Le Saviez-Vous ► Diètes vintage, bienfaits douteux


Depuis des années on nous promet des diètes miracles en faisant miroiter le succès à la minceur avec l’aide de vedettes. En fait c’est plus une affaire d’argent, car comme tous les régimes miracles, il y a un effet yoyo. Voici un peu l’histoire des régimes qui ont faire croire au gens qu’ils pouvaient croire aux miracles.
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Diètes vintage, bienfaits douteux

 

SYLVIE ST-JACQUES

Collaboration spéciale

Si vous avez eu le bonheur d’exister pendant les années 80, vous, vos mères, tantes et cousines avez connu l’âge d’or des régimes amaigrissants miracles. On vantait alors les mérites de la diète Scarsdale, du Nutri-Diète, de la méthode Fit for Life, du régime Hollywood et autres trucs minceurs aux fondements nébuleux, voire douteux. Revisitons les années 80, alors que des personnalités publiques soutenaient sans scrupule des diètes miracles.

LA DIÈTE HOLLYWOOD

« Au cours des 100 dernières années, l’industrie des régimes a explosé. […] On utilisait un visage connu pour promouvoir un produit ou une campagne de marketing « feel-good » qui montrait une femme dans la trentaine, au sourire délirant, dont l’atteinte du nirvana consistait à retrouver la taille de ses 17 ans », écrit l’historienne de la santé Louise Foxcroft, dans son ouvrageCalories and Corsets : A History of Dieting Over 2000 years (ouvrage publié en 2012.)

Comme le suggère son nom, le régime Hollywood a été un des préférés des stars dans les années 80. Élaborée par l’Américaine Judy Mazel, cette recette miracle pour maigrir vite se base sur une formule simplissime : manger des fruits et des légumes jusqu’à plus faim.

Selon la nutritionniste Hélène Baribeau, spécialiste de la gestion de poids et auteure du livre Halte aux kilos, manger comme à Hollywood n’a rien d’une sinécure.

« Manger aussi peu pourrait être risqué pour les personnes déjà affaiblies, les gens âgés, les jeunes en croissance. À court terme, ça peut être efficace, mais les risques de reprise de poids sont élevés. » 

LA DIÈTE SCARSDALE

À 1300 calories par jour, cette diète pour une fonte spontanée en deux semaines se déclinait à peu près comme suit : un demi-pamplemousse, une rôtie sans beurre ni tartinade et un café noir pour le petit-déjeuner. Pour le lunch et le souper, des viandes froides accompagnées d’une tomate ou de blanc de poulet, des épinards à la vapeur, de la salade sans huile ni vinaigrette. Pour combler la faim entre les repas, des carottes et du céleri, de l’eau, du thé ou des boissons gazeuses à volonté.

L’ouvrage The Scarsdale Medical Diet, qui décrit les grands principes de ce régime conçu dans les années 50 par le cardiologue Herman Tarnower, a trouvé sa place dans les bibliothèques de plusieurs foyers nord-américains.

La nutritionniste Hélène Baribeau est catégorique : la diète Scarsdale est aussi efficace que propice à l’effet « yoyo ». « Puisque ce régime comporte des protéines, la sensation d’avoir faim se fait un peu moins ressentir. Il y a encore des gens qui font ce genre de régimes. Or, dans le monde de la nutrition, les approches restrictives sont dépassées. Ce genre de diètes peut fonctionner à court terme. Seulement, le fait d’éviter des groupes alimentaires et la diminution de l’apport calorique favorisent la reprise de poids », dit la nutritionniste. 

LE NUTRI-DIÈTE ET LES NUTRIBAR

Dans les célèbres infopubs animées par Louise Deschâtelets, le Dr Adrien Gagnon vantait les bienfaits de ses produits Nutri-Diète et Nutribar, affirmant que grâce à sa méthode, il était maintenant plus facile, pour les femmes, de « suivre la mode, s’habiller à leur goût et mettre en évidence leur silhouette ». 

Mais que contenaient donc ces substituts de repas lancés dans le lucratif marché des régimes ? Des protéines, des glucides, des huiles, des vitamines, des minéraux, avec des saveurs artificielles et des agents de conservation. La diète recommandée consistait à faire de ces produits la base du menu quotidien, auquel se greffaient des repas légers.

« On se disait qu’on allait mettre 300 calories dans une barre ou un breuvage et que comme ça, on n’aurait pas besoin de cuisiner. Mais puisque ce produit n’est pas satisfaisant et occulte tout plaisir, les gens finissaient par manger quand même. Dans plusieurs des cas, c’était une méthode employée pour des gens qui souhaitaient maigrir vite, avant de partir dans le Sud », explique la nutritionniste Hélène Baribeau.

Dans le même esprit, les produits Slim-Fast ont aussi fait les beaux jours des lecteurs du Lundi, grâce au soutien de stars de l’époque, comme Suzanne Lapointe qui était plus que partante pour donner les secrets de sa rapide perte de poids.

LE RÉGIME À LA SOUPE AU CHOU

Vous trouviez Gwyneth Paltrow un peu intense avec son Clean Eating  et son Master Cleanse, qui consiste à se « nettoyer » l’organisme en ne consommant qu’un mélange d’eau, de poivre de Cayenne et de jus de citron ? Les adeptes de régimes des années 80 ont imaginé pire : la diète à la soupe au chou. 

Promettant à ses disciples qu’ils perdraient 10 lb en une semaine, la formule est simple : ne manger que de la soupe au chou pendant sept jours. Évidemment, ce régime amaigrissant a été fortement critiqué pour ses effets superficiels (les gens perdent surtout de l’eau et non des graisses), son apport nul en protéines et le sentiment de faiblesse qu’il cause.

« C’est une diète qui procure un effet laxatif : puisqu’il y a beaucoup de liquide, ça satisfait sur le moment. Or, les gens oublient que de tels régimes drastiques causent une perte de tissus musculaires due à l’absence de protéines. »

Quant à l’effet yoyo, causé par la réaction du corps qui veut retourner à son poids initial après avoir subi des restrictions caloriques, il est puissant, confirme Hélène Baribeau.

« Plus le régime est strict, plus la reprise de poids est rapide. »

LES PILULES POUR MAIGRIR

Britney Spears a déjà avoué que son sac à main contenait toujours un flacon de pilules pour maigrir, qu’elle combinait allègrement avec des boissons énergisantes. La légendaire Joan Collins (Alexis Carrington, la séductrice vengeresse de Dynastie) confiait récemment qu’au début de sa carrière, des producteurs hollywoodiens lui ont donné des pilules pour lui faire perdre du poids. 

Que valent ces comprimés ?

« Il n’y a aucune preuve de leur efficacité. C’est une arnaque. Du côté des médicaments, rien n’a encore démontré d’effets probants », témoigne Hélène Baribeau.

RICHARD SIMMONS

Chez nos voisins du Sud, Jane Fonda et Raquel Welsh ont pris d’assaut le marché des vidéos d’aérobie, vêtues de léotards colorés qui ont inspiré les étalagistes d’American Apparel. 

Mais le plus attachant des gourous de l’exercice des années 80 est certainement Richard Simmons. Flamboyant acteur, Richard Simmons a d’abord ouvert un gym (qui s’appelait « Slimmons »), avant de se lancer dans la promotion de l’exercice physique avec des vidéos aux titres excentriques, comme Sweatin’ to the Oldies.

Sa méthode, qui ne se prenait pas au sérieux et favorisait une approche non compétitive de l’exercice, a marqué positivement plusieurs générations. Tout récemment, Missing Richard Simmons, un balado consacré à cette légende de la bonne forme physique qui s’est retirée de la vie publique en 2014, a connu un succès spontané.

http://www.lapresse.ca

Un livre pour vivre mieux en singeant le chat


Réapprendre à vivre grâce au chat ? Ceux amoureux des gens vont surement approuver. Moi si je fais comme mon chat, je passerai du temps à dormir
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Un livre pour vivre mieux en singeant le chat

 

Il est libre, calme, observateur, prudent, élégant, charismatique, indépendant, fier ? Et si on singeait le chat pour vivre mieux ? C’est ce que propose « Agir et penser comme un chat », le nouveau livre de Stéphane Garnier.

C’est son chat Ziggy, un tigré de 14 ans, qui a inspiré l’auteur pour réaliser ce guide pratique paru en mars.

Il se veut « un manuel de développement personnel pas comme les autres » où « le chat est notre meilleur coach ».

« Je vis depuis 14 ans avec mon chat Ziggy. J’ai toujours été fasciné par son sens du détachement, du lâcher prise », a-t-il confié mardi à l’AFP.

« Le moteur de vie du chat, c’est son bien-être. Il ne fait rien qui ne réponde à ça », affirme-t-il. « C’est le coeur de tout le livre: comment retrouver et cultiver son bien-être en copiant le chat ».

Cet amoureux des greffiers a observé Ziggy pour comprendre comment il agissait au quotidien.

« J’ai détaché une quarantaine de traits du caractère du chat que l’on peut copier pour vivre mieux », a-t-il dit.

« Au lieu de sauter de notre lit le matin, on peut comme le chat bailler longuement et s’étirer pour passer une bonne journée », cite-t-il en exemple.

On peut également « se faire confiance et suivre son instinct ». « S’il n’aime pas une personne, le chat n’ira pas vers elle. C’est aussi une chose que l’on peut reprendre à notre compte dans notre société où on a tendance à écouter les conseils d’autrui ».

Penser à soi avant tout, s’aimer sans complexe, être tenace… autant de traits du caractère de minou dont on peut s’inspirer dans notre vie personnelle comme professionnelle.

« Nous avons tout à apprendre de ce vieux sage, toujours prudent, qui sait s’amuser de tout qui, s’il n’est pas heureux, n’hésitera pas à partir ».

(« Agir et penser comme un chat » – Stéphane Garnier – Editions de l’Opportun – 160 pages ? 9,90 euros).

http://www.lepoint.fr

Ces chercheurs pensent avoir percé le secret du célèbre «Cri» de Munch


Tout le monde a déjà vue l’oeuvre de Munch intitulé le « Cri » En fait, le peintre a expliqué qu’en se promenant, il fut témoin de la couleur du ciel unique qui aurait fait ressortir l’émotion de la peur. Des météorologistes croient avoir trouvé l’événement météorologie qui aurait pu se passer à cette époque
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Ces chercheurs pensent avoir percé le secret du célèbre «Cri» de Munch

 

MUNCH

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L’apparition de « nuages nacrés », de rares formations stratosphériques typiques des hautes latitudes, pourrait bien avoir inspiré le célèbre tableau « Le Cri » d’Edvard Munch et son ciel traversé de tourbillons de couleurs, estiment des chercheurs.

Ces trois météorologistes norvégiens, dont les travaux ont été présentés ce lundi 24 avril à Vienne lors d’une conférence scientifique, rejettent une hypothèse précédente selon laquelle le ciel en feu vu et peint par Munch aurait été provoqué par les cendres du volcan indonésien Krakatoa en 1883.

Le peintre norvégien (1863-1944) a raconté qu’il se promenait quand soudain, après le coucher du soleil, le ciel était devenu « rouge sang ». Il évoque « des nuages flamboyants », et reste devant ce spectacle « tremblant de peur ».

Pour les chercheurs, l’hypothèse du volcan, émise en 2004 par des astronomes américains, ne tient pas: un tel spectacle aurait dû se reproduire régulièrement depuis cette gigantesque éruption de 1883. Or pour Munch, qui publiera une première version du « Cri » en 1892, cette vision est restée « une expérience unique », arguent-ils.

Des nuages bien particuliers

En outre, les particules du Krakatoa auraient produit un brouillard diffus plutôt que les ondulations du ciel peint par Munch, ajoutent-ils dans leur article, publié dans la revue Weather.

« Il est fort probable que derrière l’expérience vécue par Munch et derrière son célèbre ‘Cri’, il y avait des ‘nuages nacrés' », estiment-ils.

Ces nuages, qui se forment l’hiver dans la troposphère, à 20-30 km de la surface terrestre, apparaissent rarement.

« Des conditions inhabituelles sont nécessaires à leur formation« , a expliqué Helene Muri, de l’université d’Oslo, à la Conférence de l’Union européenne des géosciences.

« Il doit faire très froid, environ -80 à -85°C, alors que la stratosphère est en moyenne à -60. Il faut une certaine humidité. Se forment alors de très petits cristaux de glace », réfléchissant la lumière du soleil couchant.

Les couleurs intenses forment des vagues, visibles un certain temps après le crépuscule – les nuages de la troposphère, plus bas, étant eux visibles avant le crépuscule.

« C’est une nouvelle hypothèse », souligne Helene Muri. « Il y en a d’autres. Des psychologues ont suggéré que c’est un tourment intérieur qui a poussé Munch à peindre le ‘Cri’. Mais nous sommes des chercheurs en sciences naturelles, et nous cherchons plutôt des réponses dans la nature ».

Ce type de nuages a été décrit pour la première fois dans les années 1870, et le phénomène n’était alors pas connu du public. L’événement reste rare, puisqu’un phénomène analogue, constaté à Oslo le 22 décembre 2014, a encore marqué les esprits, et lancé l’idée de cette étude, expliquent les auteurs.

http://quebec.huffingtonpost.ca/