Le Saviez-Vous ► Il était une fois la maladie: la gonorrhée et la méthode du bon docteur Oselbiah


Les ITSS (infections transmissibles sexuellement et par le sang) qu’il y a quelques années, nous les appelons MTS ont toujours fait de grands ravages, et les thérapies d’autrefois étaient assez drastiques enfin pour les hommes. Aujourd’hui, nous avons les antibiotiques, mais ces infections deviennent plus résistantes. Alors que l’éducation sexuelle ne semble pas toucher les jeunes, comment réduire ces infections ? Sûrement pas le traitement du Dr Oselbiah au XIIIe siècle
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Il était une fois la maladie: la gonorrhée et la méthode du bon docteur Oselbiah

 

Jacques Beaulieu

La gonorrhée ou les malheurs de Pantagruel

«Peu de temps après, le bon Pantagruel tomba malade, et feut tant prins de l’estomach qu’il ne pouvoyt boyre ni manger; et, parce qu’un malheur ne vient jamais seul, lui vint une pisse chaulde, qui le tourmenta plus que ne penseriez. Mais les medicins le secoururent tres bien; et avecques force drogues lenitives et diurecticques, le feirent pisser son malheur.» (Œuvre de Rabelais, François Rabelais, Charles Esmangart, Éloi Johanneau, Tome 4, Chez Dalibon, Libraire, Paris, 1873, p.144-145)

Ce bon Pantagruel, un gourmand, gourmet et fêtard invétéré, était donc bien puni, mais il ne fut ni le premier, ni le dernier dans l’histoire humaine à avoir subi la blenhorragie, la gonorrhée ou, plus familièrement nommée la pisse-chaude ou encore : la chtouille, altération de jetouille, signifiant rejeter des humeurs, les écoulements étant un des symptômes de la maladie.

L’antiquité

Il est difficile de dater avec précision les premières observations de cette maladie. Des papyrus égyptiens écrits vers 1350 avant Jésus-Christ, font état d’une maladie provoquant l’érection du pénis que les médecins traitaient avec des injections dans l’urètre. On retrouve aussi plusieurs passages bibliques qui citent une maladie avec érection et écoulement purulent. Vers 1200 avant Jésus-Christ, les textes citent une maladie qui se répandit alors que des Juifs, avant l’entrée dans la terre promise, avaient eu des relations sexuelles avec d’autres peuplades sémitiques. La maladie provoquait des écoulements génitaux et il ne faisait pas l’ombre d’un doute pour les médecins de l’époque qu’elle était hautement contagieuse. Une mesure fut alors décidée et appliquée : l’éradication de tous ceux qui en étaient atteints. Dans le livre du Lévitique, on retrouve cette description :

Tout homme qui a une gonorrhée est par là même impur. C’est à cause de sa gonorrhée qu’il est impur : que sa chair laisse couler son flux, ou qu’elle le retienne, il est impur. (Lévitique 15 : 2,3).

D’ailleurs, toujours dans le courant biblique, le terme gonorrhée aurait été souvent écrit : gomorrhée en relation avec les villes pécheresses Sodome et Gomorrhe.

Le terme gonorrhée viendrait du grec antique : gonos (signifiant semence séminale) et rhéon signifiant couler. Hippocrate croyait avoir trouvé le remède idéal pour guérir la maladie. Selon l’illustre médecin, la maladie était le fait des camosités (terme imprécis s’il en est un pour désigner tout autant des granulomes inflammatoires, des polypes, des tumeurs ou encore des rétrécissements). Et pour la guérir, il écrivit :

«ceux qui ont des tubercules ou des camosités dans l’urètre en guériront par la suppuration et l’écoulement du pus.» (HIPPOCRATE: Œuvres complètes d’Hippocrate. Commentées et recueillies par E. Littré, 10 vol. Paris, J.B. Baillière et Fils, (1836-1861) Epid., III, 7; Morb., II, 51; Aph., IV, 82.).

Le remède ne devait pas être tellement efficace.

Quelques siècles plus tard, ce sera le médecin grec Arétée de Cappadoce qui décrivit ainsi la maladie :

« Cette maladie parce qu’elle est honteuse en elle-même, qu’elle est dangereuse en ce qu’elle conduit au marasme, nuisible à la société en ce qu’elle s’oppose à la propagation de l’espèce humaine, et qu’elle est sous tous ces rapports la source d’une infinité de maux, exige de prompts secours. »

D’ailleurs à ce dernier sujet, Arétée suggérait comme remèdes des astringents, un refroidissement des lombes tout en réchauffant les parties génitales en les enveloppant de laines surges (laines non lavées avant ou après la tonte). On pourra aussi verser de l’huile de rose ou d’aneth sur les parties génitales ou encore les recouvrir de cataplasmes de farine d’orge, de semence d’erysinum officinal (une plante) ajouté à du nitre et du miel. Et pour conclure, Arétée écrivait :

« Si le malade veut s’abstenir des plaisirs vénériens et faire un fréquent usage des bains froids, il y a tout lieu d’espérer qu’il recouvrera sa virilité. »

La gonorrhée au Moyen-âge

Les médecins Rhazès, un illustre médecin Perse dont les diagnostics rigoureux étaient fondés sur l’interrogatoire du patient, et Avicennes écrivirent de nombreux textes sur la gonorrhée au Xe siècle de notre ère. Plusieurs hypothèses circulèrent quant aux causes de la maladie.

«Le docteur Abu Oselbiah attribue la maladie à des rapports sexuels impurs avec un animal. Il citait aussi son traitement de prédilection pour guérir la maladie. Il s’agissait d’un coup de poing vigoureux sur le pénis posé sur une pierre.»

La médecine du docteur Oselbiah

Un autre médecin arabe du XIIIe siècle, le docteur Abu Oselbiah attribue la maladie à des rapports sexuels impurs avec un animal. Il citait aussi son traitement de prédilection pour guérir la maladie. Il s’agissait d’un coup de poing vigoureux sur le pénis posé sur une pierre. L’histoire ne commente pas à savoir quelle était l’étendue de sa clientèle mâle… (Androutsos G., Vladimiros L., De la gonorrhée à la blennorragie : Les grandes étapes historiques, Andrologie 2007, 17, No2 143-151)

Puis, paradoxalement pendant plus de six siècles, s’établit un débat où la confusion entre gonorrhée et syphilis fut maître. Les historiens ne s’entendent pas sur l’origine de cet imbroglio. Mais il n’empêche qu’alors plusieurs savants croyaient qu’il ne s’agissait que d’une seule et même maladie tandis que d’autres affirmaient qu’il s’agissait plutôt de deux maladies distinctes. Si plusieurs clamaient haut et fort que syphilis, vérole et gonorrhée n’étaient que des manifestations différentes d’une seule et même maladie, d’autres tentaient des explications tout autant dénuées de fondement réussissant même à en ajouter à la confusion existante. Ainsi le médecin italien Antonio Musa Brassavola, le premier chirurgien connu dans l’histoire pour avoir pratiqué une trachéotomie avec succès et médecin personnel du roi, écrivit que la gonorrhée était la première phase de la syphilis tout en reconnaissant qu’il existait une forme non syphilitique de la gonorrhée. De quoi en perdre son latin même s’il l’avait écrit dans son livre intitulé : Examen simplicium medicamentorum…

Quant au terme blennorragie, il vient du médecin autrichien François-Xavier Swediaur qui publia au début du XIXe siècle : Traité des maladies syphilitiques vénériennes.

Et la vérité s’imposa

C’est un jeune médecin chercheur allemand, à peine âgé de 24 ans qui identifia enfin le coupable qu’il nomma : micrococcus. Albert Neisser avait alors pu l’observer grâce au nouveau microscope de Carl Zeiss. C’est un confrère, non moins connu : Paul Ehrlich qui donna le nom de gonocoque à la bactérie découverte par Neisser.

L’arrivée de la pénicilline allait enfin apporter une thérapie efficace contre la gonorrhée. Mais le gonocoque a plus d’un tour dans son sac. Et son incidence dans la population varie un peu à la façon d’un yoyo. Ainsi après une hausse marquée à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, une lente baisse s’effectue au cours des 15 années qui suivirent. Puis avec les années 1960 et la remontée de l’amour libre, une nouvelle hausse se dessine. L’arrivée du SIDA et les mesures d’informations sur ce qu’on appelait alors les MTS (aujourd’hui les ITSS) la fin de la récréation était sonnée engendrant une nouvelle réduction de cas. La fin des années 1990 voit se propager une nouvelle augmentation due cette fois à l’émergence de plus en plus fréquente de gonocoques résistants aux antibiotiques. Entre 1997 et 2007 au Québec, les cas ont grimpé de 485 à 2 460; une augmentation de plus de 400%. La gonorrhée touche surtout les jeunes de 20 à 29 ans. Il faudra peut-être investir dans la recherche sur de nouveaux antibiotiques ou souhaiter qu’on ne soit pas forcés de revenir aux méthodes du bon docteur Oselbiah!


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Cet homme a vu notre futur proche (et ça ne fait pas vraiment rêver)


2030 ce n’est pas si loin, comment fonctionnera notre société hyper-connectée ? Comment ceux qui n’ont pas beaucoup d’étude pourront survivre si le chauffeur de taxi, la caissière d’épicerie ou autres emplois disparaissent à cause de la technologie.
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Cet homme a vu notre futur proche (et ça ne fait pas vraiment rêver)

 

future.world / d26b73 via Flickr CC License By

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Repéré par Jean-Laurent Cassely

Dans le futur, on sera déchargé des corvées mais on aura le temps de rien.

Le consultant Dan Clay, dont le métier consiste à étudier l’avenir, avoue dans un billetpublié sur le site d’actualités high tech Venture Beat son «anxiété» croissante quand il envisage ce futur proche. Ne serons-nous pas alors tous submergés par les technologies qui nous assisteront dans les moindres recoins de notre existence? Pour en avoir le cœur net, l’auteur a décidé de vivre pendant un mois comme en 2030… C’est-à-dire d’utiliser le plus de services connectés qui répondent déjà à des attentes «futuristes».

Dan Clay a donc passé un mois à utiliser Uber pour se déplacer, Airbnb pour se loger à l’étranger, TaskRabbit pour commander des micro-tâches à des inconnus et une multitude de réseaux où perdre son temps et anéantir sa productivité, de Tumblr à Whisper. Il a tiré de ces expériences quelques prédictions pour le futur, sous forme de petites maximes. À la lumière de son expérience d’hyper-connecté, en 2030 nous serons libérés des corvées routinières mais probablement enchaînés à notre travail, heureux d’être connectés en permanence mais toujours à la recherche de plus d’approbation en ligne, nous pourrons tout obtenir à la demande et la patience sera un concept dépassé, nous trouverons la personne parfaitement assortie à nous mais notre esprit vagabondera en pensant aux autres membres du site de rencontres que nous n’avons pas rencontrés, nous ne serons pas en meilleure forme, mais nous culpabiliserons encore plus qu’avant… Mais toutes ces réserves ne doivent pas faire oublier que la qualité des séries télé sera encore meilleure dans vingt ans. Et notre addiction à elles, encore plus prononcée.

Optimiste malgré tout et poussé par la curiosité, Dan Clay se languit de découvrir ce monde qui ressemble étrangement au nôtre, ne serait-ce que pour l’apprivoiser plutôt que de le subir…

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Il y a vingt-cinq ans, l’incroyable histoire de la malédiction de la momie


Cela fait 25 ans qu’Ötzi a été sortie des glaces. Une momie de plus de 5 000 ans qui semblent pour superstitieux être portés de malédiction. Personnellement, je n’y crois pas, même s’il y a des faits du hasard qui sont quelque peu insolites
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Il y a vingt-cinq ans, l’incroyable histoire de la malédiction de la momie

 

Andrea Solero / AFP

Andrea Solero / AFP

Repéré par Annabelle Georgen

Le Spiegel revient sur la découverte d’«Ötzi», la plus vieille momie de l’humanité.

Un jour d’automne 1991, un couple de randonneurs allemands a fait une découverte macabre après s’être écarté d’un sentier des Alpes de l’Ötztal, à 3.210 mètres d’altitude: un corps sans vie, emprisonné jusqu’au milieu du dos dans la glace, surgissait du flanc de la montagne. Erika et Helmut Simon ont pensé qu’il s’agissait d’un randonneur qui avait eu un accident quelques mois ou quelques années plus tôt, ont photographié le buste momifié et se sont empressés de prévenir les autorités une fois arrivés au prochain refuge.

En réalité, le cadavre de celui qui fut bientôt surnommé «Ötzi» était resté sur cette montagne durant 5.300 ans, jusqu’à sa découverte par ce couple originaire de Nuremberg, comme le montrèrent les analyses menées sur la momie. Non seulement «Ötzi» était extraordinairement bien conservé, ce qui permis d’apprendre qu’il n’avait pas eu d’accident mais avait été tué par un de ses contemporains, ainsi qu’une foule de détails –il était par exemple intolérant au lactose, des milliers d’années avant qu’on parle de ce sujet en long et en large– mais c’était la plus vieille momie de l’humanité, précise l’hebdomadaire Der Spiegel, qui revient sur cette découverte historique à l’occasion de son 25e anniversaire, le 19 septembre 2016, mais aussi sur la soit-disante «malédiction» de la momie.

Cruelle ironie

Car le 15 octobre 2004, treize ans après avoir découvert Ötzi, Helmut Simon n’est jamais revenu d’une randonnée qu’il avait entreprise dans les environs de Bad Hofgastein, à environ 150 kilomètres du lieu où se trouvait autrefois la momie. Son corps a été retrouvé neuf jours plus tard. Il avait fait une chute de 150 mètres. Les spéculations allèrent alors bon train dans la presse internationale, rappelle Der Spiegel:

«Même le magazine scientifique Science évoquait alors une “cruelle ironie” du destin. Soudain, on s’est souvenu du médecin légiste Rainer Henn, qui avait autrefois examiné Ötzi et qui était mort un an après lors d’un accident de voiture. Après lui venait un guide de haute montagne qui était présent lors des travaux d’extraction de la momie, et qui avait eu un accident mortel en montagne. Le reporter de l’ORF, qui avait filmé Ötzi, décéda d’un cancer, et peu après la mort d’Helmut Simon, l’explorateur Spindler, qui travaillait sur Ötzi, décéda de la maladie nerveuse SLA.»

Le portail internet allemand Web.de revient lui aussi sur ce «mythe d’Ötzi» selon lequel la momie se vengerait sur ceux qui ont osé la déranger durant son repos éternel, et évoque également les «théories du complot» qui ont accompagné sa découverte, notamment celle selon laquelle «Ötzi» serait une momie égyptienne qui aurait été déposée dans la glace par un guide de haute montagne qui se trouvait «par hasard» sur place peu après que les Simon l’aient trouvée. Dans quel but? Cela reste à trouver.

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La dépendance au cellulaire est-elle une question de personnalité?


Il semblerait que certaines caractéristiques communes rendent des personnes dépendantes de son téléphone portable. Une technologie qui s’avère utile, mais aussi esclaves pour certaines personnes
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La dépendance au cellulaire est-elle une question de personnalité?

 

James A. Roberts

Professeur de marketing à l’université de Baylor

Combien de fois par jour consultez-vous votre cellulaire ?

Selon les chiffres les plus récents, un Américain regarde son téléphone portable en moyenne 150 fois par jour. Une autre étude avance même le chiffre alarmant de 300 fois par jour.

Pour les plus jeunes, l’attachement au mobile est particulièrement important: 53% des Américains de 15 à 30 ans avouent qu’ils préféreraient perdre le sens du goût que leur cellulaire.

Ces données indiquent qu’une bonne partie de ces jeunes sont complètement dépendants de leur téléphone. Pour avoir étudié les dépendances liées à la consommation pendant 20 ans, je sais assez précisément à quel moment un comportement normal devient malsain. Le fait que 80 à 90 % des gens utilisent leur cellulaire au volant – ce qui coûte la vie à 6000 personnes chaque année aux États-Unis – montre clairement qu’il y a quelque chose qui cloche dans notre rapport au portable. Et en tant que professeur d’université, je suis bien placé pour voir combien les étudiants se laissent distraire par leur mobile pendant les heures de cours.

Pour mieux comprendre cette dépendance, je me suis demandé si certaines personnes étaient plus susceptibles que d’autres de devenir accros à leur téléphone. Un important corpus de recherchesassocie des types personnalité à certaines dépendances. Peut-on établir un lien de ce type pour les personnes dépendantes de leur cellulaire?

L’emprise du portable

Pour commencer, j’ai cherché à comprendre plus avant l’emprise du portable sur notre attention. En 2014, j’ai mené une recherche avec plusieurs collègues pour savoir combien de temps les jeunes passaient sur leur portable. Nous avons découvert qu’un étudiant passait environ 8 heures et 48 minutes par jour sur son téléphone (un chiffre qui m’étonne toujours autant).

Les autres chiffres vont tous dans le sens d’un attachement intense au téléphone : 79 % des Américains cherchent leur téléphone dans les 15 minutes qui suivent leur réveil,68 % dorment avec, 67 % le consultent même en l’absence de sonnerie ou de vibration et enfin 46 % déclarent qu’ils « ne peuvent pas vivre sans ».

Il y a tout de même quelques exceptions, de rares personnes qui ne tombent pas dans les nombreux pièges du portable, l’utilisent peu ou évitent carrément de s’en servir. Quant à ceux qui ont complètement perdu le contrôle, ils présentent tous les symptômes de l’addiction – euphorie, tolérance, syndrome de privation, conflit et rechute – tels que je les ai identifiés dans mon livre sur l’usage du cellulaire, Too Much of a Good Thing (Une bonne chose en trop grande quantité).

Pour comprendre ce qui peut favoriser la dépendance au portable, j’ai récemment conduit une nouvelle étude avec mes collègues Chris Pullig et Chris Manolis pour savoir si certaines personnalités étaient plus à risque. Nous avons isolé sept traits de caractère pouvant favoriser cette dépendance au sein d’un échantillon représentatif de 346 étudiants américains. Nous avons aussi évalué le degré d’impulsivité de chacun d’entre eux.

Un calmant et un symbole social

Les résultats de cette étude montrent qu’une faible capacité de concentration et une forte impulsivité sont des traits de caractère associés à la dépendance au portable. Logique : si vous avez du mal à vous concentrer sur une tâche, il y a des chances que vous vous précipitiez sur votre téléphone.

Cette nouvelle forme d’addiction se généralise alors que notre capacité de concentration a sévèrement chuté. Une étude menée par Microsoft en 2015 prouve que la capacité de concentration moyenne d’une personne « normale » est de 8,25 secondes – soit moins que celle du Carassius auratus (le poisson rouge), et presque 4 secondes de moins qu’il y a 15 ans, où elle s’élevait à 12 secondes.

Quant aux traits de caractère, il y en a trois qui semblent prédisposer à devenir dépendant de son téléphone. Le premier d’entre eux est l’instabilité émotionnelle. Pour les personnes plus instables émotionnellement, le portable joue le rôle d’un calmant qui offre une combinaison idéale de divertissement et de consolation, à travers des informations ou des notifications incessantes. « Scroller » sans fin représente pour eux un apaisement.

Nous avons aussi découvert que les étudiants les plus extravertis – ceux qui veulent toujours être « là où ça se passe » et rester connectés aux autres – risquent davantage la dépendance au portable que les plus introvertis. L’« impression d’être connecté aux autres » est une émotion essentielle parmi les plus dépendants, ce qui explique que les étudiants introvertis – qui ne ressentent pas ce besoin impérieux – ont moins tendance à succomber aux pièges du portable.

Enfin, les étudiants les plus matérialistes ont déclaré une plus grande dépendance à leur téléphone. Cela peut sembler étrange de prime abord, mais étant donné le rôle primordial que jouent les téléphones dans la vie des jeunes, ce n’est pas si surprenant. Ils utilisent leur portable en public et ne cessent de le montrer aux autres : la marque et les fonctionnalités de l’engin deviennent un moyen de frimer, exactement comme d’autres exhibent un sac de luxe ou une montre hors de prix.

Notre obsession contemporaine pour le portable est un bon exemple de ce qu’on nomme le « paradoxe de la technologie ». C’est un outil qui nous offre de nouvelles libertés, nous permet de faire des choses dont on rêvait il y a 20 ans, mais qui, dans le même temps, nous rend esclaves de la technologie. Avons-nous dépassé la frontière qui sépare l’outil bénéfique de la machine maléfique ?

À vous d’y réfléchir.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

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Les yeux d’un chat adulte ont mystérieusement changé de couleur


Chez les chatons, les yeux peuvent changer de couleur, mais pas chez les adultes. Pourtant, ce chat adulte qui avait les yeux bleus a maintenant un oeil vert et l’autre est resté bleu. Les vétérinaires ne savent pas pourquoi, cependant, ce qui importe, c’est qu’il soit en bonne santé
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Les yeux d’un chat adulte ont mystérieusement changé de couleur

 

 

©Reddit / Rbend

Biggie est un beau chat aux magnifiques yeux bleus. Mais il y a un an, l’un d’eux a soudainement changé de couleur…

Alors qu’il n’était encore qu’un chaton, Biggie a été trouvé errant. Adopté par une famille aimante, il s’est rapidement révélé doux et affectueux. Nul ne pouvait résister à son incroyable regard bleu azur… Mais il y a un an, son œil droit s’est mystérieusement mué… en vert émeraude !

Les yeux des chatons peuvent changer de couleur

Ses maîtres ont consulté deux vétérinaires mais jamais personne n’a pu trouver la cause de ce changement de pigmentation. En effet, si les yeux des chatons peuvent changer de couleur à mesure que leur vue se développe, ceux des adultes, eux, ne sont pas censés se transformer ! Et Biggie était déjà adulte depuis longtemps lorsque son œil est passé du bleu au vert, puisqu’il avait neuf ans…

©Reddit / Rbend

Alors comment expliquer ce mystère ? Serait-ce l’effet de la vieillesse ? Un symptôme dû à une maladie ? Un signe de lésion oculaire ?

Si les yeux d’un chat deviennent jaunes, cela peut être un signe de jaunisse ou d’hépatite », explique le Dr vétérinaire Stéphane Tardif.

Cependant, les vétérinaires n’ont jamais su expliquer aux maîtres de Biggie la raison de ce changement de couleur et ne se montrent pas inquiets. Le chat, aujourd’hui âgé de dix ans, est heureux et en bonne santé. Et son étonnante pigmentation oculaire, aussi belle soit-elle, demeure un mystère.

 

©Reddit / Rbend

Par Elisa Gorins

Crédits photo : Reddit / Rbend

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La Norvège autorise l’abattage de «70 %» de ses loups


Je peux comprendre que les paysans ne veulent pas perdre leur brebis à cause des loups, mais c’est dans leur nature d’être des prédateurs. Ils attaquent pour survivre ! Et tuer des loups à cause de la perte de leurs bêtes est contre nature.
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La Norvège autorise l’abattage de «70 %» de ses loups

 

Entre 65 et 68 loups ont été recensés... (photo Gerry Broome, archives AP)

Entre 65 et 68 loups ont été recensés l’hiver dernier en Norvège, selon l’organisme spécialisé Rovdata.

PHOTO GERRY BROOME, ARCHIVES AP

La Norvège a autorisé vendredi l’abattage de 47 loups, une espèce pourtant menacée d’extinction dans le pays, provoquant un tollé chez les défenseurs de ces animaux.

« On n’a rien vu de tel depuis près de 100 ans, quand la politique d’alors était d’exterminer tous les grands carnivores », s’est emportée Nina Jensen, secrétaire générale du Fonds mondial pour la nature (WWF) en Norvège, en dénonçant un « abattage massif ».

« Abattre 70 % de la population de loups n’est pas digne d’une nation verte », a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Entre 65 et 68 loups ont été recensés l’hiver dernier en Norvège, selon l’organisme spécialisé Rovdata, et au moins 25 autres dans les régions frontalières avec la Suède voisine. S’y ajoute aussi un nombre indéterminé de louveteaux nés en avril-mai, la période normale de mise à bas.

Les éleveurs se plaignent régulièrement des ravages que le prédateur provoque dans leurs troupeaux de brebis.

« Nous trouvons la raison (de l’abattage) justifiée et intelligente, notamment le potentiel de nuisance que ces meutes de loups représentent pour l’élevage », a estimé Erling Aas-Eng, responsable régional d’une organisation paysanne, à la radio NRK.

Sans fournir un nombre exact d’individus souhaité, le Parlement norvégien a convenu début juin de limiter à entre quatre et six le nombre de portées annuelles, dont au moins trois pour la seule population nationale, le reste bénéficiant aux meutes transfrontalières.

Comptant sept meutes comprenant un couple reproducteur, « la population norvégienne est donc supérieure à la population cible décidée nationalement », a indiqué la direction norvégienne de l’environnement.

En incluant les individus ayant quitté l’aire géographique où ils sont tolérés et où leur prélèvement est donc généralement décrété, les autorités régionales de gestion de la faune ont donc chiffré à 47 le nombre de loups à abattre durant l’automne et l’hiver à venir.

Le loup est classé comme espèce « en danger critique d’extinction » sur la liste norvégienne des animaux en danger.

http://www.lapresse.ca/