Parole d’enfant ► Une épine


Je ne sais pas où elle va chercher ces expressions pour ses 4 ans presque 5 ans.
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Une épine

 

 

Maman donne des tas de bisous à sa grande fille avant d’aller travailler

Mlle se met à crier en riant

– Est-ce que quelqu’un peut m’enlever cette épine ? L’épine s’appelle maman !

Ana-Jézabelle, 4 ans/ 21 octobre 2016

Voici le mini-chat Caracal


C’est vraiment un très bel animal, tout mignon, tout beau, mais c’est un animal sauvage avant tout que nous devons respecter cela
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Voici le mini-chat Caracal

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BY AUDREY POUYAU

Si vous aimez les chats, ces images sont parfaites pour vous.

Nous allons maintenant vous présenter l’un des chats les plus doux qui promène ses pattes sur notre belle terre – les Caracals.

À l’époque, ces chats adorés dans l’Egypte ancienne, étaient souvent représentés sur les tableaux, les figures de bronze et les statues des tombes pharaoniques. Les caracals vivent principalement en Afrique sub-saharienne, et sont considérés sur le continent comme des petits félins.

Les caracals sont très faciles à apprivoiser et, notamment aux États-Unis, ils semblent être utilisés comme animaux de compagnie.

Ces beaux chats doivent vivre à l’état sauvage, c’est la meilleure façon de profiter de leur beauté! Regardez les photos étonnantes ci-dessous et partagez-les avec tous vos amis!

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FACEBOOK/POLYUSHKO SERGEY

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PJAXON

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LUCYNA KOCH

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http://incroyable.co/

Le Saviez-Vous ► UNE HISTOIRE DE L’HALLOWEEN


L’halloween est issu d’une fête païenne qui plus tard le christianisme a voulu s’approprier de cette fête pour la Toussaint fêtée le 1 er novembre le fête des morts. Ce qui n’a pas vraiment marché étant donné que l’halloween a évolué avec le temps et demeure toujours une fête païenne
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Une histoire de l’halloween

 

 


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Si l’Halloween est aujourd’hui une fête associée à l’enfance et aux bonbons, ses origines sont plutôt liées à d’anciennes traditions celtiques…

Les célébrations de la Samhain:


Jeux de divination en Irlande le 31 octobre
Crédit photo:
Daniel Maclise, 1833

Chez les populations celtiques d’Écosse et d’Irlande, et plus particulièrement chez les Gaéliques, la période de la fin des récoltes était source de célébrations et marquait en même temps le passage à l’hiver, au froid et à la noirceur. Une période propice à une ouverture entre le monde des vivants et celui des morts, pendant laquelle il était possible de communiquer avec eux, mais pendant laquelle il fallait aussi se protéger de ceux qui pourraient revenir avec de mauvaises intentions. Ces croyances ont donné lieu à un festival appelé la Samhain, célébré il y a plus de 2000 ans du coucher du soleil du 31 octobre à celui du 1er novembre.


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Pendant la journée, les gens rentraient les récoltes pour l’hiver, en échangeaient entre eux lorsque nécessaire et ramenaient le bétail des pâturages pour la froide saison. La fin des travaux agricoles était alors marquée par des festivités autour d’un feu de joie, dont la lumière allait protéger les fêtards des mauvais esprits, qui allaient circuler lors de cette nuit bien spéciale.


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La christianisation des anciens territoires celtiques au Moyen Âge semble avoir donné naissance à une fête chrétienne dédiée aux Saints catholiques plutôt qu’aux morts, appelée en anglais « All Saints Day », aussi appelée « All Hallows Eve », qui a donné conséquemment le mot populaire d’Halloween. Bien que mise en place afin de détourner les fidèles des anciennes célébrations paiennes, les traditions des feux de joie et des costumes pour effrayer les morts ont été conservées et ont survécu aux siècles…

Des costumes simples… mais effrayants!


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Comme les esprits inquiétaient et fascinaient pendant cette nuit bien spéciale, il était de coutume de porter un déguisement la nuit du 31 octobre afin d’effrayer les esprits et fantômes qui auraient voulu faire du mal. À l’origine, ces déguisements étaient simples, mais pensés pour faire peur. Pas de clowns, de sorcières ou de Jedis, de simples draps, de vieux vêtements et de la paille pouvaient être très efficaces!


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Et la citrouille?

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Les origines de l’utilisation d’une citrouille comme lanterne pour circuler dans les rues remontent quant à elles à un ancien mythe irlandais, celui de Jack la Lanterne. La légende raconte que Jack aurait voulu jouer des tours à nul autre que le Diable en personne! Il l’aurait notamment invité un soir pour boire un verre et l’aurait défié de se changer en pièce de monnaie pour payer l’adition. Chaque fois qu’il se jouait du diable, il lui faisait promettre de le laisser tranquille pour une année, pour dix ans, etc. et de ne pas lui prendre son âme.


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À sa mort, Jack s’est vu refusé les portes du Paradis, en raison de son côté joueur de tours. Et pour se venger, le Diable lui a aussi refusé les portes de l’Enfer, condamnant Jack è à errer de par le monde avec un morceau de charbon pour éclairer son chemin. Jack aurait creusé un navet pour se faire une lanterne et de ce mythe découlerait la tradition de faire des lanternes avec des pommes de terres, des navets et des citrouilles lors de la nuit de l’Halloween, toujours dans l’espoir d’éloigner les mauvais esprits…

Evelyne Ferron
Spécialisée en histoire ancienne

http://www.historiatv.com/

Vous voulez perdre du poids: entraînez votre cerveau, pas votre corps


Une bonne alimentation et l’exercice physique sont des clés importantes pour acquérir un poids santé. Cependant, cela prend du temps et de la constante. Je suis d’avis aussi que le contrôle du stress est un atout important à prendre en considération autant pour le poids que pour la santé en général
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Vous voulez perdre du poids: entraînez votre cerveau, pas votre corps

 

Cerveau | A health blog via Flickr CC License by CC

Cerveau | A health blog via Flickr CC License by CC

Déjà, commencez par travailler sur votre gestion du stress.

En dépit d’un engagement massif du gouvernement sur le plan médical et individuel, les Etats-Unis sont en train de perdre la guerre contre l’obésité, écrit Laurel Mellin, Professeur de médecine et de pédiatrie à l’Université de Californie à San Francisco.

Ainsi, 71% des Américains sont en surpoids et les adultes pèsent en moyenne près de 12 kilos de plus qu’en 1960. Sur le seul plan économique, cela coûte 200 milliards de dollars par an au système de santé américain.

Les laboratoires pharmaceutiques n’ont toujours pas créé de pilule miracle pour perdre du poids sans danger et ne pas le reprendre rapidement et les approches traditionnelles faites de régimes et d’exercice physique ont des effets limités dans le temps et la plupart des gens regagnent le poids perdu.

«Si une pilule est inventée un jour pour régler le problème de surpoids, elle aura avant tout un effet sur notre cerveau, particulièrement sur les partis primitives de notre cerveau, le cerveau émotionnel, mammifère et reptilien», écrit Laurel Mellin.

Ces zones du cerveau abritent les circuits neuronaux qui contrôlent notre stress et le stress alimente nos émotions, nos pensées et nos comportements.

«Ces circuits peuvent être en quelque sorte reconnectés et nous aurons ainsi une chance de réduire les problèmes liés au stress qui sont nombreux chez les humains et notamment l’obésité», ajoute Laurel Mellin.

Même si le surpoids et l’obésité sont aussi liés à des questions génétiques, de plus en plus d’études montrent que le stress joue un rôle important dans ces mécanismes. Pour le prouver Professur Laurel Mellin ont utilisé des techniques de la neurosciences pour changer les comportements et le fonctionnement cérébral. Une méthode qui semble porter ses fruits.

Le cerveau émotionnel joue un rôle essentiel dans notre propension à commettre des excès et donc indirectement dans nos problèmes de poids. Le cerveau émotionnel gère notamment la peur, le stress, les sensations de faim, de récompense. Quand le cerveau est stressé, tout concourt à nous pousser à trop manger. Pour prendre le contrôle de notre poids, il faut donc «destresser» notre cerveau émotionnel.

Il existe cinq niveaux de stress et cinq moyens de tenter de le contrôler par l’autosuggestion.

1)La compassion. Cela fonctionne avec un niveau de stress très faible 1. Il faut se suggérer de la compassion pour soi-même et pour les autres.

2)Les sentiments. Niveau de stress faible 2. Pour le contrôler, il faut se pencher sur soi-même, sur ses sentiments, ses colères, ses angoisses. Le fait de les identifier permet d’en réduire la force.

3)Un flot de mots. Niveau de stress moyen 3. Exprimer pour soi-même en laissant jaillir dans sa tête les mots sans les refreiner, ses sentiments négatifs et ainsi les identifier et donc les contrôler.

4)Un cycle d’expressions automatiques. Niveau de stress élevé 4. Exprimer haut et fort, pour soi-même, ce qui déstabilise, ce qui est insupportable… Et le faire plusieurs fois avec force.

5)Limiter les dégâts. Niveau de stress très élevé 5. Respirer profondément et trouver quelqu’un qui puisse nous aider à évacuer une pression psychologique qui nous écrase.

http://www.slate.fr/

Vienne, capitale du "tourisme macabre"… pas seulement à Halloween


Nous avons cette curiosité morbide pour tout ce qui macabre. Est-ce vraiment une façon de faire face à la mort ? À notre propre mort ? Je ne sais pas, je trouve cela étrange qu’on instaure ce genre de sites touristiques, qui fait croire aux fantômes
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Vienne, capitale du « tourisme macabre »… pas seulement à Halloween

 

Des catacombes obscures arborant des corps momifiés, un cimetière comptant pas moins de trois millions de morts, un bébé dans le formol surnommé « Le Diable »: bienvenue à Vienne, capitale autoproclamée du tourisme macabre.

Ville de la valse et de la grande musique, la capitale autrichienne se pique également de ses curiosités funèbres, dont elle a entrepris de faire un axe de développement touristique unique en son genre.

« Les aspects sombres, voire morbides de Vienne sont un atout hors du commun pour promouvoir la ville », souligne Florian Wiesinger, de l’office du tourisme, qui vient de mettre en ligne une vidéo invitant notamment à rendre visite aux « compositeurs décomposés » reposant au cimetière central.

Willi Gabler, un "chasseur des fantômes" sur le cimetière central de Vienne, le 20 octobre 2016 © JOE KLAMAR AFP

Willi Gabler, un « chasseur des fantômes » sur le cimetière central de Vienne, le 20 octobre 2016 © JOE KLAMAR AFP

Berceau de la « pulsion de mort » théorisée par Sigmund Freud, l’ancienne capitale des Habsbourg a toujours cultivé un rapport privilégié au macabre. Le dicton y souligne que « la Mort doit être viennoise » et que le but ultime d’une vie réussie y est « un bel enterrement ».

Pour Helga Böck, directrice du musée des Pompes funèbres de Vienne, cette tradition a été initiée par la noblesse elle-même.

« Pour la cour impériale, les funérailles étaient une occasion de montrer son pouvoir. Le peuple a adopté cette coutume, ce qui explique la particularité de la culture funéraire à Vienne ».

D’où un patrimoine funèbre inégalé qui fait les délices de centaines de milliers de visiteurs chaque année.

A tout seigneur tout honneur, la crypte impériale regroupant les sarcophages de pas moins de 149 têtes couronnées -parmi lesquelles l’impératrice Sissi et son époux François-Joseph, dont le pays célèbre le 100e anniversaire de la mort le 21 novembre 1916- attire à elle seule quelque 200.000 visiteurs par an.

– ‘Chasseurs de fantômes’ –

Mais Vienne compte aussi des aspects lugubres moins connus, comme un labyrinthe de dizaines de kilomètres de galeries construit au fil des siècles sous la ville et dont les oubliettes contiennent encore des corps naturellement momifiés.

Gabriele Lukacs, une guide des catacombes du 13e siècle à Vienne, le 19 octobre 2016 © JOE KLAMAR AFP

Gabriele Lukacs, une guide des catacombes du 13e siècle à Vienne, le 19 octobre 2016 © JOE KLAMAR AFP

Au Moyen-Âge par exemple, « on y enfermait les nonnes qui avaient le malheur de tomber enceintes », rappelle Gabriele Lukacs, auteure d’ouvrages sur le Vienne macabre et guide à ses heures.

« A Vienne, il existe une sorte d’énergie qui ramène tout dans les caves ou dans les cercueils », souligne-t-elle.

Selon cette spécialiste, certaines de ces oubliettes sont encore si chargées « d’âmes prisonnières » que « personne n’ose s’y aventurer ». « Les gens prétextent que les escaliers sont trop raides », sourit-elle.

S’il en est deux à qui les spectres ne font en principe pas peur, c’est Dominik Creazzi et Willi Gabler, « chasseurs de fantômes » de leur état.

Bardés d’appareillages électroniques, ils arpentent le cimetière central en une brumeuse journée d’octobre.

« Il y a quelqu’un ? Voulez-vous entrer en contact avec nous ? », lance Dominik Creazzi, 26 ans, avec le plus grand sérieux.

Willi Gabler, son patron, l’assure:

« En 15 ans nous avons réuni une grande quantité de matériel où l’on voit vraiment des fantômes ».

Gabriele Lukacs, une guide spécialisée dans les attractions macabres à Vienne, le 19 octobre 2016  © JOE KLAMAR AFPGabriele Lukacs, une guide spécialisée dans les attractions macabres à Vienne, le 19 octobre 2016 © JOE KLAMAR AFP

Selon lui, des Viennois font régulièrement appel à son association pour débusquer des esprits.

« Certains de nos clients se sentent seuls et ont besoin de parler. Mais il y a aussi des gens qui entendent des bruits de pas et qui voient des ombres, et qui nous demandent d’intervenir ».

Pour les amateurs, le fin du fin du macabre viennois se trouve cependant dans le très officiel Musée des malformations anatomiques, hébergé dans un ancien asile.

Parmi les milliers de bocaux exposés, on y trouve le corps d’un enfant surnommé « Le Diable » ainsi que les intestins d’un pensionnaire décédé en essayant de manger le contenu de sa cellule, à commencer par sa paillasse en crin de cheval.

« Les Viennois craignent la mort comme tout le monde », note Peter Hohenhaus, créateur d’un site consacré au tourisme macabre.

Selon lui, le fait de jongler avec le funèbre est pour eux simplement « une façon de conjurer cette peur ».

http://www.lepoint.fr/

Fuir et résister, l’histoire méconnue des pensionnats


La plupart des gens, enfin, je crois, conçois que l’arrivé des Européens en Amérique a été le début de la disparition des droits des Premières Nations. L’Église et le gouvernement ainsi bien installés ont voulu assimiler les amérindiens à la foi et culture des blancs en obligeant les enfants d’aller dans des pensionnats tenu par des religieux. Mais peu sait vraiment ce qui s’est vraiment passé dans ces pensionnats. C’est une réalité qui n’est pas si loin, ces enfants sont maintenant des adultes qui ont levé le voile sur une enfance cauchemardesque
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Fuir et résister, l’histoire méconnue des pensionnats

 

Derrière la triste histoire des pensionnats autochtones se cachent des actes de résistance. Des parents ont défié l’Église et le gouvernement en cachant leurs enfants pour les soustraire à l’éducation des Blancs.

Un texte de Josée Dupuis

ENQUÊTE

Marie-Jeanne Papatie a vu ses frères et soeurs aînés quitter la réserve du Lac-Simon pour le pensionnat de Saint-Marc-de-Figuery près d’Amos, en Abitibi.

L’été suivant, son père les entend parler d’abus survenus dans cette institution. Il est secoué. Il n’est pas question de laisser partir sa plus jeune. Il a un plan : cacher Marie-Jeanne.

Il lui aménage une petite pièce au sous-sol, où elle dort sur un matelas de fortune. Par la fenêtre, elle peut voir la rue et l’autobus qui vient chercher les enfants.

Durant les jours qui suivent le départ des écoliers, le père Edmond Brouillard – un oblat qui maîtrise l’algonquin – fait le tour de la réserve avec en main une liste de noms pour s’assurer que tous les enfants sont bien partis. Chaque fois, le père de Marie-Jeanne répond que sa fille s’est enfuie au lac.

Marie-Jeanne se rappelle les mots de son père. «  Il ne faut pas que tu répondes quand on va t’appeler », lui disait-il lorsqu’il la cachait dans le sous-sol.

Une fois le père oblat reparti, Marie-Jeanne pouvait enfin sortir de sa cachette.

La petite fille de 5 ans passe ses journées toute seule, à marcher autour du lac. Le matin venu, avant l’arrivée du père Brouillard, elle retourne se cacher au sous-sol.

Marie-Jeanne a pu échapper au pensionnat indien. Mais par un triste retour des choses, le pensionnat l’a rattrapée. Un proche, victime d’agressions sexuelles à Saint-Marc-de-Figuery, l’a agressée à son tour. Il avait 19 ans. Elle, 8 ans.

« J’ai été épargnée du pensionnat. Mais j’ai quand même des séquelles. Ce qu’ils ont subi, ils l’ont ramené à la maison. Ils m’ont fait subir ce qu’ils ont subi. » – MARIE-JEANNE PAPATIE

La petite Marie-Jeanne libre et insouciante a cessé ce jour-là d’exister.

«  J’ai commencé à consommer à 11 ans. Je sniffais du gaz. Mon père me frappait parce qu’il ne voulait pas que je sniffe. On m’avait abusé la veille, et moi, je sniffais le matin  », raconte-t-elle, ajoutant n’avoir jamais dit à son père qu’elle était agressée.

Marie-Jeanne s’est mariée à l’âge de 14 ans. Elle ne consomme plus depuis plus de 20 ans.

Quand elle pense à son père et ce qu’il a fait pour la protéger du pensionnat, sa voix s’étrangle.

«  Mon père, aujourd’hui, je le remercie beaucoup. Je n’ai pas eu le temps de dire à mon père que je l’appréciais beaucoup.  »

Marie-Jeanne a pu vivre en algonquin avec ses parents et grands-parents jusqu’à l’âge de 7 ans. Puis, elle a fréquenté l’école primaire du village voisin.

Marie-Jeanne Papatie

Marie-Jeanne Papatie PHOTO(S) : RADIO-CANADA

6000 enfants morts dans les pensionnats

Quelque 150 000 enfants amérindiens, inuits et métis ont fréquenté les pensionnats indiens, la plupart contre leur gré, arrachés à leurs parents.

On estime que 6000 d’entre eux sont morts de malnutrition, de maladies, d’abus physiques, de suicide ou morts gelés après s’être enfuis.

De nombreux enfants ont été victimes d’agressions sexuelles de la part des religieux. Peu de parents autochtones ont tenu tête au gouvernement et à l’église en refusant d’envoyer leurs enfants au pensionnat. Mais il y en a eu.

Dans le volumineux rapport de la Commission de vérité et réconciliation, un bref chapitre est consacré à ce mouvement de résistance. Les cas sont peu nombreux et proviennent surtout de l’Ouest canadien. Aucun exemple québécois n’est mentionné.

Attiré par des bonbons

William Papatie, le mari de Marie-Jeanne, n’avait jamais parlé de son séjour au pensionnat, jusqu’au jour où il a pris la parole devant la Commission de vérité et réconciliation.

Il se rappelle l’été précédant son départ au pensionnat.

«  Les soeurs étaient venues nous rendre visite. Elles donnaient des suçons pour nous attirer. J’en voulais. “On va t’en donner au pensionnat”, lui répondaient les religieuses. C’est avec ça qu’elles nous ont attirés, avec des bonbons. »

Des soeurs et des enfants autochtones

Des soeurs et des enfants autochtones PHOTO(S) : OEUVRES OBLATES DE L’ONTARIO (DESCHATELETS / ARCHIVES)

William n’a que 5 ans lorsqu’il prend le chemin du pensionnat de Saint-Marc-de Figuery, où il sera victime d’abus répétés.

Un des religieux l’attire dans sa chambre avec des bonbons pour l’agresser.

«  Quand il est venu me voir, je ne savais pas ce qu’il voulait faire. Il m’a amené dans sa chambre. Il m’a donné des bonbons. C’est là qu’il a commencé à me toucher les parties du corps.  » – WILLIAM PAPATIE

William grandit avec la peur de parler. Le prêtre lui ordonne de se taire. Il fugue à deux reprises, mais la police l’arrête. C’est le père Edmond Brouillard qui vient le cueillir au poste.

Un été, il se confie à sa grand-mère, une femme très croyante, qui ne le croit pas tout de suite.

«  Mon père y a fini par me croire. Parce qu’à un moment donné, je saignais », raconte-t-il.

Pour Salomon Papatie, le choc est brutal. Il doit sauver son fils. À la fin de l’été, le père et le fils partent en canot pour rejoindre le camp familial à une centaine de kilomètres de la réserve. Personne ne viendrait chercher son garçon ici.

Entrez la légende de la vidéo ici

Mais l’Église catholique n’a pas dit son dernier mot. Le rabatteur en chef, le père Brouillard, est à ses trousses. Pas question de laisser un seul enfant se sauver : on craint l’effet d’entraînement.

Accompagné d’un aîné de la communauté, il réussit à le retrouver au fond des bois.

William se rappelle la scène. Son père dit au religieux :

«  Mon fils ne retournera plus à l’école, sa place est ici maintenant [à cause de] ce qu’il a subi au pensionnat. Je le crois maintenant.  »

Le père Brouillard rebrousse donc chemin, sans le petit William.

«  J’étais soulagé. Mon père m’a serré dans ses bras. J’étais surpris que mon père ait été capable de poser un tel geste, défier les autorités religieuses. Je le remercie beaucoup. » – WILLIAM PAPATIE

Un pupitre sur une table en Abitibi

Un pupitre sur une table en Abitibi PHOTO(S) : RADIO-CANADA/LUC SIMARD

Le père Edmond Brouillard a été condamné en 1996 à cinq ans de prison pour attentat à la pudeur, attouchements, sodomie, agression sexuelle et de grossière indécence. Ses victimes sont six Autochtones originaires du Lac-Simon et du grand lac Victoria, en Abitibi.

William et Marie-Jeanne auront au moins eu la chance de lui échapper. Quant au frère qui a agressé William, il n’a jamais été inquiété, même si son nom revient à plusieurs reprises dans le récit de nombreux pensionnaires.

Le pensionnat de Saint-Marc-de-Figuery a fermé ses portes en 1973.

Le dernier pensionnat canadien a fermé ses portes en 1996 près de Regina, en Saskatchewan.

Des soeurs et une famille autochtone

Des soeurs et une famille autochtone PHOTO(S) : OEUVRES OBLATES DE L’ONTARIO (DESCHATELETS/ARCHIVES)

Quand il est temps de fuir

Ces histoires de résistance se sont aussi déroulées ailleurs au pays. En Alberta, une communauté entière, les Foothills Ojibways, a fui l’Église, et cela dès l’arrivée des Européens en Amérique.

On les appelait les « Runners », ceux qui courent. Cette communauté a toujours refusé que ses enfants fréquentent les pensionnats.

Ils avaient un mot d’ordre : fuir les religieux.

« Nous avons fui les robes noires pour protéger notre spiritualité, notre culture, nos cérémonies, notre façon de vivre », nous dit le chef de cette nation, Jimmy O’Chiese, lorsque nous l’avons rencontré à Edmonton.

Le chef des Foothills Ojibways, Jimmy O’Chiese

Le chef des Foothills Ojibways, Jimmy O’Chiese PHOTO(S) : RADIO-CANADA/JOSEÉ DUPUIS

« Ils voulaient que l’on se débarrasse de tout ce qui pouvait avoir une signification spirituelle. Pour nous, se départir de tous ces objets sacrés, c’était perdre qui nous étions », explique M. O’Chiese.

Ces Anichinabés se sont déplacés à de nombreuses reprises au fil des années. À pied, en canot d’écorce et à cheval. Ils sont partis du Michigan, sont montés vers le nord et ont parcouru l’Ouest canadien. Ils se sont finalement établis à Hinton, en Alberta, au pied des Rocheuses.

Cette communauté n’a jamais signé de traité avec les Blancs.

Jimmy O’Chiese enseigne maintenant l’histoire des Runners au Yellowhead Tribal College à Edmonton. Il est professeur émérite, environnementaliste, botaniste et spécialiste de médecine traditionnelle.

http://ici.radio-canada.ca/

Les oiseaux toxiques sont bien la preuve que la nature veut votre mort


Certains oiseaux par leur alimentation deviennent toxiques qui peut faire du tort aux être humain possédant une mutation génétique alors que d’autres personnes ne ressentent aucun impact
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Les oiseaux toxiques sont bien la preuve que la nature veut votre mort

 

Un vilaine caille des blés du zoo de Varsovie. / Guérin Nicolas via WikimediaCC License by

Un vilaine caille des blés du zoo de Varsovie. / Guérin Nicolas via WikimediaCC License by

Megan Cartwright

Traduit par Peggy Sastre

Depuis des millénaires, ils nous empoisonnent.

Voici une énigme médico-légale: en Turquie, dix personnes mangent des cailles rôties un soir d’automne. Quelques heures plus tard, quatre convives se mettent à vomir. Ils se sentent de plus en plus faibles, leurs muscles se font de plus en plus douloureux. Aux urgences, on leur diagnostique une rhabdomyolyse – un syndrome pouvant être mortel et observé, durant la Seconde Guerre Mondiale, chez les survivants du blitz londonien écrasés sous les décombres.

Sauf que nous sommes en 2007 et qu’au lieu de subir les bombardements de la Luftwaffe, ces quatre hommes ont été victimes d’un volatile empoisonné.

La caille des blés tue quelques-uns de ses prédateurs humains – mais pas tous – depuis des millénaires. Mais cela fait seulement trois décennies que des chercheurs sont partis à la chasse d’oiseaux toxiques vivant en Amérique, en Australie ou en Nouvelle Guinée. Ces oiseaux secrètent des toxines rares et, selon des biologistes, demandent à être mieux étudiés à des fins médicales. Sauf que si ces oiseaux peuvent nous en apprendre beaucoup sur notre génétique, préviennent des scientifiques,

ils «disparaissent avec chaque hectare de forêt tropicale abattu, emmenant avec eux les joyaux de la toxinologie».

Dans la Bible, on parlait déjà des intoxications à la caille

Les quatre Turcs que les cailles auront rendu malades ne considèrent sans doute pas ces bestioles comme un joyau toxinologique, à l’instar des Israélites agonisant dans l’Ancien Testament après en avoir mangé. Dans le Livre des Nombres, on peut en effet lire:

«Comme la chair était encore entre leurs dents sans être mâchée, la colère de l’Éternel s’enflamma contre le peuple, et l’Éternel frappa le peuple d’une très grande plaie.»

Selon des historiens des sciences, le passage décrit une épidémie de coturnisme – une intoxication à la caille. Comme l’écrasement sous des décombres, cette intoxication provoque une rhabdomyolyse, soit la destruction rapide des muscles et une obstruction des vaisseaux sanguins par les cellules musculaires endommagées. Des débris cellulaires qui peuvent ensuite provoquer une insuffisance rénale, voire un choc septique mortel.

Si la Bible estime que l’empoisonnement des Israélites est un châtiment divin, des médecins antiques à l’instar de Galien allaient observer que ces intoxications à la caille survenaient le plus souvent en automne. En effet, comme le remarqua le précurseur de la médecine moderne, les oiseaux ne devenaient toxiques que lorsqu’ils mangeaient des graines de ciguë au cours de leur migration vers le sud de la Méditerranée – un périple pouvant les mener en Turquie.

Les observations de Galien furent remises au goût du jour en 1992, lorsque des biologistes américains essayèrent de comprendre pourquoi le pitohui bicolore était si puant et amer que les habitants de Nouvelle Guinée le surnommaient «l’oiseau poubelle». Lorsque les scientifiques examinèrent des spécimens de l’animal, ils trouvèrent que ses plumes et sa peau renfermaient des batrachotoxines, de dangereuses neurotoxines que l’on trouve aussi chez certaines grenouilles vénéneuses d’Amérique du Sud.

Mais la concentration en batrachotoxines n’était pas identique chez tous les oiseaux, ce qui laissait entendre que l’oiseau poubelle ne secrétait pas tout seul ses ordures, mais les récupérait autre part. En 2004, des biologistes retrouvent la trace de ces batrachotoxines dans des coléoptères dont raffolent les oiseaux. Ces insectes, de la famille des Melyridae, sont connus chez les habitants de Nouvelle-Guinée pour causer des brûlures lorsqu’ils se posent sur la peau. En mangeant les insectes, le pitohui saturait sa chair de batrachotoxines – et, au cours du temps, l’espèce avait développé une résistance contre ces toxines, résistance dont ses prédateurs sont dépourvus.  

Privilégiez le poulet, la salade verte et un grand verre d’eau

Comme d’autres animaux, le pitohui a découvert qu’en étant vénéneux, il éloignait les prédateurs et les parasites, et que l’alimentation pouvait être une source abondante de poison. Des sources qui varient: l’oie armée de Gambie mange des coléoptères riches en cantharidine, tandis que la gélinotte huppée d’Amérique du Nord et la colombine lumachelle d’Australie récupèrent leurs toxines dans des plantes. Quant à la caille des blés, elle trouve sa neurotoxine, la conicine, dans des graines de ciguë – toxine contre laquelle elle a développé une résistance, contrairement aux humains.

Ce qui nous ramène à notre première énigme: sur les dix mangeurs de caille, seuls quatre ont été atteints de rhabdomyolyse. Pourquoi la maladie n’a-t-elle pas touché tout le monde?

Parce que, pour certains poisons, des gens ont plus de risque de tomber malade s’ils sont porteurs de mutations génétiques spécifiques. A peu près 400 millions de personnes dans le monde sont porteuses d’une mutation qui fait que, lorsqu’elles mangent des fèves (sans forcément de foie ni d’excellent chianti), leurs globules rouges éclatent. D’autres mutations codant pour des enzymes hépatiques responsables de la métabolisation de l’éthanol font que des Asiatiques ont la peau qui rougit lorsqu’ils boivent de l’alcool, ou que d’autres ont immédiatement la nausée dès le premier verre. D’où l’hypothèse d’une susceptibilité génétique à la conicine pouvant expliquer que certaines personnes, et pas d’autres, tombent malades en mangeant de la caille, à l’image des quatre pauvres Turcs de notre histoire.

En attendant que la génétique de l’intoxication à la caille soit parfaitement décryptée, peut-être vaut-il mieux en rester au bon vieux poulet, préférer la salade verte plutôt que les fèves, et arroser le tout d’un grand verre d’eau.

http://www.slate.fr/