Des bactéries de la lèpre du Moyen Âge sur des écureuils


Des animaux seraient portés de la lèpre comme les écureuils roux. Il semble par contre que le transfert de la bactérie de l’animal à l’homme serait minime. Quoi qu’on peut guérir de la lèpre aujourd’hui, il y a quand même beaucoup de cas déclaré dans le monde
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Des bactéries de la lèpre du Moyen Âge sur des écureuils

 

Des bactéries de la lèpre du Moyen Âge sur des écureuils

Ce spécimen d’écureuil roux semble en bonne santé.Photo AFP

La lèpre affectant des écureuils roux au Royaume-Uni est provoquée par les mêmes souches de bactéries responsables de la forme humaine de la maladie au Moyen Âge, révèle une analyse génétique dont les résultats ont été publiés jeudi dans la revue américaine Science.

Une équipe internationale de chercheurs conduite par la professeur Anna Meredith de l’Université d’Edimbourg, a effectué des analyses ADN sur 110 écureuils en Angleterre, en Écosse et en Irlande.

Des cas humains de la lèpre sont quasiment inexistants au Royaume-Uni aujourd’hui mais cette infection continue à frapper dans les pays en développement.

Et selon ces scientifiques, l’étude suggère que les animaux pourraient être un réservoir pour les bactéries de la lèpre dans ces pays empêchant une éradication de l’infection.

Certains des rongeurs étudiés présentaient des symptômes cliniques de la lèpre tandis que d’autre n’avaient aucun signe de la maladie. Mais tous ces animaux étaient infectés par des bactéries responsables de l’infection appelées mycobacterium.

Ces microbiologistes ont été surpris de trouver des bactéries de la lèpre chez des écureuils roux de l’île de Brownsea, au large du sud de l’Angleterre, dont la souche est très similaire à celle découverte dans un squelette d’un lépreux enterré à Winchester il y a 730 ans. Winchester se trouve à seulement 70 km de l’île de Brownsea.

Cette souche était également très proche de celle de la lèpre qui est endémique chez les tatous dans le sud des États-Unis.

Cette découverte suggère que la lèpre a affecté les écureuils roux sur l’île de Brownsea pendant des siècles, mais les scientifiques jugent faibles les risques d’infection pour les humains.

Une analyse ADN révèle également que cette souche est similaire à celles trouvées dans des cas humains de lèpre au Mexique et dans les Caraïbes.

LE LÈPRE: UN ÉNORME IMPACT

La population d’écureuils roux estimée à 140 000 a très fortement diminué au Royaume-Uni en raison surtout de la perte de leur habitat et du virus animal de la variole transmis par les écureuils gris.

Les écureuils roux ont été ré-introduits en Irlande avec des animaux venus d’Angleterre au début du 19e siècle. L’étude laisse penser que les écureuils anglais devaient être porteurs de la lèpre.

Une des plus anciennes maladies, la lèpre a eu un énorme impact sur les sociétés humaines à travers l’Histoire.

Rampante dans l’Europe médiévale, elle avait très fortement diminué à la fin du Moyen Âge pour des raisons obscures.

L’infection, qui touche surtout la peau, le système nerveux périphérique, la partie supérieure du système respiratoire et les yeux, a totalement disparu en Europe il y a environ un siècle chez les humains.

Très largement contrôlée aujourd’hui grâce à des antibiotiques, plus de 200 000 nouveaux cas de la maladie sont diagnostiqués chaque année dans le monde.

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