L’Halloween et l’effrayante industrie des confiseries


C’est assez effrayant, je trouve, que des statistiques canadiennes parlent de plusieurs millions amassés juste en octobre pour l’industrie de la confiserie. Si on ajoute en plus des autres fêtes, ce sont des milliards de dollars. Alors dans le monde, si on fait le total, les chiffres sont exorbitants.
Nuage

 

L’Halloween et l’effrayante industrie des confiseries

 

 

Par Catherine Lefebvre


Pendant que les enfants se réjouissent à faire du porte-à-porte pour faire le plein de bonbons chez tous les voisins du quartier, les confiseurs, eux, se remplissent les poches de millions de dollars.

Même si les origines de l’Halloween nous viennent de nos ancêtres irlandais (et Écossais comme mon ami Jack, me l’a fait rappeler nlrd), la tradition du trick-or-treat est apparue en Amérique dans les années 1950. Les confiseurs ont profité de l’occasion pour produire de plus petits formats de leurs bonbons adorés, de manière à rendre la tradition d’autant plus agréable. Bien que les fêtes de Noël et de Pâques étaient déjà lucratives pour les fabricants de bonbons, voilà que l’Halloween est devenue une vache à lait importante pour l’industrie.

L’année dernière, les détaillants de confiseries et de grignotines ont enregistré des ventes de près de 420 millions de dollars au mois d’octobre seulement, selon les données de Statistiques Canada, soit 100 millions de plus que la moyenne mensuelle de 2015. C’est plus que les prédictions d’Agriculture et Agroalimentaire Canada des ventes annuelles de boissons énergisantes. À force de consommer des bonbons à l’Halloween, à Noël, à la Saint-Valentin, à Pâques, à l’année quoi, les ventes totales de friandises et grignotines frôlent les 4 milliards de dollars par année.

N’ayez crainte! Agriculture et Agroalimentaire Canada n’ont que de bons mots à propos des confiseries canadiennes :

« Lorsqu’elles font partie d’un régime alimentaire équilibré, les confiseries canadiennes peuvent être très nutritives et répondre à une bonne part des besoins quotidiens en calcium, magnésium et riboflavine, ainsi qu’en vitamines A, C et B12. »

Peu importe le « rush » de sucre, il ne faudrait pas passer à côté des vitamines et minéraux dans les jujubes ?

Ce discours farfelu est fréquemment utilisé par l’industrie de la confiserie, tout comme alimentaire, et par le ministère qui la représente il faut croire. Premièrement, personne ne devrait se fier à des bonbons ou autres sucres ajoutés pour combler ses apports en nutriments, pas même le sirop d’érable ni le miel. Deuxièmement, mangeons des (vrais) aliments, pas des nutriments. Sinon, ça tend à médicaliser l’acte de manger et rendre le tout bien moins agréable. Troisièmement, si vous mangez des bonbons ce soir, mangez ceux qui vous tentent. Ils sont tous épouvantablement sucrés de toute façon, même si le sucre est « naturel » et bio.

Trop de sucre, ce n’est pas bon. Tout le monde sait ça. Mais, ce n’est généralement pas ce qui convainc une bibitte à sucre de se tenir loin du bol de friandises censées être données aux enfants le soir de l’Halloween.

Ceci dit, chaque fois que vous achetez des bonbons, solides ou liquides, pensez plutôt à la multinationale que vous encouragez, celle qui veut vous faire croire qu’en ayant « un régime alimentaire équilibré », vous pouvez manger des confiseries et des boissons sucrées sans vous soucier du reste, de tout le reste. Ça, c’est bien plus horrifiant que tous les clowns effrayants rassemblés.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

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