Le Saviez-Vous ► Pharaons ou présidents embaumés: un club très fermé


Curieusement, les hommes et les quelques femmes qui font partie de ce club fermé sont quasi tous des dictateurs. Ils ont été embaumés après leur morte et leur corps conserver malgré les années pour être exposé au public
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Pharaons ou présidents embaumés: un club très fermé

 

Avec Ramsès II ou Lénine, Ferdinand Marcos, dont le corps a été exposé pendant 23 ans dans une crypte réfrigérée du nord des Philippines, fait partie du club très fermé des dirigeants à avoir été embaumés.

– Ramsès II –

Alice Saunier Séité (D), secrétaire d'Etat aux Universités, se rend le 12 novembre 1976 au chevet de la momie de Ramsès II, au Musée de l'Homme à Paris ©  AFP/Archives

Alice Saunier Séité (D), secrétaire d’Etat aux Universités, se rend le 12 novembre 1976 au chevet de la momie de Ramsès II, au Musée de l’Homme à Paris © AFP/Archives

Le pharaon égyptien, mort très âgé vers 1213 avant notre ère, fut momifié et inhumé dans la Vallée des rois, près de Louxor, comme nombre de ses ancêtres et descendants. Sa momie, découverte au XIXe siècle, est exposée au musée du Caire. Dans les années 1970, la royale dépouille était accueillie en France avec les honneurs dus à un chef d’Etat, pour un traitement contre les champignons. Les égyptologues établiront à cette occasion que le roi d’Egypte mesurait 1,90 m et avait les cheveux roux. L’une des plus belles collections de momies égyptiennes est réunie au British Museum de Londres. Elle compte aussi des chats, des chiens et un crocodile embaumés.

Montage de photos de dirigeants qui ont été embaumés: le soviétique Lénine, le vietnamien Ho Chi Minh, le chinois Mao Tsé-toung, le philippin Ferdinand Marcos, les sud-coréens Kim Il-Sung et Kim Jong-Il © STR AFP/Archives

Montage de photos de dirigeants qui ont été embaumés: le soviétique Lénine, le vietnamien Ho Chi Minh, le chinois Mao Tsé-toung, le philippin Ferdinand Marcos, les sud-coréens Kim Il-Sung et Kim Jong-Il © STR AFP/Archives

Lénine –

Le fondateur de l’Union soviétique fut le premier dirigeant communiste à être embaumé avant d’être présenté au public dans son mausolée situé sur la place Rouge à Moscou. Lénine, mort en 1924 à l’âge de 53 ans, souhaitait reposer aux côtés de sa mère à Saint-Pétersbourg, mais les dirigeants soviétiques en ont décidé autrement. A la chute de l’URSS, le président russe Boris Eltsine tenta en vain de fermer le mausolée, aujourd’hui principalement visité par les touristes étrangers.

Funérailles d'Eva Peron à Buenos Aires en août 1952 ©  INTERCONTINENTALE/AFP/Archives

Funérailles d’Eva Peron à Buenos Aires en août 1952 © INTERCONTINENTALE/AFP/Archives

– Eva Peron

Plus connue sous son surnom d’Evita, la femme du président argentin Juan Peron sera embaumée après son décès d’un cancer en 1952 à l’âge de 33 ans. Après la chute de Peron trois ans plus tard, les militaires au pouvoir exileront le corps en Italie dans un lieu tenu secret et l’inhumeront sous un faux nom, pour éviter que son tombeau ne devienne un lieu de pèlerinage pour les classes populaires qui l’adoraient. Il faudra attendre 1974 pour que la présidente Isabel Peron, troisième femme de Juan, fasse rapatrier le corps à Buenos Aires.

– Ho Chi Minh –

Il voulait que ses cendres soient dispersées au-dessus du pays, mais le père du Vietnam communiste aura droit après sa mort en 1969 à un cercueil de verre placé dans un mausolée où les visiteurs peuvent toujours lui rendre hommage à Hanoï. Le Vietnam a, à plusieurs reprises, appelé à l’aide des techniciens en provenance de Moscou pour préserver la dépouille.

– Mao Tsé-toung –

Le corps de Mao Tsé-toung à Pékin, sur une photo datée du 13 septembre 1976 diffusée par l'agence officielle chinoise  ©  XINHUA/AFP/Archives

Le corps de Mao Tsé-toung à Pékin, sur une photo datée du 13 septembre 1976 diffusée par l’agence officielle chinoise © XINHUA/AFP/Archives

Décédé le 9 septembre 1976, le fondateur de la Chine communiste est exposé dans son cercueil de verre place Tiananmen, au coeur de Pékin. Aux heures de fermeture de son immense mausolée, le tombeau est descendu dans un conteneur maintenu à basse température, selon les rares éléments dévoilés par le Quotidien du peuple, l’organe du parti au pouvoir, au sujet des conditions de préservation du corps.

– Ferdinand Marcos –

Frank Malabed, qui a embaumé le corps de l'ancien dictateur philippin Ferdinand Marcos, à Manille le 22 novembre 2016 © NOEL  CELIS AFP

Frank Malabed, qui a embaumé le corps de l’ancien dictateur philippin Ferdinand Marcos, à Manille le 22 novembre 2016 © NOEL CELIS AFP

La dépouille de l’ancien président des Philippines, décédé en 1989 trois ans après avoir été renversé par une révolte populaire, a était exposée pendant 23 ans dans sa ville de Batac (nord).

Elle a été enterrée vendredi avec les honneurs militaires au cimetière réservé aux héros de la Nation, inhumation controversée en raison des crimes imputés à l’ancien homme fort de Manille.

– Kim Il-Sung et Kim Jong-Il –

Les corps du fondateur de la Corée du Nord, Kim Il-Sung, mort en 1994, et de son fils Kim Jong-Il, décédé en 2011, sont exposés côte à côte à Pyongyang. Leur petit-fils et fils Kim Jong-Un leur rend régulièrement visite lors des fêtes nationales, comme l’anniversaire de la naissance du premier Kim. Le mausolée est ouvert deux jours par semaine au public qui doit observer un code vestimentaire très strict avant de s’incliner devant les corps.

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Analyser la diète d’un matelot du 19e siècle grâce à ses ongles


Grâce à la découverte des deux bateaux de l’expédition Franklin (1845-1846) et des restes de l’équipage, des recherches sont faites sur leur alimentation et continuera pour découvrir éventuellement les causes de leurs morts.
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Analyser la diète d’un matelot du 19e siècle grâce à ses ongles

 

La chercheure au département de chirurgie de l’Université de la Saskatchewan, Nicole Sylvain, a participé à l'analyse des échantillons.

Les chercheures Joyce McBeth et Nicole Sylvain ont participé à l’analyse des échantillons.   Photo : Université de la Saskatchewan

L’analyse des ongles d’un matelot mort depuis 170 ans a permis à des chercheurs de la Colombie-Britannique et de la Saskatchewan de découvrir que les membres de l’expédition Franklin du milieu du 19e siècle n’auraient pas succombé à un empoisonnement au plomb, mais à la malnutrition.

L’équipe de recherche menée par l’entreprise TrichAnalytic Inc. a eu un aperçu de l’alimentation d’un des matelots grâce à des échantillons d’ongles de son pouce et d’un de ses orteils.

« Ils datent de 1846 », lance la chercheure au département de chirurgie de l’Université de la Saskatchewan, Nicole Sylvain.

Elle explique que l’équipe a pu évaluer leur teneur en zinc grâce à l’accélérateur de particules du Centre canadien de rayonnement synchrotron.

« Avec ça, on peut voir dans la matière, on peut voir tous les éléments dans l’ongle, comme le zinc, avec une précision très spécifique. »

Les navires de l'expédition Franklin entrent dans les régions de l'Arctique en 1845-1846.

Les navires de l’expédition Franklin entrent dans les régions de l’Arctique en 1845-1846.   Photo : TrichAnalytics Inc.

L’équipe a découvert une carence en zinc, qui est un indicateur de malnutrition, infirmant ainsi la thèse de la surexposition au plomb avancée jusque-là par les chercheurs.

« Il y avait du plomb, mais c’était vraiment à la surface […] On a plutôt découvert que le zinc diminuait à mesure que l’expédition continuait », explique Mme Sylvain.

Elle souligne que la déficience en zinc entraîne une vulnérabilité aux infections et que le matelot étudié est probablement mort d’une pneumonie ou d’une tuberculose.

Les ongles de John Hartnell ont été fournis à l’équipe de recherche par la Fiducie du patrimoine inuit ainsi que le Musée canadien de l’histoire, après que les deux navires de l’expédition Franklin eurent été retrouvés le premier en 2014 et le deuxième en 2016.

L’équipe de recherche a maintenant l’intention de s’attarder aux cheveux d’autres marins pour avoir une meilleure idée de la cause de la mort des autres membres de l’équipage, qui comptait 24 officiers et 110 matelots.

Avec les informations de l’émission Pour faire un monde

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Fuites de carbone et dégel massif détectés dans l’Arctique


Le dégel en Arctique risque de causer un cercle vicieux sur le climat en laissant échappé des tonnes de carbone dans l’atmosphère. Sauf que ce dégel provoque aussi un nouvel écosystème dans la région ainsi qu’en Alaska, on ne peut pas vraiment prédire la répercussion des plantes sur ce carbone libéré.
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Fuites de carbone et dégel massif détectés dans l’Arctique

 

De nouvelles recherches permettent de comprendre comment le... (photo Kathryn Hansen, archives reuters)

De nouvelles recherches permettent de comprendre comment le carbone contenu dans le sol est libéré par le réchauffement climatique.

PHOTO KATHRYN HANSEN, ARCHIVES REUTERS

 

CHARLES CÔTÉ

De nouvelles recherches publiées récemment permettent de comprendre comment le carbone contenu dans le sol est libéré par le réchauffement, particulièrement dans l’Arctique, ce qui laisse présager un cercle vicieux de mauvais augure pour le climat.

Une étude publiée dans Nature estime que les sols vont ajouter 55 milliards de tonnes de carbone dans l’atmosphère d’ici 2050.

Cela représenterait entre 12 et 17 % des émissions humaines de gaz à effet de serre (GES) au cours de la même période.

C’est comme s’il y avait l’équivalent des États-Unis, deuxième pollueur mondial avec 17 % des émissions de GES, en plus de ce que l’on estimait déjà.

Les chercheurs de quatre continents réunis aux fins de cette étude en sont venus à cette conclusion après avoir combiné les résultats de dizaines d’expériences réalisées sur le terrain et en ajoutant cette nouvelle information dans des simulateurs climatiques.

Leur synthèse « fournit des données empiriques solides en appui à l’idée que la hausse des températures va stimuler la perte nette de carbone des sols vers l’atmosphère, ce qui stimulerait une boucle de rétroaction qui pourrait accélérer les changements climatiques », affirment-ils.

Ce transfert massif de carbone vers l’atmosphère est – et sera – concentré dans les régions arctiques et subarctiques, où le réchauffement déjà observé est beaucoup plus rapide que dans les zones tempérées ou sous les tropiques.

Les tourbières à la rescousse?

Selon Michelle Garneau, professeure de géographie à l’Université du Québec à Montréal et spécialiste des milieux nordiques, il reste beaucoup d’incertitude sur le sujet, en particulier sur la réaction des plantes à leur nouveau climat.

« On ne peut pas traduire la complexité du milieu naturel par de simples équations mathématiques », affirme-t-elle dans un courriel à La Presse.

« Dans l’ensemble, il n’est pas du tout erroné de penser que le réchauffement du climat va provoquer un relâchement du carbone des sols vers l’atmosphère et favoriser une boucle de rétroaction vers l’atmosphère qui pourrait renforcer le réchauffement », explique-t-elle. 

« Par contre, les modèles reproduisent encore difficilement les liens extrêmement étroits et complexes entre la végétation, les sols et les conditions climatiques. »

Une de ses recherches a démontré une « augmentation de la productivité végétale » dans les tourbières au cours de l’épisode chaud médiéval, autour de l’an 1100. Résultat : plus de carbone atmosphérique a été capté pendant cette période. « De pareils résultats soulèvent donc l’urgence d’une collaboration plus étroite entre les modélisateurs et les scientifiques produisant des données empiriques », dit-elle.

Fonte en Alaska

Une autre recherche publiée récemment, cette fois dans Geophysical Research Letters, montre à quel point, dans ce cas, l’Alaska se réchauffe.

Les chercheurs des services géologiques américains (USGS) ont eu accès à plus de 30 ans de données sur la chimie du fleuve Yukon. Ce cours d’eau draine un territoire immense, aussi grand que la Californie, qui comprend une bonne partie du Yukon et du nord de la Colombie-Britannique, au Canada.

Sur la période, on a observé une augmentation importante des taux de différents éléments chimiques dans l’eau. L’explication ? Le dégel à la grandeur de la région, explique à La Presse Ryan Tooney, hydrologue à l’USGS.

« Sur une bonne partie du territoire, il y a du pergélisol, du sol gelé en permanence, dit-il. La couche supérieure où se trouve la végétation dégèle l’été. Mais cette couche active est de plus en plus profonde. Alors il y a plus d’éléments chimiques qui sont lessivés dans la rivière l’été. Et le phénomène est présent aussi l’hiver, alors ça nous indique que les eaux souterraines aussi sont touchées. »

L’impact de ces changements chimiques se ressentira dans les écosystèmes de l’océan Arctique, affirme-t-on.

Le MacKenzie, source de carbone

Fait intéressant : les chercheurs de l’Alaska n’ont pas observé d’augmentation du taux de carbone dans l’eau du fleuve Yukon. Mais le phénomène est très présent dans le bassin versant voisin, celui du fleuve Mackenzie, selon les recherches de Suzanne Tank, de l’Université de l’Alberta. Les changements pour les autres éléments chimiques sont semblables à ceux du fleuve Yukon.

Pourquoi cette différence ? Parce que le Yukon coule d’est en ouest, tandis que le Mackenzie coule du sud vers le nord, croient les chercheurs. Et les changements dans le cycle de carbone sont observables dans la partie nord du bassin du Mackenzie.

Sur une période d’une quarantaine d’années, la quantité de carbone charriée par le fleuve Mackenzie a augmenté de 40 %.

« Au début, dans les années 70, environ 1,3 million de tonnes de carbone dissous quittaient chaque année l’embouchure du Mackenzie, explique Mme Tank à La Presse. En 2012, c’était 1,9 million de tonnes. »

C’est comme si le Mackenzie relâchait autant de carbone de plus qu’une centrale thermique au charbon.

Environ 60 % de ce carbone organique est consommé par les microbes dans l’océan Arctique, où il finit par être relâché pergélisol dans l’atmosphère sous forme de dioxyde de carbone (CO2), le principal gaz à effet de serre.

D’une façon ou de l’autre, ce carbone supplémentaire vient du sol. Impossible pour l’instant de savoir s’il provient ou non du pergélisol, mais c’est une hypothèse très plausible : il y a plusieurs signes de dégel dans le bassin du Mackenzie, comme la multiplication des glissements de terrain.

« Le Nord est en train de changer très rapidement, dit Mme Tank. Une hausse de 40 % en 40 ans à l’échelle de toute une région, c’est très rapide. On pense au pergélisol comme un dépôt à long terme pour le carbone, mais cela pourrait être remis en question. »

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Des chercheurs découvrent le plus ancien virus connu de la variole


Les chercheurs croient que le virus de la variole serait plus récent qu’ils pensaient. Il ne serait pas issu de l’ancienne Égypte, mais vers le 17e siècle
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Des chercheurs découvrent le plus ancien virus connu de la variole

 

Le virus de la variole

Le virus de la variole. Photo : iStock

    Des chercheurs ont découvert l’ADN d’un virus de la variole dans le corps d’un enfant mort au 17e siècle. Les travaux de l’équipe de scientifiques ont été publiés jeudi dans la revue américaine Current Biology.

RADIO-CANADA AVEC AGENCE FRANCE-PRESSE

Le virus a été découvert dans le corps de l’enfant qui reposait dans une crypte sous une église en Lituanie.

Le séquençage de l’ADN indiquerait que l’infection est apparue plus récemment que les scientifiques pensaient. Le microbe aurait aussi connu plusieurs mutations.

Les scientifiques ont reconstitué le génome de la souche trouvée dans le corps et l’ont comparé à ceux de la variole du 19e siècle et des années 1970. L’ancêtre viral commun est apparu entre 1588 et 1645, une grande période d’exploration et de migration qui pourrait avoir contribué à la propagation de la variole dans le monde.

« Il y a des signes que des momies égyptiennes vieilles de 3000 à 4000 ans avaient des marques rappelant des peaux grêlées, interprétées comme résultant des pustules caractéristiques de la variole », explique Ana Duggan, une chercheuse de l’Université McMaster au Canada, principale auteure de ces travaux.

« Cette dernière découverte remet vraiment en question cette interprétation et laisse penser que l’histoire de la variole dans les populations humaines pourrait être inexacte », ajoute-t-elle.

Avec cette nouvelle découverte, les chercheurs croient que les Égyptiens de l’époque de Ramsès ne souffraient peut-être pas de variole, mais d’autres maladies comme la varicelle ou la rougeole.

La maladie a été éradiquée dans les années 70 grâce à une campagne de vaccination. Il en existe encore des spécimens dans des laboratoires sécurisés.

http://ici.radio-canada.ca/

Manger trop gras trop jeune nuit au cerveau


Des très mauvaises habitudes alimentaires peuvent affecter de beaucoup le cerveau en pleine croissance. C’est le cas pour les régimes fort en gras. Cela affecterait des fonctions cognitives tel que la mémoire, l’adaptation, etc. et ferait vieillir le cerveau plus vite
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Manger trop gras trop jeune nuit au cerveau

 

Double ration de frites pour personne | amslerPIX via Flickr CC License by

Double ration de frites pour personne | amslerPIX via Flickr CC License by

Repéré par Peggy Sastre

Donner énormément de lipides au cortex préfrontal en développement, c’est risquer de se retrouver, au sortir de l’adolescence, avec une cervelle de vieillard.

Adopter un régime extrêmement riche en graisses avant l’adolescence semble perturber le développement du cortex préfrontal, une zone du cerveau abritant parmi nos fonctions cognitives les plus élevées. Cette conclusion est celle d’une étude menée sur des souris, mais selon les quatorze chercheurs internationaux qui l’ont rendue possible, le phénomène s’applique a priori aux humains, au vu des nombreux points communs structurels et fonctionnels entre notre cerveau et celui des rongeurs.

Les structures neuronales les plus affectées par l’excès de gras relèvent des «fonctions exécutives» du cerveau, fondamentales pour notre capacité d’adaptation –la mémoire, la planification, le contrôle de l’attention et des impulsions en font partie, entre autres.

Et chez l’humain, à la différence de la souris, le cortex préfrontal qui les abrite exige un temps de maturation beaucoup plus long, ce qui laisse entendre que des orgies de lipides pourraient avoir des conséquences encore plus dommageables sur notre espèce –le risque étant de se retrouver, à la sortie de l’adolescence, avec un cerveau comparable à celui d’une personne très âgée et atteinte de démence sénile. Des dommages qui auront toutes les chances d’être irréversibles.

Gare aux vrais excès

Là où on peut encore se rassurer, c’est sur le concept «d’extrêmement riche en graisses», car le gavage en lipides, et notamment en graisses saturées, des souris juvéniles correspondait à plus de 60% de leurs calories quotidiennes.

«Même si vous mangez une fois par semaine au fast-food, il est peu probable que vous couriez un risque», résume Urs Meyer, professeur de pharmacologie et auteur principal de l’étude.

Ce qui ne veut pas dire que ses recherches soient anodines: les conséquences cognitives du surplus de gras apparaissaient bien avant que les souris aient commencé à grossir. Après quatre semaines, les troubles s’étaient installés, accompagnés d’une obésité sévère et d’autres problèmes métaboliques. Sans oublier que ces turbulences touchaient des structures et des fonctions cérébrales analogues chez les souris et chez les humains.

http://www.slate.fr/