Parole d’enfant ► Jeu


Quand je vois Mlle jouer un jeu que la vitesse d’action est un atout, je la trouve pas mal bonne. Elle rit quand j’essaie de faire comme elle
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Jeu

 

Grand-maman raconte :

Mlle joué à un jeu sur mon IPad : une course contre un voleur parmi des camions et d’autobus et autres obstacles, le jeu se déroule assez vite et elle est très bonne

Je dit :

– Moi ça m’énerve de jouer à ce genre de jeu

– Arrête de t’énerver sinon, c’est ton cerveau qui s’énerve

Ana-Jézabelle, 4 ans (5 ans) 14 décembre

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Conversation entre papa et sa fille au téléphone


Tous les jeunes enfants adorent parler au téléphone, même si parfois la conversation est incompréhensible de la part de l’enfant. C’est mignon et drôle
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Conversation entre papa et sa fille au téléphone

 

Le Saviez-Vous ►Les neuf espèces du président Obama


 

Le nom d’Obama a été choisi pour désigner 9 nouvelles espèces animales découvertes surtout aux États-Unis. C’est en hommage pour ses actions à la protection de l’environnement, l’énergie verte ou simplement comme homme qui a marqué l’histoire du pays. Il fut le Président qui a été le plus inspiré les scientifiques pour donner son nom
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Les neuf espèces du président Obama

 

Espèces nommées en l'honneur de Barack Obama

Espèces nommées en l’honneur de Barack Obama   Photo : Collage

Au moment où Barack Obama s’apprête à quitter la Maison-Blanche, voici la liste des animaux découverts pendant ses deux mandats qui ont été nommés en son honneur.

Un texte d’Alain Labelle

La « taxonomie présidentielle » est une façon pour les scientifiques de rendre hommage à un homme politique admiré. Pas moins de neuf animaux ont reçu des noms inspirés du président sortant, c’est plus que n’importe lequel de ses 43 prédécesseurs. Par comparaison, Theodore Roosevelt, qui a été président de 1901 à 1909, arrive en deuxième position avec sept.

Plusieurs scientifiques affirment que la Terre est entrée dans la sixième grande extinction des espèces, mais cela ne les empêche pas d’en découvrir des milliers de nouvelles tous les ans. Depuis 1895, les nouveaux noms d’espèces doivent être enregistrés à la Commission internationale de nomenclature zoologique, l’organisme responsable d’établir les règles de désignation des espèces animales.

La première partie du nom est associée au genre de l’animal et la deuxième à son espèce spécifique. La plupart d’entre eux sont en latin, mais ils ne le sont pas obligatoirement.

Voici les 9 espèces nommées en l’honneur de Barack Obama :

Etheostoma obama

Le petit poisson très coloré a été découvert dans une rivière du Tennessee en 2012 par les biologistes Steve Layman et Richard Mayden de l’Université Saint Louis. Les deux hommes ont décidé d’honorer le président pour ses positions claires concernant les énergies propres et la protection environnementale.

Etheostoma obama

Etheostoma obama   Photo : Blake Markwell

Aptostichus barackobamai

L’araignée découverte en 2012 par le biologiste Jason Bond de l’Université Auburn en Alabama vit dans le nord de la Californie.

« Je l’ai nommée pour montrer mon appréciation d’Obama. Il a été un vrai homme d’État devant une opposition ridicule », a déclaré M. Bond.

Aptostichus barackobamai

Aptostichus barackobamai   Photo : Jason Bond

Tosanoides obama

Un poisson trouvé en 2016 dans les récifs de corail situés au large d’Hawaï. Ce poisson est le seul à vivre exclusivement dans le monument national marin de Papahānaumokuākea, une réserve marine que le président a élargie pour en faire la plus grande zone protégée du monde. Le découvreur du poisson, Richard Pyle, a ainsi voulu rendre hommage au président.

Tosanoides obama

Tosanoides obama   Photo : Richard Pyle

Obamadon gracilis

Ce lézard mangeur d’insectes, découvert au Montana en décembre 2012, vivait dans l’actuelle Amérique du Nord il y a 5 millions d’années. Les paléontologistes ont été impressionnés par ses dents impeccables qui leur rappelaient le sourire présidentiel.

Obamadon gracilis

Obamadon gracilis   Photo : Université Yale/Carl Buell

Caloplaca obamae

L’espèce de lichen orangé, découverte en 2007, vit sur l’île de Santa Rosa, au large de la Californie. C’est la première espèce dont le nom est inspiré du président Obama.

Caloplaca obamae

Caloplaca obamae   Photo : J. C. Lendemer

Teleogramma obamaorum

Ce poisson mangeur d’escargots a été découvert en 2011 au Congo par l’ichtyologiste Melanie Stiassny, du Muséum américain d’histoire naturelle. Le nom officiel est au pluriel en référence au couple présidentiel et à son engagement pour la protection de l’environnement et la conservation en Afrique.

Teleogramma obamaorum

Teleogramma obamaorum   Photo : Melanie Stiassny

Nystalus obamai

Lorsqu’il se trouvait en Amazonie en 2008, le biologiste Bret Whitney, de l’Université d’État de la Louisiane, a entendu un chant d’oiseau qu’il n’avait jamais entendu jusque-là. L’analyse de son ADN a confirmé qu’il s’agissait d’une nouvelle espèce de bucconidés vivant en solitaire à la cime des arbres de la jungle. L’oiseau a été nommé pour souligner l’impact des politiques d’Obama sur le développement d’énergies vertes, particulièrement de l’énergie solaire, qui peuvent préserver des écosystèmes comme celui du Nystalus obamai.

Nystalus obamai

Nystalus obamai   Photo : Hilary Burn

Paragordius obamai

Ce parasite découvert au Kenya en 2012 peut atteindre 30 cm dans le corps de ses hôtes. Heureusement pour l’humain, il ne vit que dans les criquets. Le chercheur Ben Hanelt, de l’Université du Nouveau-Mexique à Albuquerque, a nommé l’insecte en l’honneur du président, dont le père vivait à une vingtaine de kilomètres du lieu de sa découverte.

Paragordius obamai

Paragordius obamai   Photo : Ben Hanelt, Matthew Bolek, Andreas Schmidt-Rhaesa

Baracktrema obamai

En 2016, un deuxième parasite a été nommé en l’honneur d’Obama. Celui-ci vit dans les vaisseaux sanguins pulmonaires de tortues d’eau douce malaisiennes. Encore une fois, cela se voulait un compliment et non une insulte, en raison de la résilience du président.

Le parasite « est long, maigre et cool comme le président », selon son découvreur Thomas Platt.

Baracktrema obamai

Baracktrema obamai   Photo : J. R. Roberts

À ce jour, le président désigné Donald Trump n’a qu’un animal nommé en son honneur, non pas comme chef d’État, mais comme célébrité de la télévision. L’animal, appelé Tetragramma donaldtrumpi, est un oursin éteint.

Tetragramma donaldtrumpi

Tetragramma donaldtrumpi Photo : iStock/William Thompson

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L’urbanisation pousse des oiseaux au divorce


C’est triste une ville sans oiseaux ! Ne pas entendre leur chant en toutes saisons. Les animaux sont chassé de leur territoire pour agrandir les villes, alors que nous devrions avoir moyen de cohabiter
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L’urbanisation pousse des oiseaux au divorce

 

 Troglodyte en mal d'amour | wanderinggrrl via Flickr CC License by

Troglodyte en mal d’amour | wanderinggrrl via Flickr CC License by

Repéré par Peggy Sastre

Et certaines espèces peuvent perdre quasiment la moitié de leur vie fertile dans la manœuvre.

En banlieue, il n’y a pas que les couples humains qui se désespèrent. Selon une étude menée par cinq chercheurs en sciences de l’environnement de l’université de Washington, l’urbanisation pousse certains oiseaux au divorce et altère très sérieusement leur succès reproductif, vu qu’après leur déménagement, ils ont souvent bien du mal du monde à retrouver de nouveaux partenaires.

«Pour ces oiseaux, le développement des banlieues a un coût caché», explique John Marzluff, l’auteur principal de l’article synthétisant une dizaine d’années d’observations. «Nous les forçons à faire ce que la sélection naturelle n’aurait pas voulu pour eux».

L’addition est particulièrement salée pour les oiseaux chanteurs les plus farouches, à l’instar du troglodyte pacificus et de la grive à dos olive. Lorsque que les forêts qui constituent leur habitat sont transformées en immeubles et en lotissements, ces oiseaux majoritairement monogames doivent aller voir plus loin si le calme y est, en abandonnant au passage partenaire, nid et chances reproductives. Ce qui peut se révéler catastrophique pour certaines espèces, qui peuvent gâcher près de la moitié de leur vie fertile dans la manœuvre.

«Avec l’urbanisation, ces oiseaux s’en vont», ajoute Marzluff, «nous les obligeons à abandonner des endroits qu’ils avaient choisis pour aller autre part, ce qui les empêche souvent de retrouver un nouveau partenaire».

Une démarche qui aurait été totalement superflue s’ils avaient pu rester tranquillement chez eux.

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Les «éboueurs» de Facebook finissent souvent traumatisés


On n’y pense probablement pas, mais les modérateurs qui scrutent les signalements d’indésirables le contenu fait par les utilisateurs de Facebook en voient de toutes les couleurs et peuvent être vraiment déstabilisant pour eux. C’est des employés en Allemagne qui font ce sale boulot et pour ce qui aide de l’aide psychologique, cela laisse vraiment à désiré.
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Les «éboueurs» de Facebook finissent souvent traumatisés

 

Facebook | bykst via Pixabay CC License by

Facebook | bykst via Pixabay CC License by

Repéré par Annabelle Georgen

En Allemagne, les employés en charge de la modération des contenus ont confié anonymement leur désarroi face à leur tâche.

Dans le jargon, on les appelle ça de la modération de contenus. Mais ceux qui s’y sont frottés préfèrent parler de «ramassage des ordures numériques», précise l’hebdomadaire SZ Magazin, qui a publié en décembre 2016 une longue enquête sur le quotidien des employés chargés de modérer les contenus indésirables qui pullulent sur Facebook. L’article, qui se base sur de nombreux témoignages anonymes recueillis auprès de salariés et d’ex-salariés d’une entreprise allemande qui fait de la sous-traitance pour le géant américain, est disponible en ligne ici.

Les employés de l’entreprise Arvato, filiale du groupe Bertelsmann, n’apprennent le nom de leur client prestigieux et en quoi consistera exactement leur travail que le jour de leur embauche, et sont tenus par contrat de ne divulguer aucune information relative à leur mission. Car Facebook, malgré les pressions, continue de garder secrètes ses règles de modération, sous le prétexte que les rendre publiques aiderait les internautes à mieux les contourner.

«Au début, on faisait encore des blagues»

Au terme d’une formation express de deux semaines au cours de laquelle leur est enseignée la politique de modération du géant américain, les employés sont lâchés dans les ténèbres du web 2.0, tenus qu’ils sont de regarder à la chaîne les contenus signalés comme indésirables par les utilisateurs du réseau social et à trier ces déchets numériques: photos de cadavres, de pénis érigés en gros plan, d’animaux torturés, vidéos d’agressions sexuelles, de mise à mort…

«Au début, on faisait encore des blagues pendant la pause de midi au sujet des nombreux pornos qu’on devait regarder. Mais au bout d’un moment on est devenus de plus en plus abattus», raconte un témoin.

Un autre ajoute: «Il arrive encore et toujours que les gens bondissent de leur siège. Partent en courant. S’effondrent en larmes.»

«Je ne peux plus partager une intimité avec mon partenaire»

Plusieurs témoins rapportent être poursuivis par les images qui les ont traumatisés, comme cet homme:

«Il y a une vidéo que je n’arrive pas à me sortir de la tête: une femme en chaussures à talon piétine un chaton dans une vidéo fétichiste. Je ne pensais pas que les gens sont capables de ce genre de choses.»

Ou le témoignage de cette femme:

«Depuis que j’ai vu du porno avec des enfants, je pourrais devenir bonne sœur. Le sexe, c’est fini. Je ne peux plus partager une intimité avec mon partenaire depuis plus d’un an. Dès qu’il me touche, je commence à trembler.»

À défaut d’un psychologue, l’entreprise emploie une assistante sociale à laquelle les employés peuvent s’adresser et qui anime des séances collectives auxquelles aucune des personnes interviewées par le SZ Magazin n’a participé, par peur d’évoquer leurs problèmes en présence des autres. Une ancienne employée raconte qu’elle n’a d’ailleurs jamais réussi à obtenir un rendez-vous individuel auprès d’elle, malgré plusieurs demandes.

«Tu peux démissionner»

Pire, un témoin rapporte que quand il a voulu s’ouvrir du malaise que provoquait chez lui le visionnage intensif de ces images à sa chef d’équipe, celle-ci lui aurait répondu:

«Si ce boulot ne te convient pas, tu peux démissionner.»

Interviewée par l’hebdomadaire Der Spiegel, la direction d’Arvato a démenti les dires des témoins, arguant que l’entreprise mettait des médecins d’entreprise et des psychologues à disposition de ses employés. Une porte-parole de Facebook a également déclaré que la firme américaine «rejett[e] formellement le reproche selon lequel nous ne occuperions pas assez des employés de notre partenaire en Allemagne»

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Les scientifiques cherchent à savoir quels animaux pètent (c’est très sérieux)


Cela peut vous faire sourire, mais la question est souvent posée par les enfants qui rencontrent des scientifiques, alors mieux vaut avoir une réponse qui satisfait leur curiosité.
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Les scientifiques cherchent à savoir quels animaux pètent (c’est très sérieux)

 

Hippopotame | ligiera via Pixabay CC License by

Hippopotame | ligiera via Pixabay CC License by

Repéré par Vincent Manilève

Ils mettent une base de données pour réunir le plus d’informations possibles.

Ce n’est peut-être pas la question que vous vous posez en premier en vous baladant dans un zoo ou en regardant un documentaire animalier, mais elle est pourtant passionnante: est-ce que cet animal pète? Depuis quelques jours, des scientifiques ont décidé de répondre à cette question pour le plus grand nombre d’espèces possible. Le Washington Post raconte que, grâce au hashtag #DoesItFart («Est-ce que ça pète?») et un document Google partagé, ils ont commencé à lister l’existence (ou l’absence) de flatulences ou non chez plus de soixante espèces.

Il apparaît très logiquement que la plupart d’entre eux ont effectivement des gaz. Les rats, les zèbres, ou les reptiles comme le Pogona flatulent. Plus une chauve-souris est grosse et plus ses pets seront sonores. Les girafes, étant donné leur taille, se délestent de leurs gaz «à hauteur du visage d’un homme», précise un chercheur sur le document Google.

Un autre explique que les lynx sont de gros péteurs, et que «les pets consécutifs à l’ingestion d’écureuils sont les pires».

Les oiseaux, à l’inverse n’ont pas le besoin biologique d’en faire, même si comme le soulignait Popular Science en 2009, cela peut arriver. Les espèces marines comme les moules ne sont pas concernées par la question. Logique. En revanche, vous serez ravis d’apprendre que certaines espèces de serpents appartiennent aux plus sournois des émetteurs de gaz: après un bruit presque imperceptible accompagnant souvent des excréments, une odeur «très sèche et sauvage» vous prend à la gorge.

«Les orangs-outans pètent! Assez souvent en fait. J’ai déjà eu des bébés orphelins qui pétaient lorsqu’ils me grimpaient dessus.»

Toutes ces anecdotes peuvent sembler juste amusantes, mais elles ont en réalité un intérêt particulier. Les enfants posent souvent la question aux scientifiques qu’ils rencontrent, il s’agit donc d’une passerelle très intéressante pour les intéresser à la nature.

«C’est au moins une opportunité de créer un lien avec un public large et d’amener de nouvelles personnes dans la conversation», explique David Steen, de l’université d’Auburn. Adriana Lowe, autre chercheuse de l’université de Kent, explique de son côté que «Le régime et le système digestif des animaux représentent un champ d’étude important et fascinant, et le pet fait partie de tout cela».

Et puis, on le sait, les pets de vaches sont responsables de fortes émissions de méthane, gaz qui contribue largement au réchauffement de la planète. Etudier les gaz d’animaux est donc loin d’être du vent. 

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Au Rwanda, des villages de réconciliation où cohabitent anciens bourreaux et victimes


Alors que le Rwanda a été abandonné par l’aide Internationale, ils essaient de reprendre une vie normal après le génocide.  C’est un tour de force d’avoir un village avec les victimes et meurtrier pour qu’une réconciliation soit possible. Bien sûr, cela demande du temps, mais déjà des gens ont fait de leurs ennemis, leurs amis. Le meurtrier qui a tué toute une famille se retrouve ami avec un survivant de cette famille.
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Au Rwanda, des villages de réconciliation où cohabitent anciens bourreaux et victimes

 

Repéré par Xavier Ridel

Le gouvernement et les ONG sont mobilisés pour réconcilier Hutu et Tutsi.

À une heure de voiture de Kigali, la capitale du Rwanda, se trouve Mbyo. Soit un petit village que rien ne semble démarquer des autres. Pourtant, le Guardian nous apprend qu’une communauté de 54 familles y vit, et que les victimes du génocide de 1994 y côtoient ceux qui ont tué leurs parents. Tasian Nkundiye et Laurencia Niyogira sont ainsi passé du statut d’ennemis à celui d’amis proches. Même si le premier a assassiné la famille de la seconde:

«Je lui suis très reconnaissant. À chaque fois que je lui écrivais, alors que j’étais en prison, elle ne m’a jamais dit que j’étais un meurtrier. Maintenant, je lui laisse souvent la garde de mes enfants quand je dois m’absenter du village.»

Presque surhumaine, cette réconciliation vient d’abord d’un désir gouvernemental d’arranger les choses entre les Tutsi et les Hutu. Au début des années 2000, le président Paul Kagame met en place une loi stipulant que les génocidaires peuvent sortir de prison s’ils envoient une lettre d’excuse aux victimes. Silas Uwesegumuremyi, dont le père a été tué par un de ses voisins, affirme:

«Nous devons tous garder en mémoire le rôle que nous avons joué en 1994, mais le souvenir n’amène plus de colère. Il nous renforce.»

De la rage à revendre

L’ONG Prison Fellowship Rwanda (PFR) est à l’origine du village de Mbyo. Le but de l’organisation est avant tout de reloger ceux qui ont besoin d’un toit, sans tenir compte de ce qu’ils ont fait pendant le génocide. Ensuite, elle place les survivants et les anciens criminels dans des maisons voisines, en insistant sur la nécessité du pardon. Il y a donc aujourd’hui 6 villages de la réconciliation, et 3.000 personnes y vivent; qu’il s’agisse de victimes ou de meurtriers. Alexandre Guma, directeur de la communication chez PFR, déclare:

«C’était une tragédie pour tout le monde, que vous soyez Hutu ou Tutsi. Si vous aviez tué des gens et passiez un séjour en prison, vous reveniez et trouviez souvent votre maison détruite. Si vous étiez un survivant, votre famille entière était morte, et vous n’aviez nulle part où aller.»

Certains pensent qu’il reste du chemin à parcourir, l’un des soucis principaux résidant notamment dans le fait que ces programmes s’appliquent à ceux qui ont vécu le génocide et pas à leurs enfants. C’est le cas de Reuben Kanyesgye, un ouvrier.

«Les enfants des prisonniers sont souvent vulnérables parce que leurs parents sont soumis à une longue peine. Ils grandissent très souvent avec de la rage à revendre, peinent à comprendre les erreurs de leurs parents et prennent le chemin du crime. Il faut en faire plus pour les éduquer et les protéger.»

Néanmoins, le programme reste dans l’ensemble une réussite. Quelques années auparavant, il aurait été inimaginable de penser que Tutsi et Hutu finiraient par cohabiter et vivre les uns à coté des autres.

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