Histoires anciennes


Notre passé est parsemé de bons et mauvais moments, ces mauvais moments ne devraient pas guider notre présent, car ils nous empêchent d’avancer
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Histoires anciennes

 

C’est bien pratique de se morfondre dans des histoires anciennes pour ne pas en vivre de nouvelles.

Agnès Ledig

Ce garçon de 4 ans qui a le syndrome de Williams voit un cheval


Le syndrome de Williams est un syndrome génétique rare. En plus d’une apparence distincte il est aussi caractérisé par une déficience intellectuelle légère. Ceux atteints ont une capacité très développée de l’empathie. Beaucoup parmi eux ces personnes sont très affectueuses et attentionnées pour leur environnement. Ce petit garçon de 4 ans, touche un cheval pour la première fois et le cheval est vraiment extraordinaire, car il est calme et s’avance très doucement comme pour l’invité à s’approcher de lui
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Ce garçon de 4 ans qui a le syndrome de Williams voit un cheval

 

Le Saviez-Vous ► Pourquoi mon chat ne sait-il pas descendre d’un arbre ?


C’est une bonne question, surtout que le chat aime bien grimper. En fait, je me disais que s’il monte dans un arbre, il est capable de descendre, alors pourquoi, qu’il est coincé ? Le chat est pourtant réputé pour son agilité ! Il semble que c’est plus compliqué pour lui, à cause de la physionomie de ses pattes
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Pourquoi mon chat ne sait-il pas descendre d’un arbre ?

 

Il n’est pas rare de voir des chats se retrouver bloqués en haut d’un arbre, totalement incapables d’en redescendre. Marie-Hélène Bonnet, comportementaliste du chat, vous explique pourquoi.

Une fois n’est pas coutume, pour répondre à cette question je vais m’appuyer sur une illustration, enfin plus exactement 3.

Les pattes antérieures et postérieures du chat ne sont pas du tout identiques, et c’est cette différence flagrante qui va nous aider à comprendre pourquoi Félix n’arrive pas à descendre du platane dans lequel il va chasser régulièrement.

Pourquoi le chat perché est-il coincé ? 

chat membre antérieur

Comme vous pouvez le constater, la patte avant est conçue de façon à être très mobile, elle sert de gouvernail au chat, elle lui permet d’amorcer un virage par exemple, elle n’est pas très puissante en matière de force, plus dans la finesse et l’articulation.

 

chat membre postérieur

La patte arrière, elle, est plus forte, les os sont plus courts, plus solides, ils servent de ressort pour aider le chat à bondir, à grimper ou à courir. Cette patte postérieure est moins mobile, mais beaucoup plus puissante. En marche arrière la capacité de manœuvre du chat est donc limitée

Si le chat se retourne pour descendre, il aura plus de facilités, mais le poids de son corps l’entraînerait dans une chute. Et dans ce cas, il lui faudra sortir toutes ses griffes afin de les utiliser comme des crampons (et il n’est pas rare qu’un chat dans sa tentative de descente se coince une griffe justement). S’il recule, cette patte peu mobile ne pouvant faire office de gouvernail s’avère handicapante. Voilà le dilemme de Félix dan son arbre préféré.

 

griffe chat

On constate aussi avec la 3ème illustration, que la griffe du chat, pour servir de crampon, ne peut être utilisée en reculant, et ceci pour une question évidente de positionnement de la patte sur le tronc. Il devient très compliqué dans ses conditions de compenser le manque de mobilité par un crampon en marche arrière, et des effets de l’apesanteur en marche avant, bien que la griffe puisse être utilisée, le poids du chat pourrait l’arracher.

Comment descendre ? Quelle méthode sera la moins risquée ? En avant ? En arrière ? Il n’en faut pas davantage à Félix pour ne plus bouger et attendre qu’on lui vienne en aide.

Ce qui n’empêchera pas qu’il y retourne dans quelques jours, le chat est un petit félin très têtu et sa passion de l’escalade l’emporte sur la raison. Mais son agilité légendaire a des limites anatomiques !

Marie-Hélène Bonnet
Comportementaliste du chat
www.comportement-chat.com

Par Elisa GorinsCrédits photo :

Shutterstock

https://wamiz.com

Des inondations, pourquoi maintenant?


Nous avons présentement dans plusieurs villes du Québec, surtout au Sud des inondations importantes. Les causes : Nous avons eu des grosses bordées de neiges tardives et le tout a fondu rapidement en plus d’une fin d’hiver et début de printemps très pluvieux ce qui n’aide pas à la situation, et j’avoue quand je vois l’eau dans ma rue, et même si on me dit que je ne risque rien étant donné que le terrain du bloc que j’habite a une légère pente, cela ne me rassure pas vraiment. Vivement que cette pluie qui ne finit pas s’arrête …
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Des inondations, pourquoi maintenant?

 

Des inondations à Rigaud

Des inondations à Rigaud Photo : La Presse canadienne/Paul Chiasson

La crue atteint un niveau inégalé dans certaines régions du Québec. Un phénomène qui inquiète, d’autant plus que d’autres précipitations sont prévues dans les prochains jours. Comment expliquer les crues exceptionnelles cette année? Voici quelques éléments de réponses.

La fonte des neiges

Les crues exceptionnelles en Mauricie, en Outaouais, à Lanaudière et dans les Laurentides s’expliquent par une combinaison de facteurs, mais le premier est lié à la fonte des neiges.

Au printemps, les rivières, gorgées par la fonte des neiges, sont généralement hautes. Mais cette année, la neige est restée particulièrement longtemps dans plusieurs régions et ne s’est mise à fondre que dernièrement.

Les précipitations anormales

À la fonte des neiges s’ajoutent les précipitations abondantes des dernières semaines. Frédéric Fabry, professeur au département des sciences atmosphériques et océaniques à McGill, parle de « mauvaises séquences » de pluie qui surviennent une fois par quelques années.

Seulement à Montréal, 156 millimètres de pluie sont tombés en avril, plus du double de la moyenne (67,7 millimètres), selon Environnement Canada. Le record s’établit à 159 millimètres en 2005.

« Pour faire déborder une grosse rivière qui se nourrit de ruisseaux et de rivières, il faut beaucoup de pluie sur une très longue période », résume le professeur Fabry.

« On est rendu à notre troisième dépression provenant du Texas, chacune laisse une cinquantaine de millimètres de pluie, sans compter les rivières qui sont déjà pleines de neige fondue », souligne pour sa part Marc Thibodeau, météorologue à Environnement Canada.

La fonte de la neige et les pluies répétées font aussi en sorte que le sol est déjà gorgé d’eau et ne peut en absorber beaucoup plus.

La pluie et la fonte des neiges avaient également fait monter l’eau de la rivière Richelieu et du lac Champlain en Montérégie, lors des inondations records en 2011.

Et les barrages?

Dans certaines régions du Québec, des résidents se sont inquiétés du lien de cause à effet qu’il pourrait y avoir entre les inondations et la gestion que fait Hydro-Québec de ses barrages et réservoir. Plusieurs croient que la société d’État fait preuve de négligence en laissant l’eau s’écouler alors qu’elle n’aurait qu’à fermer les vannes.

Néanmoins, les experts estiment que l’influence d’Hydro-Québec sur le débit des cours d’eau reste limitée.

« L’ampleur du phénomène est tel que rien ne peut être fait avec les infrastuctures existentes. Techniquement, on peut fermer un barrage, mais il y a tellement d’eau que ça risque de les faire déborder ou de les briser », dit Frédéric Fabry.

Par ailleurs, le Pr Fabry n’entrevoit pas une recrudescence d’inondations au Québec dans un avenir rapproché, ni n’attribue le phénomène au réchauffement climatique, du moins pas directement.

« Dans un contexte de réchauffement climatique, il y aura moins de neige à fondre », souligne-t-il.

http://ici.radio-canada.ca/

Se parler à soi-même est moins inutile qu’on ne le pense


Je me parle en moi-même tout le temps, je suis persuadé que cela m’aide beaucoup. En fait parler à soi-même pour s’exercer à parler en public, affronter des difficultés ou contrôler nos sentiments est essentiel.
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Se parler à soi-même est moins inutile qu’on ne le pense

Barack Obama, le jour de son investiture en janvier 2009. Crédit: The White House/Pete Souza

  • Par Quentin Périnel

FOCUS – Réflexion, conscience de soi, confiance en soi… Se parler à soi-même, à haute voix, est une excellente façon de mieux vous connaître et de perfectionner vos prises de parole.

Explications.

Préparer un discours en vue d’un mariage, parler devant dix personnes en réunion, passer un appel téléphonique à un(e) inconnu(e)… Tant de situations qui nécessitent, à des degrés différents, de s’exprimer convenablement en public. Facile? Pas pour tout le monde. Sans parler de charisme et d’éloquence, le moindre fait d’ouvrir la bouche est déjà chose complexe pour certains d’entre nous. C’est l’objet d’un article publié par la BBC. Le remède miracle: se parler à soi-même. À voix haute. Évidemment, il est préférable de s’adonner seul à cette activité, l’acte de parler tout seul n’ayant pas spécialement bonne presse lorsqu’il est effectué en public.

«Parler tout seul est signe de folie», dit d’ailleurs le proverbe français. Mis à part (peut-être) sur scène!

Plusieurs études et recherches scientifiques démontrent que parler seul est une lubie qui a des vertus. Auto-persuasion, confiance en soi, rappel de mémoire, concentration… Peu importe ce que nous racontons.

«Nous avons tous besoin d’un confident, de parler à quelqu’un qui est intéressant, intelligent, qui est de notre côté et qui nous comprend mieux que personne, explique Anne Wilson Schaef, psychologue et conférencière. Nous sommes sans doute la personne la plus intéressante que nous connaissons.»

En 2014, une étude expliquait dans quelle mesure l’autopersuasion est bénéfique pour nous aider à affronter nos épreuves et nos défis les plus complexes. Mieux encore: se parler à soi-même en mentionnant son propre nom et ceux de nos proches nous aident à mieux contrôler nos sentiments!

Trouver les mots justes

Dans la Harvard Business Review, le chercheur Ethan Kross raconte une expérience aussi amusante qu’instructive. Parler de soi-même à la deuxième ou à la troisième personne pour préparer n’importe quelle intervention est un «plus» pour être plus performant, plus calme, et plus confiant! Kross explique que les résultats de son expérience ont été si concluants qu’il impose désormais à sa propre fille de parler d’elle-même à la troisième personne.

«Non seulement cela donne confiance en soi, mais en plus cela décuple la raison et la qualité de notre réflexion», ajoute-t-il.

Une autre étude datant de 2008 explique que parler de soi à haute voix est également un signal positif pour le développement personnel des jeunes enfants.

Un dernier bienfait de ce phénomène: combler un manque terrible de reconnaissance. Dans le monde du travail, la reconnaissance est un besoin essentiel qui est très largement insatisfait.

«Il n’y a guère au monde un plus bel excès que celui de la reconnaissance», écrivait jadis Jean de La Bruyère.

Il avait raison. Une étude réalisée en 2016 par l’Anact (Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail), révèle en effet que les politiques de reconnaissance sont largement insatisfaisantes, selon 54% des sondés. Seuls 9% d’entre eux saluent la performance de leur entreprise en la matière.

http://www.lefigaro.fr/e

Des niveaux illégaux d’arsenic dans les aliments à base de riz pour bébés


Si un produit alimentaire qui doit être le plus surveillé, c’est bien les aliments pour bébé. Le riz est reconnu maintenant pour avoir une forte quantité d’arsenic, s’il existe des moyens pour diminuer ce poison, pourquoi les compagnies ne le font pas ? Une raison de plus pour faire les purées et aliments pour bébé nous-même
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Des niveaux illégaux d’arsenic dans les aliments à base de riz pour bébés

 

En janvier 2016, l’Union européenne a imposé une limite maximale d’arsenic inorganique dans les produits alimentaires.

Mais près de 75 % des produits à base de riz destinés aux nourrissons et jeunes enfants contiennent toujours des niveaux illégaux dépassant cette limite, selon une étude britannique publiée dans la revue PLOS ONE.

Le riz contient typiquement dix fois plus d’arsenic inorganique que d’autres aliments, soulignent les chercheurs. L’exposition chronique peut causer un éventail de problèmes de santé, dont des problèmes de développement, les maladies cardiaques, le diabète et des dommages au système nerveux, indiquent-ils.

Les bébés sont plus sensibles aux effets néfastes de l’arsenic qui peut entraver leur développement et causer des problèmes de santé à long terme.

Andrew A. Meharg et ses collègues de l’Université Queen’s à Belfast (Royaume-Uni) ont comparé les niveaux d’arsenic dans l’urine de nourrissons nourris au sein avant et après le sevrage.

Une concentration plus élevée était observée ceux non allaités, en particulier ceux qui recevaient des formules non laitières, dont celles enrichies en riz.

Le sevrage multipliait par cinq l’exposition à l’arsenic, ce qui montre le lien clair entre les produits pour bébés à base de riz et l’exposition à l’arsenic.

Les chercheurs ont également comparé les produits avant et après la promulgation de la loi et ont découvert que des niveaux plus élevés d’arsenic étaient effectivement trouvés dans les produits depuis la mise en place de la nouvelle réglementation.

Les produits tels que les galettes de riz et les céréales de riz sont fréquents dans l’alimentation des bébés. Près des 3/4 des craquelins spécialement commercialisés pour les enfants dépassaient la quantité maximale d’arsenic.

Des recherches précédentes du Pr Meharg ont montré qu’un processus simple de percolation du riz pourrait éliminer jusqu’à 85 % de l’arsenic.

« Des mesures simples peuvent être prises pour réduire considérablement l’arsenic dans ces produits, de sorte qu’il n’y a pas d’excuse pour vendre des produits pour bébés avec des niveaux aussi dangereux de cette substance cancérigène », dit-il.

Les fabricants devraient être tenus de publier les niveaux d’arsenic de leurs produits afin de permettre aux consommateurs de prendre une décision éclairée, estime-t-il.

Le riz contient trop d’arsenic pour les enfants selon les autorités danoises.

Psychomédia avec sources : Queen’s University Belfast, PLOS One.

http://www.psychomedia.qc.ca

Les séismes causés par l’Homme se voient depuis l’espace


En Oklahoma, les scientifiques ont pu démontrer que le séisme est fait par l’homme causé par la fracturation hydraulique pour l’exploitation pétrolière et visible de l’espace Depuis quelques années cet état à dépassé les séismes de la Californie qui sont naturel étant donné sa situation géographique
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Les séismes causés par l’Homme se voient depuis l’espace

 

Des chercheurs de l’Institut de physique du globe de Paris ont étudié le séisme de magnitude 5,7 survenu à Pawnee (Oklahoma) en septembre 2016 en s’appuyant sur des observations sismologiques et des données satellitaires ainsi que sur des modélisations numériques. Ils ont pu déterminer le déroulement complet de la rupture et montrer que les activités humaines sont capables de déstabiliser des failles sismiques dormantes situées à plusieurs kilomètres sous la surface.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • L’Oklahoma compte désormais plus de séismes que la Californie par année : 800 en 2015 contre un seul en 2009.
  • Conséquence très probable de la fracturation hydraulique, le séisme de Pawnee (magnitude 5,6) est le premier à avoir été mesuré par des satellites.
  • Des chercheurs de l’IPGP l’ont étudié pour tenter de comprendre les mécanismes en œuvre.

Depuis quelques années, l’Oklahoma, situé au cœur du continent américain, détient le record du nombre de séismes aux États-Unis : environ 600 de magnitude supérieure ou égale à 3 en 2014 et au moins 800 en 2015, contre moins d’un par an avant 2009. C’est plus qu’en Californie, un état pourtant situé sur une limite de plaques tectoniques ! Cette sismicité est due à l’injection dans le sous-sol de grandes quantités de fluides usés, surtout de l’eau, pour des opérations de fracturation hydraulique dans le cadre de l’exploitation pétrolière. Cette injection artificielle agit en effet sur la répartition des contraintes dans la croûte terrestre en abaissant le seuil de résistance des failles. Ainsi, celles qui sont initialement proches de ce seuil pourront rompre bien plus tôt (de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’années) que si elles avaient suivi leur évolution naturelle.

Face à cette crise, et sous la pression de la population et de la presse, les autorités de l’Oklahoma ont pris de premières mesures de régulation. Si celles-ci ont bien conduit à une légère baisse du nombre de séismes en 2016 (environ 500 de magnitude supérieure à 3), trois de magnitude supérieure à 5 se sont produits qui ont donné lieu à des dégâts matériels. C’est le cas notamment du séisme de Pawnee en septembre 2016 (magnitude 5,7 à 5,8), le plus fort enregistré au centre des États-Unis depuis 70 ans (avec celui de Virginie en 2011).

 

En haut : carte des séismes enregistrés par l’USGS pour l’année 2016 aux États-Unis. Ceux de la côte ouest sont associés à une activité tectonique « normale ». En revanche, dans l’Oklahoma (carte du bas), les séismes (cercles colorés en fonction de la magnitude) sont en très grande majorité induits par l’injection de fluides. © USGS

En haut : carte des séismes enregistrés par l’USGS pour l’année 2016 aux États-Unis. Ceux de la côte ouest sont associés à une activité tectonique « normale ». En revanche, dans l’Oklahoma (carte du bas), les séismes (cercles colorés en fonction de la magnitude) sont en très grande majorité induits par l’injection de fluides. © USGS

Ce séisme de Pawnee est le premier d’origine humaine mesuré par des satellites

Pour réaliser leur étude, trois chercheurs de l’Institut de physique du globe de Paris (IPGP, IPGP-CNRS, université Paris Diderot, université La Réunion) ont utilisé des observations sismologiques récoltées dans la région de Pawnee mais aussi à des milliers de kilomètres de là. Ils se sont également appuyés sur des interférogrammes radar (InSAR) calculés à partir des données des nouveaux satellites Sentinel-1A et Sentinel-1B de l’ESA, lesquels permettent de mesurer précisément la faible déformation de la surface du sol induite par le séisme. En en combinant de nombreux, les géophysiciens ont pu contrecarrer le bruit atmosphérique qui brouillait l’image de cette déformation, ce qui leur a permis d’observer un déplacement maximal du sol de trois centimètres. Ce séisme est ainsi devenu le premier d’origine anthropique jamais mesuré depuis l’espace !

Il faut rappeler que le déplacement de surface lors d’un séisme tend à augmenter lorsque la magnitude s’accroît ou que sa profondeur diminue. Or, celle de Pawnee est assez élevée (Mw 5,7). Il s’avère donc que le déplacement relativement faible mesuré en surface exclut totalement la possibilité d’un glissement à faible profondeur pendant ce séisme.

Ayant réalisé des simulations à l’aide d’un modèle cinématique inversant conjointement les données radar et sismologiques, les chercheurs ont pu montrer que le glissement avait atteint un maximum de 40 cm environ, que le séisme n’avait duré que 4 secondes et que le glissement sur la faille avait démarré à une profondeur de 4 à 5 km puis s’était développé jusqu’à 9 km, sans jamais remonter vers la surface

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Glissement associé au séisme de Pawnee, visualisé sous la forme d’un bloc 3D. Le séisme a rompu une faille située à l’intérieur du socle cristallin, sous le contact avec la couverture sédimentaire (ligne pointillée) à l’intérieur de laquelle l’injection de fluides a lieu. © IPGP, Insu, CNRS

Glissement associé au séisme de Pawnee, visualisé sous la forme d’un bloc 3D. Le séisme a rompu une faille située à l’intérieur du socle cristallin, sous le contact avec la couverture sédimentaire (ligne pointillée) à l’intérieur de laquelle l’injection de fluides a lieu. © IPGP, Insu, CNRS

Surveiller de près les injections de fluides

Les fluides étant injectés dans la couverture sédimentaire à des profondeurs ne dépassant pas 2 km et le séisme étant resté confiné entre 4 et 9 km, il semblerait que, dans l’hypothèse très probable d’un séisme induit, la perturbation provoquée par l’injection de fluides soit donc parvenue à déstabiliser une faille à distance. Cette perturbation de la pression des fluides emprisonnés dans la roche pourrait donc se propager dans le milieu, et donner ainsi naissance à une « onde » de pression s’étendant progressivement autour des forages d’injection, empruntant les fractures naturellement présentes, jusqu’à atteindre la faille sismique.

Afin d’anticiper l’occurrence d’un séisme dans un tel contexte, il pourrait sembler suffisant de surveiller les failles situées à proximité des puits d’injection. En Oklahoma, la récente obligation imposée aux industriels de déclarer les quantités quotidiennes d’eau injectées dans le sous-solpourrait fournir un moyen de quantifier, par le biais de modélisationsnumériques, l’augmentation de la pression induite sur les failles avoisinantes. Cependant, cette approche est limitée par la faible connaissance du réseau de fractures et des failles réceptrices. La faille impliquée dans le séisme de Pawnee n’avait elle-même jamais été cartographiée. Cette méconnaissance implique d’ailleurs qu’il est très hasardeux de prédire la magnitude maximale de ces séismes induits, la magnitude étant essentiellement limitée par la longueur des failles

http://www.futura-sciences.com