Parole d’enfant ► Solution radicale


Jézabelle a des solutions pour tous les problèmes, mais parfois, c’est vraiment extrême.
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 Solution radicale

 

 

 

Grand-maman raconte :

– Jézabelle, les jours que je ne suis pas avec vous, vous êtes dans ma tête matin et soir
– Oui ? Enlève ça de tête
– Mais comment ?
– En te coupant la tête, il faut que tu l’arraches

Réflexion : Est-ce les poupées Monster High qui lui donne des idées pareilles ? Ou Alice au pays des merveilles

Ana-Jézabelle, 5 ans / 1 février

Le Saviez-Vous ► La petite histoire des interdictions d’entrée aux États-Unis


Depuis Donald Trump est à son poste de la présidence des États-Unis, il essaie tant que bien que mal d’imposer l’interdiction à des pays de majorité musulmans de rentrer au pays. Ce ne fut pas le seul dans l’histoire des États-Unis. Les chinois, les iraniens, les juifs, les anarchistes, les communistes, les épileptiques, les mendiants, les proxénètes, les sciatiques, etc. on eut un moment dans d’interdiction voir même de déportation. À noter que le Canada a aussi eu dans son histoire des interdictions d’étrangers au pays
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La petite histoire des interdictions d’entrée aux États-Unis

 

Mai ou juin 1939 : les réfugiés de l’Allemagne nazie, à bord du paquebot Saint Louis, sont forcés de retourner en Europe, alors que Cuba et les États-Unis refusent de les accueillir.

Mai ou juin 1939 : les réfugiés de l’Allemagne nazie, à bord du paquebot Saint Louis, sont forcés de retourner en Europe, alors que Cuba et les États-Unis refusent de les accueillir. Photo : US Holocaust Memorial Museum

En interdisant l’accès au territoire américain aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane, le président Donald Trump s’est défendu de cibler des groupes particuliers d’individus et a argué, avec raison, que d’autres présidents avant lui avaient eu recours à des mesures semblables en invoquant la sécurité nationale.

Retour sur six moments où des lois ont limité l’accès au territoire américain pour les étrangers.

Un texte de Vanessa Destiné



1. La loi d’exclusion des Chinois

Adoptée le 6 mai 1882, sous la présidence de Chester A. Arthur, cette loi interdit aux travailleurs d’origine chinoise d’entrer au pays. À l’époque, les ouvriers chinois servent majoritairement de main-d’œuvre dans les mines. Beaucoup d’entre eux sont arrivés quelques décennies plus tôt, dans la grande période de la conquête de l’Ouest marquée par la ruée vers l’or en Californie.

En 1880, 105 000 Chinois vivent aux États-Unis, dont une très grande majorité dans l’Ouest, notamment sur le territoire qui deviendra San Francisco.

La période faste de la conquête est au ralenti et le travail se fait rare pour l’ensemble de la population. Les ouvriers chinois sont alors accusés de nuire à l’économie et au climat social.

Des ouvriers chinois qui ont participé au développement du réseau de chemin de fer aux États-Unis.

Des ouvriers chinois qui ont participé au développement du réseau de chemin de fer aux États-Unis.   Photo : Twitter/US Labor Department

La loi d’exclusion des Chinois est adoptée par le Congrès. En plus d’interdire l’entrée aux nouveaux arrivants chinois, elle oblige ceux qui sont déjà présents à s’enregistrer auprès des autorités et à obtenir des certificats pour leur garantir leur droit de revenir au pays s’ils décident d’en sortir. La loi, qui est restée en vigueur 10 ans, empêche aussi les ressortissants chinois d’accéder à la citoyenneté américaine.

Il s’agit de la première loi visant à restreindre de manière significative l’accès au territoire américain à un groupe spécifique d’individus.

Après une première expiration en 1892, la loi a été étendue pour être également appliquée aux immigrants japonais et adaptée pour permettre la déportation des individus non enregistrés auprès des autorités. La mesure a finalement été abrogée en partie en 1943, durant la Seconde Guerre mondiale, alors que la Chine combat dans le groupe des alliés aux côtés des États-Unis.

Pas qu’aux États-Unis

Parallèlement au développement de l’Ouest américain, le Canada a entrepris des travaux pour rallier le territoire d’un océan à l’autre. Pour ce faire, le gouvernement a également eu recours à la main-d’oeuvre chinoise à partir de 1880 pour construire le chemin de fer du Canadien Pacifique en Colombie-Britannique. Or, des décennies plus tard, lorsque la construction du chemin de fer est achevée, les ouvriers chinois se butent au chômage et sont de plus en plus marginalisés au sein de la population.

Le pays adopte en 1923 la Loi de l’immigration chinoise, aussi connue sous le nom de Loi d’exclusion des Chinois, qui interdit à presque tous les immigrants chinois d’entrer au Canada. Elle sera abrogée en 1947.



2. Les réfugiés juifs de la Seconde Guerre mondiale

Durant les grands bouleversements qui ont secoué l’Europe du 20e siècle, les États-Unis sont vus comme une terre d’accueil pour bien des gens qui fuient la guerre. Pendant le règne d’Hitler en Allemagne, le président Franklin D. Roosevelt s’est montré méfiant relativement à l’accueil de réfugiés juifs, car il craignait que des espions nazis se soient cachés parmi eux.

À cette époque, le gouvernement américain avait fixé à 26 000 le plafond du nombre de réfugiés provenant d’Allemagne – dont la majorité était juifs – admis annuellement aux États-Unis. Les experts estiment que durant la période hitlérienne, les autorités américaines ont rempli moins de 25 % de leur quota.

Un cas célèbre

À l’été 1939, le gouvernement américain refoule le Saint Louis, un paquebot transportant plus de 900 personnes d’origine juive, dont certaines avaient passé par les camps de concentration puis avaient été libérées à condition de ne jamais remettre les pieds en Allemagne. Les passagers du Saint Louis se font d’abord refuser l’accès au territoire cubain, puis au sol américain à partir de la mer des Caraïbes, car le quota américain est déjà atteint et le président n’a pas répondu à leur demande d’asile. Ce même bateau est également refoulé par le Canada. Le Saint Louis est donc contraint de rebrousser le chemin vers l’Europe. Selon les historiens, plus d’un quart des passagers auraient ensuite péri durant l’Holocauste.



3. La loi sur les anarchistes

Le 3 mars 1903, les États-Unis adoptent la Loi sur l’exclusion des anarchistes à la suite de l’assassinat du président William McKinley par Leon Czolgosz, un anarchiste né en sol américain de parents polonais.

William McKinley, le 25e président des États-Unis. Entré d’abord en fonction en 1897 et de nouveau en 1897, il se fait assassiner le 6 septembre 1901.

William McKinley, le 25e président des États-Unis. Entré d’abord en fonction en 1897 et de nouveau en 1897, il se fait assassiner le 6 septembre 1901. Photo : Associated Press

En plus d’interdire l’entrée aux immigrants soupçonnés d’adhérer aux courants anarchistes, la loi cible trois autres catégories d’individus : les épileptiques, les mendiants ainsi que les proxénètes et autres commerçants du sexe.

La loi est ensuite modifiée en 1918 pour permettre au gouvernement de déporter les anarchistes étrangers déjà au pays.

La Loi sur l’exclusion des anarchistes est la première à limiter l’accès au territoire américain sur la base de l’appartenance politique.



4. La chasse aux communistes

Après la Deuxième Guerre mondiale, l’agitation politique qui traverse les pays européens inquiète les autorités, et le « Red Scare », ou la peur des communistes, grandit.

Les États-Unis adoptent la Loi sur la sécurité intérieure en 1950. Cette première version d’une loi qui connaîtra plusieurs mutations interdisait l’accès au territoire américain aux potentiels communistes.

En plus de brimer considérablement les droits des individus en permettant des enquêtes extensives sur certaines personnes ou des arrestations arbitraires, elle rendait aussi possible la déportation des immigrants soupçonnés d’être membres du Parti communiste ou les empêchait d’obtenir la citoyenneté.

Le président de l’époque, Harry S.Truman, était un farouche critique de cette loi, qu’il a décrite comme le premier pas vers un état totalitaire. Il a opposé son veto présidentiel à la mesure, sans succès.

Certains éléments de la loi ont finalement été jugés anticonstitutionnels par la Cour suprême des États-Unis… au tournant des années 90.



5. Les représailles contre l’Iran

Dans la foulée de la crise de la prise d’otages américains en Iran en 1979, où 52 personnes ont été retenues contre leur gré dans l’ambassade américaine à Téhéran pendant 444 jours, l’administration du président Jimmy Carter a adopté une série de sanctions contre l’Iran. Parmi celles-ci, la fin de délivrance de visas américains pour tout ressortissant iranien.

Les sanctions ont graduellement été levées lorsque la crise s’est résorbée et l’immigration en provenance de l’Iran a de nouveau été autorisée en sol américain.

9 novembre 1979 : un Américain est pris en otage par des islamistes radicaux devant l'ambassade américaine à Téhéran, en Iran.

9 novembre 1979 : un Américain est pris en otage par des islamistes radicaux devant l’ambassade américaine à Téhéran, en Iran. Photo : The Associated Press

L’Iran figure à nouveau dans la liste des pays visés par des restrictions migratoires en raison du récent décret du président Donald Trump sur les pays musulmans.



6. La crainte des personnes séropositives

En 1987, le gouvernement américain décide d’interdire l’entrée aux personnes infectées par le VIH.

Sous la présidence de Ronald Reagan, le virus est ajouté à la liste des maladies dangereuses et contagieuses du registre du département de la Santé des États-Unis.

L’application de cette loi est particulièrement discriminatoire; à l’époque, des préjugés tenaces associent le sida à quatre groupes d’individus surnommés les « 4 H » : les homosexuels, les héroïnomanes, les Haïtiens et les hémophiles.

Le manque d’information sur la maladie donne également lieu à toutes sortes de rumeurs infondées, notamment le fait que le virus peut se transmettre par les voies respiratoires. Au cours des années, de nombreux scientifiques se sont levés pour dénoncer la mesure en rappelant qu’elle ne reposait sur aucune donnée scientifique valable.

Durant ses années au pouvoir, George W. Bush a entrepris de lever l’interdiction d’entrée visant les personnes séropositives. Ce processus sera finalement complété par Barack Obama au cours de son premier mandat, 22 ans après l’adoption de l’interdiction.

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Un archéologue déterre au Soudan les restes d’un passé mystérieux


Le Soudan vient de dévoiler des temples datant de 2000 – 1500 av. J.-C. Ces temples n’ont pas une structure connu dans ce coin du monde ce qui fait son histoire un mystère à résoudre en Afrique
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Un archéologue déterre au Soudan les restes d’un passé mystérieux

 

Charles Bonnet, 83 ans, lors de son entretien avec... (ASHRAF SHAZLY, AFP)

Charles Bonnet, 83 ans, lors de son entretien avec l’AFP.

ASHRAF SHAZLY, AFP

JAY DESHMUKH
Agence France-Presse
KHARTOUM

Un archéologue suisse a mis au jour au Soudan trois temples à la forme originale construits il y a des milliers d’années, une découverte qui pourrait apporter un nouvel éclairage sur l’histoire de l’Afrique.

Les structures à la forme ronde et ovale, datant de 2000 – 1500 av. J.-C., ont été découvertes cet hiver dans le nord du Soudan, a expliqué Charles Bonnet, 83 ans, dans un entretien avec l’AFP.

Elles sont situées à Dogi Gel (« la colline rouge »), à environ un kilomètre de Kerma, la capitale du royaume nubien où M. Bonnet et son équipe fouillent depuis des décennies.

« À Kerma, l’architecture est de forme carrée ou rectangulaire (…). Ici, nous avons des structures rondes », a-t-il dit, ajoutant que les trois temples se trouvaient dans un carré de 50 mètres de côté.

« Cette architecture est inconnue (…) il n’y en a pas d’exemples en Afrique centrale ou dans la vallée du Nil », confie M. Bonnet qui a terminé la saison des fouilles.

« Nous ne connaissons pas beaucoup de temples ronds dans le monde (…) pour comparer », ajoute le Suisse, considéré comme le doyen des archéologistes au Soudan.

« Secret »

La découverte de ces trois temples pourrait donner lieu à de nouvelles révélations sur l’histoire de l’Afrique, selon lui.

« C’est complètement nouveau », insiste M. Bonnet, ajoutant que les nouvelles structures ne ressemblaient pas à l’architecture égyptienne ou nubienne, aux influences majeures dans la région.

« Nous devons retrouver les racines (de cette architecture) (…) c’est le secret de l’Afrique ».

Par ses recherches, Charles Bonnet a montré ces dernières décennies l’héritage proprement africain et non seulement égyptien de l’ancien royaume de Kerma (2500 – 1500 ans av. J.-C.). Il avait notamment déterré sept statues en granit de « pharaons noirs », souverains soudanais ayant régné sur l’Égypte vers le VIIIe siècle avant J.C.

La Nubie, qui correspond aujourd’hui à une partie du nord du Soudan et du sud de l’Égypte, était alors connue pour ses matières précieuses comme l’or, l’ivoire ou l’ébène.

Parallèlement à la découverte des temples, M. Bonnet a indiqué avoir trouvé à Dogi Gel d’« énormes fortifications », signe selon lui que le site pourrait encore renfermer d’autres trésors.

« Nouveau Monde »

« Cela signifie que cette partie du monde était défendue par une coalition, probablement par le roi de Kerma avec des gens venant du Darfour (ouest) et du centre du Soudan » contre les Égyptiens, qui voulaient contrôler le commerce en Afrique centrale.

M. Bonnet, un ancien vigneron dont les travaux au Soudan ont débuté il y a plus de 50 ans, espère que ses récentes découvertes permettront de comprendre mieux l’Afrique antique.

« Nous découvrons un Nouveau Monde et c’est le monde africain », dit-il.

« Ce pays est énorme, c’est le coeur de l’Afrique avec de nombreuses influences venant de la mer Rouge, du Darfour et du Kordofan (sud) », explique-t-il.

« Nous disposons ici d’une histoire du monde extraordinaire, et peut-être que dans quelques années nous aurons une Soudanologie au même titre que l’Égyptologie ».

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Nouvelle-Zélande: les baleines échouées regagnent le large


Malgré l’hécatombe des baleines-pilotes, une centaines d’entre-elles ont peu rejoindre la marée montante aidé par des bénévoles Est-ce la fin de ce cauchemard ? Peut-être ? Quoiqu’il en soit l’importance d’aider ces globicéphales a aussi un impact environnementale
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Nouvelle-Zélande: les baleines échouées regagnent le large

 

Près de 500 volontaires ont afflué vers Farewell Spit... (Photo Marty MELVILLE, AFP)

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Près de 500 volontaires ont afflué vers Farewell Spit pour tenter de sauver la centaine de survivantes et les remettre à flot.

PHOTO MARTY MELVILLE, AFP

Agence France-Presse
FAREWELL SPIT

 

Plusieurs centaines de baleines-pilotes ont regagné la haute mer dimanche après des échouages massifs et inexpliqués en Nouvelle-Zélande qui ont entraîné une vaste mobilisation humaine pour sauver ces cétacés.

Des centaines de baleines-pilotes ont péri ces derniers jours en s’échouant sur Farewell Spit, un cordon littoral de plus de 26 km débordant de l’extrême nord de l’île du Sud.

Cette longue langue de sable, qui ferme le côté nord de Golden Bay, piège régulièrement pour des raisons inconnues ces cétacés en perturbant leurs capacités de navigation.

Vendredi, 416 baleines-pilotes ont été découvertes sur la bande littorale de Farewell Split, dont environ 300 qui étaient déjà mortes. Communément appelées baleines-pilotes, il s’agit en fait de globicéphales, une espèce de cétacés à dents de la famille des delphinidés.

Près de 500 volontaires avaient alors afflué pour tenter de sauver la centaine de survivantes et les remettre à flot.

Mais quelque 240 autres se sont à nouveau échouées samedi. La plupart ont réussi dimanche à se remettre à flot avec la marée montante.

Et dimanche soir, alors que la basse mer approchait, environ 300 baleines-pilotes nageaient vers la sortie de la baie en direction des eaux saines du détroit de Cook.

« C’est une bonne nouvelle. Le groupe nage vers le large », a déclaré à l’AFP Andrew Lamason, du département de la Protection de l’environnement.

« Ce sont les bons mots », a-t-il répondu lorsqu’on lui a demandé s’il se sentait « prudemment optimiste » quant à la fin possible de cette crise. « Nous avons sorti les bateaux de l’eau. »

« Erreur » des cétacés ?

La nouvelle a aussi réconforté les centaines de volontaires qui tentent depuis trois jours de sauver les baleines-pilotes en les aspergeant d’eau pour les protéger du soleil, et en tentant de les remettre à flot à marée montante.

La prudence était toutefois de mise, puisque samedi après-midi, alors que les sauveteurs pensaient que la situation était en voie de se régler, 240 baleines-pilotes ont contourné un important cordon de bateaux et une chaîne humaine formée dans l’eau pour les repousser vers le large.

Et ces 240 cétacés se sont échoués à trois kilomètres du lieu de l’échouage de vendredi.

Dimanche, de nombreux volontaires ont fondu en larmes en apprenant que les baleines-pilotes étaient en train de gagner le large.

« La crise est en train de se résoudre mais l’émotion est à fleur de peau. Il y a eu des moments très durs », a déclaré Louisa Hawkes, de l’ONG Project Jonah.

Un avion de l’organisation tentait de suivre le déplacement des animaux.

M. Lamason a estimé à 666 le nombre total de baleines-pilotes qui se sont échouées en trois jours.

Très répandus dans les eaux néo-zélandaises, ces globicéphales peuvent peser jusqu’à deux tonnes et mesurer jusqu’à six mètres de long.

Farewell Spit, à 150 kilomètres au nord-ouest de la ville touristique de Nelson, est régulièrement le théâtre d’échouages massifs de baleines-pilotes. Neuf au moins se sont produits au cours des dix dernières années.

Il n’existe pas d’explication scientifique certaine de ce phénomène.

Rochelle Constantine, biologiste à l’Université d’Auckland, pense que les cétacés « ont juste commis une erreur ».

L’océanologue Denis Ody, responsable du pôle Océan pour WWF France, a quant à lui avancé une autre hypothèse.

« On parle de la topologie de la plage, mais cela s’explique souvent du fait des manoeuvres militaires ou des sonars à hautes fréquences qui font l’effet de gifles acoustiques pour ces animaux », a-t-il dit à l’AFP.

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«La plus grosse femme du monde» opérée samedi en Inde


Cette Égyptienne pourra se faire opérer gratuitement en Inde. Son obésité morbide est accompagnée d’une maladie éléphantiasis. La transporter par avion d’un pays à l’autre demande énormément de préparation, reste à espérer que tout se passe bien pour cette femme
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«La plus grosse femme du monde» opérée samedi en Inde

 

«La plus grosse femme du monde» opérée samedi en Inde

Elle pèserait quelque 500 kilogrammes. Photo Twitter

Une Égyptienne, qui serait la plus grosse femme du monde, arrivera samedi en Inde pour une chirurgie vitale de réduction de poids, a indiqué vendredi son docteur.

Eman Ahmed Abd El Aty, 36 ans, pèserait quelque 500 kilogrammes et est atteinte selon sa famille d’éléphantiasis, une pathologie qui cause un gonflement des membres et d’autres parties du corps.

Son histoire avait fait le tour du monde et ému un chirurgien indien qui avait proposé à l’automne de l’opérer gratuitement.

La patiente devrait arriver à Bombay, capitale économique de l’Inde, tôt samedi matin à bord d’un Airbus spécialement aménagé, a indiqué le docteur Muffazal Lakdawala dans un communiqué.

«Pour la préparer au vol, une équipe de médecins est en Egypte depuis dix jours pour optimiser ses conditions de voyage», ajoute le texte.

Mme Abd El Aty, dont l’état entraîne de nombreuses complications et nécessite donc une intervention urgente, n’a pas pu se rendre plus tôt en Inde. En raison de sa santé fragile, les compagnies aériennes étaient réticentes à la prendre à bord.

«C’est une patiente à haut risque qui a été incapable de bouger ou de sortir de la maison depuis vingt-cinq ans», a expliqué son chirurgien.

Si le poids de l’Égyptienne est attesté, elle serait la femme actuellement en vie la plus lourde au monde, après l’Américaine Pauline Potter (291 kilos).

Les opérations chirurgicales de réduction de poids sont de plus en plus fréquentes en Inde, où l’obésité est en hausse notamment dans les zones urbaines.

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Une étude explique enfin pourquoi les baleines sautent hors de l’eau


Les baleines à bosse n’ont pas besoin de téléphone sans fil pour communiquer avec d’autres baleines qui se trouvent à 1 à 4 km de distance. En effet, leurs sauts si impressionnants pour nous est une forme de communication
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Une étude explique enfin pourquoi les baleines sautent hors de l’eau

 

Humpback Whale breaching | Gillfoto via Wikimedia CC License by

Humpback Whale breaching | Gillfoto via Wikimedia CC License by

Repéré par Florian Adam

Repéré sur New York Magazine

Les majestueux sauts des baleines à bosse servent en réalité à communiquer avec d’autres groupes.

«Mais pourquoi donc les baleines sautent-elles hors de l’eau?»

À l’été 2016, la question était laissée en suspens, forcé de constater que «ces sauts impromptus demeurent ainsi l’un des grands mystères de nos océans».

Mais l’énigme vient d’être résolue! Une étude australienne, disponible dans son intégralité, parue dans la revue scientifique Marine Mammal Science brise le mythe.

Les mammifères marins ont développé des systèmes de communication performants, précisent les scientifiques. Contrairement aux ultrasons, les échanges non verbaux des baleines à bosse comme le «breaching», le fait pour les cétacés de sauter hors de l’eau pour ensuite s’écraser à sa surface, restent mal compris.  Il ne s’agirait pas d’un simple jeu pour eux, ou un plaisir pour nous, mais remplirait bien une fonction sociale. Ils ont remarqué que ce comportement avait surtout lieu durant la migration,

«une période où les animaux devraient conserver leur énergie», analysent les chercheurs.

Depuis la côte Est de l’Australie l’équipe a ainsi étudié, entre septembre 2010 et octobre 2011, 76 groupes de baleines, explique Haiki magazine.

D’un an d’observation, ils arrivent à la conclusion que les baleines à bosse, ou Megaptera novaeangliae, s’écrasent à la surface de l’eau pour communiquer, non pas au sein d’un même groupe, mais avec des mammifères éloignés. Ce comportement, précise l’étude, est moins observé dès lors que le groupe le plus proche est à une distance de 1 à 4 kilomètres.

Cité par le New York Times Magazine, la biologiste Ailbhe Kavanagh explique à Haiki magazine qu’«elles utilisent potentiellement se comportement quand les niveaux de bruit de fond sont élevés. Le signal acoustique peut mieux voyager que le signal vocal».

Un secret de moins pour ces géants de la mer.

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Un animal peut-il se suicider?


Chez les animaux, et même des formes de vie simple semblent se donner la mort pour une raison ou une autre. Peut-on parler de suicide tout comme chez les êtres humains ?
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Un animal peut-il se suicider?

 

Des baleines échouées sur la plage de Farewell Spit, en Nouvelle Zélande - REUTERS/Handout

Des baleines échouées sur la plage de Farewell Spit, en Nouvelle Zélande – REUTERS/Handout

Brian Palmer

Des centaines de baleines qui s’échouent, des canards et des chiens qui se noient volontairement, des vaches qui se jettent du haut de falaises… Est-ce une manière de mettre fin à leurs jours?

On ne sait pas au juste ce qui pousse les baleines à s’échouer, mais selon une théorie, lorsqu’un individu malade se dirige vers la côte pour y mourir, les autres le suivent. Le suicide existerait-il dans le règne animal?

En quelque sorte. Les cas d’animaux au comportement autodestructeur sont légion. Outre les baleines qui s’échouent, on a vu des canards et des chiens se noyer volontairement, des vaches se jeter du haut de falaises ou encore des rats-taupes nus (tout comme certains insectes) quitter leur colonie avant de mourir lorsqu’ils étaient atteints d’une maladie contagieuse. On peut cependant difficilement établir un parallèle entre ces comportements et le suicide à proprement parler. Car le suicide implique un ensemble de capacités cognitives très complexes.

«Conscience de sa propre existence»

Il faut en effet avoir conscience de sa propre existence, être à même de se projeter dans l’avenir et comprendre qu’une action précise entraînera sa mort. Il semblerait que certains animaux aient une partie de ces capacités. Les dauphins, de nombreuses espèces de primates, les pies et les éléphants sont capables de reconnaître leur reflet dans un miroir, ce qui tend à indiquer une certaine conscience de soi. On sait par ailleurs que d’autres animaux savent faire semblant lorsqu’ils jouent, ce qui implique qu’ils peuvent imaginer des mondes différents de celui dans lequel ils évoluent. Pour autant, on ignore s’il existe des animaux capables d’associer ces différentes capacités pour en arriver à se suicider, comme c’est le cas chez l’homme.

D’après un article publié en 2010 par Edmund Ramsden, les scientifiques de l’époque victorienne se passionnaient tout particulièrement pour cette question. Les sociétés humaines cherchaient à trouver la preuve que les animaux éprouvaient des émotions proches des nôtres, et les cas de suicide chez les animaux venaient étayer cette théorie.

C’est ainsi qu’à partir de 1845, des articles sur ce thème se sont multipliés dans la presse. On a ainsi rapporté le cas d’un chien de race terre-neuve qui s’était, à plusieurs reprises, jeté à l’eau, restant immobile et «gardant obstinément la tête sous l’eau pendant quelques minutes». D’autres chiens se seraient noyés ou laissés mourir de faim après la disparition de leur maître.

Un cerf se serait jeté dans le vide pour ne pas être rattrapé par des chiens de chasse. Un canard se serait noyé après la mort de son partenaire. On pensait également que les scorpions se piquaient eux-mêmes s’ils se retrouvaient prisonniers des flammes. Les chercheurs se sont alors lancés dans un débat passionné, mais resté stérile, sur la question de savoir si ces comportements relevaient du suicide. (Sauf pour le cas des scorpions qui sont immunisés contre leur propre venin, ce qui règle la question.)

«Difficile de déterminer si on peut réellement parler de suicide»

Même quand les scientifiques peuvent expliquer le processus neurobiologique qui sous-tend le comportement autodestructeur d’un animal, il reste difficile de déterminer si on peut réellement parler de suicide. Le toxoplasma gondii est un parasite qui touche le cerveau des rongeurs et induit chez eux une attirance envers leur ennemi mortel, le chat. On serait dès lors tenté de conclure que ce type de «suicide» chez les rats n’a rien à voir avec les comportements observés chez l’homme. Mais certains éléments semblent indiquer que cette infection pourrait également jouer un rôle dans le suicide humain.

Dans le cadre d’une étude menée en 2009 sur des patients souffrant de troubles récurrents de l’humeur, les chercheurs de l’université du Maryland ont découvert que ceux qui présentaient de forts taux d’anticorps destinés à lutter contre le toxoplasma gondii étaient plus susceptibles d’avoir fait des tentatives de suicide. Précisons toutefois que cette étude reste préliminaire et qu’aucune relation de cause à effet n’a été clairement établie.

Quelle que soit la motivation qui y préside, l’autodestruction semble exister jusque dans les formes de vie les plus simples. Des algues unicellulaires lancent un processus de mort cellulaire programmée lorsqu’elles sont exposées à un stress qu’elles seraient pourtant tout à fait capables de surmonter. Des chercheurs ont récemment découvert que le «suicide» de certaines cellules favorisait la croissance des cellules survivantes. A l’instar des rats-taupes infectés ou des abeilles qui quittent la colonie pour éviter une épidémie, ces algues meurent pour le bien de la communauté.

Brian Palmer

Traduit par Micha Cziffra

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