Un livre


Un livre permet une invasion, comme si notre présent s’est transporté vers l’inconnu, dans un autre monde
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Un livre

 

“Un livre est une fenêtre par laquelle on s’évade.”

Julien Green

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Cette vidéo va aider vos enfants (et vous-même) à mieux comprendre l’autisme


Les parents d’enfant autisme le savent bien que ces enfants sont extraordinaires, mais qu’il faut de l’aide pour gérer ce genre de problèmes. Trop souvent, les adultes et enfants ne comprenant pas vraiment ces enfants ont tendance à les juger. Cette vidéo est dans le but d’expliquer de démystifier l’autisme avec des exemples simples
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Cette vidéo va aider vos enfants (et vous-même) à mieux comprendre l’autisme

 

 

« Nous sommes tous différents et c’est merveilleux ».

 Cette courte vidéo  a pour ambition de mieux faire connaître l’autisme, mais surtout de montrer que les personnes atteintes d’autisme ne sont pas malades: elles sont juste différentes.

Mise en ligne le 5 avril par Amazing Thing Happen, le projet d’un réalisateur d’animation, Alex Amelines, à l’occasion du mois de sensibilisation à l’autisme, cette vidéo se veut un matériau à destination des enfants de 7 à 11 ans principalement.

« Après avoir discuté dans l’école de mes enfants, il m’est apparu comme évident qu’il y avait un manque de matériel visuel sur l’autisme pour les enfants, ce qui est dommage parce que c’est le parfait moment pour planter la graine de la tolérance et de la compréhension pour plus tard dans la vie. C’est ce qui m’a poussé à réalisation ce film », explique-t-il sur son site.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Top 5 des plus grosses météorites qui ont frappé la Terre


Il en a tombé des météorites sur la Terre, il y a des milliers d’années, voir des millions d’années. Il y a eu des destructions, des cratères, des extinctions d’animaux, mais depuis nous somme épargnée sauf peut-être quelque uns qui ont fait de gros dégâts locaux
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Top 5 des plus grosses météorites qui ont frappé la Terre

 

Par Nathalie Mayer, Futura

 

Nos ancêtres les Gaulois craignaient que le ciel leur tombe sur la tête. Une crainte peut-être pas si folle que ça au regard de l’inventaire des météorites qui ont frappé notre Terre au fil des millénaires.

Rappelons avant tout que le terme de météorite désigne un corps rocheux d’origine extraterrestre ayant survécu — peu ou prou — à sa traversée de l’atmosphère et qui se retrouve au sol. Les scientifiques estiment ainsi à des dizaines de tonnes, la quantité de matière extraterrestre qui tombe chaque jour ! La plupart du temps, ces météorites nous parviennent sous forme de poussières. Mais parfois, il en tombe des morceaux plus impressionnants.

Ce fragment de la météorite Hoba est le plus gros jamais trouvé sur Terre. © PeterJupke, Pixabay, CC0 Public Domain

Ce fragment de la météorite Hoba est le plus gros jamais trouvé sur Terre. © PeterJupke, Pixabay, CC0 Public Domain

Hoba, le plus gros fragment de météorite retrouvé sur Terre

Le plus gros fragment de météorite retrouvé sur Terre à ce jour est celui issu d’un corps de 10 km de diamètre nommé Hoba. Ce morceau a été retrouvé en Namibie, en 1920 et ne pèse pas moins de 66 tonnes.

El Chaco est réputé être le deuxième plus gros fragment de météorite retrouvé sur Terre à ce jour. Carlos Zito, Wikimedia Commons, CC by-SA 3.0 Unported

El Chaco est réputé être le deuxième plus gros fragment de météorite retrouvé sur Terre à ce jour. Carlos Zito, Wikimedia Commons, CC by-SA 3.0 Unported

Deux fragments de météorite classés sur l’incroyable site de Campo Del Cielo

Campo Del Cielo, c’est le nom qui a été donné à une zone d’impact située en Argentine. On y trouve une vingtaine de cratères, résultant des impacts d’une seule et même météorite fragmentée. Celle-ci aurait frappé la Terre il y a 5.000 ans et la somme de ses fragments pèserait plus de 100 tonnes. Le plus imposant des morceaux, El Chaco, ne pèse pas moins de 37 tonnes. Il a été découvert tardivement, en 1969, enterré sous cinq mètres de terre. Mais elle pourrait être détrônée par un autre fragment du site, baptisé Gandeco et déterré fin 2016. En attendant confirmation, son poids est estimé à 30 tonnes.

Le fragment Ahnighito de la météorite de Cape York est exposé au Museum américain d’histoire naturelle. © Mike Cassano, Wikimedia Commons, CC 2.0

Le fragment Ahnighito de la météorite de Cape York est exposé au Museum américain d’histoire naturelle. © Mike Cassano, Wikimedia Commons, CC 2.0

La météorite fragmentée de Cape York

C’est au Groenland que les restes de la météorite de Cape York ont été retrouvés en 1993. Le plus gros des morceaux, baptisé Ahnighito, pèse, à lui seul, plus de 30 tonnes. Mais au total, la masse des fragments de cette météorite dépasserait les 58 tonnes. De fer et de nickel, essentiellement. Elle serait entrée en collision avec la Terre il y a quelque 10.000 ans.

Le fragment de la météorite Armanty a été découvert en Chine en 1898. © Woreczko Jan & wadi, Encyclopedia of Meteorites

Le fragment de la météorite Armanty a été découvert en Chine en 1898. © Woreczko Jan & wadi, Encyclopedia of Meteorites

Armanty, une météorite tombée sur la Chine

En 2011, une équipe de chercheurs chinois a découvert, au nord-ouest du pays, un fragment de météorite pesant au moins 25 tonnes. Mais déjà en 1898, un morceau baptisé Armanty, avait été débusqué dans la même région. Son poids avait été estimé à pas moins de 28 tonnes.

Aux États-Unis, Meteor crater est un site accessible au public. Dans les années 1960, il a servi de site d’entraînement aux astronautes de la NASA. © D. Roddy, US Geological Survey, Domaine public

Aux États-Unis, Meteor crater est un site accessible au public. Dans les années 1960, il a servi de site d’entraînement aux astronautes de la NASA. © D. Roddy, US Geological Survey, Domaine public

Des cratères témoins d’impacts hors normes

Le cratère de Chicxulub, dans la péninsule du Yucatan, mesure entre 170 et 300 km. Il serait le résultat d’un impact d’astéroïde de 10 km de diamètre, vieux de 65 millions d’années. Il aurait contribué à l’extinction de 75 % des espèces animales vivant sur Terre à cette époque, y compris les dinosaures.

Mais il pourrait ne pas être le plus grand cratère d’impact identifié sur Terre. En Australie, des chercheurs affirment avoir trouvé une structure de 400 kilomètres de diamètre… formé toutefois de deux cratères de quelque 200 km chacun. L’impact en question a dû se produire entre -300 et -420 millions d’années, mais aucune crise biologique majeure n’a pu lui être associée.

http://www.futura-sciences.com/

Les femmes de la génération Z sont aussi susceptibles de subir des agressions sexuelles


Si ces pronostics s’avèrent vraie, il semble que la situation de la femme sont loin de s’améliorer. Alors qu’il y a des sensibilisations contre le harcèlement, la violence et agression sexuelle faites aux femmes, on peut comprendre la quantité des types de violences, mais il semble que cela soit plus compliqué au fait que le nombre d’agressions risquent d’augmenter aux femmes nées entre la fin des années 1990 et le début des années 2000. Il ne faudrait surtout régresser à la situation des femmes
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Les femmes de la génération Z sont aussi susceptibles de subir des agressions sexuelles

 

HuffPost Québec  |  Par Sarah Daoust-Brau

Les jeunes femmes canadiennes risquent tout autant de subir des agressions sexuelles et d’être exposées à la violence que leurs aînées. C’est ce que croient quatre Canadiens sur cinq selon une nouvelle étude de la Fondation canadienne des femmes.

Selon le sondage mené auprès de 1004 répondants, 79 % considèrent que les femmes de la génération Z, qui sont nées entre la fin des années 1990 et le début des années 2000, sont aussi susceptibles que les femmes des générations précédentes d’être victimes d’agressions sexuelles.

Les chiffres sont aussi pessimistes quant aux autres formes de violence que peuvent subir les femmes. Selon les sondés, les jeunes femmes ont autant de chance d’être exposées au harcèlement en ligne (87 %), à la violence physique entre partenaires intimes (81 %), au harcèlement sexuel en public (70 %) et en milieu de travail (64 %).

« Les chiffres sont surprenants, mais pas tant que cela », soutient la directrice des programmes de prévention de la violence de la Fondation canadienne des femmes, Anuradha Dugal.

Celle-ci estime que les résultats sont défaitistes puisque la population n’a pas encore saisi toute la complexité et l’ampleur de la violence faite aux femmes, malgré un plus grand souci de sensibilisation ces dernières années.

« On commence peu à peu à comprendre la quantité et les types de violence auxquelles les femmes sont exposées comme la violence financière, indique-t-elle. On est en train de vivre un changement social, mais ce n’est pas fini. »

Quatre Canadiens sur cinq interrogés croient aussi que les femmes de la génération Z sont aussi susceptibles que celles des générations précédentes de vivre de l’insécurité en raison de leur genre.

Lutter pour l’égalité des sexes


« On ne peut pas atteindre l’égalité des sexes sans éliminer la violence faite aux femmes. Il y a un lien direct »,
affirme Anuradha Dugal. Selon l’étude, beaucoup craignent que la lutte reste vaine.

La moitié des Canadiens estiment que le Canada risque d’échouer dans ses efforts visant à atteindre l’égalité. Chez les femmes, 59 % ont peur qu’il soit impossible de réaliser de nouvelles avancées. Du côté des femmes de la génération Y (18-34 ans), ce chiffre grimpe à 69 %.

Le tiers des sondés juge que la collectivité risque de subir des reculs en matière d’égalité des sexes en raison du climat social et politique actuel. Cette impression est partagée chez 42 % des femmes et 28 % des hommes.

« Les jeunes femmes nous disent très clairement qu’elles s’inquiètent de l’avenir de l’égalité des sexes au Canada. Nous avons réalisé des avancées considérables jusqu’à maintenant, et nous ne pouvons pas nous permettre de revenir en arrière ou d’arrêter cette progression », indique la présidente et directrice générale de la Fondation canadienne des femmes, Paulette Senior.

L’étude réalisée par la fondation coïncide avec le lancement de sa campagne annuelle pour mettre fin à la violence qui se déroule du 1er au 31 mai. L’organisme, qui espère recueillir entre 1,5 et 2 millions de dollars partout au Canada, souhaite sensibiliser la population canadienne et soutenir financièrement plus de 450 centres d’hébergement d’urgence et programmes de prévention de la violence.

Le sondage a été réalisé en ligne par la firme Maru/Matchbox entre les 13 et 17 avril auprès d’un échantillon de 1004 Canadiens âgés de 18 ans ou plus et représentatifs de la population.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Après avoir vu ces wagons japonais, vous allez définitivement préférer le train


Plus de 13 000 $ pour faire un voyage en train au Japon, tout compris, jacuzzi, salon chic, repas gastronomique, etc. Par contre, il sera difficile d’avoir une place, c’est complet jusqu’en mars 2018
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Après avoir vu ces wagons japonais, vous allez définitivement préférer le train

 

SHIKISHIMA

Fanny Quinsat  |  Par Le HuffPost

On pourrait croire qu’il s’agit de l’intérieur d’un hôtel cinq étoiles ou d’un vaisseau spacial hollywoodien mais il n’en est rien. Ce mobilier et cette décoration se trouvent dans le train japonais Shiki-Shima (en français, « l’Ile des Quatre Saisons ») qui entame une grande boucle depuis le centre de Tokyo, en passant par l’île d’Hokkaïdo.

A bord, les 34 personnes que peut accueillir ce train pourront bénéficier de tous les services habituellement proposés par les hôtels de luxe: suites spacieuses avec jacuzzi privé, restaurants chics, plats gourmets, espaces de détente et même des salons panoramiques… tout est prévu pour que les passagers vivent une expérience inoubliable.

shikishima
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Si vous voulez profiter de ce voyage proposé par la East Japan Railway Company, il vous faudra être en mesure de débourser la somme de 7500 livres, soit un peu plus de 13 000 $. Malgré ce prix exorbitant, le succès est tout de même au rendez-vous puisque le Shiki-Shima affichait complet pour son voyage inaugural ce lundi 1er mai et jusqu’en… mars 2018. La demande était telle que même les passagers qui auront la chance de monter à bord ont du être tirés au sort.

Avec le Shiki-Shima, son créateur Ken Okuyama, devenu célèbre grâce à ses fameux trains « Shinkansen », entend faire de l’ombre à la compagnie ferroviaire Kyushu Railway qui propose depuis 2013, le « Nanatsuboshi » (le « Sept étoiles »), un train à sept voitures qui comporte 14 suites de luxe.

http://quebec.huffingtonpost.ca

La Terre change sans cesse de forme


La Terre ronde comme un ballon n’est que dans les images, car en réalité, elle n’est pas si ronde que cela. Au fil du temps, elle change d’apparence dépendante des périodes glacières et des changements climatiques
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La Terre change sans cesse de forme

 

La forme irrégulière de la Terre

La forme irrégulière de la Terre est due aux effets de la gravité (ici, les déformations ont été exagérées d’un facteur 100 000).

ESA

Répartition inhomogène des masses, épisode glaciaire ou réchauffement climatique modifient localement et au cours du temps la physionomie de notre planète.

Avec son rayon moyen de 6 371 km, la Terre est… globalement ronde. Car il faut compter sur la répartition inhomogène des masses, aussi bien en surface que dans les profondeurs de la croûte et du manteau. Les matériaux qui la composent sont plus ou moins denses, certaines parties du manteau sont plus épaisses que d’autres… autant de causes qui modifient localement le champ de gravité. Les mesures géodésiques réalisées ces dernières années montrent donc des bosses et des creux.

La Terre, planète active, change constamment de forme au cours du temps

Ainsi, si le mont Everest est bien le plus haut sommet du monde avec ses 8 848 mètres au-dessus du niveau moyen des mers, il n’est pas le plus éloigné du centre de la Terre. Il s’agit du Chimborazo (Equateur) qui, avec ses 6 268 m d’altitude, est à 6 384,4 km du centre de la Terre contre 6 382,6 km pour l’Everest. En cause, la forme renflée quand on s’approche de l’équateur. En outre, la Terre, planète active, change constamment de forme au cours du temps.

« Lors du dernier maximum glaciaire, il y a 20 000 ans, plusieurs kilomètres de glace recouvraient l’Amérique du Nord et la Scandinavie, explique l’académicienne Anny Cazenave. Notre planète s’est déformée aux pôles sous le poids des glaces et les roches du manteau terrestre de ces régions ont migré vers l’équateur. Depuis, la fonte a occasionné ce qu’on appelle un rebond postglaciaire. »

Un peu comme une pâte à modeler se remet doucement dans sa position d’origine lorsque l’on cesse d’appuyer dessus, la croûte terrestre s’est soulevée dans les régions nordiques et les roches du manteau ont migré à nouveau vers les pôles. Résultat, la Terre est de moins en moins aplatie. Mais depuis une vingtaine d’années, l’aplatissement reste stable. Le responsable serait le réchauffement climatique, avec la fonte des glaces des calottes polaires (Antarctique et Groenland) qui redistribue les masses d’eau des pôles vers l’équateur, contrecarrant la diminution de l’aplatissement postglaciaire.

https://www.sciencesetavenir.fr/

La mouche D. suzukii fait des ravages grâce à son odorat


Il existe 3 000 espèces de drosophile qui sont décrites par la science, mieux connue sur mouche du vinaigre, ou mouche à fruits. Ces insectes pont leurs oeufs sur les fruits pourris. Sauf que contrairement à ces drosophiles, une espèce venant d’Asie pont des oeufs sur des fruits murs. Elle est venue s’installer en France, puis dans toute l’Europe et à  traverser les océans pour venir aux États-Unis.
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La mouche D. suzukii fait des ravages grâce à son odorat

 

drosophile suzukii sur une cerise

La drosophile suzukii apprécie tout particulièrement l’odeur des fruits rouges mûrs (ici une cerise).

C PLANTAMP

Loïc Chauveau Sciences et Avenir

Au grand dam des producteurs de fruits rouges, Drosophila suzukii pond ses œufs dans les fruits mûrs et non dans ceux qui pourrissent. Une équipe franco-allemande vient d’expliquer le comportement de ce ravageur.

GOÛT. Les fraises de France commencent à arriver sur le marché. Ce sera le cas dans quelques semaines des cerises. Mais avant que le consommateur ne se délecte de ces fruits de printemps, un hôte indésirable sera déjà passé dessus, lui gâchant le goût. La mouche Drosophila suzukii adore, elle aussi, les fruits à maturité. Au contraire des 3000 autres espèces de drosophiles décrites par la science, celle-ci ne se reproduit pas dans les fruits pourrissants, même si elle s’en nourrit. Un comportement étrange : la chair d’un fruit mûr contient certes des sucres mais sont indemnes des bactéries et des levures qui fournissent à l’insecte et à ses larves les protéines nécessaires à leur développement.

En s’attaquant à tout type de fruit rouge au moment de les commercialiser, la mouche énerve les arboriculteurs. Lesquels ne peuvent que constater une progression fulgurante contre laquelle ils n’ont aujourd’hui aucun outil de lutte. Originaire d’Asie, D. suzukii n’a été repérée dans le sud de la France qu’en 2008 seulement. Depuis, elle a envahi toute l’Europe. Il lui a fallu à peine moins de temps pour conquérir tous les États-Unis. Ce minuscule diptère de 3 millimètres de long est certes très prolifique. Une femelle pond 400 œufs tout au long de ses deux mois de vie et 13 générations peuvent se succéder au cours d’une année. Mais son succès invasif tient certainement aussi au fait qu’elle n’a pas de concurrence dans l’exploitation des fruits mûrs comme nurserie.

Un odorat qui a muté au cours des 5 derniers millions d’années

OLFACTION. Une équipe franco-allemande vient cependant de donner une explication aux mécanismes utilisés par le ravageur dans Current biology.

“Nos travaux montrent que D. suzukii, qui a divergé des autres drosophiles il y a au moins cinq millions d’années, est devenue plus stimulée à pondre en réponse aux odeurs de fruits mûrs qu’à celles des fruits en décomposition”, explique Benjamin Prud’homme, directeur de recherche du CNRS à l’Institut de biologie du développement de Marseille et l’un des auteurs de l’article.

Les insectes choisissent leur site de ponte sur trois critères. Le premier est celui de la mécano-sensation : l’animal doit être capable de passer la peau qui protège la chair convoitée. La seconde est celle de la gustation : le goût doit plaire. La dernière est celle de l’olfaction.

“La capacité à détecter certaines odeurs (des fruits mûrs), ou à les interpréter, a changé chez D. suzukii”, poursuit Benjamin Prud’homme.

Cette espèce a ensuite acquis secondairement un organe de ponte plus solide et dentelé que celui des autres espèces de mouches, capable de percer la peau des fruits mûrs.

Pour tester le rôle de l’olfaction dans le comportement de ponte, les chercheurs ont muté une molécule clé impliquée dans la perception des odeurs chez les drosophiles. D. suzukii possède une soixantaine de récepteurs olfactifs qui fonctionnent tous avec un co-récepteur générique baptisé Orco. Grâce à la technologie d’édition génomique CRISPR/Cas9, qui permet de couper l’ADN de façon ciblée, les chercheurs ont pu produire des mouches mutantes pour le gène Orco, inactivant ainsi son co-récepteur.

“Les mouches n’ont alors plus été attirées par les fruits mûrs, ni stimulées à pondre par leurs odeurs”, expose Benjamin Prud’homme.

L’étape suivante va consister à déterminer quelles molécules odorantes stimulent la ponte des mouches. Pas une mince affaire. Ces essences volatiles comprennent des centaines de composés différents parmi lesquels il va falloir déterminer quels sont les assemblages les plus attractifs. À plus ou moins long terme, il sera possible alors d’élaborer des pièges à drosophiles ou de fabriquer des extraits à pulvériser sur les fruits mûrs.

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