Le Saviez-Vous ► Les triptans: le médicament qui a permis de comprendre la migraine


Les migraines ont longtemps eu pour traitement la saignée. Un traitement qui n’est pas sans risques quand on y a recours trop souvent. C’est par la suite qu’on a mieux compris les maux de tête et des traitements plus adéquats
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Les triptans: le médicament qui a permis de comprendre la migraine

 


Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

 

Nous avons souvent vu la découverte de nouveaux médicaments faisant suite à l’augmentation des connaissances sur une maladie donnée. Ainsi les études sur la biologie des animaux avaient permis de mettre en lumière le rôle du pancréas et subséquemment celui de l’insuline dans le contrôle du diabète. La plupart du temps, c’est dans cet ordre que la pharmacopée s’élargit. Mais les triptans font exception. Pour bien les comprendre, commençons par la maladie.

La migraine

Il semble bien que la migraine ait existé de tous temps. Dans le Papyrus de Thèbes datant du VIIIème siècle avant Jésus-Christ on y lit:

«Le mal de tête comme la terrible tornade, personne n’en sait le cours, personne n’en sait la durée, ni les limites.»

 Pour les Grecs anciens, l’origine remonterait jusqu’au dieu Zeus (le plus grand de tous les dieux) qui fut saisi d’un si violent mal de tête qu’il demanda à Héphaïstos (dieu de la forge) de lui ouvrir le crâne avec une hache. De sa tête fendue, sortit Athéna (déesse de la guerre). Voilà un remède qu’on ne recommanderait absolument pas au commun des mortels. Hippocrate, le père de la médecine occidentale, souffrait lui-même de migraine. Il décrivait ainsi son mal:

«Dans certains cas, la tête entière est douloureuse. D’autres fois, la douleur siège à droite ou à gauche, parfois elle naît dans le front.»

 Et son remède pour la traiter: les saignées.

Parlant de remèdes, il y en eut de plus farfelus tel que le témoigne cet extrait tiré d’un livre que j’ai eu le bonheur de cosigner avec le neurologue Michel Aubé (Dr Michel Aubé, Jacques Beaulieu, La migraine Un cerveau en détresse, Éditions Publistar, Montréal 2004).

« Par exemple, cette recommandation de traitement a été trouvée sur un papyrus égyptien: «Le médecin façonnera de glaise un crocodile portant des yeux de faïence et tenant des brins de paille dans la bouche; il l’attachera sur la tête du malade avec un tissu délicat sur lequel il aura inscrit le nom des dieux… Et le médecin priera.»

Les traitements au Moyen-Âge

Le traitement le plus efficace fut longtemps celui de la saignée. Ainsi, Isabelle de Valois, fille d’Henri II, roi de France et épouse de Philippe II, roi d’Espagne, mourut des suites des trop nombreuses saignées auxquelles elle se soumettait pour échapper à ses migraines. En réalité cette idée de la saignée tenait de l’observation que la migraine devait être reliée à une augmentation de la pression artérielle au cerveau. En ouvrant le circuit sanguin, la pression diminuait et le mal s’estompait.

Un premier grand acteur, un Newyorkais

L’ère moderne allait fort heureusement changer les choses. Du début jusqu’au milieu du vingtième siècle, les travaux du Dr Harold Wolff au Cornell Medical Center du New York Hospital, allaient accorder quelques fondements scientifiques à cette thèse. Le Dr Wolff était diplômé de médecine en 1923 de la célèbre université Harvard. Il avait étudié la neurologie auprès des grands maîtres au John Hopkins et avait même passé un an en Russie avec Yvan Pavlov, un père de la psychologie moderne. Concentrant ses recherches sur la circulation sanguine cérébrale, Wolff avait remarqué une dilatation des vaisseaux sanguins au niveau de la tempe chez ses patients lors d’une crise migraineuse. Il avait aussi noté que l’administration d’ergotamine, un vasoconstricteur découvert en 1918 à partir d’un champignon, l’ergot de seigle, apportait aussi une diminution importante et souvent une disparition de la douleur migraineuse. Il voyait donc la migraine comme un orage vasomoteur qui commençait par un resserrement des artères (ce qui provoquait entre autre les auras) à laquelle succédait une vasodilatation. Concurremment à ces étapes, se créait une inflammation des parois artérielles déclenchant un signal de douleur.

Puis un autre son de cloche, cette fois du côté de l’Italie

Le Dr Frederigo Sicureti, neurologue et directeur du Centre des céphalées à l’université de Florence, observa pour la première fois une augmentation de divers dérivés de la sérotonine dans les urines des patients souffrant de migraine. Au milieu des années 1960, d’autres savants tels James.W. Lance d’Australie et Robert W. Kimball apportèrent de la crédibilité à cette thèse. Le cerveau des migraineux se comporte comme s’il était à un moment donné incapable de retenir sa sérotonine. Ce neurotransmetteur est apparu des plus précocement dans l’évolution des êtres vivants. Il contribue avant tout à la préservation de l’énergie de l’organisme. Une absence ou une diminution de la sérotonine conduira donc à une hyperexcitabilité des fonctions cérébrales. Et c’est un phénomène qui concorde parfaitement à l’augmentation des perceptions visuelles, auditives et olfactives rencontrée chez les personnes au début de leur crise migraineuse. Celle-ci ne serait donc plus un phénomène tant relié à la circulation sanguine cérébrale qu’un problème relevant d’un neurotransmetteur: la sérotonine.

Le triptan, le médicament qui trancha la question

C’est à partir de cette hypothèse qu’un chercheur britannique, Patrick Humphrey, orienta sa carrière. Diplômé de l’École de pharmacie de l’université de Londres en 1968, il obtient son Ph.D en pharmacie du célèbre St Mary’s Hospital Medical School toujours à Londres. Puis il joint les rangs de la pharmaceutique Allen et Hanburys à Ware en Grande-Bretagne (acheté depuis par GlaxoSmithKline) pour initier un projet sur les migraines. Depuis le tout début de ses études universitaires, son intérêt envers les neurorécepteurs était notable. Ce sont ses travaux qui, en 1990, aboutiront en la synthèse du premier médicament antimigraineux de la classe des triptans: le sumatriptan.

Dans un article publié en 2008, dans The Journal of Head and Face Pain, Patrick Humphrey décrit ainsi sa découverte:

«Les triptans sont une classe de médicaments désignés et développés spécifiquement pour le traitement des migraines aiguës. Ce sont des molécules synthétiques qui activent sélectivement deux sous types de récepteurs semblables ((5-HT1B and 5-HT1D) pour la 5-hydroxytryptamine aussi appelé : sérotonine.

Le prototype des triptans, le sumatriptan fit sa première apparition en Europe en 1991 et a révolutionné les traitements de cette maladie bien handicapante qui affecte des millions de personnes à travers le monde. En tant que première médication hautement efficace et bien tolérée pour traiter la migraine, elle représenta une véritable percée médicale. Plusieurs médecins décrivent encore tant en privé que dans les forums publics les témoignages élogieux de leurs patients qui n’hésitent pas à qualifier leurs premières expériences de miraculeuses et qui expliquent avec quelle rapidité les douleurs sont disparus lors d’une crise de migraine suite à l’injection souscutanée du sumatryptan. Ces cliniciens ont obtenu de nombreux témoignages de patients (souvent des femmes) qui souffrant d’une crise migraineuse au moment d’une rencontre importante ou d’un événement spécial et qui ont quand même pu y participer grâce au sumatryptan ce qu’ils n’auraient certainement pas pu faire en absence de ce médicament. » (Patrick P.A. Humphrey PhD, DSc, OBE, The Discovery and Development of the Triptans, a Major Therapeutic Breakthrough, The Journal of Head and Face Pain, Vol. 48, issue 5, page: 685-687, May 2008)

Dr Humphrey a essayé le sumatryptan avec son épouse qui souffrait de graves maux de tête à l’arrivée de chacune de ses périodes menstruelles. Le fait que le médicament soulagea la douleur fit réaliser au couple qu’il s’agissait de migraines menstruelles. Patrick Humphrey avoua avoir reçu bien souvent des baisers (amicaux, précise-t-il) de femmes qui avaient vu s’évanouir leurs migraines suite à sa découverte. Plus sérieusement, il reçut de nombreux honneurs, dont un titre honorifique de professeur à l’Université Harvard ainsi qu’une médaille de la Royal Society’s Mullard. En 1999, il reçut la récompense OBE (Order of the British Empire) pour services rendus à la recherche sur la migraine.

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Un photographe immortalise un arc-en-ciel blanc


Pour un photographe de métier, c’est un cliché qui permet d’être propulsé vers l’avant. C’est vraiment exceptionnel comme phénomène naturel, un bel arc-en-ciel de brouillard. C’est d’être vraiment là au bon moment, au bon endroit
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Un photographe immortalise un arc-en-ciel blanc

 

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L’arc de brouillard.Photo Gentside

Voici une scène d’une incroyable délicatesse et beauté. Capturée ce dimanche 20 novembre par le photographe britannique Melvin Nicholson, celle-ci dévoile la splendeur d’un arc-en-ciel blanc au-dessus de la lande de Rannoch, en Ecosse.

L’image a été publiée sur la page Facebook du professionnel, accompagnée d’une petite explication:

«C’est un arc-en-ciel sans couleur créé par les minuscules gouttes de pluie du brouillard».

Un arc de brouillard

Compte tenu de sa nature, le phénomène météorologique et optique est appelé par les Britanniques «fog bow», un terme qui signifie littéralement «arc de brouillard». Ce genre de manifestation n’apparait que très rarement. Pouvoir en observer un dans de telles conditions est une occasion extraordinaire.

«Je n’avais jamais vu d’arc de brouillard auparavant et je comprends que ce soit très rare», confirme le photographe dans sa publication.

Comme son nom l’indique, l’arc de brouillard se forme d’une façon similaire à  l’arc-en-ciel mais avec du brouillard plutôt que de la pluie.

La lumière solaire réagit avec les gouttelettes contenues dans le brouillard mais comme celles-ci sont bien plus petites que dans la pluie, la lumière est très peu décomposée et il n’y a pas ou très peu de couleur. Toutefois, l’arc de brouillard peut être aussi grand voire même plus étendu qu’un arc-en-ciel.

«C’est quelque chose d’exceptionnel à  voir, généralement, cela ne peut être observé que si le soleil se trouve derrière vous», explique le photographe. «Dès que j’ai vu ce bel arbre solitaire et balayé par le vent au milieu de la neige fraiche, j’ai su qu’il devait être encadré par l’arc-en-ciel pour la photo».

Un remarquable succès

Le résultat est tout à fait sensationnel. De nombreux internautes ont été sensibles au charme du tableau et ont partagé le cliché en grand nombre sur les réseaux sociaux. En peu de temps, celui-ci a fait le tour de la toile.

«La photo a fait parler d’elle dans le monde entier et s’est retrouvée en une nuit dans plusieurs médias de la presse international», confie avec enthousiasme Melvin Nicholson.

Ce dernier ne s’attendait pas à  autant de succès.

Il souligne avec humilité:

«Je suis simplement très content que les gens découvrent l’existence des arcs de brouillard».

Quant à son ressenti face à la scène, le professionnel affirme:

«C’était plus que magique. Je m’en souviendrai pour longtemps.»

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Perdu depuis 50 ans, un satellite redonne signe de vie


C’est digne du film de science-fiction Star Treck quand la sonde Voyager voulait communiqué avec son créateur.
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Perdu depuis 50 ans, un satellite redonne signe de vie

 

Perdu

Satellite illustration.Photo Gentside

Près de 50 ans après avoir disparu, un satellite vient de renouer le contact avec la Terre depuis l’espace. Nommé LES1 pour Lincoln Experimental Satellite 1, l’engin fait partie d’une série de satellites construit dans les années 1960 par le Massachusetts Institute of Technology (MIT). Son rôle était alors de tester des dispositifs et techniques pour les satellites de communication.

Toutefois, sa mission ne s’est pas déroulée comme prévu. Après son lancement en février 1965, le satellite a échoué à quitter son orbite circulaire située à 2 800 kilomètres d’altitude. En 1967, il a cessé de transmettre tout signal et les ingénieurs l’ont déclaré comme perdu. Mais LES1 n’avait semble-t-il pas donner son dernier mot.

UN MYSTÉRIEUX SIGNAL VENU DE L’ESPACE

En 2013, un astronome amateur Phil Williams de North Cornwall en Angleterre a détecté un mystérieux signal venant de l’espace. Après avoir étudié toutes les informations dont il disposait et fait des recherches, il en est arrivé à  la conclusion qu’il s’agissait de LES1 et que celui-ci serait donc toujours en état de fonctionnement.   

Selon la description faite par Phil Williams, le signal est très fluctuant et prend la forme d’une sorte de «son fantomatique». Des caractéristiques qui permettent d’émettre une hypothèse quant à  l’origine du réveil de LES1. En effet, le satellite était équipé de batteries internes censées alimenter ses circuits mais il possédait aussi des panneaux solaires.

Les spécialistes pensent ainsi que les batteries se seraient désintégrées de telle sorte que l’émetteur parviendrait désormais à  être rechargé directement via l’énergie solaire. Dès que le satellite est exposé au soleil, il réussirait ainsi à  envoyer des signaux vers la Terre.

Un remarquable exemple de «radio-archéologie», a commenté Phil William.

DES SATELLITES PERDUS PUIS RETROUVÉS

Selon le passionné repris dans un communiqué de 2013, il est remarquable de penser que des composés électroniques conçus il y a presque 50 ans, 12 ans avant Voyager 1, et bien avant les microprocesseurs et circuits intégrés, soient encore capables de fonctionner dans l’environnement hostile de l’espace. 

Ce n’est néanmoins pas la première fois qu’un satellite refait surface après avoir été perdu. En 1998, la NASA a également perdu le contact avec l’un de ses satellites, l’Observatoire solaire et héliosphérique (SoHO) et a mis pas moins de quatre mois à  le localiser et le récupérer. En 2014, c’est un autre engin, le satellite STEREO-B qui n’a plus répondu pendant 22 mois.

Si LES1 fait la taille d’une petite voiture, il ne présente pas un risque plus important que celui associé aux milliers d’autres débris spatiaux qui flottent dans l’espace, d’après les spécialistes. En effet, le satellite étant situé sur une orbite relativement haute, il ne devrait pas faire son retour sur Terre avant longtemps. 

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Ce crabe est presque aussi fort qu’un lion


Ce n’est jamais une bonne idée de mettre un  doigt entre les pinces d’un crabe et encore moins les crabes de cocotier. La force de sa pince à une pression très proche du lion. Alors, vous imaginez ce qui arriverait à votre doigt ?
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Ce crabe est presque aussi fort qu’un lion

 

Un conseil, ne serrez jamais la pince d’un crabe de cocotier. Ces crustacés, également appelés crabes «voleurs», car ils pénètrent parfois dans les maisons à la recherche de nourriture, sont surtout connus pour leur taille gigantesque, qui peut dépasser un mètre.

Des chercheurs japonais ont voulu en savoir plus sur cette espèce de paguroidea et a notamment mesuré la force de ses énormes pinces, rapporte le Christian Science Monitor. Dans un article publié dans la revue scientifique Plos One, ils expliquent que celle-ci exerce une pression énorme, plus de quatre fois supérieure à notre propre poigne.

En fait, c’est le crustacé le plus fort du monde. La force exercée par ses pinces se rapproche de celle de mâchoires de lions ou de tigres (3300 newtons pour le crabe contre 4450 pour les félins), précise le journal. Surtout, sa force semble totalement disproportionnée par rapport à sa taille. Shin-ichiro Oka, auteur principal de l’étude, explique au Christian Science Monitor que s’il avait la même force que le crabe avec ses 65 kg, sa poignée de main aurait une force équivalente à 6 tonnes.

Pour mesurer la pression exercée par les crabes, les chercheurs ont placé un capteur en forme de cylindre dans la pince. Une expérience qui n’a pas été sans mésaventure :

«obtenir ces données n’a pas été simple, car les larges pinces du crabe nous ont pincé à plusieurs occasions», affirment les scientifiques.

crabe cocotier

Il faut dire que le crabe voleur utilise notamment ses pinces pour casser des noix de coco, c’est l’origine de son nom.

«Ils peuvent ainsi monopoliser des aliments terrestres rigides comme les noix de coco, qui ne sont pas accessibles aux autres animaux, et peuvent également éloigner les prédateurs», expliquent les chercheurs dans leur étude, suggérant que ces pinces font partie de l’évolution naturelle de cette espèce.

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Astéroïde qui a décimé les dinosaures: la Terre a réagi comme un fluide


 

Je n’aurais pas voulu voir de près l’astéroïde qui est tombé au Mexique, il y a 66 millions d’années qui fut la cause plus que probable de l’extinction des dinosaures. Ce fut un moment de grande force et d’intensité qui n’aurait duré que quelques minutes
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Astéroïde qui a décimé les dinosaures: la Terre a réagi comme un fluide

Un titanosaure exposé au American Museum of Natural... (ARCHIVES AFP)

Un titanosaure exposé au American Museum of Natural History, New York. Les titanosaures ont été le dernier grand groupe de sauropodes avant l’extinction Crétacé-Tertiaire.

MARIE-SOLEIL DESAUTELS
La Presse

Lorsque la météorite reconnue pour avoir initié l’extinction des dinosaures a frappé la Terre, il y a quelque 66 millions d’années, la force de son impact était telle que la surface de la planète a réagi comme un liquide, selon les résultats d’une recherche parue dans le magazine Science.

À l’impact, l’astéroïde d’un diamètre de quelque 15 km a créé un trou de 100 km de diamètre et de 30 km de profondeur. La roche au fond de ce gouffre a jailli à une hauteur équivalente à deux fois celle du mont Everest, la plus haute montagne de notre monde moderne qui culmine à 8848 mètres. Puis, toute cette roche émergente s’est effondrée en une vague et a formé un anneau de montagnes alors que les parois initiales du trou s’affaissaient à leur tour. Le cratère résultant fait désormais 200 km de diamètre et la cordillère de «l’anneau de pics» est haute de 500 mètres et d’un rayon d’environ 30 km du centre de l’impact.

Le tout s’est déroulé en à peine cinq minutes, 10 au gros maximum, selon le géophysicien Sean Gulick de l’Université du Texas. Ce dernier était à la tête de l’équipe de chercheurs qui a prélevé des échantillons sur le site du cratère formé par l’impact, le Chicxulub, dans la péninsule du Yucatán au Mexique.

De mai à juin cette année, ils ont prélevé des carottes de forage à près de 1,5 km de profondeur sous le plancher océanique du golfe du Mexique. Les résultats de leurs travaux ont été publiés la semaine dernière dans le magazine Science.

La reconstitution des événements a été rendue possible par l’analyse des carottes. Les scientifiques peuvent désormais décrire comment le cratère s’est produit.

La réaction de la surface de la Terre se compare à celle d’un cube de sucre qu’on laisse tomber de haut dans une tasse de café.

Leurs recherches confirment un modèle avec une charge dynamique et énergétique très importante. Les débris de la croûte terrestre projetés dans l’atmosphère à la suite de l’impact ont aussi masqué le ciel, modifiant le climat, ce qui a contribué à l’extinction de plusieurs espèces vivantes.

> À lire sur BBC, NPR et Time.

http://www.lapresse.ca/