Pour leur bien être, laissons nos enfants jouer dans les rues


On parle d’obésité chez les enfants de bas âge ? Par ce constat, on remarque que nos jeunes ne jouent plus autant dehors comme quand nous étions jeunes. Faut dire que les grandes villes d’aujourd’hui, sont fait pour maximiser l’espace, pour de belles pelouses, des blocs appartements sans cours arrières, mais plutôt pour l’espace pour le stationnement.
Nuage

 

Pour leur bien être, laissons nos enfants jouer dans les rues

 

Pierre Verret

Conseiller municipal à la Ville de Belœil, initiateur du projet «Dans ma rue, on joue !»

Chaque adulte garde dans ses souvenirs les précieux moments passés dans la ruelle de son quartier, à jouer pendant des heures, en compagnie de ses meilleurs amis, au hockey, au basket-ball ou à la cachette en compagnie de ses meilleurs amis.

Ce sont des moments qui sont source de bonheur, où tout enfant expérimente une joie sans pareille. Qui veut priver de ce plaisir nos jeunes à travers tout le Québec?

Notre société est confrontée aujourd’hui à deux défis de taille, indissociables l’un de l’autre : l’obésité et le déclin de l’activité physique.

Le problème de l’obésité n’est plus juste une question personnelle liée à l’apparence, mais bien un phénomène inquiétant de santé publique que nous ne pouvons plus ignorer. Ce n’est pas pour rien d’ailleurs que l’Organisation mondiale de la Santé parle désormais d’une épidémie mondiale.

Malheureusement, le Québec n’échappe pas à la règle :

  • Le quart des jeunes âgés de 6 à 17 ans étaient en situation de surplus de poids ou d’obésité entre 2009 et 2013, selon une récente étude de l’Institut de la santé publique du Québec ;
  • Seuls 13 % des garçons et 6 % des filles de 5 à 17 ans font de l’activité physique à hauteur de 60 minutes sur une base quotidienne, établit la Coalition québécoise sur la problématique du poids.

L’obésité chez les enfants d’âge préscolaire n’est donc plus un phénomène inexplicable et incompréhensible. Ce signal d’alarme, nous devons l’entendre. Nous ne pouvons plus rester les bras croisés et laisser nos enfants souffrir d’importants problèmes de santé à long terme.

Une initiative fructueuse

On dit de la politique qu’il s’agit d’un appel pour livrer les combats de vie. J’ai trouvé le mien : le bien-être des familles.

Pour y arriver, il ne faut pas y aller par quatre chemins : le plus tôt nous interviendrons, le plus tôt pourra-t-on véritablement changer le mode de vie de nos enfants et les amener à adopter de saines habitudes de vie.

Or, de nombreuses municipalités québécoises ont un règlement qui interdit à quiconque de jouer dans la rue et des constats d’infraction peuvent être donnés en vertu de ces règlements dépassés.

La Ville de Belœil est un exemple à suivre à l’échelle du Québec par son action dans le dossier. Au printemps 2016, à la demande d’un de mes citoyens, je suis parvenu à convaincre mon administration de lancer un projet pilote intitulé « Dans ma rue, on joue ! » afin de favoriser l’activité physique et le bien-être des familles.

Les résultats sont probants : six mois plus tard, un total de vingt-trois rues ont adhéré au projet et ont mis en place des mesures concrètes afin de légaliser le jeu libre.

Ainsi, à Belœil, entre 7 h et 21 h, dans les rues identifiées, tout enfant est libre de poursuivre un ami avec son fusil à l’eau ou faire de la corde à danser, tout en restant à l’extérieur des zones comportant des courbes et des intersections.

Je ne prétends pas détenir ici la solution magique. Toutefois, je suis convaincu qu’en engageant tous les Québécois dans ce vaste mouvement, nous pourrons qu’avancer.

Évidemment, nous avons insisté fortement sur le volet sécuritaire dans notre démarche. L’idée de redonner la rue aux enfants doit être avant tout basée sur un encadrement strict et responsable pour assurer la sécurité des enfants. C’est d’ailleurs pour cela que des conditions claires ont été posées, notamment celles de passer à travers un processus de validation auprès d’un comité de circulation et l’obligation d’obtenir l’adhésion des deux tiers des résidents de la rue.

Saint-Bruno-de-Montarville a déjà emboîté le pas, en modifiant son règlement municipal pour empêcher l’émission de contraventions.

J’appelle le gouvernement du Québec à s’inspirer de la Ville de Belœil, à analyser les retombées positives de notre projet pilote et à l’implanter dans toutes les municipalités du Québec.

Il est temps de placer le bien-être des familles au cœur de nos priorités et de nos politiques. L’activité physique renforce la cohésion sociale, le sentiment d’appartenance à la collectivité ainsi que l’estime de soi. N’est-ce pas là les valeurs que tout parent souhaite transmettre à ses enfants ?

Je ne prétends pas détenir ici la solution magique. Toutefois, je suis convaincu qu’en engageant tous les Québécois dans ce vaste mouvement, nous pourrons qu’avancer. Ensemble, tout devient possible!

http://quebec.huffingtonpost.ca/

2 réponses à “Pour leur bien être, laissons nos enfants jouer dans les rues

  1. Dur à réaliser cette histoire, enfin dans une ville, soit on ouvre des espace où les enfants peuvent jouer, parc et autre, car cela risque vite de devenir la pagaille dans une rue entre voitures et piétons.

    • ca dépends ou, ce n’est pas dans des rues passantes .. et les parcs sont parfois loin .. si je regarde ou ma fille habite présentement .. il n’a rien pour les enfants même pas de trottoir

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