Braconnage: Ottawa veut éviter que l’Arctique ne devienne comme l’Afrique


Quand on parle de braconnage, on pense aux éléphants, girafe, rhinocéros et bien d’autres, mais maintenant, on parle aussi des risques potentiels pour des animaux vivant dans le nord du Canada tel que l’ours polaire, narval, les faucons etc … C’est vraiment épouvantable de voir l’avidité de ces gens qui se foutent bien que ces animaux sont en péril
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Braconnage: Ottawa veut éviter que l’Arctique ne devienne comme l’Afrique

 

« Le prix des peaux d'ours polaires a quadruplé... (Photo Archives Associated Press)

« Le prix des peaux d’ours polaires a quadruplé en quatre ans » sur le marché noir, passant de 5000 à 20 000 $, dit Sheldon Jordan, directeur général de la division de l’application de la Loi sur la faune à Environnement Canada.

PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

 

JEAN-THOMAS LÉVEILLÉ
La Presse

Le monde vit une « crise du braconnage », et les espèces canadiennes ne sont pas épargnées. C’est pourquoi le Canada a convoqué une rencontre des pays nordiques dans le cadre de la rencontre annuelle des pays adhérant à la Convention internationale contre le commerce des espèces menacées d’extinction, qui s’est ouverte en Afrique du Sud. Explications en quatre points.

En quoi l’Arctique est-il visé par le braconnage ?

« Le prix des peaux d’ours polaires a quadruplé en quatre ans » sur le marché noir, passant de 5000 à 20 000 $, lance Sheldon Jordan, directeur général de la division de l’application de la Loi sur la faune à Environnement Canada. « Les défenses de narval valent maintenant la même chose que l’ivoire d’éléphant », soit 3000 $ le kilogramme, ajoute celui qui préside aussi le groupe de travail d’Interpol sur les espèces sauvages. Le Canada est moins touché que d’autres pays par la « crise du braconnage » qui sévit dans le monde, car les espèces nordiques ne sont « pas très accessibles », explique M. Jordan, mais la disparition des espèces traditionnellement prisées, comme l’éléphant et le rhinocéros, et l’augmentation des prix qui en résulte créent une pression sur les espèces nordiques. Le problème n’est pas tant le braconnage, pour l’instant, que le commerce illégal.

Comment l’Afrique peut-elle inspirer l’Arctique ?

« Il y a eu beaucoup d’attention portée au trafic des espèces sauvages au cours des 10 dernières années », constate Sheldon Jordan, mais l’action de la communauté internationale s’est concentrée sur les animaux emblématiques de la savane africaine, comme l’éléphant et le rhinocéros, particulièrement vulnérables. Or, l’Arctique « n’a pas été scruté à la loupe », alors que les espèces qu’il abrite sont elles aussi menacées ; le Canada veut donc « mieux comprendre » les problèmes propres aux espèces nordiques afin de « prévenir des crises qu’on voit avec d’autres espèces », explique M. Jordan.

Autrement dit, éviter que l’Arctique devienne un jour la boucherie qu’est l’Afrique. La démarche vise aussi une gestion durable des ressources de la faune, dont vivent de nombreuses communautés du Nord.

« Quand il y a du braconnage, quand il y a du trafic, ce sont les petites communautés qui [écopent]. On veut protéger le commerce légal et protéger l’environnement », affirme Sheldon Jordan.

Comment les micropuces pourraient-elles aider les ours ?

Environnement Canada mène un projet-pilote avec des communautés autochtones du Grand Nord pour tester des mesures de contrôle visant à contrer le commerce illégal d’espèces sauvages.

« On va [dissimuler] une micropuce électronique dans chaque peau d’ours polaire qui est tué », explique Sheldon Jordan.

Fait intéressant : cette micropuce résiste au tannage de la peau. Ainsi, la traçabilité des peaux d’ours polaires sera grandement accrue, ce qui facilitera le contrôle du commerce.

Mais au cas où la micropuce disparaîtrait ou serait endommagée, Environnement Canada a prévu deux autres mesures de contrôle : une « analyse des isotopes » des dents et des os, qui permettent d’établir la provenance de l’animal, ainsi qu’un prélèvement systématique de l’ADN de chaque ours abattu, qui ira dans une banque de données.

Et « les scientifiques ont trouvé une façon de pouvoir extraire de l’ADN même après que la peau a été tannée », souligne Sheldon Jordan.

Quels sont les autres pays concernés ?

Le Canada a convoqué d’autres pays de la zone arctique à une rencontre portant spécialement sur les espèces nordiques, samedi matin, en marge de la 17e séance de la Conférence des parties à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES, selon son acronyme anglais), qui s’est ouverte hier à Johannesburg, en Afrique du Sud. Les États-Unis, le Danemark, la Norvège et la Russie, des pays avec lesquels Ottawa travaille déjà sur la question des ours polaires, y assisteront, de même qu’Interpol et le secrétariat de la CITES. L’objectif est de mieux comprendre les enjeux propres aux espèces que chacun de ces pays ont en commun : caribous ou rennes, poissons, narvals, morses, ours, faucons. Sheldon Jordan souhaite que cette rencontre soit le début d’une « collaboration accrue dans une zone où [il y en a eu peu jusqu’à maintenant] », qu’elle débouche sur un plus grand partage de renseignements, voire sur un groupe de travail commun.

***

DE KUUJJUAQ AUX ÉMIRATS ARABES UNIS

Les braconniers n’en ont pas que pour l’ivoire ou les peaux d’ours :

les faucons du Grand Nord sont très prisés, notamment par les « pays du Golfe où on pratique la fauconnerie », souligne Sheldon Jordan.

Deux « braconniers professionnels » britannique et irlandais vivant en Afrique ont d’ailleurs été arrêtés à Kuujjuaq, dans le nord du Québec, « il y a une dizaine d’années », se souvient-il.

Prétendant être des photographes de National Geographic, « ils avaient loué un hélicoptère pour trouver des oeufs dans les nids » et avaient même un incubateur à piles pour les garder au chaud afin de les apporter aux Émirats arabes unis, raconte Sheldon Jordan. Arrêtés par des agents de la faune, ils ont écopé d’une amende.

« C’EST VRAIMENT COMME UNE GUERRE »

Le Canada s’implique également dans la lutte contre le braconnage en Afrique, notamment par l’entremise de formations destinées aux rangers qui doivent protéger les animaux menacés, formations qui ont été offertes au Botswana, au Kenya et en Côte d’Ivoire. Arrivé au début de la semaine en Afrique du Sud, Sheldon Jordan, qui préside le groupe de travail d’Interpol sur les espèces sauvages, a assisté à des entraînements de rangers et constaté que leur travail se compare davantage à celui de soldats que d’agents de la faune tels qu’on les connaît au Canada.

« J’ai vu des exercices où ils utilisent des tactiques militaires », raconte-t-il, précisant que beaucoup de rangers meurent chaque année en se battant contre des braconniers et que d’autres voient leur famille menacée. « C’est vraiment comme une guerre ! », s’exclame-t-il.

Sheldon Jordan a également visité un établissement géré par des vétérinaires bénévoles, dans le parc national de Pilanesberg, où sont soignés des rhinocéros blessés par des braconniers. Lors de son passage, un animal « tiré il y a cinq ou six jours » avec une arme de fort calibre était soigné, après qu’une balle s’était logée à « 20 cm » de profondeur dans son épaule.

« C’était épouvantable. »

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Le coyote, ce nouvel habitant des villes


Aux États-Unis, les coyotes semblent apprécier de vagabonder dans les parcs, mais ils ne craignent pas l’être humain, à la condition de ne pas les nourrir. Au Canada, une nouvelle espèce est en pleine évolution des coyloup issu de loup et de coyote
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Le coyote, ce nouvel habitant des villes

 

Discrets, rusés et intelligents, les coyotes sont à l’assaut des villes d’Amérique du Nord. Originaires de l’Ouest américain, ils se dirigent désormais partout où l’homme s’est établi. 

Un texte de Camille MartelTwitter

À Chicago, quelque 4000 coyotes sont partout dans la ville. Le chercheur et biologiste Stanley Gehrt, de l’Université Ohio State, est le spécialiste mondial de ces canidés qui, depuis une quinzaine d’années, s’installent en milieu urbain. Une adaptabilité qui n’avait encore jamais été observée par le chercheur.

Stanley Gehrt et son équipe ont commencé à les étudier après que des habitants de Chicago eurent commencé à apercevoir de plus en plus de coyotes.

« Les gens étaient effrayés et ne savaient pas quoi faire », explique M. Gehrt.

Selon lui, l’une des raisons pour lesquelles la présence des coyotes a augmenté en si peu de temps est le fait que le marché de la fourrure nord-américain a subitement chuté au début des années 1990. Ainsi, la chasse a diminué et la population de coyotes a explosé.

Il s’est mis à y avoir des coyotes dans des endroits où on n’en avait jamais vu auparavant.Stanley Gerht, biologiste, Université Ohio State

Grâce à un camion équipé d’une antenne et de colliers émetteurs posés sur plusieurs centaines de coyotes, le chercheur est en mesure de suivre leurs moindres mouvements depuis maintenant 16 ans.

Ses recherches lui ont permis de démontrer que les coyotes s’étaient parfaitement adaptés à la vie urbaine et s’étaient même intégrés à son écosystème particulier. Par exemple, les coyotes s’installent prioritairement dans les parcs urbains, où ils se nourrissent de petits rongeurs.

De cette manière, leur présence est considérée comme positive parce qu’ils diminuent plusieurs populations de rongeurs qui causent des maladies graves, telles que l’hantavirus.

Un autre élément particulier est le fait que les coyotes évitent l’homme à tout prix.

Beaucoup de gens pensent qu’il devrait être facile de voir des coyotes, vu leur nombre, mais leur discrétion est justement la clé de leur succès.  Stanley Gerht, biologiste, Université Ohio State

Effectivement, bien qu’ils se comptent par milliers à Chicago, les canidés passent inaperçus. Ils ont même modifié leur rythme circadien, au départ diurne, afin de s’aventurer dans les rues seulement lorsque l’homme dort à poings fermés.

Le problème : nourrir les coyotes

Une partie importante de la recherche de Stanley Gehrt consiste à comprendre si ces animaux font courir des risques à la population. En Ontario notamment, plusieurs cas de coyotes attaquant des animaux de compagnie ou des promeneurs ont été recensés au cours des dernières années.

Toutefois, les recherches ont démontré que le seul élément qui pose un problème en ce qui a trait à la cohabitation entre les humains et les coyotes est la nourriture. Si l’homme commence à offrir de la nourriture au coyote, le canidé perd sa crainte naturelle de l’homme et peut devenir agressif.

En 2009, Taylor Mitchell, une jeune chanteuse torontoise de 19 ans a été mortellement attaquée par plusieurs coyotes au parc national du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse. Il s’agirait de la seule mort humaine causée par un coyote.

Stanley Gehrt, qui a été dépêché sur les lieux après le drame, a élucidé cet événement isolé. Selon lui, les coyotes du parc national Cap-Breton se nourrissaient uniquement de jeunes orignaux, et cette année-là avait été difficile pour les orignaux. Résulat, les coyotes étaient affamés.

En définitive, tout tourne autour de la nourriture. Stanley Gerht, biologiste, Université Ohio State

Une situation différente dans l’est du Canada

Pendant fort longtemps, le coyote était seulement présent dans l’ouest. Cependant, la chasse intensive du loup au 20e siècle, accompagnée de l’urbanisation massive du littoral est de l’Amérique du Nord l’ont presque éradiqué du territoire, laissant le champ libre au coyote.

Lorsque le coyote s’est dirigé vers l’est, il a fait la rencontre du loup de l’est, une petite population de loups qui avait trouvé refuge au parc Algonquin, en Ontario. Ils se sont accouplés et ont créé un hybride : le coyloup.

Ce nouvel hybride est désormais présent dans tout le nord-est du Canada, notamment en Ontario, au Québec, dans les Maritimes et le long de la côte est américaine, jusqu’en Caroline du Sud.

Sur l’île de Montréal, la présence des coyotes et de coyloups augmente en flèche depuis 10 ans. Toutefois, aucun relevé précis n’a encore été effectué.

Le chercheur Bradley White, généticien à l’Université Trent, en Ontario, étudie ces canidés depuis plus d’une vingtaine d’années. Pour lui, c’est un moment fort pour la science.

« C’est l’évolution en action », dit-il.

Lorsque les coyloups en viendront à ne s’accoupler qu’entre eux et à se différencier suffisamment au point de vue génétique, du loup et du coyote, ils seront considérés comme une nouvelle espèce, et cela est déjà en train de prendre forme. Bradley White, généticien, Université Trent

Coyloup ou coyote?

Pour les distinguer, c’est simple. Le coyloup a :

  • une mâchoire plus large;
  • des oreilles moins pointues;
  • une queue plus fournie;
  • un corps plus massif.

En raison de l’adaptabilité exceptionnelle du coyote et de la capacité du loup à se nourrir de plus grandes proies, M. White croit que le coyloup devrait encore plus se plaire en ville que le coyote.

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Des monnaies de l’Empire romain découvertes… au Japon


De la monnaie de l’empire romaine a l’effigie de l’Empereur Constantin retrouvé au Japon, est plutôt insolite. Peut-être qu’un jour, nous saurons comment cette monnaie s’est rendu jusque là-bas
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Des monnaies de l’Empire romain découvertes… au Japon

 

Des archéologues japonais ont annoncé mercredi la découverte pour la première fois au Japon de monnaies de l’Empire romain dans les ruines d’un château de l’île subtropicale d’Okinawa, à une dizaine de milliers de kilomètres de Rome.

« J’ai tout d’abord pensé qu’il s’agissait de pièces d’un cent tombées des poches de soldats américains », a déclaré à l’AFP l’archéologue Hiroki Miyagi dans une allusion aux bases militaires américaines d’Okinawa. « Mais après les avoir rincées à l’eau, j’ai eu un choc: elles étaient beaucoup plus anciennes ».

Une équipe de chercheurs travaille depuis trois ans sur le site du château de Katsuren. Construit à la fin du 13e siècle et au début du 14e, abandonné 200 ans plus tard, il figure depuis 2013 sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco. Un examen aux rayons X des pièces, d’environ la taille de celles de dix centimes d’euros, a fait apparaître des lettres latines et ce qui semblait être le visage de l’Empereur Constantin 1er et un soldat muni d’une lance.

Beaucoup d’autres dataient de l’Empire Ottoman au 17e siècle. Les chercheurs sont restés perplexes sur la façon dont ces objets sont parvenus jusque sur cette île lointaine du sud de l’archipel nippon. Le château était la résidence d’un seigneur féodal dont la richesse provenait du commerce régional. « 

Les marchands de l’Asie de l’Est au 14e et 15e siècles utilisaient des monnaies chinoises rondes percées en leur milieu d’un carré et il est improbable que des monnaies occidentales aient été utilisées comme moyen de paiement », a souligné M. Miyagi, qui enseigne également à l’Université internationale d’Okinawa. « Je pense qu’ils ont dû obtenir ces monnaies dans le sud-est de la Chine ».

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Un gigantesque anaconda découvert sur un chantier au Brésil


C’est énorme …. Un anaconda qui mesure 10 mètres de long avec un 400 kg a été découvert sur un chantier au Brésil. Malheureusement, les ouvriers ont essayé de le tuer au lieu de le libérer dans un endroit naturel. Personne ne sais ce que ce serpent est devenu.
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Un gigantesque anaconda découvert sur un chantier au Brésil

 

Le Saviez-Vous ► Au Moyen Âge, l’écriture sur écorce comme un message d’espoir


Comment s’imaginer que les gens du Moyen-Âge savaient lire et écrire. Le papier était cher et pourtant, il y avait d’autres supports pour laisser divers messages du quotidien
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Au Moyen Âge, l’écriture sur écorce comme un message d’espoir

 

Comment on lisait et écrivait au Moyen Âge… contre les idées reçues!

Savoir lire, savoir écrire, sont aujourd’hui des compétences indispensables dans la vie quotidienne. Et au Moyen Âge? Pendant longtemps, la période médiévale a été vue comme les temps obscurs (les dark ages, en anglais), marqués par la superstition, l’obscurantisme, et l’analphabétisme généralisé. Depuis, on a beaucoup écrit sur l’écrit médiéval, et de nombreux travaux récents ont nuancé cette vision: il existe des écoles depuis longtemps, et une portion non négligeable de la population, notamment en ville, sait lire et écrire, au moins un peu (c’est ce qu’on appelle la literacy).

Écritures du quotidien

Une immense part de nos communications contemporaines passe par l’écrit: un e-mail, un texto, un tweet, sont des écritures. Dans une société peu alphabétisée, il faut donc s’y prendre autrement: impossible d’écrire une lettre à votre famille quand vous êtes en voyage, ou de laisser un mot sur une porte pour dire que vous êtes passé.

À moins que. En effet, nous avons très peu de documents du quotidien: le papier se conserve assez mal, et tous ces messages de tous les jours, équivalents de nos SMS et de nos e-mails, se sont perdus. Sauf quand on se tourne vers la Russie, qui n’est pas célèbre que pour ses sportifs dopés et sa politique étrangère si sympathique. En effet, depuis un demi-siècle, des archéologues ont exhumé, surtout autour de Novgorod, plusieurs centaines de documents originaux qui bouleversent la façon dont nous envisageons la place de l’écrit au Moyen Âge: les gramota.

Gramo-quoi?

Les gramota sont des écorces de bouleaux qui servaient de supports à des messages, conservées dans les sols humides de Novgorod et des villes environnantes. C’est assez simple, en fait: on écorce un bouleau, on fait bouillir l’écorce, et on grave son message avec une pointe en fer ou en os, de préférence sur la face interne, plus tendre. Quand on veut être sûr que ça dure –par exemple lorsqu’on grave un texte sacré– on recouvre le tout d’une fine couche de cire, qui protège le bois de l’humidité. Pas besoin d’encre: on n’a trouvé que trois documents qui en utilisent.

Ces gramota ne sont pas une invention médiévale: on a retrouvé des tablettes de bois qui datent de l’antiquité, notamment dans les fouilles de Pompéi. Pendant le Moyen Âge, il s’agit d’une spécificité du nord de l’Europe, qui frappe tous les voyageurs qui s’y intéressent: vers 978, le voyageur arabe, ibn al-Na’dim, souligne ainsi qu’il a vu, au pays des Rus, «un morceau de bois sur lequel il y avait des signes». Dans ces tablettes de bois, on trouve de tout: des comptes de ville, des contraventions, des lettres, des suppliques de paysans à leurs seigneurs, des testaments… Leur étude a apporté énormément de connaissances sur l’économie, l’onomastique, la condition des paysans.

Écrire la vie

Plus encore que la technique, c’est en effet le contenu même des messages qui est intéressant. Car ceux-ci révèlent des médiévaux très proches de nous, qui utilisent l’écrit pour des messages tout à fait ordinaires; l’immense majorité des documents sont écrits en vieux russe, langue du quotidien, et pas en grec ou en vieux slavonique, langues du savoir et du pouvoir. La majorité font voir, comme des éclats, des morceaux de vie. Des demandes: «Je suis tombé et me suis sali. S’il-te-plaît, envoie moi du linge propre.» Des informations: «Ici, tout le monde va bien. Nous sommes en bonne santé». Des rendez-vous: «Attends-moi samedi devant le filet de pêche; si tu ne peux pas, préviens moi!» Et même une demande en mariage: «De la part de Nikétas: Julienne, épouse moi. Je te désire et tu me désires.»

Les gramota de Novgorod dessinent ainsi l’image d’une société médiévale dans laquelle l’écrit est beaucoup plus répandu qu’on ne pourrait le croire

Certains documents sont visiblement des étiquettes: «Cette meule de foin appartient à…». Au cœur de la vie vécue par des vrais gens, on trouve des documents émouvants: au début du XIIIe siècle, un jeune garçon, Anthyme, fait des dessins sur des tablettes,qui ressemblent comme deux gouttes d’eau à ceux que les garçons  font  encore aujourd’hui: des chevaliers, un loup, des bonhommes en bâton, avec des gros yeux. En dessous de l’un d’eux, il écrit, d’une écriture maladroite mais appliquée,«je suis une bête très féroce!». Tous ces témoignages soulignent à quel point l’écrit est utilisé, au quotidien, pour porter des messages, pour informer, pour dire des choses.

Qui écrit?

Les gramota de Novgorod dessinent ainsi l’image d’une société médiévale dans laquelle l’écrit est beaucoup plus répandu qu’on ne pourrait le croire. Un monde où les enfants vont à l’école, apprennent leur alphabet –on a retrouvé plusieurs gramota qui portent des exercices d’enfants. Cela ne veut pas dire pour autant que tout le monde sait écrire, ni que l’écrit est banal: très tôt, les chercheurs qui ont travaillé sur ces documents soulignent en effet qu’ils comportent très peu de fautes d’orthographe ou de ratures. Ce qui permet deux hypothèses: soit les auteurs s’appliquent, même pour écrire sur du bois; soit ils ont recours à des écrivains publics, comme il en existe encore dans plusieurs pays aujourd’hui.

Si cette seconde hypothèse est bonne, cela veut dire que l’écrit occupe une place fondamentale dans les rapports sociaux alors même que peu de gens savent lire et écrire. Enfin, un grand nombre de gramota commencent par une croix: l’acte même d’écrire est une action sérieuse, ritualisée, qui touche à la fois au sacré et au magique. On n’écrit pas à la légère, même quand c’est pour dire quelque chose d’aussi trivial que «elle l’a traité de vache et sa fille de prostituée».

Les gramota disparaissent au XVe siècle, lorsque le prix du papier baisse drastiquement; mais leur disparition même est intéressante: aujourd’hui, on a l’impression de vivre une disparition d’une forme d’écrit, le support papier cédant la place au numérique. On s’en inquiète, on le déplore. Du coup, les gramota deviennent très rassurantes: elles montrent que l’écrit ne disparaît jamais, il ne fait que prendre d’autres formes. Ces écorces portent un message d’espoir: peu importe les formes de l’écrit, les supports, les alphabets, on espère qu’il y aura toujours des gens pour lire et pour écrire. Et on espère, aussi, que Julienne a dit oui…

http://www.slate.fr/

Les chats, responsables d’un désastre écologique


Il y a le chat, mais aussi d’autres prédateurs qui ont été introduits dans des endroits qu’ils ne sont pas connu a eu un désastre sur les espèces endémiques,
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Les chats, responsables d’un désastre écologique

 

Le chat est la deuxième espèce invasive la plus ravageuse. © Caters/SIPA

Le chat est la deuxième espèce invasive la plus ravageuse. © Caters/SIPA

Par Morgane Le Poaizard

Les félins font partie de ces nombreuses espèces invasives à avoir affaibli la biodiversité de ses terres d’accueil.

Pour quantifier l’impact des espèces invasives sur leur environnement, le Docteur Tim Doherty duCenter for Integrative Ecology of Deakin University (Australie) a compilé une base de données de plus de 1000 références à partir de la liste rouge des espèces menacées de l’IUCN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature). L’introduction de prédateurs aux quatre coins du monde a causé de grands dégâts écologiques : 87 espèces d’oiseaux, 45 espèces de mammifères et 10 espèces de reptiles ont été exterminées. (Le faible nombre de reptiles n’est pas forcément représentatif car ces animaux n’ont pas été assez étudiés ni répertoriés.) Les premiers sur la liste d’exterminateurs sont les rongeurs, avec le rat noir, qui est responsable de la disparition de 75 espèces : 52 oiseaux, 21 mammifères et 2 reptiles. Les seconds sont les chats, suivis par les renards, les chiens, les cochons, puis les petites mangoustes indiennes. La prédation est l’une des cause principale de cette perte de biodiversité mais elle n’est pas la seule : la compétition inter-espèces, la transmission de maladies et enfin l’association avec les autres espèces invasives sont également des facteurs importants. Les prédateurs de la famille des mammifères sont les plus dangereux : les chats sont responsables de l’extinction de 63 espèces de mammifères, oiseaux et reptiles depuis 500 ans.

Les espèces endémiques sont particulièrement touchées par cette extinction

Les régions du monde les plus touchées sont l’Amérique centrale et les Caraïbes (33 espèces), l’Australie (21 espèces), Madagascar (20 espèces) et la Nouvelle-Zélande (15 espèces).

« L’impact des prédateurs est particulièrement important sur les îles car les espèces n’y ont, en général, pas évolué en compagnie de ces derniers ; ils sont donc naïfs face à l’attitude de nouvelles espèces » explique le Docteur Doherty.

Anke Franck de l’Université de Tasmanie s’est penché sur le cas du bandicoot et a publiée le 7 septembre 2016 une étude présentant le comportement du marsupial australien face à ses nouveaux prédateurs. Ainsi, sur le territoire australien, le bandicoot a cohabité avec le dingo pendant 4000 ans. Du coup il a fini par assimiler ce prédateur aux chats et aux chiens domestiques, introduits depuis deux siècles. À l’inverse, le bandicoot de l’île de Tasmanie n’a jamais connu le dingo compte tenu de son isolement. Il ne sait donc pas comment réagir face aux chats et aux chiens domestiques et devient bien vite leur repas. Les chiffres soulignent ce comportement : 87% des espèces décimées sont des espèces endémiques.

La diversité de la flore en pâti également : les sols ne sont plus retournées par les petits animaux ce qui réduit la quantité de nutriments et empêche le développement de certaines graines.

« En Australie, de nombreux chats et renards ont causé, depuis 200 ans, le déclin ou l’extinction de deux tiers des mammifères creusant la terre » déclare Tim Doherty.

Pour conclure, 58% des espèces disparues durant les 500 dernières années ont été décimées par les mammifères importuns et 596 espèces sont encore menacées. Ces données pourront permettre d’atténuer l’impact des prédateurs envahissants et réduire la perte de diversité. En été 2016, la Nouvelle-Zélande a déjà annoncée qu’elle voulait faire disparaître toutes les espèces introduites sur son territoire avant 2050. 

http://www.sciencesetavenir.fr/

Quand des produits «bios» ne sont pas vraiment bios


Ce n’est pas parce que les aliments porte un logo que c’est nécessairement biologique. Quelques fois, les épiceries, les marchés publics, les foires alimentaires peuvent tricher. Alors ce qui est important c’est le « certifié par » avec le nom du certificateur
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Quand des produits «bios» ne sont pas vraiment bios

 

PRODUITS BIO

Même s’ils sont plus chers, les aliments biologiques sont de plus en plus populaires. C’est un marché en pleine croissance qui représente, au Canada, près de 4 milliards de dollars. L’utilisation de l’appellation biologique peut donc être tentante… même si ce n’est pas vrai.

Un texte d’Andrée Langlois de L’épicerie

Parmi les centaines d’aliments biologiques proposés, les fruits et légumes ont la cote. L’épicerie a donc fait enquête dans 35 supermarchés de la grande région de Montréal, de la fruiterie de quartier aux grandes enseignes. Résultat : 65 % des lieux visités affichent des fruits et des légumes biologiques sans certification, sans indication, sans preuve.

Un exemple de fraude : l’utilisation d’un faux autocollant apposé par le marchand. Ce ne sont pas les logos que l’on doit rechercher sur un produit, mais bien le nom du certificateur. La certification est obligatoire pour pouvoir porter l’appellation « biologique ».

«Les logos, c’est des vendeurs, c’est de la publicité. Ils ne sont pas obligatoires au Québec. Le plus important, c’est la phrase « certifié par » avec le nom du certificateur apposé sur chaque aliment.» – Lilas Bouloum, inspectrice au Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV)

Autre exemple : des courges non identifiées. Pour plus de transparence, le magasin nous a confirmé la certification biologique grâce à la boîte d’emballage d’origine. Chez un autre épicier, ce sont des cantaloups qui n’étaient pas étiquetés. Pour corriger la situation, la propriétaire n’a pas d’autre choix que de placer les produits avec les autres aliments conventionnels.

Une autre pratique fréquente : les aliments biologiques vendus en vrac ou réemballés. Dès qu’un emballage initial est modifié, il existe un risque de manque d’intégrité. Pour vendre en vrac, le magasin doit être certifié.

Pour le consommateur, difficile de s’y retrouver : des logos de toutes sortes, des noms, des chiffres… comment s’assurer que le fruit ou le légume est réellement biologique? Car c’est une appellation réglementée et encadrée. Les aliments doivent respecter une méthode de production, des règles strictes et être certifiés.

Dans un sondage réalisé en 2011 au Québec, 55 % des personnes interrogées affirmaient consommer des produits biologiques (Filière biologique du Québec, 718 répondants)


Des logos à profusion

«La loi est là justement pour ne pas être obligé de se fier seulement à la parole du commerçant et a mis en place un certain contrôle pour rassurer le consommateur.» – Anne-Marie Granger Godbout, présidente-directrice générale, CARTV

Au Québec, le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV) est responsable de faire appliquer la loi, mais l’organisme n’a que deux inspecteurs pour contrôler les grandes enseignes, les petites épiceries, les fruiteries, les marchés publics et même les foires alimentaires. Il ne faut donc pas hésiter à poser des questions. Dans le doute, on peut toujours porter plainte au CARTV ou à l’Agence canadienne d’inspection des aliments.

«L’utilisation de l’appellation biologique représente certains avantages économiques pour les entreprises qui contournent les règles. La loi prévoit donc des amendes de 2000 à 20 000 $ pour la première offense.» Anne-Marie Granger Godbout, présidente-directrice générale, CARTV

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Les chats sont beaucoup plus expressifs qu’on ne pense…


On commence à s’intéresser de plus en plus au comportement des chats face à son maître. Plus précisément la communication entre la bête et l’être humain. Le chat communique plus que l’on croit, il parle avec son corps, son ronronnement, ses expressions et le miaulement qui est utilisé presque exclusivement avec nous
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Les chats sont beaucoup plus expressifs qu’on ne pense…

 

Les chats sont beaucoup plus expressifs qu'on ne pense...

Qu’est-ce que votre chat essaye de vous dire?Capture d’écran Gentside Découverte

Miaou. Mais à quoi pense-t-il? Votre chat vous regarde avec des yeux de merlan frit après avoir poussé la chansonnette de sa voix de félin et vous vous dites qu’il vous réclame encore à manger? Pas si sûr, selon les experts. N’importe quel propriétaire de chat vous dira qu’il a tout le temps l’impression que son chat lui parle.

Selon les spécialistes, ce n’est pas qu’une impression. Les matous tenteraient bien de communiquer avec leurs amis humains. Les scientifiques commencent même à se dire que les chats seraient aussi expressifs que les chiens. Toutefois, selon Sharon Cromwell-Davis, professeur en comportement animal à l’Université de Géorgie, nous aurions une mauvaise interprétation de la communication de nos matous.

Reprise par le site Science of Us du New York Magazine, cette experte explique que l’une des raisons de cette mauvaise compréhension, c’est qu’il y a beaucoup plus de recherches sur le comportement canin que sur le comportement des félins.

«Je pense qu’au fil du temps, nous verrons que les chats ne sont pas si mystérieux», confirme Mikel Delgado, un doctorant sur le comportement animal à  l’Université de Californie, Berkeley.

Mais alors qu’essaient réellement de nous dire les chats? voici un petit tour d’horizon du traducteur des félins.

LE RONRONNEMENT: IL A BESOIN DE VOUS

La plupart des gens pensent que le bruit du tracteur camouflé par le thorax des chats signifie que ces derniers sont heureux. Sauf que ce n’est pas totalement vrai. Effectivement, les chats ronronnent lorsqu’ils sont relaxés, mais pas que.

Cromwell-Davis souligne: «Vous pouvez avoir des chats qui sont heureux et qui ronronnent de plaisir, mais aussi des chats qui ronronnent parce qu’ils sont blessés ou malades».

En réalité, le ronronnement signifierait ainsi plutôt qu’ils ont besoin de vous.

«Ils n’ont pas une façon de demander de l’aide. Ce n’est pas dans leur langage, donc ils utilisent le meilleur moyen suivant, ils ronronnent», précise John Bradshaw, anthropozoologue de l’Université de Bristol. «Le sens n’est pas exactement le même, mais c’est le plus proche qu’ils sont capables de faire».

IL SE FROTTE À VOUS, IL EST CONTENT DE VOUS RETROUVER

Votre chat frotte sa fourrure contre vos jambes lorsque vous passez la porte, et vous pensez, «il veut quelque chose». C’est… probablement vrai, mais ce n’est pas QUE ce qu’il essaye de communiquer. À en juger par les observations faites sur des groupes de spécimens sauvages vivant ensemble, Cromwell-Davis suggère que contrairement aux croyances populaires, les chats ne sont pas si solitaires que ce que nous pensions.

Elle aurait en effet rencontré des groupes des chats sauvages qui vivent ensemble en meute ou en famille.

«Quand les chats reviennent de la chasse, ce que nous observons dans les situations de groupes, c’est qu’ils passent plusieurs minutes à se frotter de haut en bas les uns contre les autres. Ils vont aussi envelopper leurs queues sur le dos de l’autre comme un câlin humain», explique-t-elle.

Se frotter serait donc un comportement réalisé lorsque les chats se réunissent après une période de séparation. Et le sens serait à peu près le même pour l’interaction animal-humain:

«Quand vous avez été au travail ou à l’école toute la journée et que votre chat arrive et se frotte contre vous et parfois qu’il enroule sa queue autour de vos mollets, votre chat prend un comportement amical qui fonctionnement normalement au sein de son espèce et il le transpose sur l’espère humaine», détaille-t-elle. Ce serait ainsi la traduction de «Tu es revenue, tu m’as manqué».

TOUT COMME LES CHIENS, LES CHATS ONT DES EXPRESSIONS FACIALES

La plupart des gens ne prêtent pas attention à l’expression faciale des chats parce qu’on ne pense pas qu’ils en ont. Les travaux de l’experte menés sur des chats ayant des problèmes de comportement suggèrent le contraire.

Si vous commencez à faire attention à leur petit museau, «vous verrez s’ils sont stressés ou s’ils ont mal, les muscles faciaux sont tendus, et lorsqu’ils sont heureux ou relaxés, les muscles faciaux sont relâchés», affirme la spécialiste toujours reprise par Science of Us.

Plus spécifiquement, son long regard avec un clignement lent des yeux est aussi un message qu’il veut vous faire passer.

Le vétérinaire Gary Weitzman décrypte: «Le clignement lent des yeux est vraiment un geste d’acceptation. Ils le font quand ils sont tout à fait à l’aise avec vous et ils le font avec les autres chats aussi». Néanmoins, la raison de cette mimique n’est pas connue, «il est probable que ce soit une réponse automatique peut-être en fonction d’une baisse du niveau de cortisol du chat [l’hormone de stress]».

ET POUR FINIR, LE PLUS SONORE DE TOUS, LE MIAULEMENT

Pour bien comprendre le miaulement, il faut se rappeler que les chats ne miaulent jamais pour communiquer avec leurs congénères ce qui en lui-même, est un fait surprenant. Bradshaw explique ainsi que dans les observations de groupe de chats qu’elle a faites:

«Vous obtenez un miaulement environ 1 fois toutes les 100 heures. Ils sont très silencieux».

Seulement les chats domestiques, comme vous le savez si vous en avez un, vont souvent miauler… toute la journée (et parfois la nuit aussi).

«Les gens pensent que c’est un comportement classique des chats… mais c’est quelque chose qu’ils ont appris à faire pour avoir notre attention», affirme Bradshaw. «C’est vraiment quelque chose qu’ils ont adopté comme moyen de communication avec les humains».

«Un code secret de miaulement se développe entre chaque chat et son propriétaire, unique pour ce chat et avec peu de signification pour les individus extérieurs».

Ceci a été démontré en 2003 par des chercheurs de Cornell au cours d’une étude où ils ont enregistré le miaulement de 12 chats dans une situation particulière penLes résultats montrent qu’il n’y a que les maîtres qui peuvent deviner correctement le contexte dant cinq jours de la vie quotidienne.

Ils ont ensuite fait écouter les enregistrements aux propriétaires. du miaulement. Les propriétaires sont les seuls à pouvoir dire quel message leurs chats essayent de faire passer, que ce soit «nourris-moi», «je m’ennuie» ou autre chose. Qui a dit que les chats n’étaient pas assez expressifs?

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Erreur médicale: cloué dans un fauteuil roulant durant 43 ans


Imaginez être en chaise roulante depuis des années et qu’en fait, c’est un mauvais diagnostic de sa maladie qui n’était  presque pas connue par le monde médical.
Nuage

 

Erreur médicale: cloué dans un fauteuil roulant durant 43 ans

 

Erreur médicale: cloué dans un fauteuil roulant durant 43 ans

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Un sexagénaire portugais, Rufino Borrego, a passé 43 ans dans un fauteuil roulant en raison d’une erreur de diagnostic médical, avant de pouvoir remarcher grâce à la découverte de sa véritable maladie, a rapporté dimanche le quotidien Jornal de Noticias.

Alors que les médecins de l’hôpital Santa Maria à Lisbonne lui avait diagnostiqué une dystrophie musculaire incurable à l’âge de 13 ans, une neurologue a corrigé l’erreur en 2010, découvrant qu’il souffrait de myasthénie congénitale.

La simple prise d’un médicament contre l’asthme, indiqué dans le traitement de cette maladie rare qui se traduit par une faiblesse musculaire, lui a permis de recouvrer l’usage de ses jambes.

Le 12 mai 2011, il a pu se rendre à pied à son bistrot habituel proche de sa maison à Alandroal dans le sud-est du Portugal:

«On croyait à un miracle», raconte le propriétaire du café Arco-Iris, Manuel Melao, cité par le journal.

Aujourd’hui âgé de 61 ans, Rufino Borrego mène une vie normale et doit se soumettre seulement à deux séances de physiothérapie par an.

Il assure ne pas tenir rigueur à l’hôpital Santa Maria, d’autant que sa maladie était quasiment inconnue par le monde médical au moment du diagnostic erroné à la fin des années 60.

«Je veux juste profiter de la vie», dit-il.

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