base du crâne de l’Institut Suédois de Neuroscience à Seattle.

Utiliser des écouvillons de coton pour «nettoyer» les oreilles ne fait que pousser la cire plus profondément, rendant l’audition légèrement plus difficile. Donc si cela vous dérange vraiment, contactez votre docteur ou un oto-rhino-laryngologiste qui pourra vous prescrire des gouttes pour les oreilles qui peuvent aider à expulser la cire d’oreille.

Ce texte initialement publié sur le Huffington Post Canada a été traduit de l’anglais.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Égypte: 17 momies découvertes dans des catacombes


L’Égypte ne cesse de déterrer des sarcophages, des cercueils encore et encore, l’histoire de ce pays ne cesse de rajouter des nouvelles anciennes de leur histoire
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Égypte: 17 momies découvertes dans des catacombes

 

AFPQC  |  Par Agence France-Presse

Des archéologues en Egypte ont retrouvé 17 momies dans des catacombes dans la province de Minya, une découverte « sans précédent » pour cette région du centre du pays, au coeur d’un site archéologique désertique.

Les autorités égyptiennes qui cherchent à relancer l’activité touristique au pays des Pharaons, ont multiplié ces derniers mois les annonces concernant la découverte de nouveaux vestiges archéologiques.

« Nous avons retrouvé des catacombes, qui contenaient un certain nombre de momies », a indiqué samedi lors d’une conférence de presse Salah al-Khouli, à la tête de l’équipe d’archéologues de l’université du Caire responsable de cette découverte.

Cette « cachette de momies non-royales », un dédale de corridors souterrains, abritait « 17 momies et un certain nombre de sarcophages », sculptés dans de la pierre ou de l’argile, selon un communiqué du ministère des Antiquités, distribué lors de la conférence de presse, dans la région désertique de Touna-el-Gabal, dans la province de Minya, à quelque 200 km au sud du Caire.

Les archéologues ont également découvert des « cercueils d’animaux » et « deux papyrus écrits en démotique », une forme d’écriture hiéroglyphique simplifiée utilisée au cours des dernières dynasties pharaoniques en Egypte et jusqu’au début de l’époque romaine.

Les momies découvertes pourraient dater de la basse époque (712–332 B.C avant J.-C.), selon le communiqué, mais la porte-parole du ministère Nevine al-Aref a précisé qu’elles pourraient également remonter à l’ère ptolémaïque.

La dynastie ptolémaïque (330 à 30 avant J.-C. environ), d’origine grecque, fut la dernière dynastie pharaonique avant que l’Egypte ne passe sous domination romaine.

Sur le site, des amphores et d’autres récipients en argile exhumés lors des excavations étaient exposés dans un petit cabinet de bois et de verre, a constaté un journaliste de l’AFP.

« C’est la première nécropole humaine trouvée dans le centre de l’Egypte avec un tel nombre de momies », a souligné M. Khouli. « Cela pourrait indiquer la présence d’une nécropole bien plus importante », a-t-il souligné.

Présence gréco-romaine

« C’est une découverte qui remonte à la période gréco-romaine », a indiqué pour sa part Mohamed Hamza, directeur du département des fouilles archéologiques au sein de l’université du Caire, qui se réjouit d’une découverte « sans précédent ».

Il précise que le site archéologique de Touna el-Gabal abrite des vestiges datant de cette époque, « entre le III ème siècle avant J.-C. et le III ème siècle après J.-C. ».

Par ailleurs, le ministère annonce également dans son communiqué la découverte sur un site voisin « de maisons funéraires romaines sculptées dans l’argile, dans lesquelles ont été retrouvées des pièces de monnaie, des lampes, et d’autres objets domestiques ».

L’Egypte a récemment donné son feu vert à plusieurs projets archéologiques dans l’espoir de faire de nouvelles découvertes, au moment où le secteur touristique, pilier de l’économie, peine à véritablement décoller, après des attentats meurtriers ces dernières années.

A la mi-avril, le ministère avait annoncé la découverte de huit momies dans la tombe d’un magistrat de la 18e dynastie (1550–1295 avant J.-C.), près de la ville de Louxor, dans le Sud égyptien.

« Les antiquités, c’est le +soft power+ qui distingue l’Egypte », a lancé lors de la conférence de presse le ministre Khaled al-Anani. « Toute information concernant les antiquités va attirer le monde entier et améliorer l’image du pays », a-t-il souligné.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Comment construire un village lunaire avec une imprimante 3D


Cette idée me fait penser à la série  »Cosmos 1999 » et grâce à l’imprimante 3D, il serait possible de faire des modules sur la lune qui protègerait le village des rayons cosmiques, des températures extrêmes … Et cette idée semble vouloir avec une continuité avec Mars
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Comment construire un village lunaire avec une imprimante 3D

 

Un des villages lunaires envisagés par l'ESA.

Vue d’artiste d’une base lunaire multi-dômes envisagée par l’Agence spatiale européenne.

ESA

Franck Daninos

 Spécialiste en sciences fondamentales au magazine Sciences et Avenir

Pour son projet de base lunaire, l’Agence spatiale européenne utiliserait des matériaux disponibles sur place plutôt que de les amener depuis la Terre. Le principe de faisabilité vient d’être démontré en laboratoire…

RESSOURCES LOCALES. L’Agence spatiale européenne (ESA) souhaite construire un  » village lunaire  » international dans les années 2020 – pour des missions scientifiques, l’exploitation minière, le tourisme spatial… Et vient tout juste de montrer que les ressources locales et des technologies automatisées peuvent être mobilisées à cette fin. Les scientifiques du projet Regolight ont prouvé, en effet, que des matériaux très résistants pourraient être fabriqués à partir des poussières très fines présentes à la surface de Lune, le régolithe… assemblées en briques grâce à une sorte d’imprimante 3D !

Un four solaire chauffe et agglomère les poussières lunaires

Pour les besoins de cette démonstration, les chercheurs de l’ESA n’ont pas utilisé de véritables poussières lunaires mais des roches volcaniques terrestres pulvérisées jusqu’à obtenir des particules de 0,1 millimètre imitant la composition et la granulométrie du régolithe. Une table d’impression 3D a permis, ensuite, de déposer automatiquement ces particules dans un moule, couche par couche, puis de les cuire grâce à un four solaire comportant 147 miroirs incurvés. Fabriqué à Cologne au Centre allemand pour l’aéronautique et l’astronautique, ce four permet d’atteindre une température d’environ 1000°C et d’agglomérer ainsi ces particules sans utiliser de liants chimiques.

Résultat : des briques de 20 cm de longueur, de 10 cm de largeur et de 3 cm d’épaisseur construites en 5 heures.

 » Ces briques ont la résistance du gypse « , précise un communiqué de l’ESA, et contribueraient à protéger le village lunaire des rayons cosmiques, des pluies de micrométéorites et des températures extrêmes.

Prochaine étape : tester les propriétés mécaniques de ces briques et les fabriquer dans les conditions de températures et de pression régnant sur la Lune.

Fin avril, des ingénieurs américains ont pour leur part démontré que la  » terre «  martienne pourrait servir, elle aussi, mais par une autre méthode, à fabriquer des briquettes de 3 millimètres d’épaisseur pour les futures constructions sur la planète rouge.

https://www.sciencesetavenir.fr

Chut! Vous perturbez l’écosystème


Il n’y a pas juste la pollution de l’environnement qui nuit à l’écosystème, mais aussi la pollution sonore qui par le transport et l’extraction des ressources naturelles. Cela nuit autant aux animaux, aux oiseaux, et même aux plantes
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Chut! Vous perturbez l’écosystème

 

La pollution sonore causée par les humains a des impacts sur les animaux.

Des bisons bloquent le trafic dans le parc national de Yellowstone, au Wyoming Photo : La Presse canadienne/AP Photo/Matthew Brown

Plus de la moitié des territoires naturels des États-Unis sont affectés par les bruits d’origine humaine, selon une étude publiée dans Science. Et les conséquences de cette pollution sonore peuvent être importantes.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Les effets de la pollution sonore sur les milieux marins sont bien documentés. Le son peut s’y propager beaucoup plus loin que dans l’air. Et on sait depuis longtemps que les forages ou le passage de bateaux nuisent aux animaux marins et les forcent à se déplacer pour survivre.

L’impact du bruit humain est toutefois moins étudié sur la terre ferme. Bien que cela semble, à première vue, un problème particulier aux grandes villes, on sait maintenant que notre vacarme s’étend très loin.

Une présence qui se fait entendre

Une équipe de chercheurs américains a montré que 63 % des territoires naturels étaient couverts d’un bruit de fond permanent qui doublait les décibels naturellement présents en forêt. Pire encore, dans 21 % de ces territoires, le bruit de fond est 10 fois plus élevé que la norme.

Les chercheurs ont obtenu ce résultat à l’aide de relevés sonores provenant de 492 sites partout aux États-Unis, tant dans des parcs urbains que dans des parcs nationaux.

Au total, 1,5 million d’heures d’enregistrement ont été analysées par un algorithme capable de reconnaître les bruits émanant d’activités humaines, notamment les transports ou l’extraction de ressources naturelles. Ces données leur ont permis d’établir une carte du bruit dans les territoires naturels à travers les États-Unis.

Des effets sur tout l’écosystème

Ces bruits ont des conséquences importantes. Tout d’abord, les sons causés par les humains ont un effet d’étouffement sur les autres sons ambiants. Ils produisent des interférences qui empêchent les sons de se propager.

Par exemple, si, dans une zone silencieuse, le chant de certains oiseaux peut être entendu clairement jusqu’à 30 mètres, dans les zones où le bruit de fond double, on ne peut plus les entendre qu’à 15 mètres. Et dans les zones où le bruit est 10 fois plus élevé, on doit se trouver à 3 mètres de distance pour entendre clairement le chant du même oiseau.

Ce phénomène a des conséquences bien réelles pour ces oiseaux, qui ont besoin de communiquer entre eux pour établir leur territoire ou assurer leur reproduction.

D’autres études ont également montré que les bruits humains pouvaient changer le comportement des animaux. Leur niveau de stress était plus élevé ou encore ils agissaient comme s’ils étaient perpétuellement en présence d’un prédateur. Le stress cause aussi plusieurs problèmes de santé qui, à la longue, diminuent l’espérance de vie.

Même les plantes peuvent, conséquemment, être affectées par l’activité humaine, notamment par la fuite des animaux qui aident à leur pollinisation ou par l’absence des herbivores qui régulent leur croissance.

La pollution sonore peut avoir des conséquences sur plusieurs espèces en voie de disparition. Les chercheurs ont remarqué que jusqu’à 13 % des espèces menacées aux États-Unis se trouvaient dans des zones où le bruit de fond causé par les humains était 10 fois plus élevé que la norme.

L’étude permet quand même de souligner un point important : les zones forestières les moins affectées par le bruit sont celles qui sont les mieux protégées par la loi. Les chercheurs espèrent donc que leur travail influencera les choix des décideurs.

http://ici.radio-canada.ca