Les mauvaises choses


Je suis d’avis aussi ce qui nous arrive dans la vie de bien ou mal peut nous aider à faire des meilleurs choix. Veut-on reproduire ce qui nous a faits mal ? Probablement pas, alors prend une route pour l’éviter
Nuage

 

 

Les mauvaises choses

 

Parfois, les mauvaises choses qui nous arrivent nous mettent sur le chemin d’une meilleure suite

Auteur inconnu

Le Saviez-Vous ► Le Pentagone a un plan en cas d’invasion de zombies.


C’est très sérieux ! Il semble que ce document, si j’ai bien compris, est pour l’entraînement des situations d’urgences extraordinaires. Ce choix fictif a pour le but de ne pas créer des incidents sur le plan politique et que le public croient à tort une situation fictive.
Nuage

 

Le Pentagone a un plan en cas d’invasion de zombies.

 

REUTERS/Mike Blake

REUTERS/Mike Blake

Tout ce qu’il faut savoir sur la stratégie de défense de l’armée américaine pour protéger l’humanité des morts-vivants.

L’armée est depuis toujours l’organe du gouvernement américain qui a réponse à tout, constamment prête à parer à toute éventualité et capable de sortir au débotté un projet en réaction à presque n’importe quel événement, aussi inopiné soit-il. Les Russes ont lancé des missiles nucléaires et il vous faut une solution? On a ça. Un ambassadeur américain a été kidnappé par des narcotrafiquants? Pas de problème, on sait quoi faire. Il vous faut une stratégie détaillée pour survivre à une invasion de morts-vivants? Eh bien ça aussi, c’est prévu.

Aussi incroyable que cela paraisse, le département américain de la Défense a prévu l’éventualité d’une attaque de zombies et le cas où les forces armées devraient éliminer des créatures avides de chair humaine afin de «préserver le caractère sacré de la vie humaine (…) des humains non-zombies

Au fin fond du réseau informatique secret de l’armée se dissimule un document non classifié que s’est procuré Foreign Policy, appelé «CONOP 8888.» Il s’agit d’un plan de survie à une attaque de zombies, un manuel d’instructions pour les cerveaux militaires chargés d’isoler la menace représentée par un véritable catalogue de morts-vivants—des poules-zombies aux zombies végétariens en passant par les «zombies magiques maléfiques»–afin de les détruire.

«Ce plan établit l’attribution des missions dans le cadre d’une planification de mesures d’urgences fictives afin de permettre au centre de commandement stratégique des États-Unis de mettre au point un (plan) exhaustif de lancement d’opérations militaires visant à préserver les humains «non-zombies» des menaces posées par une horde de zombies», explique le résumé du plan CONOP 8888. «Parce que les zombies représentent une menace pour toute vie humaine non-zombie, (le centre de commandement stratégique) sera préparé à préserver le caractère sacré de la vie humaine et à conduire des opérations d’aide à toute population humaine—y compris à des adversaires traditionnels.»

L’opération CONOP 8888, également appelée «Counter-Zombie Dominance» et datée du 30 avril 2011, n’est absolument pas une blague, même si, évidemment, elle prête à rire. Comme le soulignent ses auteurs dans la section «Avertissement» du document, «ce plan n’est pas du tout une plaisanterie.»

En 2009 et 2010, les planificateurs militaires affectés au centre de commandement des États-Unis, le U.S. Strategic Command, d’Omaha, dans le Nebraska, cherchaient à imaginer un document original organisant la protection des citoyens dans l’éventualité d’une attaque de quelque nature que ce soit. Les officiers décidèrent que les zombies leur serviraient de muses.

«Les planificateurs … savaient que les exemples d’entraînements utilisés dans ces plans doivent prendre en compte les répercussions politiques qui surviennent lorsque le public croit à tort qu’un scénario fictif est un vrai plan d’action» écrivent les auteurs, qui ajoutent: «Plutôt que de prendre un tel risque en ayant recours, pour former nos troupes d’appoint, aux scénarios fictifs «Tunisie» ou «Nigeria» utilisés à la (Joint Combined Warfighting School), nous avons choisi un scénario totalement impossible que personne ne pourrait prendre par erreur pour un véritable plan.»

Le capitaine de vaisseau Pamela Kunze, porte-parole du centre de commandement stratégique, tout en reconnaissant l’existence de ce document sur un «site Internet sécurisé», s’est efforcée de nous expliquer que le guide de survie aux zombies n’était qu’une idée très créative conçue à des fins d’entraînement.

«Le document est identifié comme un outil d’entraînement utilisé dans le cadre d’un exercice de formation interne dans lequel les étudiants apprennent les concepts de base de la planification militaire et le développement des ordres grâce à un scénario fictif destiné à l’entraînement» écrit-elle dans un mail. «Ce document n’est pas un plan de l’U.S. Strategic Command.»

Ce n’est pas la première fois que les zombies servent d’inspiration aux formateurs ou au public américain. Les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont déjà élaboré toute une campagne de sensibilisation destinée aux situations d’urgence impliquant des zombies. «Équipez-vous, soyez prévoyant, soyez prêt» recommande uneaffiche du CDC sous l’image d’une femme au yeux morts regardant par-dessus une couverture.

Mais il semble que l’armée en ait eu l’idée la première. Et évidemment, si jamais il y avait une invasion de zombies, elle a un plan.

CONOP 8888 est conçu pour «établir et maintenir une situation de vigilance et de défense visant à protéger l’humanité des zombies» à en croire son objectif, et, «si nécessaire, conduire des opérations qui, si elles sont exécutées, éradiqueront la menace que posent les zombies à la sécurité humaine.» Enfin, le plan fournit des conseils pour «aider les autorités civiles à maintenir la loi et l’ordre et à restaurer les services de base pendant et après une attaque de zombies.»

Le «scénario le plus menaçant», selon le plan, décrit une situation plutôt sinistre: celle d’une attaque de zombies lors de laquelle il y aurait un très haut niveau de «transmissibilité», un tas de zombies qui mangeraient un tas de gens, des zombies qui infecteraient des humains à grande vitesse, peu ou pas d’immunité et peu de contre-mesures efficaces.

Sous le titre «Résumé de la menace zombie», le document souligne les différentes sortes d’adversaires zombies susceptibles de surgir lors d’une attaque de ce genre. Il s’agit non seulement de zombies végétariens («formes de vie zombies issues d’une cause quelconque mais ne présentant aucune menace directe pour les humains car elles ne mangent que des plantes»), des zombies magiques maléfiques («formes de vie zombies créées par des expériences occultes dans le cadre de ce qu’on pourrait également appeler “magie maléfique”»), et puis des poules-zombies.

«Aussi ridicule que cela puisse paraître, c’est en réalité le seul type de zombie qui existe vraiment» explique le plan.

Les «CZ» (pour chicken zombies) apparaissent lorsque de vieilles poules devenues incapables de pondre sont euthanasiées au monoxyde de carbone puis enterrées par leurs éleveurs, et qu’elles parviennent à remonter à la surface en creusant avec leurs griffes.

«Les CZ sont absolument terrifiantes à voir mais le seul risque qu’elles présentent est celui de convertir les gens au végétarisme en protestation à la cruauté envers les animaux» observe CONOP 8888.

L’inventaire des morts-vivants comprend également des zombies venus de l’espace, ceux délibérément créés par des ingénieurs en biotechnologie jouant à Frankenstein et des humains infectés par un agent pathogène qui les transforme en zombies.

Le plan passe en revue de façon exhaustive les diverses phases nécessaires pour sauver le monde du règne des zombies et utilise un vocabulaire évoquant celui d’une campagne contre-insurrectionnelle: de «mettre en forme» à «dissuader», « prendre l’initiative», « dominer» puis «stabiliser» pour, enfin, dans la phase finale où il s’agit de gagner les confiances, «restaurer l’autorité civile Cette dernière étape comprend la directive suivante: «se préparer au redéploiement des forces pour attaquer les poches de zombies survivants.»

Enfin, «selon les ordres de POTUS et SECDEF,» acronymes utilisés par l’armée pour désigner le président des États-Unis et le secrétaire à la Défense, «apporter un soutien aux agences fédérales, d’État et tribales afin de restaurer les services de base dans les zones sinistrées par les zombies.»

Si le mantra de l’armée est «soyez prêt», alors rédiger un guide de survie à une invasion de zombies—même uniquement dans le cadre d’un exercice imaginatif—répond à une certaine logique.

«J’espère juste que nous avons investi le même niveau de rigueur intellectuelle en cas de risque d’éclosion d’œuf de dragon», raille un fonctionnaire de la Défense.

Gordon Lubold

Traduit par Bérengère Viennot

http://www.slate.fr/

L’une des plus vieilles copies d’un texte de l’ancien testament révélée


L’imagerie numérique en 3D promet à de très belles découvertes du passé. C’est vraiment extraordinaire ce que cette technologie parvient à faire avec des vieux manuscrits qu’on croyait ne jamais lire à cause de leur mauvais état
Nuage

 

L’une des plus vieilles copies d’un texte de l’ancien testament révélée

 

Le manuscrit, qui ne pourra jamais être ouvert... (Photo Gali Tibbon, AFP)

Le manuscrit, qui ne pourra jamais être ouvert vu son mauvais état, a été mis au jour en 1970 lors de travaux d’excavation à la synagogue d’Ein Gedi en Israël, près de la rive occidentale de la Mer Morte. Toute la structure principale du document était brûlée et écrasée.

PHOTO GALI TIBBON, AFP

 

JEAN-LOUIS SANTINI
Agence France-Presse
WASHINGTON

Une nouvelle technique d’imagerie numérique en 3D a révélé le contenu d’une très ancienne version d’un texte de l’ancien testament, datant d’au moins quinze siècles et qui est trop endommagée et fragile pour être déroulée.

Cette technologie ouvre ainsi une nouvelle fenêtre sur le passé et ses secrets.

Une équipe de recherche américano-israélienne a pu déterminer que ce document, fait de peau d’animal, était une version du Lévitique, le troisième des cinq livres de Moïse, la Torah, dont il contient les deux premiers chapitres.

Leur découverte est publiée mercredi dans la revue scientifique américaine Science Advances.

Ces chercheurs ont pu produire virtuellement une image du document entièrement déroulé, montrant un texte de 35 lignes dans chaque colonne, dont 18 étaient préservées et 17 ont été reconstituées.

Le manuscrit, qui ne pourra jamais être ouvert vu son mauvais état, a été mis au jour en 1970 lors de travaux d’excavation à la synagogue d’Ein Gedi en Israël, près de la rive occidentale de la Mer Morte.

Toute la structure principale du document était brûlée et écrasée et continuait à se désintégrer chaque fois qu’on y touchait, expliquent les chercheurs.

En lisant le manuscrit d’Ein-Gedi, «nous avons été frappés par le fait que certains passages sont identiques dans le moindre détail calligraphique et l’organisation des sections au texte Massorétique, qui fait autorité au sein du judaïsme», a expliqué, lors d’une conférence de presse téléphonique, Michael Segal, directeur de la faculté de Philosophie et de Religion à l’Université hébraïque de Jérusalem.

Mais ce document «ne nous indique pas comment était le texte original», a-t-il précisé.

L’expert souligne que cette version des deux chapitres du troisième livre du Lévitique d’Ein-Gedi «représente le texte biblique le plus complet et le plus significatif de l’antiquité mis au jour» depuis la découverte des manuscrits de la mer Morte.

«Manuscrits uniques et fascinants»

Le Massorétique est un document médiéval qui était utilisé par les Juifs en Europe et cette découverte «nous indique que les Juifs l’utilisaient également avant cela sur la terre d’Israël», a noté Emanuel Tov, professeur à l’Université hébraïque à Jérusalem, co-auteur de la découverte.

Pour pouvoir lire à l’intérieur du manuscrit, ces scientifiques ont utilisé une tomographie numérique avancée, un scanner en 3D, qui a pu détecter les traces de métal contenu dans l’encre et la texture du document.

«Nous avons été très surpris de la qualité de ces images», a souligné le professeur Segal.

«La plus grande partie du texte est lisible ou tout au moins presque aussi lisible que ceux des manuscrits préservés de la Mer Morte», a-t-il ajouté.

Ces manuscrits sont constitués de plusieurs parchemins et fragments de papyrus pour la plupart en hébreu, mais aussi en grec et en araméen découverts entre 1947 et 1956 près de Qumran en Cisjordanie.

La plupart n’ont pas été déchiffrés et ces chercheurs espèrent que cette nouvelle technique d’imagerie va permettre de dévoiler leurs secrets.

«Ces travaux ouvrent une nouvelle fenêtre nous permettant de remonter dans le temps en lisant des documents dont on pensait qu’ils étaient perdus vu leur mauvais état de conservation», a expliqué Brent Seales, professeur de sciences informatiques à l’université du Kentucky, un des principaux auteurs de ces travaux.

«Il existe tellement d’autres manuscrits uniques et fascinants qui pourraient ainsi livrer leurs secrets», a-t-il souligné, citant notamment les papyrus carbonisés d’Herculanum, lors d’une éruption du Vésuve au premier siècle.

Ces documents ont été retrouvés dans une villa qui aurait appartenu au beau-père de Jules César.

Cette technologie pourrait aussi avoir des applications en médecine légale et dans le secteur du renseignement, selon ces scientifiques.

http://www.lapresse.ca/

 

Des jeunes s’adonnent à un jeu périlleux sur un pylône d’Hydro-Québec


Il y a des jeunes qui ne sont pas futés et risquent leur vie pour des jeux stupides. Malgré la prévention, les avertissements, les jeunes continuent a grimper sur des pylônes de haute tension. Il faudrait des sanctions pour dissuader ces jeunes à continuer à faire des âneries
Nuage

 

Des jeunes s’adonnent à un jeu périlleux sur un pylône d’Hydro-Québec

 

 

Des adolescents de Saint-Adèle, dans les Laurentides, s’adonnent à un jeu dangereux pendant leur pause du midi à l’école secondaire Augustin-Norbert-Morin. Les jeunes risquent leur vie en escaladant un pylône d’une ligne à haute-tension située à quelques minutes de marche de l’école.

« Yo, vous allez vous électrocuter, vous allez mourir », crie un garçon de 12 ans qui a tourné une vidéo de l’ascension de ses camarades. Ce dernier a averti sa mère de la dangereuse activité à laquelle s’adonnaient quelques camarades de classe sur l’heure du dîner.

Tommy est arrivé de l’école, lundi, et il m’a montré la vidéo », explique sa mère, Marie-Anne Pasieka. « J’ai tout de suite contacté l’école et la Sûreté du Québec (SQ), le policier de l’école, et j’ai envoyé la vidéo à la direction de l’école. »

« J’ai réalisé que ça n’avait pas de sens, le danger que courait les jeunes sur l’heure du dîner », poursuit la mère de famille en soulignant que les jeunes pouvaient être électrocuté ou tout simplement perdre pied et faire une chute d’une hauteur vertigineuse.

« Le voltage est de 120 000 volts, explique Mme Pasieka. C’est 1000 fois plus que ce que nous avons dans les prises à la maison. Ça peut être mortel. Les jeunes qui sont montés ont été très chanceux. »

« En tant que parent, je vous dirais que je suis effrayé par ce que j’ai vu sur cette image-là, confie un porte-parole d’Hydro-Québec, Serge Abergel. Mon message est : parlez à vos enfants. Prenez les temps de leur parler et expliquez-leur les dangers de l’électricité. »

«C’est comme laisser jouer un enfant avec une arme chargée ou jouer à la roulette-russe.» – Serge Abergel

Le directeur de l’école est intervenu mardi auprès des jeunes de l’école pour les prévenir des dangers qu’ils risquent en escaladant le pylône, mais l’intervention s’est avérée insuffisante. L’élève de 12 ans, qui avait prévenu sa mère de la situation, a ramené de nouvelles photos montrant un jeune dans le pylône le lendemain.


Hydro-Québec a dépêché des employés à Sainte-Adèle où des jeunes escaladent un pylône. Photo: Radio-Canada

Mme Pasieka a décidé de mettre la vidéo de son fils sur YouTube lorsque ce dernier est revenu de l’école avec de nouvelles photos de ses camarades qui avaient récidivé le lendemain de son avertissement.

« J’ai prévenu un de mes amis qui travaille à Hydro-Québec, poursuit Mme Pasieka. Il s’est rendu sur place mercredi matin. »

La commission scolaire a envoyé une lettre aux parents des élèves pour les sensibiliser aux dangers que comporte l’escalade des pylônes d’Hydro-Québec.

« Je trouve qu’ils n’ont pas agi assez rapidement parce que moi, mercredi, je suis allé sur les lieux. Hydro-Québec était là et il y avait un jeune qui grimpait. »

«C’est dangereux, les jeunes continuent de grimper.»Marie-Anne Pasieka

Mme Pasieka estime qu’il devrait y avoir un surveillant en permanence sur les lieux pendant un certain temps. Hydro-Québec se rendra à l’école de Sainte-Adèle, aujourd’hui, afin de faire de la prévention.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Les robots sont (presque) meilleurs que vous


Je me souviens qu’on commençait à peine d’entre parler des ordinateurs et des prouesses qu’on pouvait faire avec cette technologie, qu’on commençait à parler que les ordinateurs remplaceraient des personnes aux emplois, puis nous sommes à l’ère de la robotisation qui semble plus qu’évident, malgré que les concepteurs se veulent rassurant que des catégories de personnes auront beaucoup de difficulté à travailler par manque de diplôme, ou un premier emploi et autres … La question que je me pose est comment ces personnes sans emplois vont survivre pour payer un logement-nourriture-habillement et les coûts rattachés ?
Nuage

Les robots sont (presque) meilleurs que vous

 

Photo: Ezume Images

Photo: Ezume Images

Les robots envahissent le marché de l’emploi. Des programmes informatiques de plus en plus puissants battent déjà les êtres humains à plate couture dans de nombreux domaines. Tour d’horizon d’un phénomène où la fiction rejoint la réalité, et ce, de plus en plus vite !

Naël Shiab

 

Tout a commencé par une demande de rendez-vous tout ce qu’il y a de plus normal, par courriel. L’actualité souhaitait obtenir une entrevue avec une entreprise française spécialisée dans les nouvelles technologies.

« Merci de votre intérêt pour notre produit ! Julie, en copie de ce mail, va nous organiser un call d’une vingtaine de minutes. »

Peu après, Julie répond, comme prévu, en propo­sant divers créneaux horaires.

« Lequel vous conviendrait le mieux ? » demande-t-elle.

Un dernier échange et le rendez-vous est fixé. Rien d’exceptionnel a priori, mis à part que Julie n’est pas une assistante comme les autres : c’est une intelligence artificielle.

L’algorithme Julie Desk a été créé à la fin 2014 par l’ingénieur de formation Julien Hobeika et deux de ses anciens camarades de classe. Julie comprend le langage humain et peut gérer vos rendez-vous, prévoir vos déplacements ou réserver au restaurant pour un repas d’affaires. Vous avez besoin de quelque chose ? Il suffit de lui envoyer un courriel

« L’avantage, explique Julien Hobeika, c’est le coût, évidemment, mais Julie est surtout plus rapide qu’une personne et elle est disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Elle s’améliore aussi au fur et à mesure qu’on a recours à elle. »

Au Canada, en 2011, 330 000 assistants administratifs gagnaient en moyenne 33 000 dollars par année, selon Statistique Canada. L’abonnement annuel à Julie coûte un peu moins de 3 000 dollars avec toutes les options, et elle n’a pas besoin d’un bureau. Une nouvelle révolution industrielle se pointe à nos portes. Après la mécanisation puis l’informatisation, voici l’ère de la robotisation.

L’Institut Brookfield, dont le siège est à Toronto, a analysé les tâches effectuées dans près de 500 emplois au Canada et publié un rapport en juin. Conclusion : jusqu’à 40 % de ces emplois seront très probablement touchés par une forme d’automatisation d’ici 10 à 20 ans, et la technologie pour le faire est en grande partie déjà au point. Julie Desk n’est donc pas le fruit du hasard. Les probabilités que le travail d’assistant administratif soit robotisé d’ici deux décennies sont de 96 %, alors que 54 % de ses tâches peu­vent déjà être automatisées.

Pour obtenir une idée plus précise de la situation au Québec, L’actualité a croisé les résultats de cette étude avec les données du recensement de 2011. De 500 000 à 1 600 000 travailleurs pourraient ainsi être concernés dans la Belle Province. Les hommes seront plus touchés que les femmes, puisqu’ils sont plus nombreux à exercer des métiers manuels et que leurs tâches peuvent être effectuées plus rapidement et plus efficacement par des machines. Les travailleurs âgés de 15 à 24 ans, qui occupent souvent un premier emploi nécessitant peu de compétences, se trouvent aussi en première ligne, tout comme la population active sans diplôme universitaire. Les employés gagnant moins de 30 000 dollars sont également surreprésentés. Bref, la robotisation risque de frapper de plein fouet les travailleurs les plus vulnérables de notre société. Les vendeurs de commerce au détail, les serveurs au comptoir, les caissiers et les chauffeurs de camion font partie de ceux dont le métier est le plus susceptible de subir très bientôt une transformation forcée.

HOMMES

L’assistante virtuelle Julie Desk est née de l’autre côté de l’Atlantique, mais les initiatives québécoises ne sont pas en reste. ISA a vu le jour à… Chicoutimi ! Ellipse Synergie a décidé d’utiliser des algorithmes pour s’attaquer à un enjeu aussi personnel que délicat : la santé mentale. Seriez-vous prêt à parler à cœur ouvert de vos problèmes à un robot ? Le cofondateur de l’entreprise Louis-Raphaël Tremblay, 41 ans, n’en doute pas.

« Dans cinq ans, on aura démontré que le soutien psychologique de première ligne doit être assuré par un module d’intelligence artificielle », affirme l’ancien professeur de mathématiques et de sciences.

Selon lui, de nombreuses personnes n’osent pas appeler les services d’aide, entre autres parce qu’un inconnu se trouve à l’autre bout du fil. Gêne, appréhension, difficulté à exprimer le problème vécu… Avec un robot, aucun jugement n’est porté et tout reste strictement confidentiel. L’Association des policières et policiers provinciaux du Québec a été séduite par l’idée et a commencé à offrir le service à ses membres au printemps 2016.

Une version d’essai est en ligne à psylio.ca. Une fois connecté, le logiciel ISA, doté d’une voix féminine, s’adresse directement à l’utilisateur et celui-ci répond à ses questions, aussi affichées à l’écran, en cliquant sur des options. ISA s’adapte à l’interlocuteur et lui prodigue des recommandations en fonction de la situation. L’utilisateur peut en tout temps cliquer sur un bouton d’urgence s’il souhaite parler de vive voix à quelqu’un.

JEUNES

« Qui ira consulter un psychologue par curiosité ? Personne, dit Louis-Raphaël Tremblay. On attend toujours à la dernière minute, quand les dommages collatéraux sont très grands. Pour la première fois, on peut prétendre s’adresser à tout le monde, même s’il n’y a rien de grave. » Disponible en tout temps et capable d’interagir avec des milliers de personnes en même temps, ISA est une révolution dans le domaine, estime son créateur.

Le Montréalais Ian Gascon a aussi ses robots… qui veulent s’occuper de vos économies ! Pionnier au Canada dans le secteur des robots-conseillers, il a lancé en 2010 Placements Idema et il a lui-même codé ses programmes informatiques. Ses algorithmes investissent dans des fonds négociés en Bourse.

« Je pense que tout système automatisé, en particulier en gestion de portefeuille, sera toujours meilleur qu’un gestionnaire qui prend des décisions arbitraires », affirme-t-il.

Certes, au début, il n’a pas été facile de convaincre ses clients de confier le fruit de leur labeur à un robot. Mais les gens sont de plus en plus à l’aise avec cette idée, précise-t-il. D’autant que ses conseillers numériques permettent d’abaisser les frais, et donc d’augmenter les rendements.

« Nous avons des systèmes qui nous permettent de passer moins de temps sur chacun des comptes et de générer des alertes au besoin. C’est essentiellement ma philosophie de gestion de portefeuille que j’ai traduite en système informatisé pour ouvrir de nombreux comptes à la fois et rendre le tout rentable. »

Et si vous préférez investir votre argent dans une propriété, sachez qu’il existe aussi des robots conçus à cette fin ! La jeune entreprise montréalaise Local Logic a mis au point un moteur de recherche qui permet d’évaluer une gamme de services, comme la proximité avec une épicerie, une école, l’accès au transport en commun, les infrastructures pour cyclistes, l’aspect verdoyant de la rue, le niveau de bruit, etc.

« Les agents immobiliers consacrent des heures à chercher de l’information sur chacune des propriétés qu’ils recommanderont à leurs clients, dit Vincent-Charles Hodder, cofondateur de l’entreprise. Nous sommes capables de générer ça en quelques secondes. »

Local Logic couvre pour l’instant les 10 plus grandes villes au pays. D’ici fin 2017, l’objectif est d’ajouter à la liste les 100 plus grandes villes américaines. Vincent-Charles Hodder et ses collègues, d’ex-étudiants en urbanisme de l’Université McGill, ne comptent pas s’arrêter là. Ils veulent aussi renseigner les voyageurs sur les hôtels et auberges les mieux situés, partout dans le monde, grâce à un robot qui comprendrait, par exemple, un message texte.

Tous ces travailleurs virtuels, incroyablement performants et rapides, sonnent-ils le glas des assistants administratifs, des psychologues, des conseillers financiers, des courtiers immobiliers et des agents de voyages ? Et, qui sait, la fin de votre propre profession ? Devons-nous, pauvres humains que nous sommes, nous préparer à vivre des prestations de l’assurance-emploi ?

SALARIES

« Il n’y a presque aucun cas où Julie a remplacé un assistant, assure Julien Hobeika. Nos clients sont des entreprises qui n’en avaient déjà plus. C’est fini, l’époque où des gens serraient des boulons. Aujourd’hui, quand on recourt à un humain, c’est pour qu’il prenne une responsabilité par rapport à quelque chose. Ce n’est pas pour faire une tâche répétitive. »

L’entrepreneur souligne que sa boîte a même créé de l’emploi. Chaque fois que Julie prend une décision, un de ses employés doit la vérifier et l’approuver. Mais pour combien de temps ?

« On améliore notre algorithme grâce aux humains, dans l’idée d’utiliser de moins en moins d’humains pour faire les modifications. »

Du côté d’ISA, le but n’a jamais été de remplacer les pro­fessionnels en santé mentale, soutient Louis-Raphaël Trem­blay. L’objectif est au contraire de pousser les utilisateurs à en contacter un.

Une fois qu’ISA a compris ce qui se passe, elle dit : “Écoute, on a fait un premier bout de chemin ensem­ble, maintenant que tu as travaillé sur ce que tu vis, aimerais-tu communiquer avec une ressource près de chez toi ?” Et là, elle lui propose des services offerts dans un rayon de 50 km. Ainsi, toute la profession, psychologues, psycho­éducateurs et intervenants sociaux, en bénéficierait. »

En ce qui a trait aux robots-conseillers, Ian Gascon est catégorique.

« Si un conseiller n’a pas su s’adapter aux nouvelles réalités, aux technologies qui permettent de faire les mêmes choses pour moins cher, tant pis. C’est notre modèle d’affaires, et je pense que c’est gagnant pour le consommateur. »

L’expert financier pense tout de même que des humains seront toujours nécessaires pour résoudre des problèmes particuliers ou offrir des services plus personnalisés.

SCOLARISES

Côté immobilier, Local Logic a été pressentie par des courtiers qui aimeraient profiter de sa technologie. L’entreprise est d’ailleurs en pleine croissance et doit grossir ses rangs, même si elle se trouve dans une situation bien paradoxale.

« C’est difficile pour nous de planifier les ressources dont nous aurons besoin parce qu’on fait toujours de la recherche pour automatiser nos tâches, explique Vincent-Charles Hodder. Donc, dans deux ou trois mois, il est possible qu’on n’ait plus besoin de ces ressources parce que le travail sera automatisé. »

En revanche, l’entrepreneur avoue avoir de la difficulté à recruter de bons vendeurs.

« On l’a appris au fur et à mesure. On développe une relation humaine avec un client, un partenaire d’affaires, un investisseur. Et je ne pense pas qu’un robot va vraiment pouvoir remplacer ça. »

Une lueur d’espoir pour le travailleur simplement humain ?

Tous les entrepreneurs de ces domaines de pointe s’entendent sur un point : le marché du travail s’apprête à traverser une période de grande transformation. Le chômage deviendra-t-il endémique ? Les travailleurs que nous sommes laisseront-ils inévitablement la place à des employés immatériels ? L’intelligence artificielle prendra-t-elle le pas sur le cerveau humain ? Ou de nouvelles catégories d’emplois apparaîtront-elles ?

« Il y a des tâches que des algorithmes effectuent mieux que les humains, affirme Jean-Paul Isson, vice-président mondial de Monster Worldwide, un des plus grands sites de recherche d’emplois au monde. Mais l’algorithme ne peut pas toujours reproduire le flair, ce côté humain, que l’expérience, l’intuition apportent. C’est en combinant l’expérience, l’intuition et la technologie qu’on prend les meilleures décisions. »

Mathématicien de formation, il a lui-même créé des programmes informatiques pour prédire quels employés au sein d’une entreprise sont les plus à risque de démissionner. En fonction des heures travaillées, du salaire, de l’âge, des tâches, du secteur, de l’état de l’économie et de dizaines d’autres facteurs, ses robots peuvent envoyer une alerte à un patron et lui suggérer de modifier les conditions de travail d’un employé pour éviter un départ.

Et ce n’est pas tout. Bientôt, c’est un robot qui pourrait même être responsable de votre embauche !

« Quand vous avez des centaines de personnes qui posent leur candidature à un poste, il faut un temps fou pour passer à travers tous les dossiers, explique Jean-Paul Isson. On a mis au point un algorithme capable de lire les CV. »

Par exemple, si vous êtes à la recherche d’un analyste en marketing qui a étudié à Mont­réal, le robot peut donner une note à chaque candidature. Et ce travail-là, pour des milliers de CV, se fait en quelques secondes.

« Mais c’est toujours l’être humain qui prend les décisions au final », précise-t-il, rassurant.

Du moins, pour l’instant.

http://www.lactualite.com/

La pompe à essence : un nid à microbes !


Bien sûr, on ne peut pas mettre des gants partout, et le gel antibactérien n’enlève pas tout non plus, cependant un lavage de main s’impose.
Nuage

 

La pompe à essence : un nid à microbes !

 

Faire le plein de sa voiture peut s’avérer dangereux pour la santé si l’on ne prend pas quelques précautions.

Vous ne mettez pas les gants en plastique proposés pour faire le plein d’essence à la station service ? Vous avez tort ! Une étude, réalisée par BusBud, montre que les pistoles des pompes à essence sont encore plus sales que… les cuvettes des toilettes !

11 000 fois plus de bactéries qu’aux toilettes…

Que retrouve t-on comme bactéries sur les pistolets des pompes à essence ? Des bactéries positives gram cocci comme le staphylocoque ou le streptocoque qui peuvent entraîner des infections cutanées, des intoxications alimentaires, et dans les cas graves, une septicémie.

Les chercheurs ont également trouvé une bactérie négatif gram rods qui peut provoquer une méningite.

Il est donc indispensable de s’équiper des gants en plastique fin proposés avant de faire le plein d’essence.

Et pour celles et ceux qui règlent par carte , il faut également savoir que les boutons du clavier pour entrer son code, contiennent, eux, 15 000 fois plus de bactéries ! Alors, après avoir réglé, il faut penser à se nettoyer les mains avec un gel antibactérien.

http://www.santemagazine.fr/