Hausse du nombre de corps non réclamés


C’est triste qu’une personne meure et personne pour réclamer son corps ou pire, la famille refuse de s’occuper des obsèques. C’est d’avoir vécu peut importe comment, et de partir sans jamais avoir existé pour personne
Nuage

 

Hausse du nombre de corps non réclamés

 

Un cadavre à la morgue

Un cadavre à la morgue Photo : iStock/iStock

Une salle de la morgue de Montréal Photo : Radio-Canada/Anne-Andrée Daneau

À la morgue de Montréal, les familles sont accompagnées et ne sont jamais laissées seules en présence d’un corps mal en point.

Ce sont les préposés du coroner et les coroners eux-mêmes qui ont la tâche d’identifier les corps et de procéder à une autopsie dans certains cas.

Recevoir les corps, les peser, les identifier, vérifier les effets personnels… et ils sont mis ensuite dans un des frigidaires de la morgue.

Me Catherine Rudel-Tessier, Coroner en chef

Si les recherches ne donnent rien ou lorsqu’une famille refuse d’avoir le corps, à l’expiration d’un délai de 30 jours, le corps est considéré comme non réclamé.

C’est le ministère de la Santé et des Services sociaux qui est alors tenu de l’inhumer aux frais de l’État. L’an dernier, les frais pour disposer des corps non réclamés se sont élevés à plus de 226 000 $ pour l’ensemble du Québec.

Deux solutions sont alors possibles. Le corps non réclamé peut être proposé à une institution d’enseignement pour des fins d’enseignement ou de recherche. Le MSSS peut aussi autoriser l’établissement de santé où est entreposé le cadavre à contacter l’entreprise de services funéraires de son choix.

Avec les informations d’Anne-Andrée Daneau

http://ici.radio-canada.ca/