L’homme de Neandertal aurait disparu à cause de la fumée


Une hypothèse que les Hommes du Neandertal auraient disparu à cause de la fumée utilisée pour cuire leurs aliments ce qui a occasionné des maladies pulmonaires et qu’une mutation a eue lieu chez l’Homo Sapiens
Nuage

 

L’homme de Neandertal aurait disparu à cause de la fumée

 

L'homme

Selon l’équipe de recherche de l’Université de Pennsylvanie, une mutation génétique a permis aux humains de s’adapter à l’exposition à la fumée. Ce qui leur aurait donné par la même occasion un avantage sélectif par rapport à leur rival préhistorique : l’Homme de Neandertal.

Notre espèce est ainsi la seule parmi les primates à  être porteuse de cette mutation génétique qui permettrait d’augmenter la tolérance à certains composés carbonés issus de la combustion du bois et du charbon. Un net avantage quand le quotidien repose sur l’utilisation du feu pour cuire sa nourriture, se réchauffer ou encore se protéger.

Selon Gary Perdew, co-auteur de l’étude : «Si vous respirez de la fumée, vous métabolisez le composé et vous vous en débarrassez. Cependant, si vous le métabolisez trop rapidement, il sature votre système et cause une toxicité cellulaire.»

Or, c’est exactement ce qui serait arrivé aux Hommes de Néandertal selon les auteurs. Trop «sensibles», ils auraient pu être exposés à un haut niveau de toxines, développant ainsi des problèmes respiratoires, réduisant les capacités de reproduction chez les femmes et augmentant les risques de contracter des virus pulmonaires avant la pré-adolescence.

A l’inverse, l’Homo Sapiens, plus tolérant, aurait été capable de métaboliser plus lentement ces composés, évitant ainsi une surcharge dans ses cellules pulmonaires des composés toxiques issus de leur dégradation.

Le feu : facteur d’une diversification alimentaire

Vu le rôle important que le feu a dû jouer pour les humains et les Hommes de Neandertal, cette petite mutation aurait pu être l’un des nombreux facteurs expliquant la disparition progressive de ces derniers suggère l’étude.

«Cuisiner avec du feu a permis à nos ancêtres d’incorporer une plus grande variété de nourriture dans notre régime alimentaire, par exemple, en ramollissant les racines et les tubercules qui auraient été difficiles à mâcher» explique George Perry, anthropologue et biologiste qui a participé aux travaux.

Ainsi, c’est toute la digestion des aliments qui est améliorée par la cuisson : elle réduit le temps passé à  mastiquer, ainsi que l’investissement énergétique de notre corps pendant la digestion.

Si cette mutation donne aux humains une meilleure tolérance à  la fumée, elle «nous a permis de prendre de mauvaises habitudes» déclare Gary Perdew.

A commencer par la consommation de tabac. En effet, si les effets toxiques liés à la fumée sont moins prononcés que chez les Néandertaliens, ils n’en restent pas moins bien présents et surtout mortels, comme l’attestent ce fléau qu’est la cigarette. 

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