Un projet ingénieux pour recongeler l’Arctique


Un projet pour recongeler l’Arctique parait irréalisable par la quantité de matériaux pour construire des pompes éoliennes sans compter le prix étaler pendant quelques années. Si ce projet pouvait faire la différence à la fonte rapide de l’Arctique, cela pourrait être une solution à envisager … De toute manière, ne rien faire coûterait encore plus cher. Il y a aussi toute la pollution dans les mers, sur terre qu’il faudrait réagir au plus vite mais cela demanderait un effort dans tout les pays
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Un projet ingénieux pour recongeler l’Arctique

 

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L’Arctique se réchauffe deux à trois fois plus que ce qui était prédit il y a quelques années.Photo Gentside

Dix millions de pompes alimentées par le vent au-dessus de la calotte glaciaire arctique. C’est le plan imaginé par le physicien Steven Desch de l’Université d’Arizona pour trouver une solution aux problèmes qui frappent actuellement l’Arctique et inquiètent de plus en plus. L’objectif du plan? Épaissir la calotte en hiver et réduire la fonte en été. 

«Une glace plus épaisse signifierait une glace qui tient plus longtemps. Cela signifierait que le danger que toutes les glaces de l’Arctique disparaissent en été serait considérablement réduit», a affirmé à  The Observer, Steven Desch, principal auteur de l’étude publiée dans la revue Earth’s future.

Plus en détails, leur méthode consiste à installer ces pompes afin de transporter l’eau plus froide des profondeurs à la surface.

Cette eau gèlerait alors plus rapidement. Selon les chercheurs, le déploiement sur 10 % de l’océan Arctique de 10 millions de pompes éoliennes, placées sur des bouées, en particulier dans des zones fragiles, pourrait permettre de stopper la fonte des glaces dans ces régions et d’épaissir la surface gelée d’un mètre.

Des températures record en Arctique

Le projet peut paraitre insensé mais il le semble beaucoup moins lorsqu’on se penche sur la situation actuelle de l’Arctique. En novembre dernier, les scientifiques ont observé qu’«il a fait 20°C de plus que la moyenne sur la majeure partie de l’océan Arctique. C’est sans précédent» a affirmé à The Guardian, le professeur Jennifer Francis de l’Université Rutgers.

«Ces températures sont littéralement hors des graphiques […]. C’est assez choquant», a-t-elle ajouté.

Un sentiment renforcé par le rapport annuel sur l’Arctique (Arctic Report Card) récemment publié par l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) qui a conclu que «la température annuelle moyenne de l’air au-dessus du sol a été la plus élevée jamais enregistrée».

«Nous avons rarement observé l’Arctique montrer un signal aussi fort et clair ou plus prononcé d’un réchauffement persistant et de ses effets en cascade sur l’environnement que cette année», a estimé dans un communiqué Jeremy Mathis, le directeur du programme de la recherche arctique de la NOAA.

D’après les scientifiques, l’Arctique se réchauffe deux à trois fois plus que ce qui était prédit par les modèles il y a quelques années et l’accord de Paris de 2015 ne pourra pas empêcher la disparition complète de la glace en été dans la région d’ici à 2030.

Une catastrophe effet boule de neige

«Alors que le climat de la planète a changé, l’étendue des glaces sur la mer arctique a dramatiquement diminué. Il est possible qu’en fin d’été, on y voit la disparition de toute glace pour la décennie 2030», indiquent les chercheurs. «Il est improbable que les émissions de CO2 et les températures moyennes puissent être diminuées à temps pour empêcher cette perte».

Cette disparition n’aurait d’ailleurs pas que des conséquences pour la banquise elle-même mais pour toute la région. D’une part, elle mettrait en danger de nombreuses espèces dont l’ours polaire. D’autre part, elle pourrait accentuer à  son tour le réchauffement climatique puisque la glace renvoie les rayons du soleil dans l’espace.

Ceci pourrait également favoriser la fonte du pergélisol, libérant plus de gaz carbonique dans l’atmosphère.

«Notre seule stratégie à l’heure actuelle semble être de dire aux gens de cesser de brûler des combustibles fossiles», a lancé Steven Desch à The Guardian. «C’est une bonne idée, mais il faudra beaucoup plus pour empêcher la calotte glacière arctique de disparaître». 

«Restaurer la glace marine de manière artificielle est donc devenu impératif», affirment les scientifiques.

Mais le projet des physiciens est-il réellement envisageable? 

Un projet particulièrement coûteux

Dans l’étude publiée dans Earth’s Future, les auteurs estiment que le projet pourrait avoisiner les 50 milliards de dollars par an pour une installation étalée sur 10 ans. Mais si des pompes étaient installées sur la totalité de l’océan gelé, le montant pourrait grimper à 500 milliards de dollars par an sur 10 ans.

Au-delà du coût, c’est aussi la fabrication même des pompes qui posent question. D’après les scientifiques, les pompes devraient être équipées d’éoliennes de l’ordre de 6 mètres de diamètre, avec une masse d’environ 4.000 kilogrammes d’acier. Pour garder le dispositif à  flot, il nécessiterait ainsi une bouée contenant une masse équivalente d’acier. «Pour donner un chiffre rond, nous estimons qu’environ 10 000 kg d’acier serait requis par dispositif», écrivent-ils.

Pour construire une flotte de 10 millions de pompes éoliennes sur dix ans, environ 10 millions de tonnes d’acier par an seraient alors nécessaires. 100 millions de tonnes par an si les dispositifs étaient déployés dans toute l’Arctique.

«Nous estimons que le déploiement sur toute l’Arctique en un ans consommerait essentiellement toute la production d’acier des États-Unis, mais seulement 6 % de la production mondiale», ajoutent-ils.

Loin d’être négligeables, ces estimations suffisent à certains pour qualifier le projet de difficilement réalisable voire d’impossible. Néanmoins, Steven Desch reste confiant quant à  son efficacité :

«la glace marine disparait de l’Arctique – rapidement. Les options que nous proposons doivent être envisagées et discutées maintenant. Si nous sommes provocateurs et amenons les gens à réfléchir à  ce sujet alors c’est bien», a-t-il conclu.

http://fr.canoe.ca/

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5 réponses à “Un projet ingénieux pour recongeler l’Arctique

  1. Je ne pense pas que cela soit fait, il y a trop d’enjeux financier non pas pour ce projet, mais plus pour le passage Nord-Ouest et la recherche de pétrole à venir dans cet endroit, malheureusement c’est le profit avant tout, pauvre de nous.

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