L’humeur joueuse est communicative… chez les perroquets aussi !


On se doute bien que chez les mammifères, le jeu est un apprentissage. Alors chez les oiseaux, les chercheurs ont découvert un perroquet de la Nouvelle-Zélande, le Kéa avait un cri particulier pour inviter ses congénères à jouer. Ce serait la première fois qu’on voit un oiseau ayant des vocalises qui incitent au jeu
Nuage

 

L’humeur joueuse est communicative… chez les perroquets aussi !

 

Un kéa juvénile joue dans les airs.

Un cri spécifique du kéa de Nouvelle-Zélande incite ses congénères à jouer.

Le nestor kéa, un perroquet néo-zélandais, est parfois d’humeur joueuse. Le cri qu’il lance alors « contamine » ses congénères et les pousse eux aussi à adopter un comportement de jeu. C’est ce qu’a découvert une équipe de chercheurs, menée par Raoul Schwing, de l’institut de recherche Messerli, en Autriche.

Partant du constat que le perroquet, lorsqu’il joue, pousse un cri caractéristique, les chercheurs ont voulu savoir quel est l’effet de ce cri sur les autres perroquets. Ils ont donc diffusé des enregistrements de cris de jeux à des groupes de kéas sauvages pendant cinq minutes. Ils ont aussi comparé l’effet sur ces oiseaux d’autres types de cris de kéas ainsi que l’effet du cri d’un Miro rubisole, un oiseau d’une autre espèce.

En entendant les cris de jeu, les kéas, juvéniles comme adultes, jouaient plus et plus longtemps qu’en entendant les autres cris. Ils ne se mêlaient pas à d’éventuels jeux qui auraient été en cours, mais débutaient un jeu seul ou avec des oiseaux qui ne jouaient pas à ce moment-là. Dans les cas de jeu solitaire, les kéas commençaient à manipuler un objet ou à réaliser des acrobaties aériennes. Ceci suggère que les oiseaux n’étaient pas « invités » à jouer mais bien que le cri entraînait chez eux une envie de jouer.

Cette découverte fait du perroquet le premier animal qui ne soit pas un mammifère à avoir une vocalisation « émotionnellement contagieuse ». De précédentes études avaient montré des comportements similaires chez les chimpanzés et les rats.

http://www.pourlascience.fr/

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